Archive for the ‘Nature’ Category

Pierre Rabhi : Vers la sobriété heureuse

2016/09/16

Je viens de lire ce livre « Vers la sobriété heureuse » de Pierre Rabhi.

À force d’entendre parler de lui, il fallait bien le lire, non ?

Son livre est … décevant.

Je suis d’accord avec lui que la croissance va forcément se heurter à un mur et qu’il faut donc choisir un autre mode de vie : la sobriété. Mais son livre ne dit RIEN des moyens à mettre en oeuvre pour qu’un pays ou une région s’y prépare. Il ne dit RIEN non plus sur la réalité de la possibilité de nous évader de ce monstre qui fonce, de plus en plus vite, vers le mur. Il ne dit RIEN non plus sur les conséquence psychiques et les efforts énormes d’adaptation que cela va requérir pour les hommes et les femmes les plus éloignés de la sobriété. Il ne dit RIEN non plus sur tous les lieux où, encore, des hommes et des femmes vivent d’une façon sobre et pérenne.

Sa vision du passé est « gentille » : tout était mieux AVANT. Dans son ignorance, il ne sait même pas que le passage de chasseur-cueilleur à paysan et éleveur a été une catastrophe pour les hommes et femmes, même si cela a lancé les « civilisations ». Il encense l’homme cultivateur et tous les peuples qui, comme les indiens d’Amériques d’avant et les aborigènes d’Australie, vivaient « en harmonie avec la Nature ». Foutaises. Les hommes, une fois arrivés en Amériques et en Australie, ont tout de suite commencé à exterminer les animaux génants car géants : la Mégafaune. Par exemple, le cheval, réintroduit par les espagnols dans les Amériques, avait été éliminé par les premiers hommes d’Amériques plusieurs milliers d’années auparavant. Et l’Australie d’il y a 500 ans n’avait RIEN à voir avec l’Australie d’avant l’arrivée des hommes, hormis les lieux impénétrables. La VRAIE vie heureuse, celle la plus proche de notre nature animale, c’est celle des tribus de chasseur-cueilleurs, toujours en exploration et découverte, et en destruction de la Nature aussi… Les agriculteur et éleveurs sédentaires ont rapidement souffert de maladies et de famines que ne connaissaient pas leurs ancêtres. Sans parler du pouvoir créé par des villages et villes de plus en plus grosses et volé par quelques uns.

D’autre part, sa pensée est toujours sous-tendue par la religion. Né dans l’islam tranquille d’une Oasis, adopté puis catolicisé par des Français, sa façon de penser est polluée par Dieu (dont le nom revient de nombreuses fois dans son livre) et par la « Création ». Les personnes de ce genre, aussi gentilles soient-elles, n’ont pas une vision RÉELLE du monde qui nous entoure. L’idée magique d’un Dieu, de la création, d’une vie possible après la mort, est insupportable et fait craindre que sa pensée ait été déformée et que les idées qu’il professe soient tachées de façon originelle.

Quant à être « heureux » parce que sobre, il n’en fait jamais l’analyse.

Bref, c’est bien que ce monsieur parle de sobriété. Mais son livre consiste à dire : la sobriété, c’est Bien ! Et tout le reste n’est que du bavardage vantant le but, sans jamais rentrer dans le coeur du sujet. Un livre superficiel. Mais TRÈS bien écrit, avec de grandes formules, très belles, mais très vide d’analyse… De la propagande naïve et gentille. Il en faut.

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Le massacre s’accélère

2015/10/24

Et pendant que Mme Boutin se fait condamnée pour des insultes stupides, la destruction de la Terre continue. En Indonésie, on brûle les forêts primaires. Pour quelques centaines de millions d’€uros de bénéfice pour quelques personnes, on détruit la potentialité et la beauté de milliers d’espèces végétales et animales et on asphyxie les populations humaines et animales. Le massacre de notre monde continue. Bientôt, il ne nous restera plus que les yeux pour pleurer. Bientôt, en tous points de la planète, on ne trouvera plus que quelques espèces d’animaux, transformées en machines à produire de la nourriture ou de la peau : vaches, cochons, chèvres, moutons, poules, lapins, etc. La vie sauvage ne résistera plus qu’en de rares endroits, inaccessibles à l’homme, mais accessibles à ses engeances : lapins, rats, chat, maladies. La Mégafaune a disparu du monde, exterminée par nos ancêtres chasseurs-cueilleurs (des animaux géants dont vous n’avez pas idée habitaient la Terre il y a tout juste 100.000 ans !). Le massacre continue aujourd’hui. L’Homme élimine toutes les grosses bêtes : éléphants, rhinocéros, baleine, etc. C’est vrai qu’elles prennent beaucoup de place… Mais, en plus d’être belles, elle font partie d’un écosystème, et elles y ont leur rôle : disperser les graines et répandre leur fumier sur les terres ingrates. Nous sommes en train de massacrer notre Terre. Il n’y a pas de plan B. L’Homme ne pourra vivre sur Mars que comme un rat ou un cafard. Je plains la vie de mes petits-enfants. Mais, bon, rassurons-nous quand même : dans 1000 ou 10.000 ans, une fois que l’Homme se sera auto-détruit, et même s’il aura ravagé la Terre, celle-ci, 1, 10, ou 100 millions d’années plus tard, saura faire renaître la vie, dans toute sa diversité et sa splendeur. 100 millions d’années : ce n’est que 2% de l’âge de la Terre finalement : une paille !

Après nous ? Ben, apparemment, tout le monde s’en fout.

Pic St-Michel

2014/07/27

Réveillé à 7h ce matin. Parti à 8h. Pain acheté à 8h15. Arrivé au parking à 8h45. Balade commencée à 8h50. Par la face Nord (bon, c’est pas le Mt Blanc quand même ! mais c’est plus raide que par le Sud). Arrivé au sommet à 10h10, après 5 minutes de pause. Et sans avoir vraiment foncé. Bref, 700m de dénivelée en 1h15 : 560m à l’heure. Ca va. Je tiens encore la forme. Reste à vérifier ça sur 1200m de dénivelée ! 😉 Et puis, quasiment pas de marche d’approche pour le Pic St-Michel.
Une belle matinée, avec vent du nord, sensible et frais au sommet. Le son le plus bizarre et le plus rare en montagne, c’est celui du martinet qui vole près du sommet, tout en zigzaguant, le bruit du vent sur ses ailes de lame de faux : comme si un planeur passait à proximité. En redescendant, une troupe d’une cinquantaine de chocards (oiseau noir à bec jaune et pattes orange qui hante les sommets. À ne pas appeler choucas voire choucard (qui n’existe pas)) jouaient dans les ascendants, une partie étant en couple et dansant de concert au-dessus de moi.
Maintenant, les nuages arrivent.
Que la montagne est belle ! L’été, enfin…

Seppuku général

2013/09/27

Ils ne sont pas optimistes au GIEC. Pour eux, dans 100 à 200 ans, l’Homme ne sera probablement plus qu’un souvenir… Bon, ça fera de la place pour les rats et les cafards qui ont, eux-aussi, le droit de devenir « seigneurs du monde ».

Mais, bon, c’est un peu triste cette histoire… et le mécanisme catastrophique qu’ils prévoient fait froid dans le dos !

Seul espoir : qu’une comète nous heurte avant ! 😉

Sans rire, je suis triste pour les enfants de mes petits-enfants (à venir). Si, au moins, les Bonobos pouvaient prendre notre place ! Ou si on pouvait éliminer la connerie du cerveau des 6 à 7 (j’en ai perdu le compte) milliards d’humains sur Terre et créer une nouvelle espèce humaine, apte à brouter l’herbe à la place des vaches… et à se contenter du minimum. Mais, à moins de nous ôter la conscience d’être mortel, je ne vois pas de solution… Déjà, il est quasi impossible d’ôter le virus de la croyance en Dieu à toutes les victimes des religions. Donc, il n’y a pas d’espoir… 😦

On est foutus !

Mais, bon, je serai mort avant ! Na !

La Beauté… de la Nature

2013/06/29

La Beauté nous aide à vivre. Elle nous est indispensable. Beauté des dessins, peintures, paysages, moments, visages, intérieurs, films, photographies, … nous avons besoin de Beauté autour de nous, pour nous rasséréner. Sinon, la vie devient invivable. Et la Beauté de la Nature nous est essentielle : forêts, campagne, oiseaux chantants, vent dans les feuilles, soleil sur les fleurs, etc. Elle nous est mystérieuse et grandement inconnue : en voyageant, il y a toujours à découvrir, à s’esbaudir. Et nos enfants sont toujours émerveillés par des animaux d’autres pays que jamais ils ne verront : lions, tigres, girafes, kangourous, baleines, etc. Alors, un jour, s’il ne reste que des cafards et des rats comme animaux sauvages autour de nous, c’est que nous aurons déjà disparu en tant qu’être humain. Les feux de forêt à Sumatra, c’est la disparition des Orang-Outans, nos cousins, l’une des dernières preuves, criarde, de notre animalité. Lorsque, après la disparition dans les millénaires passés de nos frères hominidés, auront disparu nos cousins primates, nous seront définitivement coupés de cette Nature qui nous a vus sortir des forêts, nous dresser, et donc naître en tant qu’être humain. Alors que cette « humanité » qui nous rend si fiers, nous la partageons déjà avec nombre d’espèces qui possèdent, comme nous, quasiment tout ce qui nous permet de nous qualifier comme « uniques ». IL n’y a peut-être qu’une caractéristique qu’ils possèdent moins que nous : la connerie. Et encore… les Chimpanzés font de la politique, des guerres, des meurtres : ils sont aussi humains que nous…