Posts Tagged ‘génocide’

Le massacre s’accélère

2015/10/24

Et pendant que Mme Boutin se fait condamnée pour des insultes stupides, la destruction de la Terre continue. En Indonésie, on brûle les forêts primaires. Pour quelques centaines de millions d’€uros de bénéfice pour quelques personnes, on détruit la potentialité et la beauté de milliers d’espèces végétales et animales et on asphyxie les populations humaines et animales. Le massacre de notre monde continue. Bientôt, il ne nous restera plus que les yeux pour pleurer. Bientôt, en tous points de la planète, on ne trouvera plus que quelques espèces d’animaux, transformées en machines à produire de la nourriture ou de la peau : vaches, cochons, chèvres, moutons, poules, lapins, etc. La vie sauvage ne résistera plus qu’en de rares endroits, inaccessibles à l’homme, mais accessibles à ses engeances : lapins, rats, chat, maladies. La Mégafaune a disparu du monde, exterminée par nos ancêtres chasseurs-cueilleurs (des animaux géants dont vous n’avez pas idée habitaient la Terre il y a tout juste 100.000 ans !). Le massacre continue aujourd’hui. L’Homme élimine toutes les grosses bêtes : éléphants, rhinocéros, baleine, etc. C’est vrai qu’elles prennent beaucoup de place… Mais, en plus d’être belles, elle font partie d’un écosystème, et elles y ont leur rôle : disperser les graines et répandre leur fumier sur les terres ingrates. Nous sommes en train de massacrer notre Terre. Il n’y a pas de plan B. L’Homme ne pourra vivre sur Mars que comme un rat ou un cafard. Je plains la vie de mes petits-enfants. Mais, bon, rassurons-nous quand même : dans 1000 ou 10.000 ans, une fois que l’Homme se sera auto-détruit, et même s’il aura ravagé la Terre, celle-ci, 1, 10, ou 100 millions d’années plus tard, saura faire renaître la vie, dans toute sa diversité et sa splendeur. 100 millions d’années : ce n’est que 2% de l’âge de la Terre finalement : une paille !

Après nous ? Ben, apparemment, tout le monde s’en fout.

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Turquie

2015/10/15

Syrie, Irak, et maintenant Turquie, sont à feu et à sang. En Turquie, ce sont les dirigeants qui tuent le peuple. Erdogan, islamo-conservateur désirant devenir dictateur, a relancé sa guerre sale contre son peuple kurde. Les meurtres et nettoyages ethniques qui reprennent rappellent le génocide arménien. Pour Erdogan et sa clique, les Kurdes sont des sous-Hommes. Et c’est de ce pays et d’Erdogan que la France, et l’Europe, et les USA, ont fait un allié, contre Daech et pour contenir l’émigration vers l’Europe des victimes de Daech. C’est un marché de dupes. Erdogan et la Turquie craignent plus les velléités autonomistes des Kurdes que Daech, avec qui ils ont des rapports d’entre-aide et de coopération. Notre gouvernement, et ceux d’Europe, sont des abrutis et des salopards. Soutenir Erdogan, c’est contribuer à la naissance d’un futur état islamique, plus proche de Daech que de l’Iran dans l’horreur. Soutenir Erdogan, c’est nous tirer une balle dans le pied. Les élections en Turquie sont prévues le 1er novembre. Soit Erdogan obtient la majorité dont il rêve pour changer la Constitution et se donner légalement tous les pouvoirs, soit il fera tout en son pouvoir pour casser la Démocratie turque. Tous les moyens lui sont bons. Comme faciliter les attentats de Daech contre les Kurdes et l’opposition démocratique. Comme attaquer les villages kurdes de Turquie et d’Irak. Comme truquer les élections. Comme relancer une guerre civile pour relancer le nationalisme. Erdogan est un fou dangereux. Un fou qui a été chaleureusement accueilli en Europe récemment, et décoré par le roi con des Belges. La France, l’Europe, et les USA, ne devraient avoir qu’un seul but : soutenir les forces démocratiques et laïques, au lieu de soutenir des dictatures islamiques, comme l’Arabie Saoudite, qui continue à diffuser son poison d’islam rétrograde et mortifère, le Wahhabisme, dans le monde entier, transformant des musulmans tranquilles en musulmans intégristes et dangereux.

Kedistan fournit, en Français, des informations sur ce qui se passe là-bas.

« Sapiens, une brève histoire de l’humanité. »

2015/10/03

J’ai commencé à lire « Sapiens… » de Yuval Noah Harari. Les 115 premières pages sont très bien ! Certes, il ne parle pas de plein de choses que j’ai apprises par d’autres livres, d’anthropologues ou primatologues, comme la spécificité de la sexualité humaine, dont il ne dit rien, et je retrouve des connaissances que j’avais déjà découvertes, mais son livre est revigorant. Par exemple, il tord le cou à la fable qui nous fait croire que notre passage de chasseur-cueilleur à agriculteur et éleveur fut un bien pour les hommes (et les femmes). L’archéologie a montré que, avant l’agriculture, les hommes souffraient de moins de maladies. Et, avant l’agriculture, nos ancêtres ne travaillaient que 3 à 4h par jour. L’enfer du travail a commencé il y a 9000 à 3000 ans, selon les régions du monde, lorsque l’homme a arrêté de marcher et s’est installé. Harari tord donc aussi le cou à une autre fable : celle qui dit que l’homme vivait en harmonie avec la Nature. Aujourd’hui, nous vivons une 6ème extinction massive des espèces. Mais cette extinction a commencé bien avant l’ère industrielle. Déjà, lorsque l’agriculture et l’élevage ont permis à la population humaine d’exploser, nos ancêtres ont conquis et détruit des terres jusque là inviolées, et ils ont éliminé la concurrence, animale voire humaine (Néandertal, renvoyé au néant, et d’autres espèces d’humains). Mais, déjà bien avant, 45.000 ans auparavant pour l’Australie, 15.000 ans pour les Amériques, mais seulement 800 ans pour la Nouvelle-Zélande, nos ancêtres chasseur-cueilleurs ont envahi le reste du monde (libre d’hommes) et ont éliminé radicalement les 4 cinquièmes des grosses bêtes qui vivaient en Australie et dans les Amériques : plus de Moa, Chevaux, Mamouths, aigles géants, etc. Toute une méga-faune a disparu, victimes des sagaies et du feu. L’Homme, dès qu’il a su chasser et faire du feu, a été un destructeur de la Nature, éliminant les espèces, pour s’en nourrir jusqu’à les faire disparaître, ou pour éliminer la concurrence. Bref, nous sommes comme la peste. 😉 Il est toujours bon de se remettre à sa place. Et, loin des conneries de la Bible (Adam & Eve, le Paradis, Noé, etc), il est utile de nous regarder dans un miroir : nous sommes la pire chose qui soit arrivée à la Terre. Et il est paradoxal que, au moment où la vie commence à comprendre ce qu’elle est et pourquoi elle est, elle est en train de se détruire. Le Paradis, c’était avant.

Bonne lecture ! 😉

Lincoln

2013/02/01

C’est un bon film, un très bon film même. Mais je ne l’ai pas aimé. Pour deux raisons, voire même trois, sinon quatre. D’abord, j’aime pas les films où le héros il meurt à la fin. Bon, je sais, j’aurais dû m’y attendre… car il me semblait vaguement qu’il s’était fait dézingué, le mec. Ensuite, ils devraient prévenir, avant le film, qu’il faut réviser son histoire des USA pour comprendre un peu pourquoi ils ne sont pas d’accord. Et heureusement que j’ai vu le film en V.F. ! sinon, sinon j’aurais rien compris. Maintenant, je comprends pourquoi les américains sont nuls en histoire : déjà, il leur a fallu avaler tous les détails de leur guerre de Sécession, ce qui leur a pris l’essentiel de leurs neurones. Ensuite, et bien, Dieu, il est toujours dans leur bouche, à ces Américains (des USA) de l’époque. Aujourd’hui encore, moins je crois, mais toujours. Et, à cette époque-là, ils devaient pendre haut et court ceux qui n’y croyaient pas. Enfin, enfin, le plus important ; dès le début du film, j’ai pensé à un « détail », un détail de 35 millions, le nombre d’indiens d’Amérique du Nord massacrés, morts de faim ou de maladies, en une centaine d’années, jusqu’au début du XXième siècle. Dans ce putain de film, qui dresse la statue magnifique d’un pays de merde, on ne parle jamais des Indiens, mais seulement des 4 millions de descendants d’esclaves amenés de force d’Afrique, convertis au Dieu chrétien. Un « nègre » (c’est le vocabulaire de l’époque, et du film), on l’utilise, on le fait travailler (sans le payer), on viole sa femme et ses filles, on vend ses enfants, voire même on le tue s’il se rebelle trop ; mais on ne dit pas : « Un bon nègre est un nègre mort », alors qu’ils disaient et faisaient : « Un bon indien est un indien mort ».
J’attends, désespérément, que les USA reconnaissent le génocide du peuple qui vivait sur les terres, riches et vierges, qu’ont volées les émigrés blanc d’Europe. Le sort des Noirs aux USA, à côté, c’est du pipi de chat.
Dans ce film, on ne voit qu’un unique indien, habillé en soldat, mais muet. Mais jamais on parle d’eux, spoliés, repoussés, massacrés. Aux USA, les indiens ne sont plus rien. Ce film, bien sûr consacré à Lincoln et à l’abolition de l’esclavage, aurait dû parler, succinctement, des indiens et de leur statut de non-être humain, de sauvage, juste bon à être tiré au fusil. Ce film aurait dû avoir une voix discordante et dire, succinctement, qu’il y a eu aux USA plus grande ignominie que l’esclavage : c’est de ne pas avoir considéré les indiens comme des êtres humains. Bref, les USA sont nés sur un bain de sang. Les américains d’aujourd’hui ne sont pas coupables de ce massacre, mais ils sont coupables de ne toujours pas l’avoir reconnu tel qu’il fut : un massacre organisé, très semblable à la Shoah, la haine d’un peuple se croyant supérieur à un autre : un génocide.