Fonction Publique

2015/10/15

Les mots me manquent pour exprimer combien la Fonction Publique française est un poison pour la France et les français. Nous, travailleurs du privé, sommes les otages de plusieurs millions de parasites, qui se gobergent sur notre dos. Bien sûr, il y a des centaines de milliers de fonctionnaires qui suent sang et eau pour remplir leur mission : militaires, policiers, justice, etc. Mais il y en a aussi des centaines de milliers d’autres qui n’en foutent pas la rame et qui sont payés à un taux horaire qui vous ferait rêver. En gros, on estime entre 1 à 2 millions le nombre de fonctionnaires superflus en France. Un entre-filet du Point a rappelé récemment que, entre 2002 et 2012, le nombre de fonctionnaires a augmenté de 15% en France et a diminué de 4% en Allemagne : cherchez l’erreur !!

Ainsi, dernier exemple à être décortiqué : ce qui se passe à la SNCF. Belle enquête faite par « Que Choisir » décrite par Le Point, et qui a bien peu de chance de passer en Prime-Time des informations.

Pensez-y quand vous irez voter !!!!

Turquie

2015/10/15

Syrie, Irak, et maintenant Turquie, sont à feu et à sang. En Turquie, ce sont les dirigeants qui tuent le peuple. Erdogan, islamo-conservateur désirant devenir dictateur, a relancé sa guerre sale contre son peuple kurde. Les meurtres et nettoyages ethniques qui reprennent rappellent le génocide arménien. Pour Erdogan et sa clique, les Kurdes sont des sous-Hommes. Et c’est de ce pays et d’Erdogan que la France, et l’Europe, et les USA, ont fait un allié, contre Daech et pour contenir l’émigration vers l’Europe des victimes de Daech. C’est un marché de dupes. Erdogan et la Turquie craignent plus les velléités autonomistes des Kurdes que Daech, avec qui ils ont des rapports d’entre-aide et de coopération. Notre gouvernement, et ceux d’Europe, sont des abrutis et des salopards. Soutenir Erdogan, c’est contribuer à la naissance d’un futur état islamique, plus proche de Daech que de l’Iran dans l’horreur. Soutenir Erdogan, c’est nous tirer une balle dans le pied. Les élections en Turquie sont prévues le 1er novembre. Soit Erdogan obtient la majorité dont il rêve pour changer la Constitution et se donner légalement tous les pouvoirs, soit il fera tout en son pouvoir pour casser la Démocratie turque. Tous les moyens lui sont bons. Comme faciliter les attentats de Daech contre les Kurdes et l’opposition démocratique. Comme attaquer les villages kurdes de Turquie et d’Irak. Comme truquer les élections. Comme relancer une guerre civile pour relancer le nationalisme. Erdogan est un fou dangereux. Un fou qui a été chaleureusement accueilli en Europe récemment, et décoré par le roi con des Belges. La France, l’Europe, et les USA, ne devraient avoir qu’un seul but : soutenir les forces démocratiques et laïques, au lieu de soutenir des dictatures islamiques, comme l’Arabie Saoudite, qui continue à diffuser son poison d’islam rétrograde et mortifère, le Wahhabisme, dans le monde entier, transformant des musulmans tranquilles en musulmans intégristes et dangereux.

Kedistan fournit, en Français, des informations sur ce qui se passe là-bas.

Excision

2015/10/15

Wikipedia présente les explications traditionnelles pour justifier l’excision, pratiquée essentiellement en Afrique mais également en Indonésie. Il me semble qu’il peut y avoir deux autres raisons à cette pratique qui a d’horribles conséquences pour les femmes qui en sont victimes.

Tout d’abord, il y a des cas où des enfants nés avec un sexe féminin développent à la puberté un sexe masculin, plus petit que la normale mais fonctionnel. Cela est assez fréquent dans un village de République Dominicaine et en Papouasie. Ensuite, il y a également des cas où le développement sexuel génère un mélange définitif des deux sexes : une vulve et un mini-vagin, et une mini-verge à la place du clitoris, avec un très faible développement de la poitrine. Il me semble que ces deux cas, bien que rares, ont pu traumatiser certaines tribus pour qui le mélange des genres était incompatible avec des croyances séparant parfaitement hommes et femmes. Face à quelque chose d’incompréhensible sans la connaissance de la genèse du sexe, ces gens ont dû inventer tout et n’importe quoi pour expliquer ce qui leur était inexplicable. Enlever le clitoris devait sans doute leur sembler LA solution pour éviter que des enfants nés avec une apparence féminine se transforment en partie en hommes. Il est à remarquer, bien sûr, qu’il n’y a pas la même explication possible pour la circoncision, puisqu’une verge n’évolue jamais en vulve.

Je rappelle, pour ceux qui l’ignorent, qu’hommes et femmes ont une vulve avant la différenciation sexuelle in-utéro. Cette différenciation est liée aux chromosomes sexuels, XY pour l’homme et XX pour la femme, mais également à l’expression d’autres gènes contrôlant les hormones, dont la testostérone.

Du point de vue du respect de la personne humaine et de son droit de choisir ce qu’il fait de son corps, excision et circoncision sont des mutilations extrêmement graves, pouvant entraîner la mort (par gangrène), la stérilité, l’incontinence, une importante augmentation de la mortalité à la naissance, des douleurs permanentes, en plus d’une suppression du plaisir pour la femme et d’une modification du rapport sexuel pour les hommes (puisque le prépuce joue un rôle lors du coït). Il est à noter qu’il n’y a qu’en France qu’existe une technique de réparation du clitoris, alors que – dans le monde entier – des médecins savent bricoler des verges pour les allonger ou les élargir, pour des raisons stupides et des résultats minables.

Au XXIème siècle, il est impensable que cette pratique continue.

Connards de fonctionnaires !!!!!!!!!!!!!

2015/10/14

Je dois demander un Permis de Conduire International. Sur les sites Web du gouvernement, j’ai trouvé la description de la procédure et des documents à fournir : un formulaire officiel à remplir en 2 exemplaires, des photocopies couleurs recto-verso du permis de conduire et d’une pièce d’identité, 2 photos couleurs de ma pomme, et une lettre à mes noms et adresses timbrée en Lettre Recommandée avec Accusé de Réception. Je vais à la Préfecture, et là, on me dit que : 1) je dois remplir un nouveau papier et qu’ils n’ont pas besoin du formulaire officiel, 2) les photocopies en Noir et Blanc ça aurait très bien suffi, 3) une LRAR n’était pas nécessaire et un timbre normal aurait suffi. Connards de fonctionnaires !!! Si vous indiquez un process à suivre, respectez-le !!! Ou alors, c’est parce que j’ai un look de bourgeois à la peau blanche que j’ai eu droit à ces faveurs ? J’aurais été noir avec un accent à couper au couteau, j’aurais dû repartir avec mes photocopies N&B et ma lettre minable timbrée minablement ? Connards de fonctionnaires !!! Planqués ! Abrutis ! Parasites ! Pays de merde !

Et si…

2015/10/08

En République Dominicaine, et aussi chez les Papous, un enfant sur 50 naît avec un sexe de fille alors qu’il est un garçon (aux chromosomes XY donc) puis, vers la puberté entre 8 et 12 ans, voit son sexe changer pour devenir celui d’un garçon.

Bon, dans l’article d’origine, il n’y avait pas de photos. J’aurais bien aimé voir la transformation à la puberté, comment cette vulve se transforme et devient verge, comment les testicules descendent et remplissent les bourses qui viennent de se former.

http://www.slate.fr/story/107121/republique-dominicaine-penis-fille

http://www.sciencesetavenir.fr/sante/sexualite/20150923.OBS6340/cet-etrange-village-ou-des-filles-deviennent-des-garcons-a-la-puberte.html

http://www.journaldemontreal.com/2015/09/21/ces-garcons-voient-leur-penis-apparaitre-seulement-a-lage-de-12-ans

Ce phénomène est possible parce que, dans l’utérus et jusqu’à la puberté, le taux d’hormones de ces garçons est trop bas pour que le sexe qui nous est commun à tous, garçons et filles, pendant le début de notre existence comme foetus, se transforme de vulve en verge. Mais, à la puberté, ce taux augmente et devient suffisant, même si cette verge et la prostate sont plus petits, mais fonctionnelles.

Et si, au lieu que cette mutation génétique soit l’exception, elle avait été générale ? Et si TOUS les garçons naissaient avec une vulve, et ce depuis des milliers de générations ? Quel impact cela aurait-il eu sur nos sociétés ? Un peu comme chez les hyènes, chez lesquelles il est TRÈS difficile de distinguer les femelles des mâles, puisque le clitoris de celles-ci ressemble à s’y méprendre à la verge de ceux-là. Ou comme les poissons qui changent de sexe en vieillissant. Je pense que nous penserions autrement le rapport entre hommes et femmes. À supposé que notre espèce aurait été suffisamment vigoureuse pour survivre, bien sûr. Je pense que bien des choses auraient été différentes.

You had my heart inside of your hands and you played it to the beat !

2015/10/08

Rolling in the deep, by Adèle.

You had my heart inside of your hands and you played it to the beat !

Il y a des chansons, et quelques mots en particulier, qui réveillent des douleurs oubliées… Rien de mieux que de se souvenir de souffrances passées : elles sont jouissives. Car on ne peut plus rien changer, plus rien sauver. Mieux, on ne se souvient plus vraiment, plus vraiment de tous les détails : on a fait le tri, le tri de ses souvenirs, et on a pris le bon rôle : facile ! C’est si bon de se souvenir de ces souffrances, d’en ressentir la lame refroidie dans son esprit. C’est si bon… car c’est mieux, bien mieux !, que si rien ne s’était passé. Ceux qui ont souffert (de ces douleurs-là, amoureuses, illusoires et bien réelles à la fois, mais pas dans la chair) ont bien de la chance, bien plus que ceux qui, jamais, n’ont aimé. Le plus douloureux n’est pas de ne plus aimer, ou de ne plus être aimé, mais de n’avoir jamais aimé ou avoir été aimé. Car, sans amour, on n’est rien. Sans amour, on n’a pas vécu. Sans amour, on n’a pas de souvenir de son esprit s’évadant de son corps. Car, sans amour, on n’est pas humain, ni même une parcelle de la Nature, qui a trouvé – par hasard – des outils pour attirer l’un vers l’une. Sans amour, pas de folie, et pas de sagesse sans folie. Alors, c’est pourquoi ce genre de chanson nous prend au coeur et au corps, nous remue, nous bouleverse, en faisant remonter des bribes de souvenirs, des espoirs déçus, des moments de bonheur décapités, ainsi que plein de pensées qui retombent en flocons de cendre après nous avoir consumés. Mais il y a toujours des braises, sous la cendre.

En souvenir de deux salopes qui m’ont jeté comme de la merde alors que j’étais si bas et si fou d’elles. Je comprends bien qu’on puisse ne plus aimer quelqu’un, voire même ne pas aimer quelqu’un. Mais pourquoi faut-il le rejeter ? comme une merde. On peut, comme certaines l’ont fait, transformer cet incendie stupide en amitié, même temporaire, ou en compassion, se souvenant d’être passé par cette épreuve aussi.

There’s a fire starting in my heart
Reaching a fever pitch
And it’s bringing me out the dark
Finally I can see you crystal clear
Go ahead and sell me out
And I’ll lay your shit bare
See how I’ll leave with every piece of you
Don’t underestimate the things that I will do
There’s a fire starting in my heart
Reaching a fever pitch
And it’s bringing me out the dark

The scars of your love remind me of us
They keep me thinking that we almost had it all
The scars of your love they leave me breathless
I can’t help feeling…

We could have had it all
(You’re gonna wish you never had met me)
Rolling in the deep
(Tears are gonna fall, rolling in the deep)
You had my heart inside of your hands
(You’re gonna wish you never had met me)
And you played it to the beat
(Tears are gonna fall, rolling in the deep)

Baby, I have no story to be told
But I’ve heard one on you
Now I’m gonna make your head burn
Think of me in the depths of your despair
Make a home down there
As mine sure won’t be shared

The scars of your love remind me of us
They keep me thinking that we almost had it all
The scars of your love they leave me breathless
I can’t help feeling…

We could have had it all
(You’re gonna wish you never had met me)
Rolling in the deep
(Tears are gonna fall, rolling in the deep)
You had my heart inside of your hands
(You’re gonna wish you never had met me)
And you played it to the beat
(Tears are gonna fall, rolling in the deep)

Could have had it all
Rolling in the deep
You had my heart inside of your hands
But you played it with a beating

Throw your soul through every open door
Count your blessings to find what you look for
Turn my sorrow into treasured gold
You pay me back in kind and reap just what you’ve sown

(You’re gonna wish you never had met me)
We could have had it all
(Tears are gonna fall, rolling in the deep)
We could have had it all
(You’re gonna wish you never had met me)
It all, it all, it all, it all
(Tears are gonna fall, rolling in the deep)

We could have had it all
(You’re gonna wish you never had met me)
Rolling in the deep
(Tears are gonna fall, rolling in the deep)
You had my heart inside of your hands
(You’re gonna wish you never had met me)
And you played it to the beat
(Tears are gonna fall, rolling in the deep)

Could have had it all
(You’re gonna wish you never had met me)
Rolling in the deep
(Tears are gonna fall, rolling in the deep)
You had my heart inside of your hands
(You’re gonna wish you never had met me)
But you played it, you played it,
You played it, you played it to the beat

Il y a un feu qui est en train de s’allumer dans mon cœur
Atteignant son paroxysme, il me fait sortir de l’obscurité.
Enfin, je peux te voir clair comme du cristal
Vas-y, trahis-moi, et je mettrai ta barque à nu
Regarde comment je m’en vais avec chaque partie de toi.
Ne sous-estime pas les choses que je vais faire.

Il y a un feu qui est en train de s’allumer dans mon cœur
Atteignant son paroxysme, il me fait sortir de l’obscurité.

[Refrain]
Les cicatrices de ton amour me rappellent nous deux
Elles continuent à me faire penser que nous avions presque tout
Les cicatrices de ton amour, elles me laissent sans souffle
Je ne peux pas m’empêcher d’avoir le sentiment
Que nous aurions pu tout avoir
(Tu vas souhaiter ne jamais m’avoir rencontrée)
Roulant dans les profondeurs
(Les larmes vont couler, en roulant dans les profondeurs)
Tu avais mon cœur entre tes mains
Et tu en as joué, en rythme
(Tu vas souhaiter ne jamais m’avoir rencontrée)
Roulant dans les profondeurs
(Les larmes vont couler, en roulant dans les profondeurs)

Bébé, je n’ai pas d’histoire à raconter
Mais j’en ai entendu une sur toi
Et je vais te faire brûler la tête
Pense à moi dans les profondeurs de ton désespoir
Construis-toi une maison là-bas au fond car la mienne, je ne la partagerai sûrement pas.

[Refrain]

Jette ton âme à travers toutes les portes ouvertes (woah)
Compte tes bonnes fortunes pour trouver ce que tu cherches
(woah)
Transforme mon chagrin en or précieux
Tu me le payeras en nature et récolteras ce que tu as semé
(Tu vas souhaiter ne m’avoir jamais rencontrée)
Nous aurions pu tout avoir
(Des larmes vont couler, roulant dans les profondeurs)
Nous aurions pu tout avoir
(Tu vas souhaiter ne m’avoir jamais rencontrée)
Tout, tout, tout,
(Des larmes vont couler, roulant dans les profondeurs)

Nous aurions pu tout avoir
(Tu vas souhaiter ne m’avoir jamais rencontrée)
Roulant dans les profondeurs
(Des larmes vont couler, roulant dans les profondeurs)
Tu avais mon cœur entre tes mains
(Tu vas souhaiter ne m’avoir jamais rencontré)
Et tu en as joué, en rythme
(Des larmes vont couler, roulant dans la profondeur)

Nous aurions pu tout avoir
(Tu vas souhaiter ne m’avoir jamais rencontrée)
Roulant dans les profondeurs
(Des larmes vont couler, roulant dans les profondeurs)
Tu avais mon cœur entre tes mains
(Tu vas souhaiter ne m’avoir jamais rencontré)

Mais tu en as joué,
Tu en as joué
Tu en as joué
Tu en as joué, en rythme

Bruce Lee et « Le charme discret de l’intestin »

2015/10/08

Dans l’un de ses films (que j’ai dû voir entre 1975 et 1978), Bruce Lee se moque des anglais, conquérants d’une partie de la Chine. Devant manger dans un restaurant dont il est incapable de lire la carte, il prend des plats au hasard qui se révèlent être des soupes… Celles-ci l’amènent à devoir obéir à un besoin urgent. Mais, dans ce restaurant (ou ailleurs, je ne sais plus), il n’y a que des toilettes « modernes », c’est-à-dire des WC avec sièges, comme tout bon européen dispose chez lui et pense que c’est l’idéal pour … déféquer. Mais, comme il a mal fermé la porte et qu’un olibrius ouvre la porte (avant l’étape critique, je vous rassure), on peut voir que Bruce Lee, en train de défaire sa ceinture, se prépare à utiliser les toilettes d’une façon … particulière : perché sur le rebord de la cuvette. Dans cette scène, Bruce Lee voulait se moquer des anglais et de leurs manières stupides. Car, chier assis, ce n’est pas bon pour son organisme, ainsi que le décrit « Le charme discret de l’intestin (tout sur un organe mal aimé) » de Giulia Enders, publié l’an passé en Allemagne. Le Docteur Enders explique que, dans la position assise, un certain angle dans nos tripes n’est pas suffisamment « ouvert » pour permettre une défécation « idéale ». Se mettre en position acacassounée (comme on dit dans le midi, c’est-à-dire accroupi et les jambes pliées sous soi) est LA bonne façon pour déféquer, qui ouvre complètement cet angle et rend la défécation bien plus facile. Elle recommande donc de placer un petit banc (genre pour enfant) sous ses pieds, pour recréer cette angle. Sinon, si vous êtes constipé, vous avez peut-être là l’explication…

En conclusion : « Il est des circonstances dans la vie où l’homme, quel qu’il soit, obtempère à des raisons qui, bien qu’aléatoires, n’en sont pas moins intrinsèques et absolues », comme disait vers 1978 mon ami Alain. Bref, quand le corps l’exige, il faut foncer aux toilettes ! Mais en utilisant la méthode Enders ! Ha ha ha !

Sinon, n’hésitez pas à lire le livre de Giulia, pour chier moins sots. C’est le livre idéal à laisser traîner aux toilettes ! Mais, je vous rassure, le livre parle de TOUT le système digestif, de la bouche à l’anus. Et il est toujours bon d’apprendre un peu plus sur comment on « fonctionne ».

Larmes

2015/10/08

Midi et demi. Je viens (enfin !) de finir un truc au boulot qui me résiste depuis deux semaines, et je suis content. Je rentre manger chez moi. Adèle chante l’une de ses chansons tristes, qui parle d’amour passé et loupé, avec sa magnifique voix et juste un piano. Il fait beau, avec quelques nuages sur les montagnes. Je pense alors que je pourrais envoyer une photo de la lumière sur les montagnes à ma fille, comme elle m’en a envoyée une il y a deux jours pour clamer sa joie de retrouver le ciel bleu après plusieurs semaines de haze (pollution due aux fumées des feux de forêt). Et là, j’ai envie de la serrer dans mes bras. Et les larmes se mettent à couler. Elle est à 10.000 km d’ici, bientôt 16.000 km.

Hope

2015/10/06

« Hope », c’est un film, qui porte le nom de son personnage principal, jeune Nigériane qui remonte de l’Afrique Noire pour essayer de rejoindre l’Europe. Une migrante, qui fuit… on ne sait pas quoi. La misère ? Une dictature ? Ou bien est-elle mue par l’espoir d’une vie « meilleure ».

Tous les acteurs de ce film (de Boris Lojkine) sont des migrants, qui se sont arrêtés au Maroc, coincés. Certains ont été battus, violées, dévalisés. D’autres ont violé, dévalisé, battu, voire tué, d’autres migrants qui étaient tout à fait semblables à eux.

Ce film est quasi-unique (à part d’autres films sur les migrants mexicains vers les USA) par cela : le film est joué par ceux qui ont vécu les mêmes expériences, ET le scénario a été entièrement refondu après que l’auteur ait parcouru ce même voyage ET les dialogues ont été retravaillés au contact des acteurs, qui disent ce que leur vécu les pousse à dire, plutôt que des paroles plaquées sur leur bouche par un scénariste.

Un film douloureux, prenant.

Nous sommes si bien, en France, dans notre petit nid douillet… Cela durera-t-il longtemps encore ? Ou bien la misère et la souffrance du monde nous retrouveront-elles bientôt ? Car rien n’est acquis.

Aucun de ces « acteurs » n’a pu mettre les pieds en Europe.
« Hope » vit toujours au Maroc.
« Léonard » est reparti chez lui, avec un projet.

Administration Française…

2015/10/06

J’ai besoin d’un permis de conduire international.
Sur le site de l’État, qui est plein d’informations fondamentales (comme les textes de loi…) et plein de pages quasiment vides, on me dit que le processus de délivrance de ce document varie selon les préfectures (courrier ou aux guichets) et qu’il faut aller voir sur le site de la préfecture. Sur le site de la préfecture, le lien « Permis international » me renvoit directement sur la page générale de l’État d’où je viens ! Je désire imprimer la liste des documents à fournir et je clique sur l’icône d’impression, qui m’ouvre une nouvelle fenêtre qui contient une page que j’ai vue 3 ou 4 clicks avant la page qui m’intéresse et qui m’impose donc de retrouver la page qui me concerne dans le dédale des liens. Mais cette nouvelle fenêtre n’a PAS de bouton d’impression sinon la MÊME icône que dans la fenêtre précédente… Bref, là-aussi, ça boucle…
Enfin, je téléphone à la Préfecture et, après seulement 5mn d’attente, on me dit que les deux procédures sont possibles et que, oui, l’information n’est pas sur le site…
Normalement, on reçoit la réponse par courrier une semaine après. Mais il y a une petite note en bas de page indiquant que, si on n’a pas reçu de réponse au bout de 2 mois, le permis international est refusé ! Deux mois ?! Je PARS dans 2 mois !!
Putain d’administration…
Remarquez, sur le site Australien des visas, qu’ils ont changé de site le WE passé, ils ont oublié de changer les liens vers les pages d’aide à droite… qui affichent donc un magnifique « Page not found » !
Ha ha ha !!!