Archive for the ‘Montagne’ Category

Pic St-Michel

2014/07/27

Réveillé à 7h ce matin. Parti à 8h. Pain acheté à 8h15. Arrivé au parking à 8h45. Balade commencée à 8h50. Par la face Nord (bon, c’est pas le Mt Blanc quand même ! mais c’est plus raide que par le Sud). Arrivé au sommet à 10h10, après 5 minutes de pause. Et sans avoir vraiment foncé. Bref, 700m de dénivelée en 1h15 : 560m à l’heure. Ca va. Je tiens encore la forme. Reste à vérifier ça sur 1200m de dénivelée ! 😉 Et puis, quasiment pas de marche d’approche pour le Pic St-Michel.
Une belle matinée, avec vent du nord, sensible et frais au sommet. Le son le plus bizarre et le plus rare en montagne, c’est celui du martinet qui vole près du sommet, tout en zigzaguant, le bruit du vent sur ses ailes de lame de faux : comme si un planeur passait à proximité. En redescendant, une troupe d’une cinquantaine de chocards (oiseau noir à bec jaune et pattes orange qui hante les sommets. À ne pas appeler choucas voire choucard (qui n’existe pas)) jouaient dans les ascendants, une partie étant en couple et dansant de concert au-dessus de moi.
Maintenant, les nuages arrivent.
Que la montagne est belle ! L’été, enfin…

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Plateau du lac Fourchu

2013/09/23

Encore une fois ! 🙂 Oui, j’y suis allé encore une fois. Une heure de route de Grenoble. 1200m de dénivelée pour la voiture ! Et une petite route qui passe au bord du précipice. Une heure et demie de montée pour arriver… au paradis ! Enfin, quand il fait beau et chaud ! Car, franchement, je ne voudrais pas m’y trouver en hiver ni même en été sous l’orage. Le Lac Fourchu est le plus grand des centaines de lacs qui peuplent le plateau au nord du massif du Taillefer, quelque part au Sud-est de Grenoble, en face de Chamrousse (massif de Belledonne) et à côté de l’Oisans. 2857m pour le sommet (plat), où je ne suis allé qu’une seule fois (1200m de dénivelée). Et 2000m pour le plateau des lacs, où j’ai bien dû aller 15 à 20 fois. Ce plateau est immense, et je n’ai jamais exploré la partie nord, bien loin des deux chemins accédant au plateau. Pourquoi c’est beau ? L’eau, stagnante ou bondissante, la rudesse du paysage, un lac bleu, des grenouilles à 2000m !, une vue splendide sur la partie nord du Vercors, les myrtilles, la couleur de l’herbe à l’automne, l’immensité du lieu, où l’on peut se perdre et disparaître à jamais. Juste 350m pour arriver au plateau, et probablement 200 à 300m de plus pour visiter l’ensemble (au centre), et 5-6 heures de marche. Pas grand chose… 😉 Mais, pour visiter l’autre sommet, qui fait face à Chamrousse, le Grand Galbert, il doit bien falloir 3 ou 4 heures. J’irai un jour…

Alors, plutôt qu’une photo idyllique des lacs et des sommets au fond, voici une photo bricolée d’un lac que peu de gens visitent, car de côté du chemin reliant le lac au refuge du Taillefer.

Lac

La mort comme la montagne

2013/09/14

La mort, c’est comme une montagne. Au début, on la voit de loin : elle est purement théorique, juste une idée, dont on voit le sommet. Mais, lorsqu’on s’approche, lorsqu’on commence l’ascension, à son pied, on ne voit plus le sommet. On sait qu’il est là puisqu’on l’avait vu de très loin, mais maintenant la pente, la forêt, puis d’autres sommets intermédiaires nous le cachent. Autant d’étapes, où nous croyons que c’était la fin, et où il nous faudra repartir, en redescendant d’abord, avant de remonter, vers un nouveau sommet. Le dernier ?
C’est en montant au Pic St-Michel, pointe du Vercors qui surplombe Grenoble, que je ressens cela. Déjà, lorsqu’on gare sa voiture, on ne voit plus le sommet. Et puis on grimpe. Première étape : le Col de l’Arc, où l’on a une vue magnifique sur notre passé et de possibles futurs : le plateau du Vercors à l’ouest et la vallée de Grenoble à l’est. Et puis il faut repartir, et passer deux sommets intermédiaires avant d’atteindre le vrai, le dernier sommet. Après avoir marché dans l’herbe, puis dans l’herbe rare, les derniers 100 mètres sont rocheux, désertiques. Le sommet est fait de cailloux. Et le vide est là, juste au bord. Une glissade, un faux pas, et 500m de vide nous accueille, réglant définitivement tous nos soucis ;). Mais, bon, j’ai déjà fait ce sommet-là 20 ou 30 fois, et je compte bien le refaire, encore et encore, tant que je le pourrai, de plus en plus lentement sans doute. Mais, bah ! L’essentiel, c’est de pouvoir encore. Il sera bien temps, un jour, de choisir de plus humbles sommets.

En attendant, aujourd’hui, c’est : Photos ! Préparation de dossiers pour être exposé. Pour l’un, c’est sûr : il suffit de choisir les photos et de tout organiser. Pour l’autre, quelqu’un décidera. On verra bien. Juste deux sommets intermédiaires à franchir, ou pas. Il y a toujours moyen de contourner un obstacle. Avant un sommet ? Quel sommet ? Tout cela est vain, je le sais bien. Mais, bah, ça occupe les interstices de ma vie, qui est moins vide.

Grenoble

2013/02/01

Grenoble est une ville particulière. D’abord, comme c’était une petite ville de garnison, Grenoble était minuscule il y a 100 ans. En 50 ans, depuis les JO de 1968, la ville a dû décupler en population et construction, épuisant le stock de logements anciens. Et c’est une ville étudiante. Mais, ce qui peut surprendre le plus, pour une agglomération de 500.000 habitants situé à seulement 232m d’altitude, ce sont … les skieurs qui s’y baladent, alors que la neige ne descend guère sous 1500m ces jours-ci. Hier, lors d’un tour en ville, il était amusant de voir le retour des skieurs sur Grenoble. Il y avait de tout. Des gens habillés, de pied en cap, comme pour descendre une piste de ski : skis et bâtons sur l’épaule, vêtements de ski, et chaussures de ski aux pieds… et qui marchent tranquillement dans les rues. Ou bien le transport de ski en vélo, acrobatique. Ou la nuée d’étudiants, à peine descendus du bus de Chamrousse, qui remplissent le tramway, habillés en skieur, et tout leur équipement dans les bras, envahisseurs bien sympathiques. Mais, hier, ils étaient fatigués, et tristes : la neige ne devait pas être bonne… 😉

Lac Fourchu

2012/09/16

Le lac Fourchu se trouve dans le massif du Taillefer, au sud-est de Grenoble, à 1 heure de voiture (Séchilienne, La Morte, lac du Poursollet). C’est une merveille… Sur un plateau immense, à 2000m d’altitude, il y a des dizaines de lacs, au milieu d’une belle pelouse. Juste 1h1/2 pour y monter, puis on peut marcher des heures à visiter les lacs, monter sur la « colline » surplombant le lac, ou aller au refuge du Taillefer, de l’autre côté, au-dessus de la route menant à Bourg d’Oisans.
Aujourd’hui, il y avait un petit vent du nord frais, mais il y avait surtout un immense soleil dans un ciel uniformément bleu. Six/sept heures de marche, tranquille, entre 11h1/2 et 19h1/2. Bon, c’est un peu tard pour aller marcher, c’est sûr ! 🙂 Mais, bon, la vue était magnifique : Vercors du col des 3 soeurs jusqu’à la Sure, Grande Sure en Chartreuse, Belledonne, Oisans, et les Ecrins. Des grenouilles. Pas vu de lézard cette fois. Des sauterelles grasses prêtes pour passer l’hiver. Et une quinzaine de chevaux en total liberté vus en redescendant, avec trois poulains. L’herbe était jaune, blonde. Les myrtilliers rougissaient. Magnifique. Il y a 100 ans, paraît-il, il y avait ici une grande forêt, dont il reste quelques troncs dans les lacs. La forêt remonte, doucement. Mais le lieu reste immense et sauvage.
Il y avait beaucoup de familles, avec beaucoup d’enfants, même très jeunes. Mais, vers 5 heures, les cris se sont raréfiés, et le plateau s’est peu à peu vidé, le laissant à notre presque entière disposition. À la fin de la journée, la lumière aurait permis de magnifiques photos ! Mais, un mal de dos m’avait poussé à marcher léger. Une autre fois. Ce n’est pas grave. Le lac ne partira pas. La lumière sera différente, bien sûr, et la vue sur le lac de l’Agneau, depuis un rocher au milieu, avec ces plantes blanches couchées dans l’eau et éclairées par le soleil, tout cela sera différent, d’une beauté différente c’est tout. Une autre fois. Simplement, j’aurais bien aimé pouvoir venir ici avec ma fille, pour lui redonner goût à la beauté simple de la marche, de la Nature, et de la montagne. Une autre fois. Ce n’est pas grave. Mes jambes sont fatiguées. L’été touche à sa fin. Chaque année dure une vie, dit JLM. Peut-être…

Montagne !

2012/07/01

Pas de montagne hélas aujourd’hui… La pluie est venue gâcher ce dimanche. La température sur ma terrasse a baissé de 10 degrés. Les nuages recouvrent le Vercors. Il a plu, il pleut, ou il pleuvra. Bref, encore une fois, c’est pas ce dimanche que j’irai marcher en montagne, grrrrrr !
Bon, il reste encore 4 mois pour profiter de la montagne, quand même ! Mais c’est bien dommage… Marcher, c’est s’aérer la tête. Et j’avais envie de faire du sténopé, là-haut, à 1966m, en haut du Pic St-Michel, après 700m de dénivelée, une petite balade qui ouvre l’appétit. Une autre fois…

Montagne

2011/11/13

Comment résister à ce temps magnifique !
Malgré les journées courtes maintenant, je suis allé refaire le tour de l’alpage sous la Grande Sure, en Chartreuse : un triangle au départ du col de la Charmette. J’ai fait le tour à l’envers, par le sud, pour grimper dans la partie glissante, car raide et pleine de feuilles et de terre en de nombreux endroits. Et retour par le chemin plus pierreux et plus large du col de la petite vache. Et j’ai bien fait. Une heure environ après le départ, toujours en forêt, j’entends du bruit à gauche, et je vois apparaître un chamois, seul, à 20m. Il s’arrête dans la pente, me regarde, et me lance de drôles de cris. Il n’a pas peur. Je ne bouge pas. J’essaye de répondre à ses cris. Si j’avais été un chasseur armé d’un fusil, il était mort. Nous nous observons, assez tranquilles. Puis il continue tranquillement à grimper dans le raidillon dans les bois, et je continue doucement mon chemin. Pluq tard, dans l’alpage, je passe sous un troupeau de chamois, à moins de 100 mètres de moi, installés au soleil au sud-sud-est, à mi-pente. Ils me surveillent, tout en continuant à brouter ou à rester coucher. Je compte quinze bêtes, dont 2 ou 3 jeunes de l’année, encore de petite taille. Je m’arrête plusieurs fois, je les regarde, je continue : ils ne bougent pas, ils me regardent, me surveillent : je vois leurs tâches blanches sur la tête.
J’ai fait le grand tour, en marchant vite : 9h1/2 -> 13h1/2, 4 heures dont le repas. En descendant, je croise pas mal de monde qui monte encore, trop tard à mon avis. Je descends dans le soleil, mais eux descendront dans l’ombre, voir la pénombre. Le soleil se couche vite maintenant, et le chemin de retour est exposé à l’Est.
Une belle journée !
Seul, hélas.

Pic St-Michel

2011/10/16

Petite balade rapide au pic St-Michel (dans le Vercors, au-dessus de Claix) ce matin, afin d’être de retour tôt pour manger avec mon fils. 700m de dénivelée en 1h10. Non, je ne cherchais pas à battre un record, j’essayais juste de me réchauffer. En effet, à 9h30 au départ (1300m environ), il y avait de la gelée blanche. Et, en short et petite polaire, il faisait froid, même que j’ai eu l’onglet pendant un bon moment. Et puis, il n’y a pas que la (petite) montagne dans ma vie, il y a aussi la sieste sur le canapé ! alors que le soleil brillait dehors. Tant pis. Sinon, les deux gars arrivés en haut avant moi étaient d’un autre niveau : l’un disait que le Mont-Blanc (bien visible aujourd’hui) ce n’est pas si difficile que ça… et l’autre, parapentiste attendant un peu d’ascendants, parlait de tous ceux qui ont fait le Mont-Blanc cet été… en parapente. Chacun a ses sommets et ses limites. En tout cas, quel plaisir d’être là-haut, à 200m !

Lac Fourchu

2011/10/02

Le Lac Fourchu, avec les lacs de l’Agneau, Noir, Canard, et des centaines d’autres, est situé sur un immense plateau au pied du Taillefer, à 2000m d’altitude, plein nord, en face de la station de Chamrousse, à une heure de Grenoble en voiture.
L’endroit est magnifique. D’un côté, ouest et nord, il y a la vue sur le Vercors Nord, une partie de la Chartreuse Ouest, et un bout de Belledonne. De l’autre côté, est, il y la vue sur les stations de l’Oisans et le parc des Ecrins. Et de l’herbe à perte de vue.
Nous, Cyril et sa compagne Marylin et moi-même, avons commencé à monter à partir de 10h. Normalement, 1h15 suffisent pour avaler les petits 400m de dénivelée pour arriver au lac Fourchu. Il nous a fallu un peu plus ce matin, car elle n’était pas en forme. Ensuite, montée au sommet à 2115m, lac Noir, puis le Refuge du Taillefer, et retour en passant au nord du lac Fourchu, en longeant le lac Canard, et retour par le long chemin des chalets.
7 heures dehors, sous le soleil. 5 heures de marche. 700m de dénivelée seulement. Une journée magnifique ! Au départ, on se gelait… mais, là-haut, sous le soleil, c’était presque l’été !
Une très belle journée : le soleil, le vert des herbes, quelques fleurs encore (gentiane), le bleu profond voire étrange des lacs, un immense troupeau de moutons (et le patou couché, tranquille), et des amis à qui je fais découvrir la beauté des quelques balades que je connais autour de Grenoble. J’aime bien leur faire profiter de mon expérience afin qu’ils s’initient rapidement à la marche en montagne. Car, seul, il faut du temps avant d’oser et pouvoir découvrir les balades en montagne.

Première neige !

2011/09/21

J’ai touché ma première neige ! À tout juste 1800m je crois. 21 septembre, c’est un peu tôt pour la neige… Heureusement, avec un isotherme 0° à plus de 4000m, elle ne va pas tenir ! Mais elle m’a quand même empêché d’aller au sommet que je comptais faire. Troisième essai loupé : une fois à cause du vent, une autre fois parce que je n’en pouvais plus. Je crois n’être monté à ce sommet (Vercors, sommet au sud du Pas d’Ernadant près de la cabane de Carette) que deux fois. Je me souviens d’une sortie là-haut, en septembre aussi je crois, où je regardais tourner les martinets au-dessus de moi.
En tout cas, j’ai fait une autre première : faire ce tour (Corrençon Prairie d’Arbounouse) dans l’autre sens ! Et ce n’est pas évident ! Surtout au début où les chemins rencontrés divergent : difficile de retrouver en montant celui, que j’ai fait 5 ou 6 fois déjà, que j’ai l’habitude de prendre en redescendant du Pas d’Ernadant.
Et c’est la première fois aussi que je croise le troupeau de moutons qui paissent à la prairie d’Arbounouse, accompagnés de deux patous à la grosse voix… Et la première fois aussi où je ne rencontre AUCUN randonneur pendant TOUTE la balade. Juste quelques chasseurs et un couple de personnes âgés ayant pris un petit bout du GR. 4 heures de marche sans voir personne… cela fait bizarre.
5 heures et 1/2 de marche environ, et 800m de dénivelée je pense. Petite balade. Mais sympa ! Déguster du muscat en pleine nature, quel pied !