Posts Tagged ‘Religion’

Sur-réaliste

2015/10/20

Moment totalement sur-réaliste sur France Inter tout-à-l’heure. Un homme, qui porte robe et se dit « prêtre », face à deux femmes, et qui ose déclarer qu’il pense que jamais les femmes n’auront accès à l’ordination. Bref, que les femmes ne pourront jamais devenir prêtre, évêque, voire pape. Pour des raisons théologiques. Parce que JP2 l’aurait décidé. Comment peut-on être aussi con ? Comment peut-on oser mettre de côté la moitié de l’humanité et lui refuser les droits que des hommes se sont arrogés ? Par stupidité ? Par orgueil masculin ? Parce que Adam aurait été créé (par qui ?) avant Ève ? Non ! par peur ! Par peur que ces femmes prennent un jour le pouvoir et se mettent à changer les règles stupides et débiles que des hommes en soutane ont imaginées et imposées, siècles après siècles ! Car les religions ne survivent que grâce au pouvoir, aux menaces et au meurtres des hérétiques et – surtout ! – des incroyants. Mais pourquoi laisse-t-on encore parler ces gens-là à la radio ? Comment est-il possible que personne ne se soit interposé pour lui dire en face qu’il est fou à lier et qu’il est absolument incroyable qu’il y ait encore aujourd’hui des gens qui croient en toutes les stupidités écrites dans la Bible puis imaginées par la suite, dont le fait que les femmes sont indignes d’être prêtres ?

http://www.franceinter.fr/emission-le-telephone-sonne-le-pape-contre-le-vatican

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L’Eglise et l’homosexualité

2015/10/03

Le père polonais Krysztof Olaf Charamsa, membre de la Congrégation pour la doctrine de la Foi, vient de révéler son homosexualité et l’existence d’un compagnon, à la veille de l’ouverture du Synode sur la famille.

Que cela fait du bien de lire ce qu’il dit sur la connerie de l’Eglise catholique ! Certes, son acte n’a pas pour but, comme moi, de descendre le catholicisme. S’il fait ainsi son coming-out, c’est pour secouer cette trop vieille église.

Tout d’abord, pour la chasteté et la vie en couple, ce n’est que depuis 1123 (1er concile de Latran) qu’il est fait interdiction aux prêtres de se marier. La raison n’avait rien de religieux : en interdisant au prêtres de se marier, l’Eglise leur interdisait surtout d’avoir des enfants légitimes ! Par contre, nombre d’évêques et de papes eurent  encore des enfants (bâtards) par la suite. Ainsi, la succession des prêtres (qui, à l’époque, étaient essentiellement des enfants de nobles, et donc riches) tombait dans la bourse de l’Eglise, pour la renflouer. Et, également, pour éviter que les dons faits à un prêtre aillent à ses héritiers. Car, en ces époques lointaines, l’Eglise servait aussi de service social, redistribuant aux pauvres le surplus des riches qui rachetaient ainsi des fautes qu’on leur avait mises en tête.

L’Eglise catholique, qui parle sans cesse de l’amour qu’il faut donner aux autres, vend une marchandise qu’elle ne possède pas ! L’amour, bien sûr, est à la fois physique et mental. Nos ancêtres, homo sapiens, genre « homo », humains, hominidés, pratiquent le contact physique (caresses, épouillage) depuis des millions d’années. Contraindre un homme à ne plus être touché et à ne plus caresser, c’est le torturer sans raison, c’est le rendre fou. De plus, la pratique d’une famille est bien la meilleure façon de pénétrer la difficulté des hommes et des femmes. Permettre aux prêtres catholiques de prendre épouse, ce serait également un moyen très efficace de réduire la pédophilie dans le monde 😉 .

Quant à son homosexualité, celle-ci est finalement courante dans la Nature. C’est une idée stupide de penser que les homosexuels, hommes ou femmes, sont des monstres. Comme sur plein de sujets, l’Eglise catholique est en retard. Mieux vaudrait qu’elle disparaisse… 😉

J’ai dû parler dans ce blog d’une Eglise chrétienne, en Suède je crois, où les femmes peuvent être évêques, où l’une de ces évêques est homosexuelle, en couple, et qu’elles avaient commencé les démarches pour adopter. Finalement, il y a des chrétiens moins cons que les catholiques !!!

Il dit : « Il est temps que l’Eglise ouvre les yeux et comprenne que la solution qu’elle propose, à savoir l’abstinence totale et une vie sans amour, n’est pas humaine ». TOUT EST DIT !

Qui est Dieu ?

2012/06/28

« Qui est Dieu ? » est le dernier livre de Jean Soler, une sorte de résumé de ses trois livres : « L’invention du Monothéisme », « La vie de Moïse », et « Vie et mort dans la Bible ».

Quelle drôle d’idée de lire un tel genre de livre ? me direz-vous ? N’y-a-t-il pas assez de romans sympas pour s’astreindre à lire un tel livre, qui parle essentiellement de la Bible et des Juifs (de bien avant notre ère) ? Sans doute… Mais mon désir de comprendre est plus fort que mon désir de me distraire et de passer le temps d’une façon « gentille » et « comme les autres ».

De quoi parle ce petit livre ?
Ce livre analyse les fondements des trois religions les plus pratiquées sur Terre en ce moment : le christianisme, l’islam, et la religion juive. Et ces fondements sont … faux.
Les religions chrétiennes, musulmanes et juives sont des monothéismes : il n’y a(urait) qu’un seul et unique Dieu. Le monothéisme issu du Dieu des Juifs est un cas apparemment unique dans l’histoire des peuples de la Terre : tous les autres peuples sont polythéistes. Quelle importance ? Jean Soler le dit très bien : penser qu’il n’y a qu’un Dieu, c’est refuser aux autres l’idée qu’il puisse y en avoir d’autres ou pas du tout. Le monothéisme va de pair avec une certaine idée de « pureté » : pureté de la croyance, voire de la race de celui qui croit. Et cela va de pair avec un refus des dissidences et des différences. Le monothéisme est binaire : il y a le Bien (moi et ma croyance) et il y a le Mal (les autres). Bien sûr, c’est bien plus compliqué que cela. Mais, de mon point de vue, l’essentiel du bordel que nous constatons en ce XXIème siècle naissant est dû à un épisode qui s’est passé il y a plus de 24 siècles dans un petit coin perdu (et abandonné de tous les dieux) de Palestine : Jérusalem.

Reprenons.
Les chrétiens, musulmans et juifs considèrent certains textes comme sacrés, car issus de la bouche de Dieu. Dieu a(urait) parlé « en face-à-face » avec Moïse, comme Dieu l’a(urait) fait avec Mohammed. Dire que ces textes sont sacrés, cela veut dire qu’ils sont intouchables, parfaits, définitifs, et qu’il est interdit de les critiquer (même s’ils sont largement incohérents…). Ainsi, dans la religion musulmane, le Coran est sacré ; les Haddiths (prétendues paroles de Mohammed) et tous les écrits de tous les Imams qui ont décortiqué (ou mal traduit, volontairement ou par méconnaissance) le Coran ne sont qu’un « complément ». Néanmoins, même si les diverses charias sont basées sur l’ensemble des écrits : Coran, Haddiths, etc, seul le Coran a un caractère sacré car venant, par l’intermédiaire de Mohammed qui reçut Sa parole dans une grotte, directement de la bouche de Dieu. Il en est de même pour la religion juive, où les Talmuds ne sont que des analyses et compléments de la Tora (l’ancien testament) qui a été transmise à Moïse par le « buisson ardent ».
Les chrétiens, musulmans et juifs considèrent donc que leur religion est monothéiste parce que, dans les textes fondateurs (la Bible des origines), on parlerait d’un Dieu unique. Ceci est faux… La lecture des versions les plus anciennes (en hébreu) de la Bible montre que ce livre décrit l’alliance entre un Dieu, qui confie son nom : Iahvé, et le peuple juif. À cette époque (une dizaine de siècles avec l’ère chrétienne), dans cette région, tous les peuples sont polythéistes. Et il en est de même pour les juifs de l’époque : Iahvé n’est qu’un Dieu parmi les autres dieux, soient des dieux révérés par d’autres peuples, soit même d’autres dieux révérés par les Juifs. Iahvé avait même une compagne : Ashéra (c’est-à-dire : Vénus, la première planète à apparaître et disparaître dans le ciel). L’alliance entre Iahvé et les Juifs signifie que ces derniers doivent rendre un culte particulier avec Iahvé, plus important qu’avec les autres dieux. En échange, il les protégera et les aidera à étendre leurs territoire. Rien de spécial : tous les autres peuples ont également de nombreux dieux, qu’ils peuvent partager avec d’autres peuples, mais ils ont toujours un dieu spécial qui est leur protecteur. La Bible en hébreu des origines le dit de nombreuses fois et clairement : le dieu des juifs, Iahvé, n’est pas l’Unique dieu, mais un dieu parmi d’autres et qu’il faut traiter avec plus d’égards. On parle alors de « monolâtrie » : l’adoration supérieure d’un dieu parmi d’autres.
Donc, il y a une fracture irréparable entre la prétention des religions actuelles de se référer à des textes (dits) sacrés pour appuyer l’idée qu’il y ait un Dieu unique. L’assise fondamentale de ces trois religions … n’existe pas.
Simplement, lorsque l’idée de monothéisme est née et lorsqu’on a traduit la bible de l’hébreu en Grec, d’abord, puis en d’autres langues, on a remplacé Iahvé par Dieu, l’Unique, le Seigneur. Une correction a été effectuée pour « corriger » le texte (sacré !) d’origine et supprimer l’idée de la multiplicité des dieux révérés par les juifs contemporains des histoires racontées par la Bible.

Des « histoires » ? Oui, des histoires. L’archéologie ne retrouve pas trace de l’Etat créé par David et Salomon. Et Soler explique que les textes (sacrés) parlant de Moïse ont été écrits bien tardivement, à une époque où le moral du peuple juif était au plus bas. Car le peuple juif, fortifié (comme d’autres peuples) par l’idée d’être soutenu par un dieu dédié uniquement à leur cause, ont vécu plusieurs catastrophes (shoahs) successives : 1) le peuple juif s’est scindé en deux parties, 2) la plus grosse partie a été envahie et dissoute par les Assyriens, 3) les Babyloniens ont ensuite envahi la deuxième partie (Jérusalem) et ont déporté (gentiment !) l’élite juive à Babylone. Ca valait bien la peine de s’allier à un dieu puissant pour perdre ainsi toute puissance et disparaître presque ! L’idée n’était pas que Iahvé les avait abandonnés, mais plutôt que Iahvé les avait punis, en utilisant d’autres peuples, pour leurs « fautes ». Puis vinrent les Perses, qui vainquirent les babyloniens et aidèrent les Juifs exilés à revenir sur leurs terres et même à reconstruire. Le problème, c’est que, malgré cette aide, le peuple juif ne se développait plus, stagnait, et n’était même pas compté parmi les 20 peuples importants de la région. Bref, le peuple juif avait le moral à zéro. Dans ce cas-là, que se passe-t-il ? Il y a dissidence, il y a divisions et départs. Il y a le risque d’un éclatement, d’une disparition. C’est à ce moment-là qu’aurait été écrit une grande part de la Bible, relatant les « exploits » (bien souvent imaginaires) passés du peuple juif. Ainsi, les textes décrivent les règles imposées par Iahvé : les 10 commandements, qui ne s’appliquent qu’aux Juifs entre eux !! Car, pour les autres peuples, c’est le massacre complet qui est recommandé : hommes, femmes, enfants, vieillards, et même animaux : tous les peuples conquis dont le peuple juif de l’époque a envahi les terres doivent être éliminés (génocidés). C’est aussi à ce moment-là qu’un roi décida de durcir les règles de vie des juifs afin de « tenir » le peu qu’il restait du peuple juif et d’éviter les mélanges avec les autres peuples. Car la religion juive était (est encore) une religion ethno-centrée : être juif se fait essentiellement par le sang. Les règles instituées alors punissaient de mort celui qui les enfreignait. Et ces règles interdisaient la fréquentation et le mélange avec les autres peuples et les autres religions, interdisant formellement tout mariage mixte, pour préserver la « pureté de la race » (c’est moi qui souligne, pour rappeler une formule qu’une autre tribu (nazie) a employée au XXième siècle). Donc, face à un peuple juif découragé par des siècles de mésaventures qui n’ont manifestement pas vu s’installer le royaume puissant promis par leur dieu (par la bouche des religieux et des chefs…), il fallait faire quelque chose pour éviter la dislocation et la disparition du « peuple juif ». À ce moment-là, je vous rappelle juste que, lorsqu’un peuple éclate, cela signifie que les familles se rallient à d’autres groupes, qu’elles s’intègrent à d’autres systèmes, sont absorbées, mais survivent, en s’adaptant. Il n’en est pas de même pour les « élites », les religieux, et les chefs : pour ces derniers, la disparition de « leur » peuple signifie de façon claire, évidente, et dramatique (pour eux), la fin de leurs privilèges et de leur rang. Si le peuple juif disparaissait, son « élite » devait redevenir de simple paysans ou marchands… Cela motive sûrement pour trouver d’autres façons pour contraindre le peuple à ne pas éclater, comme les menaces de mort afin d’éviter la contamination par d’autres peuples (et le risque de fuites de familles pour d’autres religions et peuples, moins coincés et non mono-ethniques). « C’est en étant saints qu’ils bénéficieront à nouveau de l’alliance d’un dieu qui est lui-même saint, c’est-à-dire séparé des autres dieux. De là vient une exigence de pureté – un refus total des mélanges, du mixte, de l’hybride – qui est, avec le sentiment de culpabilité, l’autre trait dominant de la Tora. » Ca fait froid dans le dos… C’est dans ces circonstance de presque disparition du peuple juif qu’a été inventée la notion de Dieu unique, une « révolution culturelle », puisque rien dans la Bible, presqu’entièrement rédigée à ce moment-là n’en parle. Face à l’évidence que le dieu des Juifs, Iahvé, n’a pas tenu ses promesses en lui donnant la puissance et les terres désirées (comme cela avait déjà été le cas dans les histoires imaginaires du passé du peuple juif), et plutôt que se demander si le dieu des Perses (Ahura-Mazda) n’était pas plus puissant que Iahvé (ce qui entraînerait une vague de défections), il n’y avait qu’une solution, un magnifique tour de passe-passe : Iahvé était aussi Ahura-Mazda ! Et, s’il avait donné la victoire aux Perses, c’était encore pour punir les Juifs de quelques non-respect des règles (extrêmement strictes ! bien plus strictes et sévères que celles des autres peuples/religions alentour à la même époque) imposées et donc, un jour, dans le futur, il favoriserait de nouveau les juifs (sous la forme d’un retour en Palestine et de l’expulsion des peuples qui y étaient installés depuis… 19 siècles, suite à la diaspora en 70 et 135 infligée par les Romains excédés par les révoltes armés de ce peuple qui ne voulait pas se laisser assimiler). Ce durcissement des règles de la religion juive (pour sauver ce qu’il en restait) s’est accompagné d’une plus grande emprise encore des dirigeants sur « son » peuple : la religion et la politique au service l’un de l’autre : on voit bien ici la naissance des 3 composantes classiques : ceux qui ont le pouvoir, ceux qui disent la religion, et le peuple, qui subit. Et ce peuple juif, sous Josias, vers le VIIème siècle avant non-JésusCrie, n’a pas le choix : obéir ou mourir, et que l’on soit coupable ou innocent : si des membres d’une tribu parlent de fuir, il faut exterminer la tribu (juive). Moïse n’a pas été qu’un prophète, il fut décrit comme un chef religieux, politique et militaire ; comme Mohammed, soit dit en passant.
Pour rappel, la notion de résurrection ou de vie éternelle n’apparaît pas dans la Bible des Juifs… C’est une idée empruntée tardivement aux Perses. Le texte (sacré !!) n’en parle pas…
La secte juive de Jésus de Nazareth aurait été une tentative pour rompre avec les souffrances du passé : renoncer à viser la rédemption du peuple juif, et bannir l’idée de nationalisme. Face à Pilate, Jésus dit qu' »il n’est pas l’un des ces juifs qui rêve de reconstruire le royaume de Salomon, et qu’il prêche pour que les hommes puissent obtenir la vie éternelle à la fin des temps, dans le royaume des Cieux ». Bref, des idées totalement insupportables pour les juifs orthodoxes. Ce refus du nationalisme a ouvert le judaïsme nouvelle formule (avant la scission) à tous les peuples : une religion ethnique cède la place à une religion qui se voudra universelle. Paul dit : « s’il n’y a qu’un Dieu, il est nécessairement le Dieu de tous ». Alors les règles destinées à séparer les Juifs des autres peuples n’ont plus de raison d’être, ainsi que les interdits alimentaires abolis par Jésus. Mais, également, Jésus (enfin… il n’y a aucune preuve qu’il ait existé, soyons sérieux !) crée un Christianisme exclusivement religieux, séparant la religion de la politique, et rejetant également la violence exercée par le pouvoir au nom de la religion. « Jésus prêche l’amour des hommes pour tous les hommes. La non-violence devient un dogme ».
Hélas, ça n’a pas duré…
Si un empereur romain, Constantin, n’avait pas eu l’idée « géniale » d’utiliser la religion chrétienne, et surtout son idée de Dieu unique et donc le même pour tous les peuples, comme ciment de l’empire vaste et disparate qu’il dirige, suivi par ses successeurs, qui imposèrent le christianisme sous la contrainte voire la mort et instituèrent l’alliance entre le trône et l’autel, nous vivrions dans un monde bien plus calme, c’est certain. Pas d’Islam conquérant, pas de communisme et marxisme, aux pensées aussi binaires que la religion du Dieu unique. Pas de nazisme non plus, qui a appliqué les mêmes recettes qu’avaient appliquées les juifs 27 siècles auparavant, mais en faveur d’un peuple différent : la pureté d’un peuple et le génocide des peuples dont le mélange des sang ruine la pureté de la sus-dite race. « La religion de Moïse n’est rien d’autre que la doctrine de la conservation de l’ethnie juive ».
Dans cet avènement d’un Dieu (et d’une pensée) unique, les grands perdants furent les Grecs et leurs idées. Pour eux, les dieux sont multiples et non attachés à un peuple. Justinien, en 532, a fait disparaître les dernières traces de la pensée grecque classique, fermant l’Ecole fondée par Platon mille ans auparavant. L’hégémonie chrétienne (à ne pas confondre avec les idées premières de Jésus et ses disciples, dissoutes et récupérées dans une sauce nauséabonde) a imposé une pensée unique qui a sclérosé l’Occident pendant plus de 10 siècles, jusqu’à la Renaissance et la redécouverte des textes grecs et latins. Sans parler de la souffrance des autres peuples et civilisations, exterminés et rayées de la cartes, sous prétexte qu’ils étaient des sous-hommes en croyant en d’autres dieux multiples. 200 millions de mort en Amérique (Nord et Sud) en 5 siècles, dont 35 millions d’indiens en Amérique du Nord au XIXème siècle. Bref, c’est cher payé juste parce qu’un tyran local a voulu conserver le pouvoir en construisant une mythologie ad-hoc et une religion monothéiste expliquant la merde dans laquelle pataugeait « son » peuple depuis plusieurs siècles au lieu de se remettre en cause lui-même.

C’est pourquoi je clame haut et fort : je suis athée pratiquant, et j’emmerde tous les croyants en un Dieu unique. Au lieu de lire en boucle votre Bible, Tora, Coran, Haddith, Talmud, et autres conneries, dans de mauvaises (ou adaptées…) traductions, vous feriez mieux de lire tout ce qui s’écrit de par le monde sur tous les sujets et de développer votre sens critique et voir le monde tel qu’il est : y’a pas de dieux, y’a pas de Dieu, on va tous mourir sans jamais se réincarner ni renaître, nous ne sommes que de passage et, après la mort de notre corps, nous ne serons plus. C’est dur, mais c’est comme ça. Faut juste s’y faire.

Quant à moi, je vais lire d’autres livres analysant le même sujet, comme « Comment le peuple juif fut inventé », par un historien juif et israélien, Shlomo Sand, qui explique comment la notion de « peuple juif » a été créée au XIXème siècle.
J’attends avec désespoir qu’un livre fasse le même travail de déconstruction et de démolition de l’Islam, en plus fort que « Suis-je maudite ? », pour éveiller les musulmans du monde entier à l’évidence : leur religion n’a plus rien à voir avec ce que Mohammed a inventé, car la religion qu’il avait créée n’avait qu’un but : faire que sa tribu vive mieux. Et ce « mieux » doit constamment être analysé et interrogé et renouvelé, à l’aune des souffrances et de l’abrutissement imposés. Je pense que les paysans peuvent comprendre le monde tel qu’il est et qu’il n’est pas nécessaire de les tenir dans l’abrutissement religieux.

Bref, il n’y a pas de religion qui vaille par ce monde, car toutes se veulent sacrées et se réfèrent à des textes sacrés qu’elles vénèrent mais trahissent tout à la fois, en laissant les hommes au pouvoir les utiliser, les transformer, et les adapter, en fonction de leurs besoins de puissance pour esclavager leurs peuples. Sans parler de l’écrasement de la femme par l’homme.

En supposant qu’il soit arrivé jusqu’au bout de ce long billet, je glisse un message au nouveau conseiller du Ministre de l’Intérieur (qui me lit) afin qu’il comprenne que, de Droite comme de Gauche, les idées comme quoi notre passé judéo-chrétien est glorieux et doit être respecté n’est qu’une connerie sans nom. Nous, Français du XXIème siècle, nous devons avoir honte de nos ancêtres qui ont maintenu le peuple dans l’abrutissement d’une religion bornée et dérivant vers un fascisme camouflé. Il est bien dommage que la Révolution Française, avant de se massacrer elle-même, n’ait pas supprimé toutes les églises et religieux de France et de Navarre, avec une incursion au Vatican pour le raser : ça aurait fait de belles ruines à visiter. L’avenir de la France et de l’Europe n’est pas dans le respect des religions, chrétienne, juive, ou musulmane, mais dans leur abandon et le passage à une athéisation de notre société. La gestion de l’immigration, essentiellement maghrébine et musulmane, ne passe pas par le respect de leurs « droits » mais par la mise en oeuvre de tous les moyens possibles pour que ceux qui veulent s’échapper du diktat de leur religion et de leur groupe ethnique le puissent. Ainsi, je trouve inadmissible que l’on continue à autoriser des parents à imposer leur propre religion à leurs enfants. Comme il est inadmissible que la circoncision, juive ou musulmane, continue à être autorisée, alors qu’il s’agit d’une mutilation irréversible du corps d’une personne non-capable de donner son consentement éclairé. Comme il est inadmissible que des représentants d’idéologies meurtrières (c’est l’Arabie Saoudite qui finance la radicalisation de l’Islam de la planète) soient reconnus, fusse pour leur pétrole. Notre Démocratie doit évoluer, peu à peu, d’un laïcisme (de plus en plus combattu et dévoyé) passif et trop tolérant (le mot signifiant que les religions sont nocives, dangereuses), vers un laïcisme actif aidant les peuples à se libérer d’une idéologie dangereuse, meurtrière, et néfaste pour la planète. Il y a d’autres idéologie néfaste et dangereuses, je sais. Mais, comme l’a démontré Jean Soler, le communisme ne serait pas né sans l’idée, et ses conséquences, d’un Dieu unique. L’avenir ne peut être rose, et ne peut s’adapter aux changements, que si l’on accepte la multiplicité des idées et des concepts, dans une discussion équilibrée et respectueuse. Les religions monothéistes sont totalement disqualifiées pour participer à une telle discussion car elles sont d’emblée, et fondamentalement, et les 16 siècles passés le prouvent amplement, opposées au changement, le leur en premier. Et les analyses modernes des religions, comme les livres de Jean Soler, montrent bien l’origine de la folie qui tourmente notre planète depuis 16 siècles : l’idée de pureté, le respect d’un sacré inventé, la trahison de ce même sacré pour servir le pouvoir, le rôle d’opium joué par les religions, l’utilisation de la religion comme outil de domination de certains sur d’autres, etc.

Dieu n’est pas mort. Car ne peut mourir que ce qui a vraiment existé.

Ca craque en Israël

2012/01/07

Trois articles récents du Point sur un éclatement en Israël. D’un côté les femmes, même croyantes, qui refusent d’être mises à part de la société par les ultra-religieux. De l’autre, les « fous de Dieu », qui veulent l’application stricte et inconditionnelle de toutes les conneries accumulées dans la Tora. (j’ai dit « connerie » ? Ce n’est pas une erreur. Et j’aurais dit la même chose pour les deux autres religions du Livre et pour toutes les autres religions.)

Les militaires nationalistes religieux dans Tsahal sont passés de 2% à 30% en 20 ans. Et ils refusent les femmes dans l’armée.

Les femmes en voie de disparition à Jérusalem

Les femmes juives n’ont pas les mêmes droits que les hommes juifs.

Tanya Rosenblit, la Rosa Parks israélienne

Des juifs ultra-orthodoxes fous de rage qu’Israël existe.

Ces juifs ultra-orthodoxes qui haïssent Israël

Il n’y a pas que chez les Mulsumans qu’il y a une explosion religieuse. Cela apparaît aussi chez le « peuple élu ». [« Elu » ? Hummm Je me souviens qu’un historien israélien a démontré récemment que la notion de « peuple juif » était une création juive au XIXème siècle… puisque une très grande partie des juifs ont été convertis et n’avaient donc pas de sang de Moïse dans les veines (enfin, même dans les « vrais » juifs, il ne doit plus rester grand chose des gènes de Moïse).] Comme il est dit dans un de ces articles, les femmes ne portent pas la burka, mais elles subissent une pression pour retrouver leur « place » d’origine dans la société traditionnelle juive : à la maison.

Mon analyse (très classique…) : Les peuples, partout dans le monde, grâce à l’éducation, les journaux, la démocratie, la liberté, etc., comprennent qu’ils ont trop longtemps été enfermés dans une prison, et ils réclament plus de liberté. Mais, face à ce changement qu’ils ne supportent pas et qui est contraire aux principes qu’ils vénèrent sans les remettre en cause, et sentant le risque d’être submergés et balayés, les croyants (de toutes obédiences) se radicalisent et se battent pour reconquérir le terrain perdu. Je pense que ces ultra-religieux se sentent déstabilisés par cet insupportable (pour eux) changement autour d’eux. Pour que le processus de libération des peuples du joug de la religion accélère, il faudrait une éradication radicale de la source du mal : la transmission de la folie religieuse. Qu’ils soient juifs, musulmans, ou chrétiens, la religion est imposée aux enfants par leurs parents, qui leur donnent une éducation conforme à LEURS croyances (celles des parents). C’est là où il faut agir : donner le droit aux enfants de ne pas se voir imposer la croyance de leurs parents, mais qu’ils puissent la choisir librement une fois adultes. Et, bien sûr, leur proposer les différentes croyances et … l’athéisme, bien sûr.