Archive for the ‘Histoire’ Category

Californication

2016/02/26

Californication :
1) « Western society’s pop culture and media encroachment and spread all over the world. In particular, the negative aspects of media and culture originating from within the United States’ 31st State: California. »
2) « The spread and influence of western memes and culture, esp. that of California, across the world. Especially focusing on the selling of sex. Made of the words « California » and « fornication »

Ce qui est amusant avec ce mot, construit à partir de : Californie et Fornication, c’est qu’il y avait déjà un lien entre ces deux mots avant même qu’ils soient accolés pour en créer un nouveau : Californication.

La Californie est caractérisée par des sources liées à la tectonique locale et qui sont « chaudes comme un four » (cali = chaud, fornia = four) ou encore comme des « fourneaux chauds » (caliente fornalia en espagnol). Une autre origine du nom pourrait être calida fornax, « climat chaud », en latin.

Fornication vient du latin fornix, qui signifie voûte. À l’époque romaine, les prostituées se tenaient ou exerçaient leur métier sous des voûtes : « Le nom latin de fornicatio a été donné par les écrivains de l’Eglise latine aux relations avec les prostituées, parce qu’on appelait à Rome et à Pompéi fornices (de fornix, voûte, chambre voûtée) les chambres où on descendait de la rue et qui servaient de lieux de prostitution. Art. fornix, dans le Dictionnaire des antiquités grecques et romaines de Darenberg et Saglio, Paris, 1896, t. II, p. 1264, et dans Real Encyclopädie der classischen Altertumswissenschaft de Pauly-Wissowa, Stuttgart, 1910, t. VII, col. 11. »

C’est de fornix aussi que vient le mot « four », en français et en espagnol donc, à cause de la forme voûtée des fours à pain.

On voit donc que les mots Californie et Fornication sont reliés non seulement par un son commun « forni » mais aussi par une origine latine commune : fornix = voûte. Bref, la Californie était destinée à être un lieu de dépravation ! Les températures clémentes et les eaux chaudes poussant au crime sexuel !

Le diable se cache dans les détails ! 😉

« Sapiens, une brève histoire de l’humanité. »

2015/10/03

J’ai commencé à lire « Sapiens… » de Yuval Noah Harari. Les 115 premières pages sont très bien ! Certes, il ne parle pas de plein de choses que j’ai apprises par d’autres livres, d’anthropologues ou primatologues, comme la spécificité de la sexualité humaine, dont il ne dit rien, et je retrouve des connaissances que j’avais déjà découvertes, mais son livre est revigorant. Par exemple, il tord le cou à la fable qui nous fait croire que notre passage de chasseur-cueilleur à agriculteur et éleveur fut un bien pour les hommes (et les femmes). L’archéologie a montré que, avant l’agriculture, les hommes souffraient de moins de maladies. Et, avant l’agriculture, nos ancêtres ne travaillaient que 3 à 4h par jour. L’enfer du travail a commencé il y a 9000 à 3000 ans, selon les régions du monde, lorsque l’homme a arrêté de marcher et s’est installé. Harari tord donc aussi le cou à une autre fable : celle qui dit que l’homme vivait en harmonie avec la Nature. Aujourd’hui, nous vivons une 6ème extinction massive des espèces. Mais cette extinction a commencé bien avant l’ère industrielle. Déjà, lorsque l’agriculture et l’élevage ont permis à la population humaine d’exploser, nos ancêtres ont conquis et détruit des terres jusque là inviolées, et ils ont éliminé la concurrence, animale voire humaine (Néandertal, renvoyé au néant, et d’autres espèces d’humains). Mais, déjà bien avant, 45.000 ans auparavant pour l’Australie, 15.000 ans pour les Amériques, mais seulement 800 ans pour la Nouvelle-Zélande, nos ancêtres chasseur-cueilleurs ont envahi le reste du monde (libre d’hommes) et ont éliminé radicalement les 4 cinquièmes des grosses bêtes qui vivaient en Australie et dans les Amériques : plus de Moa, Chevaux, Mamouths, aigles géants, etc. Toute une méga-faune a disparu, victimes des sagaies et du feu. L’Homme, dès qu’il a su chasser et faire du feu, a été un destructeur de la Nature, éliminant les espèces, pour s’en nourrir jusqu’à les faire disparaître, ou pour éliminer la concurrence. Bref, nous sommes comme la peste. 😉 Il est toujours bon de se remettre à sa place. Et, loin des conneries de la Bible (Adam & Eve, le Paradis, Noé, etc), il est utile de nous regarder dans un miroir : nous sommes la pire chose qui soit arrivée à la Terre. Et il est paradoxal que, au moment où la vie commence à comprendre ce qu’elle est et pourquoi elle est, elle est en train de se détruire. Le Paradis, c’était avant.

Bonne lecture ! 😉

Finding Vivian Maier

2014/07/03

« À la rencontre de Vivian Maier » me semble être une bien meilleure traduction du titre anglais du film que « À la recherche … ». Car, dans ce film, nous rencontrons vraiment un peu Vivian : non seulement ceux qui l’ont côtoyée – ainsi que l’unique amie qu’elle avait – parlent d’elle, en bien, mais aussi en mal, mais on entend sa voix, particulière, avec un léger accent français qu’elle semblait prendre exprès, et il me semble même qu’il y a quelques images d’elle, filmées par les parents des enfants. Il me semble que c’est son amie qui dit : « So sad, really ». Oui, c’est une histoire triste. Je me souviens de deux phrases d’elle rapportées par des témoins : « I’m a sort of spy », « I told you so ». La première dite à quelqu’un qui l’a prise en stop et à qui, comme à beaucoup d’autres, elle refusait de donner son vrai nom, et la deuxième qu’elle avait l’habitude de dire pour les choses tristes qui arrivaient. Les témoignages sont poignants, et nous la révèlent comme une personne très particulière, ayant des côtés très sombres, très bizarre, secrète, mystérieuse, excentrique. Certains enfants ont de très mauvais souvenirs d’elle, car elle était souvent plus que méchante avec eux : presque sadique. Alors que d’autres enfants ont eu de tels bons souvenirs d’elle qu’ils payaient le loyer du logement dans lequel elle a fini sa vie. Vivian collectionnait les journaux, par mètres cubes, essentiellement ceux parlant de crimes sordides, voire affreux : meurtres, viols, etc. L’une des femmes qu’elle avait gardée enfant a exprimé l’idée que Vivian avait très probablement été malmenée, brutalisée, voire violée. Ses remarques sur les hommes, ainsi qu’un témoignage, le laissent penser. Il y a probablement eu dans sa vie une brisure, une douleur, une souffrance, une cassure, qui l’a poussée à refuser le contact avec les autres, surtout avec les hommes. Alors, face à sa souffrance, peut-être que, au moyen de la photographie, elle cherchait à fixer et créer de la beauté, dont elle avait désespérément besoin ? Une beauté étrange, aux yeux de ceux qui la voyaient faire, comme de photographier les poubelles, ou l’enfant qu’elle gardait alors qu’il a été heurté par une voiture, un chat écrasé et les tripes étalées sur le goudron, etc. Comme aussi de photographier les choses communes, voire vulgaires aux yeux des gens « biens », comme : des personnes qui travaillent dans les champs, des gens blessés ou défigurés ou handicapés, des SDFs qui traînent dans les rues, etc. Les « choses de la vie », de la vraie vie, celles des humbles, comme elle. Bref photographier un peu de la laideur du monde pour en faire des témoignages que sa maîtrise de la photographie a transformés en œuvre magistrale. J’ai versé des larmes pendant le film, ému par son histoire. Cette solitude dans laquelle Vivian s’est enfermée, je la connais un peu, chez ma mère, et personnellement. N’avoir aucune relation avec sa famille. Changer de ville ou de banlieue de grande ville souvent et donc n’avoir quasiment pas d’amis. Mais elle avait la liberté ! Son choix d’être une « nanny » (une nounou) a probablement été motivée par la liberté que ce travail lui donnait : il lui permettait d’être dehors, dans la vie et dans l’action de la ville, l’appareil photo en bandoulière, l’œil aux aguets, prête à fixer un instant particulier sur sa pellicule, d’abord prenant des photos et ensuite s’occupant des enfants qu’elle « gardait », ou – plutôt – qu’elle traînait derrière elle, alors qu’elle marchait vite de ses grandes jambes. Oui, son travail lui permettait juste de « joindre les deux bouts », mais il lui donnait le temps et la matière pour exercer son « art ». Sont art, car les expositions de ses photos dans le monde entier sont un succès : les gens aiment ses photos, car on y voit qu’elle est proche des gens, qui – souvent – la regardent dans les yeux alors que son Rolleiflex, par en-dessous, fixe la scène sans même qu’ils s’en rendent compte, donnant à la photo, prise de bas-en-haut, une force particulière, inusitée. Oui, Viviane Maier était une formidable photographe, certainement un peu folle, conséquence probable d’un traumatisme dans sa vie. Une femme qui a voyagé tout autour du monde (Asie, Proche Orient, Amérique du Sud, etc.), seule, à une époque encore où cela n’était pas sans risques, et qui en a ramené des milliers de photos de grande valeur artistique. Une femme extraordinaire, à qui il aura manqué une rencontre décisive pour l’aider à oser se dévoiler, même sous un faux nom sans doute, comme V. Smith. Oui, cette histoire me touche, me rappelle celle de ma mère, et me rappelle une période récente de ma vie où, moi-aussi victime d’une grande souffrance et d’une dépression, j’ai moi-aussi recherché la beauté (poésie, chant, musique, etc.) pour me sauver, avant de revenir à la photographie, que j’avais aimée jeune, en abandonnant les nombres premiers et le Lucas-Lehmer Test, pour aller vers les autres plutôt que m’enfermer dans une beauté qui ne peut pas se voir facilement et est réservée à quelques personnes dans le monde. À cette époque, où j’étais seul, perdu, j’ai eu la chance de faire quelques rencontres, que j’ai recherchées ardemment contrairement à Vivian (pour autant que nous le sachions), d’autres comme moi souvent perdus et blessés, et avec qui j’ai, pendant quelques temps, fait un bout de chemin, avant de me retrouver seul de nouveau, avant de, peu à peu, retrouver la lumière. Dans ces moments là, certaines personnes prennent une importance extraordinaire : on les pare de toutes les vertus, elles semblent être la clef magique permettant de s’échapper de cette noirceur, qu’elles éclairent d’une lumière particulière et véritable, mais que le besoin intense de créer un lien amplifie et exagère. Il est alors d’autant plus douloureux d’être rejeté par elles sans même avoir eu la possibilité de dévoiler son moi intérieur, caché sous les apparences, sous le masque, ou noirci par le besoin intense de créer des liens et la douleur de ne pas réussir à prendre contact, à nouer un lien fut-il temporaire et lâche. Vivian s’est enfoncée dans sa solitude. Sa seule amie, pendant dix ans, elle l’a perdue de vue. Et lorsque, par hasard, trente ans après, elles se retrouvent, et que Vivian supplie son amie de prendre le temps de parler, alors que celle-ci est pressée de continuer son chemin par ses amis et les enfants qui l’accompagnent, et que son amie s’éloigne, elle perd le dernier lien qui la retenait. Cette amie, dix-sept ans après, devant la caméra, regrette de ne pas avoir pris le temps de lui donner un peu de son temps, de l’avoir laissée, et de l’avoir perdue, définitivement. John Maloof, l’homme qui a permis au monde de découvrir Vivian, n’avait que 25 ans lorsqu’il a ouvert le carton de pellicules qu’il avait acheté aux enchères pour 300$. Certes, ce jeune homme touche le pactole en produisant des livres sur Vivian, des expositions, ce film, sans parler des tirages qu’il vend (cher) sur le Web. Mais son souci de la perfection, son goût prononcé pour l’histoire, sa détermination, et son empathie pour Vivian, ont été essentiels pour que Vivian sorte de l’ombre, alors que les institutions officielles, comme le MOMA, refusent toujours d’accepter l’œuvre de Vivian, sous prétexte que les tirages exposés ne sont pas d’elle ; alors que nombre de photographes célèbres n’étaient pas doués pour tirer leurs photos, ou n’aimaient pas cela, ou n’avaient pas le temps, et le faisait faire par des tireurs professionnels, voire n’avaient jamais développé/tiré les dernières pellicules de leur vie. Ainsi pour Jeanloup Sieff, qui avait détruit au développement les négatifs de sa première mission de reporter photographique et faisait tirer ses photos. Et Vivian n’était pas très douée pour tirer ses photos. Et, exigeante, elle n’était pas satisfaite des tirages faits aux USA, au point d’imaginer faire tirer ses photos en France, dans « son » village. John Maloof, dans ce film, exprime l’ambiguïté de sa situation : révéler au monde une œuvre que son auteur rêvait sans doute de voir révélée, mais qui n’aurait certainement jamais voulu voir associée à son nom. V. Smith, ou V. Mayer, oui. Vivian Maier, non. Dans un sens, il l’a trahie. Dans un autre, il lui donne l’hommage posthume qu’elle mérite. Femme, rare femme photographe, différente, particulière, presque étrangère à son pays (elle est née à New York), son histoire est émouvante, du fait qu’elle photographiait ceux à qui elle craignait de ressembler un jour : misérables, abîmés, seuls, vieux, abandonnés. Elle a mis en photo notre condition humaine, en montrant les côtés brillants et surtout les côtés sombres, voire noirs et sordides, de nos vies. Elle repose en paix là où elle avait semblé être le plus heureuse : dans un coin de nature préservée, mais pas très loin de l’agitation urbaine qu’elle affectionnait pour y capter des étincelles de la vie grouillante où elle aimait se mêler et s’approcher de près, jusqu’à une « certaine » limite. On aimerait qu’elle eut pu faire une rencontre déterminante. On aimerait que quelqu’un, empathique, altruiste, voire amoureux d’elle, malgré tous les efforts de Vivian pour interdire l’entrée dans sa vie privée (« privée de tout » aurait dit Muriel Robin) et pour paraître et être une personne difficile et repoussant toute approche – même amicale, ait pu l’aider à sortir de son enfermement volontaire. Mais cela ne s’est pas fait. Et, si cela avait pu arriver, elle n’aurait plus photographié comme avant peut-être. Qu’importe. Regarder ses photos nous plonge dans le passé et dans l’essence de notre vie : éphémère, vaine, et absurde ; mais unique et formidable malgré tout ! À condition de mieux voir en soi, d’être soi, de se créer soi-même consciemment, libéré de nos souffrances passées et des graines mauvaises qu’elles ont semées en nous, et qu’il faut arracher, patiemment, en nous ouvrant aux autres, dont nous avons désespérément besoin. Libre, mais perdu. La vie de Vivian Maier est celle d’un humble qui a essayé de capter l’essence de nos vies, tout en restant caché. De quoi ?

ProtestantismeS

2014/05/07

« Protestantismes, Les textes fondamentaux commentés », c’est un dossier de référence du Point sur les protestantismeS. Le pluriel s’impose, tant ce courant religieux chrétien est diversifié, tant la liberté qu’il offre permet toutes les extensions, et toutes les dérives…
Je connaissais bien mal le Protestantisme, malgré une amie qui m’en disait tant de bien (en comparaison du catholicisme). Et la lecture de cette centaine de pages m’a permis d’y voir bien plus clair. Bref, si l’idée débile de croire en Dieu me venait, au moins choisirais-je le protestantisme plutôt que le Catholicisme : avoir un peu de liberté dans ma prison mentale. Pour les français, essentiellement de culture catholique, le protestantisme est un peu mystérieux. Ce petit livre permet d’en révéler l’origine, les nombreuses évolutions, et l’intérêt. Mais, même si le protestantisme permet à chaque croyant d’être libre d’interpréter la Bible et de se forger sa propre opinion, et s’il y a des nuances fort importantes entre le catholicisme et le protestantisme, Dieu et la Bible sont bien là, bien présents. Et, avec les Evangélistes, on frise de nouveau l’horreur : considérer qu’il n’y a qu’un Dieu et qu’il faut présenter (imposer !) son culte à tous les Hommes. Je ne saurais résumer tout ce que j’ai lu, mais je recommande la lecture de ce petit livre pour tous ceux qui, comme moi, veulent étudier et comprendre le MAL, celui engendré par la croyance folle et débile en l’existence d’un Dieu unique est « sauveur » ; même si, pour le protestantisme, la folie se limite presqu’exclusivement à croire en Dieu et en la Bible. Les Catholiques sont devenus encoure plus fous, en comparaison de la lecture critique et libre que font les Protestants de la Bible. Idolâtres sont les Catholiques, qui transforment en saint un vieux con qui a pris le pouvoir d’une vieille et agonisante secte. A contrario, les Protestants permettent à chacun de leurs membres d’être prêtre, tout en ayant une vie normale : marié. C’est, bien sûr, bien plus compliqué que ça… et les dérives ultra-sectaires du protestantisme sont effrayantes : comme quoi, lorsque l’idée de base est fausse et folle, toutes les folies peuvent en naître, malgré toute la bonne volonté des hommes bons qui se sont laissés prendre au piège.
Une pensée émue pour David Friedrich Strauss qui, après avoir voulu « une nouvelle manière de considérer l’histoire de Jésus », incomprise par ses semblables du XIXème siècle, a rompu avec le christianisme, montrant que, lorsqu’on pousse à fond son analyse du phénomène chrétien, on ne peut que rompre avec lui.
Le Point – Références – Mai-juin 2014 – 7€50 .
Bonne lecture !

Judas

2014/02/25

Je hais les religions. Parce que ça rend con. Surtout les religions monothéistes.

Exemple : pendant des siècles, les juifs ont été persécutés par les chrétiens parce que Jésus a été condamné à mort par des juifs puis trahi par un juif (Judas).

Un simple soupçon de bon sens aurait permis de faire deux analyses : 1) Jésus était juif, prêtre, et a été condamné par ses pairs, juifs eux-aussi. Les romains n’en avaient rien à foutre de leurs histoires, tant que ça ne foutait pas trop le bordel. Et, donc, qui donc d’autre que les juifs pouvaient condamner Jésus ? 2) Si Jésus n’avait pas été condamné, trahi, puis crucifié, le christianisme ne serait pas né ! et tous ces connards n’auraient pas existé ! Donc, tout bon chrétien se doit de remercier Judas d’avoir permis à Jésus de vivre son « destin » et d’avoir pu mourir puis renaître !

Ensuite, il faut se souvenir que nombre d’évangiles Apocryphes n’ont pas été retenus pour être incorporés dans la Bible. Ainsi, dans l' »évangile de Judas », Judas ne trahit pas Jésus. Au contraire ! Il lui obéit : « Il mène son maître à la mort par obéissance et par amour. Il est le disciple préféré de Jésus, celui qui agit selon l’ordre du Christ pour lui permettre de réaliser son destin. En exécutant la plus difficile des missions, Judas permet à Jésus d’accomplir le sacrifice ultime pour la rédemption du monde. Il n’est pas le traître, mais au contraire le prototype du croyant, celui qui montre la voie que tous doivent suivre. Le baiser serait alors plutôt un signe d’adieu qui témoigne pour la dernière fois de l’affection au maître, son rabbi, avant son trépas… » (lire le texte complet dans le numéro Hors-Série du Point : « Tout ce qu’on ne vous a jamais dit sur la Bible »).

Bref, si ce dernier évangile avait été retenu, si les Chrétiens avaient été moins cons, si certains n’avaient pas utilisé les juifs comme moyens de concentrer la haine et donc détourner les hommes d’autres vrais soucis bien réels, la Shoah n’aurait pas existé et un connard ne serait pas en train, dans un théâtre de merde, de faire des jeux de mots à la con sur les juifs. Ce ne sont pas les Juifs qui ont été des monstres en envoyant Jésus à la mort, ce sont les Chrétiens qui ont été incapables de voir en Judas l’élément essentiel et fondamental de la naissance de leur religion : celui sans qui rien ne serait advenu : pas de crucifixion ? alors pas de résurrection. Et Jésus n’aurait été qu’un Juif comme bien d’autres et ayant créé l’une des nombreuses sous-sectes de la religion juive.

P.S. Il est bien évident que, pour moi : 1) Jésus, tel que décrit dans la Bible, n’a pas existé, 2) n’a pas été résurrectionné, 3) croire en Dieu, c’est être fou. Sans parler de toutes les autres conneries qu’on attribue à ce personnage de roman. Il faut relire la Bible, et prendre conscience que 90 à 95% de ce qui est écrit n’a rien à voir avec l’Histoire mais sont essentiellement des paraboles ou des moyens visant à convaincre le lecteur de la véracité de cette histoire abracadabrante. Bref, c’est de la propagande pour un produit pourri. Mais, hélas, un imbécile d’empereur romain a, un jour, pour « unifier » les peuples conquis autour d’un point commun, imposé le christianisme à tous les peuples de son empire, éradiquant ainsi une grande diversité de façons de voir et de concevoir le monde d’où aurait pu sortir quelque chose de moins nuisible, moins néfaste, moins dégueulasse, moins abrutissant, moins décervelant, que cette religion de merde. Et, ensuite, l’Islam ne serait pas né ou aurait été différent.

(Mais pourquoi je m’énerve ainsi ? Ah, oui ! Je sais ! Parce que le monde aurait été meilleur sans le christianisme et sans l’Islam.)

9 millions de morts pour rien : 1914-1918

2013/11/08

Lire cet article du Point.

« En août 1914, une fois la guerre déclarée et au bout de quelques jours de combats, on avait déjà oublié la cause du conflit (un attentat qu’une diplomatie de bon sens aurait pu gérer sans peine). La folie nationaliste avait tout emporté. La tuerie battait son plein et on marchait la fleur au fusil vers le massacre de quelque neuf millions de personnes pour une cause, un but, un objectif, que personne ne pouvait vraiment définir. La haine pour la haine, la peur paranoïaque, l’arrogance nationale décidée à humilier l’arrogance adverse. L’Europe devenait folle et personne ne put arrêter cette folle machine à tuer. »

Stéphane Hessel et les femmes

2013/02/27

Stéphane Hessel vient de mourir, à 95 ans. Personnellement, je ne l’ai découvert que récemment par l’entremise de son pamphlet « Indignez-vous ! » qui m’avait fortement déplu et que je ne suis même pas arrivé à terminer, tellement les idées qui y sont exprimées me semblaient moisies et basées sur des concepts dépassés issus des années de la seconde Guerre Mondiale : en presque 70 ans, le monde et notre façon de voir le monde ont radicalement changé et il est absurde de vouloir reprendre les idées de cette époque sans les avoir repensées et reformulées. Sa vie, décrite par Wikipedia, est un roman d’aventures, avec du « bon » et du « mauvais ». Il est intéressant de découvrir que sa mère Helen est le modèle de l’héroïne anticonformiste Kathe du film « Jules et Jim » de Truffaut, tiré du roman autobiographique d’Henri-Pierre Roché (Jim) avec le père de Stéphane dans le rôle de Jules, et que lui-même a eu une liaison de 30 ans en parallèle à son mariage avec sa première épouse Vitia : « Je pense que la façon de partager son amour entre plusieurs femmes est quelque chose qui m’est devenu naturel du fait même de la façon dont s’est développée la vie de ma mère. […] Elle a compris que deux hommes pouvaient aimer la même femme, et que cette femme pouvait avoir une relation forte avec l’un comme avec l’autre. C’est ce que Truffaut a repris dans ce film qui, d’ailleurs, vient de l’aventure même de mes parents, Jules et Jim. » Bref, vivre en couple non-exclusif, en trio, est un concept qui peut marcher à condition qu’il y ait soit une personnalité exceptionnelle soit des exemples passés et proches pour le rendre compréhensible et vivable, tout en tenant étouffés la jalousie et le sentiment de possession de l’autre. Mais notre culture judéo-chrétienne rend une telle approche bien difficile : on ne se libère pas facilement d’un modèle obligatoire : le couple, imposé officiellement par la société pendant des siècles. Et puis, ça ne doit pas être simple de vivre à trois… j’imagine. Mais, bon, entre le couple judéo-chrétien et les femmes sans mari des Naxi de Chine, il y a plein de formules possibles qui marchent ; reste à savoir quelles conséquences cela a sur chacun des deux sexes. Les femmes ayant suffisamment souffert pendant des millénaires, il serait temps de faire légèrement basculer l’aiguille de la balance (de Roberval) de l’autre côté.

Sexe et lapin

2013/02/22

Le nouveau numéro de « Philosophie Magazine » arbore un magnifique et mignon lapin. Parce que le dossier concerne … le sexe. Ils ont dû s’inspirer de la récente discussion ici-même… 😉
Par contre, aucune explication sur « Pourquoi un lapin ?! ». Oui, il y a plein d’expressions coquines avec les lapins, comme « un chaud lapin » ! mais qu’a donc à voir les lapins avec le sexe ? Le coït chez les lapins, c’est : 3 secondes ! Pas de quoi rêver ! Sinon pour les éjaculateurs précoces qui dégorgent dans leur slip avant même de l’enlever… Bon, plus vite c’est fait, moins il y a de risques de se faire attraper par un renard… Bon, un lapin, c’est doux, c’est mignon, mais ça donne pas vraiment envie de se réincarner en lapin, pas du tout. Alors, pourquoi le lapin a-t-il une telle réputation ? Ben, tout simplement parce que, avant, il y a fort longtemps, au Moyen Âge, quand on parlait de lapin… on ne disait pas « lapin ». C’est une histoire comparable à celle du « renard ». Souvenez-vous ! Rappelez-vous le texte : « Le roman de Renard ». Renard était le nom d’un… goupil. Au Moyen-Âge, on disait « goupil » jusqu’à ce que le « roman de renard » fasse disparaître l’usage du mot goupil. Quant au lapin… cela vient de « lapereau », le petit du lièvre et de la hase. Mais pourquoi ? Pourquoi ? Parce que… au Moyen-Âge, les « lapins » s’appellent des « conils », du latin « cuniculus ». Or, à la même époque, le sexe de la femme se dit … « conil », du latin « cunnus » (d’où cunnilingus). Pas la peine d’expliquer tous les jeux de mots obscènes qui on fleuri à cette époque ! D’où la nécessité de nommer les conils par un autre nom, dérivé du lièvre.
Donc, montrer un « lapin » en première de couverture, c’est obscène !
Donc, un sexe de femme, c’est … poilu, comme un lapin !!! Je déteste cette mode immonde qui impose aux femmes de se tondre le pubis. Quelle horreur ! C’est si beau une femme « au naturel ». Chez les singes, poilus, les zones sexuelles de la femelle sont marquées par… l’absence de poils. Donc, chez l’humain, nu, ça doit être l’inverse !! Sinon… Sinon ? Sinon, il n’y a que les jeunes filles impubères et les femmes très âgées qui n’ont pas de poil sur le pubis. Comme le rasage intégral vient très probablement des hommes, ce n’est sûrement pas l’envie de contempler une femme âgée qui travaillait ces hommes, mais plutôt l’envie d’avoir une jeune fille, vierge, innocente, ignare en sexualité, au service sexuel de l’homme. Beurk ! Femmes ! Refusez la tonsure !

Les « vieux »

2013/02/09

Tout le monde n’est pas « vieux » au même âge. Certains, comme mon cher voisin ancien collègue et maintenant à la retraite, sont vieux depuis fort longtemps car ne s’intéressant pas à grand chose, lui probablement dès qu’il était petit… 😉 D’autres ne sont jamais vieux.
Hasard ou pas, 3 informations ont retenu mon attention aujourd’hui. D’abord, un dossier dans Le Point sur ces « vieux » qui restent jeunes malgré leur grand âge, comme Jean d’Ormesson, 87 ans. Ensuite, sur RTL2, des informations sur la capacité des « vieux » (plus de 40 ans) à battre les « jeunes » (moins de 40 ans) sur certaines compétences, comme la conduite d’avion (en simulateur). Et, enfin, le plus intéressant, dans l’Express, l’importance fondamentale des « anciens » chez nos ancêtres, il y a 60.000 ans. Avant, il y a un « vieux » (moins de 35 ans !) pour 10 jeunes australopithèques, puis 3 vieux (toujours moins de 35 ans) chez les néandertaliens. À partir de -60.000 ans, Homo Sapiens se multiplie et se répand dans le monde, l’envahissant, avec une proportion de 2 vieux (< 35 ans) pour 1 jeune, inversant le rapport. À ce moment-là, les Hommes ont pu atteindre la ménopause. Et tous ces "vieux", n'ayant plus d'enfants, ont pu se consacrer à aider leurs enfants pour nourrir et éduquer leurs propres enfants, leur permettant d'avoir encore plus d'enfants, et plus de survivants. De plus, l'inventivité, cela vient sans doute quand on est jeune, mais aussi avec beaucoup d'expérience, et il faut du temps pour transmettre ses inventions. Donc, vivre plus vieux, cela a permis à nos ancêtres d'accumuler des connaissances, du savoir, du savoir-faire. Les grands-parents sont devenus jardiniers, cuisinières, nounous. Par contre, la différence de vue sur le monde, sur la façon de vivre, n'a jamais été si grande entre "jeunes" et "vieux", il me semble. Et, aujourd'hui, comme je le disais dans un précédent billet, on n'est plus "adulte" vers 15-16, comme au Moyen-Âge, mais plutôt vers 20-25 ans.
Bref, si l’Homme a pu prendre possession de la Terre comme il l’a fait, c’est grâce à un couple très efficace : meilleure alimentation (viande cuite, agriculture, etc) et vie plus longue. Mais, aujourd’hui, on devient « vieux » bien plus tard, vers 75 ans il me semble, et on a donc le droit à plusieurs vies dans une seule. Et on a donc plein de temps pour penser à la mort, à sa propre mort… 😉
Bon, il fait soleil dehors ! 🙂

Homeland

2013/02/01

« Homeland » : me voilà devenu accro à cette série américaine… Comme je suis faible… ou, plutôt, comme ces scénaristes et réalisateurs américains sont efficaces… Bien sûr, il y a des ficelles un peu trop grosses. Il y a des erreurs bien visibles (pas forcément pour l’Américain moyen…). Mais que c’est bien fait. Et ça me rappelle Dexter, par son personnage principal, connecté avec une femme bizarre. Nick Brody, il est roux comme Dexter Morgan. Dexter est plus costaud, plus carré des épaules. Mais ils partagent tous deux le même profil psychologique : tous deux cachent un secret, ignoble, affreux, dangereux pour eux et leurs proches, et la mort et le danger rôdent autour d’eux. Le personnage de Dexter me semble parfaitement improbable d’un point de vue psychologique : il est impossible de réussir à avoir une vie « normale » avec les secrets et la vie parallèle qu’il cache. Mais, bon, on le sait, et on apprécie quand même le personnage et la série. Pour Brody, le secret est aussi lourd, ancré aussi à une terrible épreuve : la prise de conscience d’une mort personnelle proche lors de sa captivité, et la perte douloureuse d’une âme innocente et aimée, en plus de tortures physiques et psychologiques. Mais Brody, au contraire de Dexter, montre des signes d’hésitation, de troubles, de souffrance, de revirements. Il est bien plus humain. Et sa quête est compréhensible : la guerre est une horreur, déjà, mais encore plus lorsqu’il y a des « dégâts collatéraux », surtout quand il s’agit d’enfants. Darwin rejeta l’idée d’un Dieu après avoir vu souffrir et mourir l’une de ses filles. La mort des innocents (les enfants) est insupportable. Nul Dieu pourrait permettre cela sans être un pervers. Brody rejette donc ce monde dans lequel il est né. Mais, au moment où je suis (vers le milieu de la 2ème saison), il a déjà renoncé deux fois à ses engagements. Il est tiraillé entre le souvenir de Aïssa et le bonheur d’une famille retrouvée, et surtout par la tendresse et l’inquiétude manifestées envers lui par sa fille Dana, qui prend une place considérable dans l’équilibre du personnage principal. Ce personnage, Brody, est très humain, écartelé entre un monde qui l’a formatté, et un nouveau monde, qui lui a apporté des choses qui lui manquaient. Mais, bon, les circonstances de sa conversion sont entachées de violences, de manipulation, de plans, de vengeance, de haine… qui le poussent vers le « mal ». Le scénario, en envisageant une personne « retournée » par l’ennemi pouvant accéder peut-être aux plus hautes responsabilités politiques, remue en profondeur la légitimité des actes militaires contre le terrorisme religieux, actuellement musulman. Mais il ne remue guère, pour le moment, l’aberration d’une religion, qui avait pour but l’amélioration de la vie d’un peuple, et qui se mute en un fourneau de haine brûlante envers les autres. La haine naît-elle toujours des religions ? Je le pense… Quand le fond est mauvais, et même si 99,99% des pratiquants sont de bonnes gens (pas plus voleurs et assassins que les athées, mais pas moins), il reste toujours 0,01% de fous fanatiques ou opportunistes qui utilisent la religion pour leurs buts (pouvoir, vengeance, richesse, folie, etc). Chaque camp se dit être le « bon » camp, fort de la certitude d’être dans le vrai et le bien. C’est aussi ce qui dégouline du film « Lincoln » : au-delà de la description de l’homme qui a voulu et fait l’égalité entre hommes blancs et hommes noirs, c’est aussi une certitude de faire « bien ». Il est vrai que, pendant la guerre de Sécession, les indiens ont vécu quelques années plus tranquilles, l’armée américaine étant occupée à se massacrer. Mais, ensuite, ces militaires ont su trouver le moyen de continuer à s’amuser, contre un peuple désarmé et acculé. Autre lien entre « Homeland » et « Lincoln » : le moment où Brody amène sa famille sur le lieu d’une bataille fondamentale entre les 2 USA, moment où la possible victoire a changé de camp, victoire ayant rétabli l’unité d’un pays où il est normal de mettre le drapeau à sa fenêtre… Décidément… si Christophe Colomb n’avais pas découvert l’Amérique, le monde aurait été bien différent… meilleur, je pense, mais pas sûr. Peut-être que sinon, en ce moment, je serais en train de prier Dieu dans une église… 😉 Ha ha ha ! L’idée qu’on puisse vivre libre, et pas sous la férule d’un roi adoubé par une religion s’appuyant sur un Dieu, semble bien née quelque part par là, non ? dans ce pays neuf où tout était possible (une fois nettoyé de ses sauvages rouges, s’entend). Il serait intéressant d’écrire un livre sur l’histoire de la liberté face à la religion, une histoire mondiale bien sûr, et pas seulement européenne, ni occidentale. La Liberté, oui, mais pas en écrasant d’autres vies, humaines ou animales. Supprimer l’esclavage, en imposant une égalité devant la Loi, était une première étape, qui n’a duré que trop longtemps. Il y a d’autres libertés à définir et à protéger. Dans un monde plus complexe, libéré du schéma oppressant et simpliste issu des 3 religions du Livre. Le monde a changé, tous les peuples sont inter-connectés, après l’envahissement du monde par les occidentaux voici l’envahissement du monde par les chinois, les sangs et les couleurs de peau se mélangent, le monde change à grande vitesse, et certains voudraient encore et toujours trouver un calme et un bonheur utopiques en essayant de retrouver quelque paradis perdu qu’ils imaginent plus qu’ils ne sont capables de comprendre vraiment les temps passés : le passé ne peut pas revivre, il faut constamment créer du neuf, s’adapter. La vie n’est que cela : mouvement, adaptation, constants, sans savoir où elle va, guidée seulement par les règles découvertes par Darwin : celui qui s’adapte mieux à son écosystème prend un avantage sur les autres et se développe plus, transforme son environnement, et s’y adapte de nouveau, dans un mouvement continuel vers le futur qui jamais ne peut revenir vers le passé. Le Fondamentalisme, le désir de retour vers une religion pure et idéalisée, c’est de la pure folie. Ou, dit plus clairement, de la connerie. Mais, bon, tant que les athées n’auront pas construit une religion apportant la spiritualité dont ils ont besoin, ils seront toujours faibles devant ceux qui savent utiliser des textes mélangeant la folie et la magie à la beauté.
Mais, bon, comme d’habitude, je me suis égaré… Homeland ? C’est très intéressant. Très intéressant de voir comment les scénaristes ont réussi à construire un divertissement haletant et prenant, et posant des questions fondamentales, comme : tous les moyens sont-ils bons pour faire aboutir ce qu’on pense être le bien ? Lincoln a triché et menti pour faire advenir ce qu’il pensait être juste. Le Vice-Président de Homeland a camouflé le carnage entraîné par sa décision. Les USA actuels ont triché et menti pour conserver leur pouvoir sur le monde et ses puits de pétrole, pour conserver leur pouvoir d’achat (et de nuisance mondiale). Si les américains étaient moins gras et moins cons (en moyenne), le monde serait sans doute meilleur… 😉