Archive for the ‘Psychanalyse’ Category

Le Cerveau d’Hugo

2012/11/27

Ce soir, sur France2, il y avait un documentaire sur l’autisme, suivi d’un débat : « Le Cerveau d’Hugo« .
Tout d’abord, j’aimerais bien comprendre pourquoi le fait de regarder ce documentaire m’a fait venir les larmes aux yeux. Je n’ai pas d’enfant autiste et, il y a deux ans, je n’en avais qu’une vague connaissance. Probablement que j’ai une empathie profonde pour la souffrance de ces parents et pour la double injustice qui les frappe : cette différence génétique qui a entraîné un développement différent du cerveau de leur enfant, et le système médical français qui ne fait pas ce qu’il faut, sciemment.
Et, lors du débat qui a suivi, je n’ai pas entendu les mots que j’attendais de Mme Carlotti. Je n’ai pas entendu une critique dure et sévère de ces psychiatres qui continuent encore d’appliquer les conneries qu’ils ont apprises lors de leurs études. Je n’ai pas non plus entendu parler de ce qui me semble indispensable : commencer immédiatement à former les formatteurs et virer les psychiatres qui continuent à s’accrocher à la psychanalyse pour prétendre « soigner » l’autisme !! D’autre part, pas un mot sur le film « Le Mur », et pas un seul mot vraiment dur et direct sur la psychanalyse : tout a été assez « gentil » pour Freud, Lacan, et tous les connards qui continuent à croire en ces sornettes. Je ne veux pas dire que tous les psychiatres qui ont été formés à la psychanalyse sont des abrutis incapables de se rendre compte que ce n’étaient que des élucubrations, mais presque. La psychanalyse peut aider des neuro-typiques (comme elle m’a aidé), mais à un rythme effroyablement lent, et elle est absolument inefficace pour l’autisme.
Sinon, c’est émouvant aussi de voir Magali, mère de Julien, que j’ai pris en photo, exprimer comment elle vit différemment les relations avec les autres. Face à elle, et à d’autres autistes, je crois que, naturellement, je cherche à comprendre comment ils fonctionnent et comment interagir avec eux. Ils sont différents, et je m’applique à observer, et à comprendre, plutôt que rejeter. Je n’ai pas toujours été ainsi, en particulier avec le handicap physique, quand j’étais jeune. Mais la fréquentation intense de personnes de cultures différentes dans ma jeunesse a quand même dû mettre en moi la graine me permettant de comprendre que, si l’autre est différent, cela ne veut pas dire que je lui suis supérieur : il est différent, et je dois donc m’adapter et essayer de le comprendre, malgré MES difficultés à me défaire des automatismes de pensée et d’analyse.

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Pauvres Psykks

2012/09/29

Ce matin, au cours de la manifestation à laquelle j’ai participé, en tant que photographe bénévole pour l’association ABA-Isère que je soutiens, contre un colloque organisé par un groupe de psychanalystes (psykks) lacaniens (Cause Freudienne) sur l’autisme, j’ai eu une discussion avec une ex-psychanalyste ayant viré de bord sur la difficulté des psychanalystes les plus dogmatiques à changer.
Tout d’abord, certains de ces psychanalystes ont acquis du pouvoir grâce à la psychanalyse et en tirent de très bons revenus : reconnaître qu’ils ont tort serait pour eux une déchéance sociale et financière.
Ensuite, pour les moins dogmatiques, ils sont coincés : annoncer qu’ils se désolidarisent de la « cause » risque de leur faire perdre leur poste, virés par les pontes en place qui ne peuvent pas supporter la naissance d’une opposition au sein de l’entité de soin qu’ils dirigent.
Enfin, pour ceux qui ont totalement intégré la psychanalyse dans leur mode de pensée personnelle, prendre conscience qu’ils se sont trompés, qu’ils ont été trompés, serait comme s’arracher eux-mêmes leur colonne vertébrale : leur façon d’être s’est tellement construite autour de la psychanalyse qu’il leur est désormais impossible de s’en libérer sans se déstabiliser totalement. Sans parler de leur totale incapacité, après plusieurs décennies d’abrutissement, de se reformer à un autre mode de penser et de soigner.
Bref, les psykks les plus bornés et les plus dogmatiques sont des victimes, qu’il faut plaindre. Si ce n’est qu’ils font beaucoup de mal autour d’eux en persévérant encore et encore à imposer des méthodes qui … n’ont aucun effet sur les autistes.

Comment Lacan a trahi Freud

2012/03/21

Je vous recommande un article très intéressant qui analyse la trahison de Freud par Lacan. En gros, Lacan a utilisé la notoriété de Freud et a fait croire qu’il était le continuateur de ses idées alors qu’il disait le contraire, mais d’une façon tellement tordue qu’il a roulé tout le monde. Bref, d’un terrain à base scientifique et biologique (enfin, c’était il y a 100 ans !!), il est passé à un terrain plutôt philosophique. Donc, rien d’étonnant à ce que les psykks d’obédience lacanienne n’aient pas pour but de soigner des patients puisque la philosophie n’est qu’une réflexion sur ce qu’on doit faire de sa vie avant de mourir, et on ne guérit pas de la vie.

« Comment expliquer que le «Docteur Folamour de la psychanalyse», maître ès hermétisme, reste la coqueluche des éditeurs et des médias de l’Hexagone? Par une certaine propension du monde intellectuel français à s’enticher de faux-semblants explique Mikkel Borch-Jacobsen dans le « BoOks» du mois de mars. »

À lire absolument pour comprendre un peu mieux comment une certaine élite française a pu (et continue à) se fourvoyer dans le labyrinthe obscur de Lacan. À lire pour convaincre les gens autour de soi de fuir Lacan et la psychanalyse. À lire surtout pour se convaincre soi-même qu’il faut regarder avec prudence tous les livres de psychologie édités en France où l’auteur se dit psychanalyste, voire – pire ! – lacanien.

Autisme : HAS suite

2012/03/10

Voici un article très bien fait qui résume les réactions parues dans les journaux sur le rapport de la HAS : Défaite ou Intox ?

Pour ma part, je suis toujours sidéré par l’influence qu’ont les psychanalystes sur la psychiatrie en France, et je ne comprends pas leur acharnements à vouloir continuer à s’occuper d’une maladie (l’autisme) qui n’est absolument pas de leur ressort, si ce n’est qu’ils se battent pour conserver leur pouvoir et les revenus substantiels qui vont avec.

Le coup de pied du HAS dans la vieille fourmilière psychanalytique me semble trop doux. Il faut que le prochain ministre de la Santé prenne des décisions claires, fermes et radicales :
– interdire le packing,
– interdire aux psychanalystes de décider des soins à donner aux enfants autistes.

Cassage de psychanalyste

2012/02/08

Ce soir, je suis allé écouter une conférence, organisée par l’UPG de Grenoble (Université Populaire), par monsieur Henri Jacquin, psychologue clinicien, psychanalyste, enseignant à la Section Clinique de Lyon (sous les auspices de l’Université de Paris VIII), Antenne de Grenoble. (apparemment, ce monsieur n’a ni diplôme de psychiatre ni même de psychologue)
Sujet : le Traumatisme, peut-on l’éviter.
J’ai attentivement écouté la conférence de ce (vieux) monsieur, qui lisait un texte préparé l’été passé. Comme l’a judicieusement remarqué une amie, le discours de ce monsieur était aussi vieux que son pull, tricoté probablement par sa mère il y a 40 ans. 😉 Plus sérieusement, j’ai retrouvé dans ce discours toujours les mêmes bêtises et horreurs que sortent tous les psychanalystes : un mélange de bon sens populaire noyé dans un salmigondis de mots et de phrases tarabiscotés et ne disant finalement pas grand chose. Surtout, aucune preuve n’est apportée au discours.
Après sa conférence, suivie de deux questions « adéquates » fournies par l’organisateur des conférences, afficionado de la psychanalyse, j’ai exprimé mon incompréhension face à la mainmise de ces vieilleries Freudiennes sur les soins psychothérapeutiques donnés en France. Mon coeur battait à 150 au début de mon intervention, mais j’ai pu exprimer assez clairement tous les points montrant que la France est une exception dans le monde : la France accuse un retard monstrueux à cause de la mainmise de la psychanalyse sur la santé mentale.
Ce qui est incroyable, c’est que ce monsieur (70 ans ?) continue d’exercer, auprès d’enfants, alors qu’il est incapable de prouver que sa pratique est plus efficace qu’un placebo (une personne gentille et aimable qui tient compagnie aux enfants…).
Ce qui est incroyable, et insupportable, c’est que, sous le couvert de vulgariser des sciences, l’UPG contribue – en organisant tous les ans 4 conférences sur la psychanalyse – à maintenir l’illusion que la psychanalyse est une science, ce qui ralentit la diffusion de méthodes de psychothérapie plus efficaces, comme les TCC (Thérapie Cognito Comportementale).

Psychanalyse et autisme : Le Mur

2012/01/28

Sophie Robert, réalisatrice du documentaire « Le Mur : la psychanalyse à l’épreuve de l’autisme », a perdu son procès contre les 3 psychanalystes qui lui reprochaient d’avoir déformé leurs propos : Rue 89.

2012 est l’année de l’autisme en France.
Un député a déposé une proposition de loi pour interdire aux psychanalystes de s’occuper des enfants autistes.
Depuis 30 ans, des parents sont blâmés et dépossédés de l’éducation de leurs enfants par des psychanalystes qui appliquent des méthodes d’un autre âge (« packing » : torture) ou simplement « occupent » ces enfants, au lieu d’utiliser des méthodes ayant fait leurs preuves dans le reste du monde pour aider ces enfants, que leur biologie empêchent d’apprendre correctement la communication, à s’intégrer dans la société.

Une mère d’enfant autiste, venue d’Angleterre pour visiter des amis à Grenoble, était surprise de ne voir nulle part des enfants autistes. En Angleterre, 80% des enfants autistes reçoivent une éducation appropriée, contre 20% en France.