Archive for the ‘Culture’ Category

Californication

2016/02/26

Californication :
1) « Western society’s pop culture and media encroachment and spread all over the world. In particular, the negative aspects of media and culture originating from within the United States’ 31st State: California. »
2) « The spread and influence of western memes and culture, esp. that of California, across the world. Especially focusing on the selling of sex. Made of the words « California » and « fornication »

Ce qui est amusant avec ce mot, construit à partir de : Californie et Fornication, c’est qu’il y avait déjà un lien entre ces deux mots avant même qu’ils soient accolés pour en créer un nouveau : Californication.

La Californie est caractérisée par des sources liées à la tectonique locale et qui sont « chaudes comme un four » (cali = chaud, fornia = four) ou encore comme des « fourneaux chauds » (caliente fornalia en espagnol). Une autre origine du nom pourrait être calida fornax, « climat chaud », en latin.

Fornication vient du latin fornix, qui signifie voûte. À l’époque romaine, les prostituées se tenaient ou exerçaient leur métier sous des voûtes : « Le nom latin de fornicatio a été donné par les écrivains de l’Eglise latine aux relations avec les prostituées, parce qu’on appelait à Rome et à Pompéi fornices (de fornix, voûte, chambre voûtée) les chambres où on descendait de la rue et qui servaient de lieux de prostitution. Art. fornix, dans le Dictionnaire des antiquités grecques et romaines de Darenberg et Saglio, Paris, 1896, t. II, p. 1264, et dans Real Encyclopädie der classischen Altertumswissenschaft de Pauly-Wissowa, Stuttgart, 1910, t. VII, col. 11. »

C’est de fornix aussi que vient le mot « four », en français et en espagnol donc, à cause de la forme voûtée des fours à pain.

On voit donc que les mots Californie et Fornication sont reliés non seulement par un son commun « forni » mais aussi par une origine latine commune : fornix = voûte. Bref, la Californie était destinée à être un lieu de dépravation ! Les températures clémentes et les eaux chaudes poussant au crime sexuel !

Le diable se cache dans les détails ! 😉

Yungchen Lhamo

2013/12/14

Je marchais quelques pas en arrière de ma fille, dans une longue mais étroite rue « branchée » de Singapour (c’est-à-dire ressemblant à n’importe quelle vieille petite rue commerçante piétonne du sud de l’Europe, avec de petites arcades, mais rectiligne), où se sont installés récemment de nombreux petits commerces hétérogènes (boutiques, coiffeurs, restaurants, esthéticiens, etc) de chaque côté de la rue, dans des maisons anciennes et semblables d’un étage, lorsque, de l’autre côté du stand de Yoga qui s’était installé dans les cinq mètres de largeur de la rue, j’entendis les premières notes de – je l’apprendrai quelques instants plus tard – la chanson « Per Rig Chog Sum », suivies assez rapidement d’une magnifique voix féminine, mais grave et lente. Laissant ma fille continuer et lui faisant un petit signe de la main, je contournai les limites du tapis de Yoga pour chercher d’où venait la musique. Je vis ce qui, autrefois, devait être un magasin, et qui en conservait la grille de fer avec sa barre au sol dans laquelle je me pris le pied, et qui avait été transformé en petit bar, étroit, mais profond et sombre, manifestement indien, et je demandai au jeune serveur à la peau sombre et douce, sans doute le propriétaire, quelle était cette musique. Il me demanda de le suivre vers l’arrière de l’ancienne boutique et, sous un vieil escalier en bois, il me désigna un vieil IPod et, après quelques rapides manipulations, il me montra l’écran où s’étaient inscrits des mots sans – pour le moment – signification pour moi, manifestement la transcription en caractères latins d’une langue orientale, à part le titre de l’album : « Coming Home ». Je pris rapidement en photo l’écran, remerciai le jeune homme pour sa gentillesse, et ressortis rejoindre ma fille.
Ce n’est que plusieurs jours plus tard, enfin rentré chez moi après ce périple de 25 jours en Asie du Sud-Est, que je pus, en retrouvant la photo parmi les 3700 photos rapportées, découvrir le nom de cette chanteuse à la voix particulière : « Yungchen Lhamo« , une femme tibétaine qui, comme beaucoup d’autres, a fui son pays sous l’oppression chinoise pour se réfugier en Occident, où elle peut, enfin, chanter en toute liberté et déclamer sa tristesse et sa colère sourde, dans des textes qui me sont incompréhensibles mais qui, chantés ainsi calmement et avec une telle voix – comme dans « Happiness Is… » – exceptionnelle, me touchent profondément malgré tout, devinant tous les malheurs et souffrances cachés derrière. Ce CD « Coming Home » tourne en ce moment-même sur ma platine et, peu à peu, je m’habitue aux tonalités tibétaines et bouddhistes des autres chansons, mélange de traditions tibétaines et d’instruments divers, avec Peter Gabriel jouant de « bourdons », rappelant parfois certains passages de la musique du « 5ème élément », ou bien me rappelant ce moine qui – dans le plus beau temple de Luang Prabang, et après qu’un novice eut frappé le gong – jouait avec ses mains à faire chanter les vibrations en caressant le gong, et produit par Hector Zazou, artiste français iconoclaste et mort hélas depuis, ayant produit le fameux CD « Chansons des mers froides » où chante Björk et dont la plus belle chanson, absolument insupportable pour le commun des mortels, est « Annukka Suaren Neito« , qui donne la nausée à tous ceux à qui je la fais entendre mais qui, mélange également de traditions millénaires diverses et d’instruments électroniques modernes, vous prend aux tripes et qu’il est impossible ensuite d’oublier.
La vie est donc faite de hasards, que l’on provoque en sortant de chez soi, pas forcément loin, et en se mêlant à la vie, en ville pour multiplier les hasards, ou en campagne pour les rendre plus profonds peut-être. Hasards que l’on est libre de laisser filer, en poursuivant son chemin car inquiet ou pressé, ou bien d’attraper, comme un papillon, l’espace d’un moment, pour le regarder avec suffisamment d’attention pour se le remémorer plus tard et prolonger et faire fructifier peut-être cette rencontre, avant de le relâcher.
Il en va ainsi de nos vies, souvent trépidantes, et qui nous empêchent parfois de prendre le temps de regarder de près ce hasard, imprévu par nature, qui interrompt le cours « ordinaire » de nos vie et peut la faire basculer, la faire prendre une toute autre direction, que l’on n’imaginait pas. Je suis volontaire pour consacrer du temps à ces rencontres, musicales ou humaines, pour leur permettre de se montrer vraiment à moi, pour me permettre d’aller vers elles, avec toute mon imperfection et mes folies « ordinaires ». Parfois, bien sûr, la rencontre est décevante, ou bien l’on n’arrive pas à se détacher de ce que l’on pense être « beau » ou « bon », mais qui ne sont bels et bons que par ce que nos précédentes rencontres et nos choix précédents ont fait de nous, ou bien parce que la vitesse du moment nous empêche de nous arrêter, façon aimable de dire que nous n’avons pas le courage d’interrompre le cours forcené de notre vie pour « prendre le temps », ou bien parce que nous sommes « absent » de nos vie à cause de la fatigue que nous subissons. Il me semble donc qu’il faut être « ouvert » à tous les hasards, à toutes les rencontres, leur consacrer un minimum de temps, mettre de côté pour un moment ce qu’on croit savoir du monde et des Hommes, pour voir au-delà des apparences et prendre le temps de découvrir et de s’adapter à cette nouveauté, qui risque bien de nous transformer, de faire naître de nous un autre futur que celui que nous anticipions, que nous planifions, que nous bétonnions, pour nous rassurer, pour avoir l’impression de décider de ce que sera la suite de nos vies, au lieu d’être « ouvert » à la nouveauté, d’avoir le courage de s’enfoncer dans l’inconnu et peut être voir la vie d’une façon radicalement opposée à ce qui jusque là étaient nos convictions, peut-être simplement à cause d’une forte mais minuscule lumière au milieu d’ombres inquiétantes qui semblent des dragons, nés de notre imagination et de nos craintes. Souvent bien sûr, hélas, la vie trépidante que nous menons, ou des moments complexes, nous empêche de « prendre le temps » et d’approfondir ou de « réaliser » ce hasard, comme lorsque – dans la fin du film « La vie d’Adèle » – ce jeune homme charmant et timide, retenu dans la fête par des connaissances trop bavardes, sort bien après Adèle de l’exposition et, au moment de choisir si, par manque de temps et ne la voyant plus, il ira la chercher à droite ou à gauche, il court dans la mauvaise direction et s’éloigne d’elle. Peut-être, finalement, se retrouveront-ils, chacun ayant fait la moitié du pâté de maison ? chacun s’étant éloigné de l’autre pour de multiples raisons avant de se rencontrer de nouveau et se parler vraiment, pour se découvrir, pour se parler « en vérité », pour permettre à l’autre de parler et d’avouer ses peurs, ses douleurs, ses hontes, ses craintes ou ses espoirs, pour prendre le temps et la peine de l’écouter et le découvrir, dans sa vérité et sa beauté intimes camouflées par différents masques, erreurs, ou bêtises, trop humaines.

France 2

2013/06/27

Rien de tel qu’une pile de chemises à repasser pour allumer la télé. Bon, ça faisait bien 2 ans que je ne l’avais pas regardée si longtemps… 😉 La faute aux 20 chemises à repasser !

France 2, les infos. Sympa. Surtout lorsque se succèdent un reportage sur des candidats aux écoles de journalisme et une journaliste qui traite les tiques, acariens à 8 pattes, d’insectes, à 6 pattes, avec entre les deux un reportage sur la baisse du niveau des élèves. Manifestement, c’est vrai. 😉

Soirée de Merde !

2012/06/02

Soirée de Merde !

Je vais à un vernissage d’art contemporain. Je savais que c’est de la merde qu’ils présentent en général. Mais, à ce point, je ne pensais pas que c’était possible. C’est pas croyable : exposition d’objets hétéroclites chinés, « peintures » vagues géantes et inintéressantes, 6 « lits » identiques verticaux peints de 6 peintures différentes, cubes en bois recouvert de ciment mal galoché et de morceaux de ferraille rouillée. Comment peut-on appeler « art » quelque chose que n’importe qui peut faire, à condition d’avoir eu l’idée (débile) de le faire ? Ca me dépasse ! C’est un concours à celui qui aura l’idée la plus farfelue et improbable qu’ils jouent ces pseudo-artistes ? Merde ! Chier ! Et moi qui, justement, juste avant, avait lu une BéDé sur Egon Schiele () et ce midi un article sur Gerhard Richter (exposé au Centre Pompidou) : ça, c’est de l’art ! Non seulement ça émeut, mais c’est hors de portée du premier gribouilleur venu !

Ensuite, je vais à un concert orgue-choeur. Et ce connard d’organiste qui met sa machine au maximum et entame un morceau sans choeur qui me casse les oreilles et me force à sortir m’échapper de cet enfer décibélien : Merde ! Y peuvent pas respecter nos oreilles, non ? Pourtant, l’église assourdissait un max le bruit…

Et, à la Bobine, ELLE n’y était pas !
Et P. qui n’a pas répondu à mon SMS, N-ème essai de réconciliation pour qu’au moins, de cet amour réciproque et trop fort pour elle, il en reste au moins une amitié, plutôt que la haine qui s’est emparée d’elle envers moi, pour quelques hypothèses malheureuses que j’ai soulevées (connement) au moment où je souffrais le plus…
Et F. qui habite si loin… Trop loin.

Et, en plus, il pleut !!!!!!! Il a fait un super temps toute la journée ! Mais, pour la balade de dimanche : Niet ! Plus de balade. Il a fait beau toute la semaine et il pleut le dimanche ! Mais qu’est-ce qu’il fout ce connard de non-Bon-Dieu de merde ?! à ainsi nous agonir de sa haine ?

Et mon fils qui a refusé que je lui paye un verre en ville cet aprèm !!! Honte que ses amis me voient ? Incapacité de sa part de comprendre que j’ai envie de lui parler ? Et pourquoi il n’a pas voulu que je l’accompagne dans sa quête solitaire d’un cadeau pour l’anniversaire où il va ce soir ? Le non-Bon-Dieu (quel connard, celui-là !) l’a puni : il lui fallait ma carte « Galeries Lafayette », qui était posée sur la paillasse de la cuisine, pour avoir droit à 40% de réduc : il ne l’a pas trouvée ! Je rentre, et, en écartant une gourde, je la trouve !

Heureusement, il y avait deux amis au vernissage du Magasin ! Ouf ! Bienheureux de les voir souriants et en forme, riants eux-aussi de cet expo nulle-à-chier, mais divertissante. C’était bon de les voir et de faire mon numéro. Une lumière dans cette journée. Le buffet du vernissage était moyen… mais il y avait de la bière Mandrin ! Bonne ! Alors, j’ai demandé et bu de la bière, pour oublier cette expo nulle !

Par contre, à la Bobine, un artiste inconnu (pas vu son nom…), expose quelques toiles intéressantes, dont 2 femmes à la peau blanche et au corps tourmenté et totalement improbable, mais belles. Y’a des mec (ou des meufs !) qui font de belles choses ! mais ils/elles ne sont pas présentés dans les lieux « officiels » et subventionnés. On dirait que les connards qui utilisent nos impôts pour subventionner les merdes qu’ils nous présentent sont incapables de trouver les perles qui apparaissent, de ci de là, et qui réjouissent notre cerveau.

Art contemporain

2011/12/03

Ce soir, je suis allé au vernissage de l' »Expo de Noël » du « Magasin » de Grenoble : rien à voir avec Noël. C’est juste une opportunité pour la mairie pour lancer un concours publique d’art contemporain : tout le monde peut répondre et un jury fait une sélection. En général, l’art contemporain, ça ne me plaît pas… Quelques exemples :
– 6 blocs blancs déjà un peu utilisés de sel pour vache sont mis sur deux lignes, au sol.
– un immense corps noir attaché est pendu à des ballons blancs au plafond
– la photo d’origamis collés sur un mur qui perd son crépis
– la photo sombre de la mer et du ciel avec comme une zone éclairée au milieu
– une oeuvre animée par sa créatrice, habillée de peaux de latex cousues qu’elle a elle-même fabriquées au moyen de moulages de son propre corps : elle déplace des objets, remplit des sacs de farine, bouge un rétro-projecteur, etc. Tout cela fait lentement.
– des batteries découpées hélicoïdalement sont suspendues au plafond.
– une grande affiche blanche avec des centaine de Ho Ho Ho noir bien alignés qui la recouvrent, et juste un hi hi au milieu
– des formulaire de l’appel à participer au concours qui sont gribouillés, peints, etc.
– une mesa surmontée du panneau « Hollywood »
– un coin de bureau mal rangé reconstitué dans un coin
– la photo immense d’une machine-outil
– des broderies de perles : l’une inachevée pendue au plafond et l’autre terminée posée par terre
– de grandes photos banales d’un port de plaisance et d’une plage avec des OVNIs qui passent
– en haut d’un grand cube, des biscuits salés allongés posés les uns sur les autres forment une petite tour. Un escabeau à côté permet aux spectateurs de venir en prendre un et de le manger… ce qu’on fait devant moi plusieurs enfants.
– des bouts de bois bien sculptés et de taille différentes et vernis, fixés sur une planche
– etc
Le prix a été donné à la première « oeuvre » de ma liste… J’ai bien aimé la 2ème. Et la troisième est l’oeuvre d’une modèle/photographe chinoise diplômée de l’Ecole des Beaux Arts de Grenoble : j’essaye de la convaincre de poser pour moi… alors je ne lui dis pas vraiment que … je n’aime pas vraiment cette photo…
Bon, je suis trop « classique », je sais… mais certains artistes nous prennent vraiment pour des cons.

La télé rend con !

2011/10/22

La télé nous rend tous cons. Je m’en doutais… mais il me manquait des preuves. Ces preuves, je les ai entendues lors de la conférence de M. Michel Desmurget, directeur de rechercher à l’INSERM et auteur du livre : « TV lobotomie : la vérité scientifique sur les effets de la télévision ».

Sa conférence est un réquisitoire contre la télévision, et surtout contre la télévision vue par les enfants, de tous âges. Les nombreuses études qu’il a lues, ainsi que son propre travail, montrent que le rapport entre la télévision et les difficultés de nos enfants est le même qu’entre le tabac et le cancer : la télévision rend con, fait mourir plus jeunes, fait grossir ou devenir anorexique, rend plus violent, réduit la maîtrise du langage, diminue l’intelligence et la créativité, diminue la capacité à être attentif et donc à lire, etc. Mais elle fait vendre. La télévision est construite pour préparer les téléspectateurs à absorber inconsciemment les publicités, en utilisant quelques mécanismes simples. Exemple : la violence stresse ; sous stress on mémorise mieux ; donc les programmes sont conçus pour amener les spectateurs au meilleur état psychique permettant de mémoriser des marques et des réflexes. Nous sommes devenus des chiens de Pavlov. De plus, la télévision empêche nos enfants de s’ennuyer et donc de laisser libre cours à leur imagination. Les exemples qu’il a citées d’observation et d’expériences et de calculs statistiques sont évidents. Ainsi, aux USA, la baisse de réussite au fur et à mesure des années à un test général pour entrer en université est parfaitement corrélée à l’introduction progressive des télévisions dans les foyers américains.

Alors, si vous avez des enfants : pas de télé avant 6 ans ! Ensuite un nombre limité d’heures de télévision par … semaine !! Le mieux, c’est de jeter sa télévision, ou de l’enfermer dans un meuble dont vous gardez la clef afin de ne l’utiliser que pour les moments extraordinaires (comme la finale de rugby de demain !).

Collège Inique

2009/12/16

La colère gronde autour du « Collège Inique ».

L’association « Lire Écrire » lance une opération de prise de conscience de l’échec du Collège Unique et parle de : « … cette folie du collège unique qui, sous prétexte de réussite pour tous, produit un nombre incalculable d’échecs. »

J’apprécie particulièrement cette phrase : « … convaincre l’Education Nationale de ne plus rassembler en un même lieu des élèves très faibles et des élèves qui, bien que dotés de fortes capacités, n’atteindront jamais les niveaux d’étude qui leur étaient promis. »
C’est ce que je ressens devant ce qu’ont subi mes enfants. L’une, exceptionnelle, a profondément souffert de l’ostracisme des autres élèves face à sa « différence », du racisme des élèves ayant perdu pied envers l’élève toujours première. Même si elle a obtenu un diplôme prestigieux, elle est pour longtemps marquée dans son âme par cette souffrance subie au Collège, en 3ème particulièrement où le mot « intello » y était une insulte. Le garçon, plutôt que de mettre à profit ses dons, a préféré se fondre dans la masse, ne pas trop dépasser, s’intégrant dans le groupe, utilisant ses capacités et sa paresse naturelles pour aller jusqu’au BAC sans jamais rechercher ses limites, ne recevant pas non plus toute l’éducation qu’il aurait méritée, bref ne découvrant ni ne développant son potentiel.
Il est certain que, si le Collège Unique avait existé dans les années 70, je n’aurais pas pu aller aussi loin dans les études que je ne l’ai fait…

Un sentiment de gâchis.

Nos enfants sont tous différents. L’essentiel est d’aider chacun d’entre eux à avoir envie d’apprendre, de découvrir, et de se dépasser, chacun à sa mesure. Tous ne peuvent pas être exceptionnels, mais le gâchis d’intelligence est monstrueux. Pire, les bases pour vivre en société (la maîtrise du langage ! pour exprimer clairement ses idées et comprendre l’autre) ne sont pas acquises, faisant de nos enfants de futurs handicapés de la société, incapables de bien penser leur vie, en souffrance et en proie aux échecs, à la facilité, et au désespoir.

Les enfants sont différents. À eux, à leurs parents, et à leurs enseignants de bien le comprendre, de l’accepter, et de faire en sorte que chaque enfant progresse, à son rythme et selon ses capacités. À condition d’aller chercher un peu ces limites, de pousser chaque enfant à aller un petit peu plus loin : imposer l’effort du travail à tous. Mais en ayant bien en tête l’essentiel : préserver chez chacun l’optimisme et la joie de vivre.

Peuples Premiers

2009/11/28

Avec la mort récente de Claude Lévi-Strauss, on nous rebat les oreilles avec les « Peuples Premiers »… Ainsi dans le numéro de décembre de « Philosophie Magazine ».

Tout d’abord, en ce qui concerne le « maître » Claude Lévi-Strauss, il en pour lui comme pour Freud : il s’agit de quelqu’un qui a ouvert une porte sur un univers totalement ignoré auparavant. Mais c’est aussi quelqu’un qui, très sûrement, s’est trompé, pour bien des choses, et qui a imaginé plus que prouvé. Pour Freud, sa pensée a été figée par ses admirateurs alors que, d’après ce que j’ai lu récemment, lui-même avait bien conscience de ne pas écrire LA vérité, et que sa position sur différents points a fortement évolué tout au long de sa vie. Il est peut-être bien la victime de ceux qui l’on gravé dans le marbre… en attendant qu’un auteur révolutionnaire « tue le père » Freud, en reconstruisant la psychanalyse à la lumière de nos connaissances actuelles. Pour Lévi-Strauss, certains écrits que j’ai trouvés sur le Web semblent dire que lui aussi s’était laissé aller à imaginer sans preuves… Bref, merci à ces hommes d’exception d’avoir ouvert ces portes ! Et bienvenue à ceux qui sauront continuer à douter, à étudier, et à toujours remettre en cause ce que les premiers explorateurs ont cru voir (si on veut bien leur laisser la parole qui remet en cause ces précurseurs). Bref, le chemin vers la vérité est infini…

Pour revenir aux « Peuples premiers », quel nom mal choisi ! Pourquoi « Premiers » ? Cela semble vouloir dire qu’il n’y en avait pas d’autres avant… Pourtant, combien de peuples plus « premiers » que les peuples « premiers » qui ont survécu jusqu’au XXème siècle ont disparu auparavant ! Le premier « peuple premier » humain est bien celui qui, le premier, a pris conscience de sa mortalité…
Dans son hommage à Lévi-Strauss dans « Philosophie », Jean Malaurie encense les peuples « premiers » qu’il a rencontrés et aimés, tels les Inuits. Certes, je suis d’accord avec lui sur le fait que la disparition culturelle de ces peuples, abîmés par notre société et le christianisme, est une perte, une catastrophe, une réduction de la diversité humaine. Mais c’est l’Evolution qui est en cours !!! D’autre part, beaucoup de ces peuples « premiers » étaient enfermés dans leur monde, répétant – génération après génération – le même scénario, recevant en héritage et transmettant à leurs enfants toujours le même héritage, même s’il évoluait très doucement et créait des branches différentes, au fil des millénaires, changeant les chaînes qui les attachaient. Un héritage où l’on ne cherchait pas à comprendre le monde tel qu’il est, mais où on l’imaginait, sur la base d’idées construites sur l’apparence des choses, plutôt que sur leur fonctionnement interne, sur leur « réalité ». Certes, notre matérialisme actuel, basé sur la Science et la connaissance, nous a fait délaisser les vertus de la spiritualité… mais c’est peut-être bien le dégoût des religions monothéistes qui nous a éloigné d’elle le plus !! Les femmes et les hommes de ces « peuples premiers » étaient des prisonniers, contraints d’accepter les modes de vie et les coutumes héritées, sous peine de se voir chasser de la tribu, et de mourir, soit parce qu’il n’y a pas de survie possible hors d’une communauté (la rigueur du climat pour les Inuits), soit parce que les autres tribus vous rejettent et vous tuent (Papouasie). Bref, il y a, dans cette amour pour les « peuples premiers » une certaine folie : le « bon sauvage » n’était pas si « bon » que ça selon nos critères, ni même selon ceux d’autres peuples, car il n’y a pas de morale unique, ni définitive… Leur intérêt était lié à leur culture, à la démonstration qu’il y a mille et une façons pour l’Homme de vivre en société, même si – en général – l’homme y écrase la femme. En tout cas, les « mauvais » « civilisés » que nous sommes sommes responsables de la destruction des habitats, des coutumes, voire même des vies, de ces « peuples premiers ». Mais, du mélange, de la mixité, nait quelque chose de nouveau ! Tant que la Terre supportera les parasites que nous sommes…

Sexualité humaine originelle

2009/10/07

Pour Pascal Picq, à partir de plusieurs autres études, l’Homme est polygyne à l’origine. c’est-à-dire qu’un homme a accès à la sexualité de plusieurs femelles. Mais, attention, il ne s’agit pas de polygamie, où plusieurs femmes appartiennent exclusivement à un seul homme.

Dans une société animale polygyne, il y a la structure : un mâle et plusieurs femelles, et l’organisation : le mâle peut exercer une autorité coercitive, ou il peut avoir été choisi par les femelles pour leur assurer protection et paix. D’autre part, les femelles peuvent être apparentées (et donc se liguer) ou non.
Notre espèce n’est pas monogame car elle présente d’importantes asymétries sexuelles.

Dans cette humanité polygyne originelle, c’était bien la femme qui exprimait sa disponibilité sexuelle et qui décidait de sa sexualité : elle décidait du moment pour s’accoupler, du nombre de fois et avec qui. Aujourd’hui, cet ordre est totalement inversé, puisque c’est en général le mâle qui fait ses avances, qui demande et qui, parfois, décide contre l’avis de sa partenaire.

Chez les primates polygynes où il existe deux hiérarchies, mâle et femelle, qui vivent séparément, sans couple ni famille, et où la femelle prend l’initiative sexuelle, la sexualité est épanouie.

Bref, la domination mâle sur femelles de nos sociétés humaines est une construction. Renversons les règles (Mesdames, venez me séduire et me proposer du sexe !) et c’en sera fini de cette société paternaliste et machiste où la femme est un objet que les pères vendent au plus-offrant. Bref, rendons aux femmes leur pouvoir ! Certes, nous n’aurons plus forcément tous accès au sexe de ces dames… mais il en sera meilleur !
Alors, il me revient cette organisation du peuple Na, où il n’y a ni mariage ni paternité : l’exemple à suivre ?

Il reste à comprendre à quel moment l’homme a déconné et a pris le dessus sur les femmes… Le partage du travail entre homme et femme ? L’habitation ? Le langage ? Le cheval ? La ville ? La sédentarisation ? Les Dieux et les Religions ?

Sexe et Singes

2009/10/07

L’Homme est un Singe.
Mais auquel de nos cousins ressemblons-nous le plus, en ce qui concerne la sexualité ?
Ou, auquel voudrions-nous ressembler le plus ? entre :
Gorilles, Chimpanzés, Bonobos, Orang-Outans, Macaques.

Avant de lire la suite, réfléchissez un peu…

Si vous suivez un peu l’actualité et lisez quelques revues de vulgarisation scientifique, alors peut-être penserez-vous aux Bonobos, fornicateurs réputés. À moins que vous ne vous rappeliez la chanson de Brassens : « Gare au Gorille ».
Quant aux autres singes…

Si l’on se base sur la durée du coït, qui est quand même un critère important, pour le mâle mais surtout pour la femelle, vous allez être déçu par les Bonobos : 15 secondes. Vite fait, mal fait. En effet, cette image de sexualité débridée attribuée aux Bonobos est fausse, car cachant la triste réalité : à force de ne faire que ça, pour calmer les tensions et faire des échanges sexe-nourriture, on le fait vite et mal, rapidement, avec les candidats au coït qui font la queue. Pour les chimpanzés, c’est pire : 7 à 10 secondes… Pas marrant le sexe chez eux. Finalement, les Gorilles s’en sortent mieux, puisqu’ils sont gratifiés de 1 minute environ ; sauf qu’ils ne le font pas souvent, pas souvent du tout. Pas très marrante la vie sexuelle de nos cousins, finalement.
Restent les Macaques et les Orang-Outans.
Pour les premiers, je ne sais pas, mais il est intéressant de savoir que la femelle macaque, au moment où elle ressent des spasmes dans son vagin, se retourne vers son partenaire et plonge son regard dans celui de son partenaire… Waowww !
Enfin, oyez le record des Orang-Outans, qui arrivent à consacrer de 15 à 20 minutes pour un coït, avec positions diverses et avec un véritable érotisme. Voilà vraiment le modèle de sexualité à imiter ! L’hypothèse est que, depuis de très nombreuses générations, ils vivent dans un habitat où ils n’ont pas de prédateur. Bref, quand on n’a plus peur de se faire manger, on baise et on y prend plaisir ! Un sacré exemple pour l’Humanité, je trouve ! 🙂
Quant à l’homme, des générations d’abrutissement religieux et traditionnel ont réduit l’acte sexuel à la reproduction (vite fait, très mal fait), niant complètement le plaisir féminin, voire le supprimant par l’excision (clitoris, petites lèvres, voire l’infibulation).
Or, s’il est une spécificité humaine, c’est bien le plaisir féminin. Si l’orgasme semble exister chez d’autres mammifères femelles, seule la femme peut jouir plusieurs fois de suite. Pascal Picq, toujours dans son super-livre « Le Sexe, l’Homme et l’Evolution », dit : « L’orgasme féminin … est intense, multiple, certainement plus puissant et beaucoup plus répétitif que ne peut l’être l’orgasme masculin. » Cette différence entre la jouissance des hommes et des femmes est peut-être à l’origine de ces traditions débiles originelles de « contenir » la jouissance féminine, une « notion de dangerosité de la sexualité féminine qui, si elle s’exprimait librement, déstabiliserait la société ». Peut-être bien que la « dépendance amoureuse qu’elle peut induire chez les mâles » est la raison qui les a poussés à considérer la jouissance féminine comme un danger, un comportement subversif à contenir, maîtriser, voire éliminer… Quels cons, nos ancêtres !
Quant à Freud… cet abruti caractérisait la femme par son manque de verge : castration. Mais quel con c’était… de vouloir ainsi voir la sexualité féminine par le miroir de la sexualité masculine.
Quant à la longueur en érection des Singes, il n’y a pas de quoi en être jaloux : Gorille = 3,2 cm, Orang-Outan = 3,8 cm, Chimpanzé et Bonobo = 7,6 cm et … 12,7 pour l’homme ! Sauf que la verge de l’homme et le vagin de la femme ont co-évolué, la bipédie ayant projeté le vagin vers l’avant et l’ayant approfondi. Et, fait quasi unique chez les Primates, l’homme ne possède pas d’os pénien, tuteur de l’érection (assez molle…) chez nos Cousins. Bref, le mâle humain bande fort et raide ! Au bénéfice de nos femelles ! 🙂 qui, probablement, ont sélectionné les plus raides et les plus doux dans les contacts vaginaux.
Allez, allez donc acheter « Le Sexe, l’Homme et l’Evolution » ! Vous ne le regretterez pas !