Archive for the ‘Athéisme et Religions’ Category

Marie

2014/02/26

La « Vierge Marie », mère de l’inventé Jésus-Christ, n’était pas vierge, mais seulement jeune.

L’Ancien Testament fut écrit en Hébreu et en Araméen. L’Hébreu des premiers textes de la Bible n’utilisait que les consonnes, laissant un certain flou d’interprétation. Il fallut, plus tard, ajouter les voyelles. D’autre part, en hébreu, les verbes ne se conjuguent qu’à l’accompli et à l’inaccompli. Le sens présent, passé, ou futur, de la phrase doit être compris en fonction du contexte. Il est donc difficile de traduire un tel texte. Pourtant, et parce que les juifs en vinrent à parler grec et à oublier l’hébreu, au IIIème siècle avant non-JC, il fallu bien traduire l’Ancien Testament en grec, et cela donna la « Septante », qui fut désormais la seule version largement utilisée, en particulier par les premiers chrétiens. Et ceux-ci, voulant « démontrer que la naissance miraculeuse de Jésus a été annoncée par le prophète Esaïe, s’appuyèrent sur la traduction du mot hébreu ‘alemah’ (qui veut dire : ‘jeune femme’ ou ‘jeune fille’) par le mot grec ‘parthenos’ (qui, lui, signifie ‘vierge’ (‘virgen’ en latin)) ».

Que s’est-il donc passé ? Un mot hébreu, qui exprime la jeunesse (parce que toutes les vierges, à cette époque, sont jeune), a été traduit littéralement en un mot exprimant un état de virginité. Mais toutes les jeunes femmes ne sont pas vierges… dont Marie. D’autant plus que, en plusieurs endroits du Nouveau Testament, le texte parle des frères de Jésus…

Alors, « tradutori traditori », une mauvaise traduction a influencé les rédacteurs/inventeurs du Nouveau Testament et a fait d’une jeune femme une vierge. Franchement, on se serait bien passé d’un telle erreur ! L' »Immaculée Conception » de Marie (le fait qu’elle soit exempte de tout péché) n’est qu’un ajout logique à la virginité imaginaire de la mère d’un homme qui n’a jamais existé… D’autre part, je rappelle que, de tous temps, les vierges étaient facilement engrossées par : 1) soit le sperme flottant dans l’eau du bain précédemment utilisé par les hommes de la famille… (au XIXème siècle, en France, l’eau chaude était utilisé dans un ordre semblable, le chien étant lavé après les femmes, après les hommes, mais avant la vaisselle…), 2) soit par le sperme répandu entre ses cuisses par un amant croyant, en n’utilisant point son vagin, la préserver d’une grossesse (cette pratique est encore couramment utilisée chez les musulmans du XXIème siècle).

En conclusion ? La Bible n’est qu’une histoire inventée, construite en rassemblant des souvenirs exagérés, amplifiés, ou de belles inventions aidant à la démonstration. Mais, franchement, au XXIème siècle, on pourrait arrêter de croire à la véracité intégrale de ce texte, non ? Seulement quelques pour cents de la Bible sont vrais. 1 ou 2% ?! Pas de quoi en faire le fromage que cela a fait dans l’histoire des hommes. Allez ! Au feu !

Lire : « Le Point » hors-série « Tout ce qu’on ne vous a jamais dit sur la Bible ».

Judas

2014/02/25

Je hais les religions. Parce que ça rend con. Surtout les religions monothéistes.

Exemple : pendant des siècles, les juifs ont été persécutés par les chrétiens parce que Jésus a été condamné à mort par des juifs puis trahi par un juif (Judas).

Un simple soupçon de bon sens aurait permis de faire deux analyses : 1) Jésus était juif, prêtre, et a été condamné par ses pairs, juifs eux-aussi. Les romains n’en avaient rien à foutre de leurs histoires, tant que ça ne foutait pas trop le bordel. Et, donc, qui donc d’autre que les juifs pouvaient condamner Jésus ? 2) Si Jésus n’avait pas été condamné, trahi, puis crucifié, le christianisme ne serait pas né ! et tous ces connards n’auraient pas existé ! Donc, tout bon chrétien se doit de remercier Judas d’avoir permis à Jésus de vivre son « destin » et d’avoir pu mourir puis renaître !

Ensuite, il faut se souvenir que nombre d’évangiles Apocryphes n’ont pas été retenus pour être incorporés dans la Bible. Ainsi, dans l' »évangile de Judas », Judas ne trahit pas Jésus. Au contraire ! Il lui obéit : « Il mène son maître à la mort par obéissance et par amour. Il est le disciple préféré de Jésus, celui qui agit selon l’ordre du Christ pour lui permettre de réaliser son destin. En exécutant la plus difficile des missions, Judas permet à Jésus d’accomplir le sacrifice ultime pour la rédemption du monde. Il n’est pas le traître, mais au contraire le prototype du croyant, celui qui montre la voie que tous doivent suivre. Le baiser serait alors plutôt un signe d’adieu qui témoigne pour la dernière fois de l’affection au maître, son rabbi, avant son trépas… » (lire le texte complet dans le numéro Hors-Série du Point : « Tout ce qu’on ne vous a jamais dit sur la Bible »).

Bref, si ce dernier évangile avait été retenu, si les Chrétiens avaient été moins cons, si certains n’avaient pas utilisé les juifs comme moyens de concentrer la haine et donc détourner les hommes d’autres vrais soucis bien réels, la Shoah n’aurait pas existé et un connard ne serait pas en train, dans un théâtre de merde, de faire des jeux de mots à la con sur les juifs. Ce ne sont pas les Juifs qui ont été des monstres en envoyant Jésus à la mort, ce sont les Chrétiens qui ont été incapables de voir en Judas l’élément essentiel et fondamental de la naissance de leur religion : celui sans qui rien ne serait advenu : pas de crucifixion ? alors pas de résurrection. Et Jésus n’aurait été qu’un Juif comme bien d’autres et ayant créé l’une des nombreuses sous-sectes de la religion juive.

P.S. Il est bien évident que, pour moi : 1) Jésus, tel que décrit dans la Bible, n’a pas existé, 2) n’a pas été résurrectionné, 3) croire en Dieu, c’est être fou. Sans parler de toutes les autres conneries qu’on attribue à ce personnage de roman. Il faut relire la Bible, et prendre conscience que 90 à 95% de ce qui est écrit n’a rien à voir avec l’Histoire mais sont essentiellement des paraboles ou des moyens visant à convaincre le lecteur de la véracité de cette histoire abracadabrante. Bref, c’est de la propagande pour un produit pourri. Mais, hélas, un imbécile d’empereur romain a, un jour, pour « unifier » les peuples conquis autour d’un point commun, imposé le christianisme à tous les peuples de son empire, éradiquant ainsi une grande diversité de façons de voir et de concevoir le monde d’où aurait pu sortir quelque chose de moins nuisible, moins néfaste, moins dégueulasse, moins abrutissant, moins décervelant, que cette religion de merde. Et, ensuite, l’Islam ne serait pas né ou aurait été différent.

(Mais pourquoi je m’énerve ainsi ? Ah, oui ! Je sais ! Parce que le monde aurait été meilleur sans le christianisme et sans l’Islam.)

Ida

2014/02/17

Je viens juste de voir ce film polonais, en Noir & Blanc, en format presque carré. Un bon film. Mais pas à la hauteur de mes espérances quand même. Mais il faut le voir quand même !

P.S. : Le cinéaste a pris un parti-pris particulier pour le cadrage : souvent, les personnages sont dans un coin, ou en bas, voire même en partie coupés, laissant beaucoup de place à autre chose : paysage, mur, etc. C’est systématique. Et, si cela apporte quelque chose de nouveau, par rapport à un cadrage « classique », cela enlève aussi de la force : un regard « parfaitement » cadré (c’est-à-dire : centré, avec un peu d’espace autour, ou ne montrant qu’une partie du visage (yeux et bouche)), cela donne de la force à l’image. Pourquoi ce choix ? Peut-être pour enlever du classicisme ? pour faire plus « débutant » ? avec un lien avec la période noire montrée (années 60) ? Je ne sais pas…

(Attention ! Ci-après, je dévoile des parties du film ! À lire après l’avoir vu !)

« Ida » montre les quatre maux de la Pologne à cette époque : l’anti-sémitisme, le communisme, l’alcool, et le catholicisme.
Laissons les trois premiers, et intéressons-nous seulement au troisième, dont vous avez sans doute loupé les ravages sur Ida. Ida est une jeune femme n’ayant pratiquement connu que le monde des bonnes soeurs : elle a subi un complet lavage de cerveau. Elle pose sur le monde un regard calme, mais vide. À un moment, quelqu’un lui demande : « À quoi penses-tu ? » et sa réponse : « Je ne pense pas » montre le vide régnant dans son cerveau. Au lieu de profiter de l’occasion (le maigre héritage de sa tante) pour se libérer de l’emprise des bonnes soeurs (comme celle qui, lors des voeux d’une coreligionnaire d’Ida, pose sa main droite sur l’épaule de la jeune fille au moment de dire ses voeux), elle n’a qu’une idée : tout essayer de la vie afin que devenir une nonne soit un vrai sacrifice. Donc : elle fume, elle boit, elle danse, elle s’habille comme une femme, et elle couche. Et, dans ces quelques jours, alors qu’elle ne fait que mimer la vie réelle, elle croit avoir connu la vie… à laquelle elle renonce, comme le petit robot décérébré que les nonnes ont fait d’elle. Cet amant, manifestement, ne la fait pas jouir suffisamment pour que cela retourne ses sens et la trouble vraiment. Normal ! 18 ans de jeunesse sans avoir le droit de se toucher ni de se masturber : les connexions neuronales entre son sexe et son cerveau sont minimales : il lui manque toute une auto-éducation au plaisir ! Et cet amant, certainement, n’a pas dû consacrer plus de quelques minutes aux préliminaires. Bref, Ida n’a rien connu de l’ivresse véritable du plaisir du sexe. Pauvre gamine…😉 Le visage d’Ida lorsque son amant est couché sur elle est calme : elle ne ressent rien : elle s’est coupée de son corps. Dommage… car elle est si belle. Et Dieu n’existe pas. Elle s’en rendra compte trop tard… une fois devenue vieille.

C’est d’ailleurs un film à rapprocher de « Philoména », où le personnage principal déclare que, à 18 ans, lorsqu’un beau garçon lui fait découvrir les plaisirs de la chair (et l’engrosse…), elle ignorait avoir un clitoris ! La salope de bonne soeur, qui l’a empêchée de retrouver son fils, parle aussi de ce sacrifice de la chair : elle est vierge !

Mais que de victimes du Catholicisme ont gâché leur vie véritable… Celle de primates faits pour le sexe et l’amour !

Allez, un peu d’espoir : le nombre de croyants baisse en Angleterre ! Et des « églises » d’athées ouvrent de ci de là !:)

Bon : allez voir « Ida » quand même : c’est édifiant, comme une image pieuse, à propos de la connerie humaine de ces années d’après-guerre.

P.S. : « Ida » pose donc la question du « libre-arbitre » : son « choix » de devenir nonne n’est que la conséquence d’une manipulation psychique classique : le lavage de cerveau. Son esprit est amputé d’une partie importante : le monde réel. En plus, ce qu’elle a découvert de son passé et ce qu’elle a vu des hommes ne peut que la conforter dans la beauté d’une vie consacrée à Dieu : une vie bien tranquille où son mutisme sera parfaitement à l’aise. Bref : la religion, ça rend con.

2013/10/31

Un nouveau livre de Franz de Wall : « Le Bonobo, Dieu et nous ».

Je partage parfaitement ce qu’il dit ici :

Pourquoi avoir voulu introduire, dans ce débat sur les origines de la moralité, la question de la religion ?
Aux États-Unis, elle est beaucoup plus discutée, et surtout de façon beaucoup plus passionnée qu’en Europe en général et en France en particulier. On vous dira, ainsi, qu’il est impossible d’être moral sans être croyant, que sans Dieu nous serions livrés au règne de l’égoïsme et de la cruauté. Je crois, pour ma part, que la religion a été une étape. Elle a sans doute été très importante pour la construction des sociétés humaines : si elle est présente partout, c’est qu’elle a un intérêt social, qu’elle permet aux groupes humains de fonctionner harmonieusement. Durkheim parlait ainsi de son « utilité laïque ». Mais je ne suis pas certain qu’elle soit toujours nécessaire dans le monde et pour les sociétés d’aujourd’hui.

En étudiant les êtres les plus proches de nous : les primates, nous apprendrons beaucoup sur nous.

Prisoners

2013/10/29

« Prisoners », c’est un thriller, un bon thriller qui vous tient en haleine : Les retrouveront-ils ? vivantes ? Trouveront-ils le coupable ? La recherche éperdue du père tournera-t-elle à l’horreur inutile ?
Le film est très efficace, et ses 2h33 se digèrent sans aucun problème. L’idée est bien sûr assez simple au départ, mais la complexité y nait facilement, et il n’y a qu’aux USA qu’on puisse imaginer que de telles horreurs soient possibles. Et moi qui ai visité Boston 4 fois, aux 4 saisons, je n’ai rien reconnu de Boston dans cette lointaine banlieue qui me fait plus penser au Canada qu’à cette vieille ville de l’Est.
Le film est angoissant, la mort rôde, et les personnes sensibles feraient bien d’être accompagnées, ou d’aller le voir tôt dans l’après-midi. Quant au dénouement… vous verrez bien ! Ha ha ha ! En tout cas, c’est super bien joué. On est surpris de voir que le flic soit toujours seul dans son enquête… mais, bon, c’est une petite banlieue qui n’a pas de grands moyens… Tout le film sent une certaine pauvreté, une certaine misère cachée, où les maisons en bois sont inquiétantes, un pays où je n’aimerais pas vivre. Mais, bon, Boston au printemps et à l’automne, c’est magnifique !!!
Un film intense, qui ne fait pas dans le spectacle mais dans l’émotion, la peur, les rebondissements, l’efficacité. À voir !

Mariage pour tous

2013/04/25

Je ne lis pas les journaux, et je ne regarde pas les infos à la télé. Parfois, j’écoute les infos à la radio. Mais je lis régulièrement, mais un peu au hasard, les journaux du Web (Le Point, Le Nouvel Obs). Et je lis Le Point sur papier. Donc, sur cette « affaire », je suis un peu comme un étranger, qui regarde ça de loin. Et, de mon nuage, je me dis que Hollande a foutu le bordel. Car, enfin, il y avait sûrement plus important à faire que ça, et cette loi a créé des vagues de conservatisme nauséabond.

Que deux hommes vivent ensemble, ou que deux femmes vivent ensemble, qu’ils fassent l’amour, cela ne me dérange pas, cela ne m’indigne pas. S’il y a de l’amour, du respect, de la tendresse. Quant au mariage… Le mariage, me semble-t-il, est une très vieille institution, nécessaire pour la stabilité d’une société. Les sociétés ont besoin d’enfants, « bien » éduqués (donc obéissants…), et les enfants grandissent mieux avec deux adultes plutôt qu’avec une seule mère pour les élever. Depuis longtemps, très longtemps, depuis que le ventre des femmes les empêche de courir jusqu’à la veille d’accoucher, comme le font les femelles des mammifères en général, il leur faut de l’aide, avant, pendant, après l’accouchement. Cela peut prendre diverses formes : fratrie, famille, femmes amies, mari, etc. L’essentiel, c’est une cellule familiale assez stable. Le mariage, qui est un contrat liant deux personnes, apporte une stabilité. Mais ce n’est pas la seule solution ; ainsi les enfants peuvent être élevés par la mère assistée de sa fratrie (frères et soeurs), sans qu’il y ait de père. Ca existe, depuis des centaines d’années, et ça marche, en Chine. Le mariage a donc été conçu dans le cadre d’une famille, avec des enfants, dans un déséquilibre défavorable à la femme. Et les religions, bien sûr !, surveillent le mariage, et imposent leurs règles. En France, c’est le catholicisme, qui a imposé aussi une autorité malsaine de l’homme sur la femme. Ailleurs, le machisme règne aussi, car les religions mono-théistes n’aiment pas les femmes, en ont peur, et les ont depuis longtemps enfermées dans un rôle subalterne, entre poule pondeuse et objet sexuel. Alors, à quoi cela sert-il de donner le mariage aux homosexuels s’ils ne peuvent pas avoir d’enfants ? Mais ils peuvent en adopter, ou se faire inséminer. Et, là, on tombe dans le flou de la réalité du devenir des enfants élevés par deux hommes ou deux femmes : grandissent-ils mieux que dans une famille « normale » où le père est incestueux, alcoolique, absent, ou brutal (voire tout ça à la fois), et où la mère obéit au père ou exerce sa propre folie (folie du ménage, le rose partout, gavage et maternage exagérés et abrutissant) ? Difficile de savoir… Nous manquons de recul. Mais, ce que je vois, c’est que, exaspérés par un changement du mariage qui ébranle leurs convictions intimes, certains cathos lance des manifestations pour exprimer leur refus de voir le mariage se banaliser et être dorénavant à la portée de ceux qui, il n’y a pas si longtemps, étaient brûlés vifs par des curés excités. Les « descendants » de ces curés-là, à qui l’Eglise a supprimé la joie du mariage et des enfants au Moyen-Âge afin de renflouer ses caisses des héritages de célibataires contraints, semblent pourtant aimer se frotter à des chairs masculines, fraîches et dociles. Alors, ce « mariage pour tous » a créé une bonne raison à des cathos conservateurs qui se sentaient perdus dans ce monde qui se transforme, peu à peu, soit vers l’athéisme, soit vers l’Islam, de se rassembler, et de crier. Et ils crient. Ils crient leur conservatisme, leur refus du changement, le refus de ce changement impensable qui détruit les valeurs sur lesquels ils se sont construit. Ces gens qui descendent dans la rue pour protester contre le mariage entre personnes du même sexe, ils ne pensent pas vraiment aux enfants qui pourraient naître ou être adoptés dans ces nouvelles « familles », mais ils sont apeurés de voir changer « leur » monde. Dire adieu à cette France catholique, idolâtrée, illustrée dans les livres, ça les tue. Qu’ils crèvent. Oui, si deux hommes, ou deux femmes, s’aiment et veulent vivre ensemble, non pas pour s’essayer, mais parce qu’ils ont envie de faire un long chemin ensemble, peut-être jusqu’à la mort, pourquoi pas ? Qu’y-a-t-il de « mal » à ça ? À part déchirer un peu plus ce monde rigide et sclérosé qu’est la France depuis le milieu du XIXième siècle (il me semble), un monde de bourgeois imposant leur vision merdique au reste du peuple, que font-ils de mal ? S’enculer l’un l’autre dans leur lit, dans leur appartement, se caresser le clitoris et s’embrasser follement, varier les godemichets, je n’y vois rien de mal, si c’est entre personnes qui ont de la tendresse l’un pour l’autre, si ce sont deux personnes qui pensent trouver dans leur relation une façon moins douloureuse de vivre que de rester seuls, pour faire face à la vie, et à la mort. Bien sûr, il y a les enfants qui pourront naître de ces « unions », ou être adoptés. Quel impact cela peut-il avoir sur leur personnalité d’avoir deux pères, ou deux mères ? À mon avis : aucun, SI, si et seulement si, ces enfants, et leurs parents ne sont pas regardés comme des bêtes curieuses, comme des anormaux, par les « autres », par les « bien-pensants », ceux qui pensent qu’il n’y a qu’une « bonne » façon de vivre : la leur. Car, finalement, pour l’enfant, est « naturel » ce qu’il observe autour de lui, dans sa « famille ». Et il suffit, je pense, de lui expliquer qu’il y a différentes façons de naître dans une famille, et que l’essentiel est d’être aimé. Mais les cathos, ceux qui s’opposent, sont obsédés aussi par la génétique et la filiation : être certain que les enfants (le fils !) soit bien du père. Comme si les femmes ne trompaient pas leur mari depuis… depuis toujours. Et réciproquement. Histoire de mélanger un peu plus les « sangs ». Or, donc, même si je ne comprends pas pourquoi tous ces gens vont crier dans la rue contre le mariage pour tous au lieu d’aller se faire euthanasier ou soigner par un psychothérapeute qui pourra, peut-être un jour, les libérer de leur folie religieuse, il y avait sans doute plus important à faire : casser le système sociétal français, qui a montré son incapacité à évoluer dans un monde qui bouge, qui bouge, à nous donner le tournis. En attendant, un certain conservatisme s’est trouvé un combat, qui les rassemble, et qui risque de leur donner envie de se battre contre d’autres libertés, et de s’associer avec ceux qui pensent pareil (les autres croyants mono-théistes).

Quant à moi, question sexe, je ne comprends toujours pas pourquoi, comment, un homme peut en aimer, sexuellement, un autre. Connaissant très bien le ridicule de la petitesse du plaisir masculin face à celui d’une femme, je n’aurais pas envie d’être le témoin privilégié du plaisir trop bref d’un partenaire, miroir d’une jouissance qui ne me satisfait guère. À ma jouissance masculine évidente, simple, brève, je préfère la jouissance féminine, riche, complexe, multiple, à découvrir et à agrandir. Et, comme je ne peux pas, comme les poissons, devenir femelle, je suis fort heureux de jouer de mon bel instrument avec vous, mesdames, comme un archet avec un magnifique violoncelle, pour faire naître, de la belle partition de vos corps faits pour le plaisir, de belles musiques…😉 Quant à vous, mesdames, qui vous aimez l’une l’autre, de la bouche et des mains agiles, je n’ose imaginer les cris de volupté que vos ébats peuvent générer…😉

Whatever works. Comme dirait Woody Allen. L’essentiel, c’est la tendresse, le respect. Pour vivre cette vie absurde, on n’a pas fait mieux que de la vivre à deux. Même si, parfois, cela peut mener à l’enfer… Mais, maintenant, maintenant que l’on vit longtemps en bonne santé, on peut avoir plusieurs vies dans sa vie, avec plusieurs partenaires successifs. Quant à avoir plusieurs partenaires en parallèle, c’est une autre histoire, plus compliquée. Mais, bah, je ne doute pas que, là-aussi, nos moeurs n’évolue ; à condition que la « bien pensence » crève et que la jalousie disparaisse. L’autre ne nous appartient pas. Il/elle ne fait que nous donner un peu de sa vie, sans garantie de durée. Il suffit de le préciser dans le « contrat », d’autoriser, ou pas, d’autres partenaires ! Mais, bon, ceux qui peuvent mener de front : un travail, des amis, une famille, et une maîtresse ou une autre famille, ne sont pas nombreux. Car il faut une sacrée énergie ! Et, également, il est bien bon d’être libre et de vaquer, seul, à ses propres occupations.

Mais que je suis bavard……………😉

Spiritualité pour athées

2013/03/27

Un article qu’une amie m’indique : Des athées en quête de spiritualité : « Les laïques devraient s’approprier sélectivement ce qu’il y a de bon dans la religion, conseille Alain de Botton, auteur du Petit guide des religions à l’usage des mécréants. »

Oui, en tant qu’athée, j’ai besoin de spiritualité (athée, sans Dieu). Et il y aurait un travail fondamental d’extraire tout ce qui est bel et bon dans les religions et leurs textes, en arrachant tout ce qui touche à Dieu, pour en faire un « bréviaire » pour les humanistes, pour ceux qui veulent vivre « bien », mais libres de l’idée d’un Dieu au-dessus de nous. Libres nous sommes, mais pas tant que ça… Les murs de notre cage nous enserrent dans cette réalité : notre corps, le monde, et la mort : le monde s’arrête lorsque notre corps (et notre esprit) meurt. Que faire de cette vie ? une fois qu’elle s’est calmée, une fois que nous avons pris conscience de son importance, une fois libéré des obligations que nous nous étions créées en obéissant aux stéréotypes ? Déjà, vivre plus calmement, sans doute. Comme, lors d’un repas de mets rares et délicieux, on mange lentement pour bien savourer ce qu’on mange, pour en prendre parfaitement conscience, pour être dans ce qu’on fait, et ne pas penser à la suite…

Un Pape, pour quoi faire ?

2013/02/12

En ce Mardi Gris (la neige fond dehors, et le soleil est caché derrière d’épaisses couches d’ouate), j’ai une pensée émue pour mon « presque cousin » Benoit Seize. Car, comme moi, après s’être appelé Benoit pendant quelques années, voici le moment de changer de nom, et c’est toujours difficile de s’habituer à un nouveau nom. Car, vu son âge, il a probablement Alzheimer et il a probablement oublié son premier nom… qui lui semblera donc comme tout neuf. 85 ans, 15 ans sous Hitler. Ca va lui faire drôle de quitter le Vatican… Je me demande ce qu’il pense de sa vie… s’il la considère comme réussie ou si, ENFIN !, il se rend compte qu’il l’a gaspillée pour des conneries. Mais je doute qu’une salutaire prise de conscience advienne si tard. Et je pense qu’il a, depuis fort longtemps, oublié ses émois adolescents (voire adultes) face à une belle femme… Il a dû tuer une partie de lui-même pour devenir religieux, puis Pape. C’est triste… Mais, bon, en lisant sa biographie, on voit qu’il est né là où il ne fallait pas et quand il ne fallait pas… Difficile d’être un homme comme les autres quand on est enrôlé de force dès 14 ans dans les jeunesses hitlérienne puis dans la Wehrmacht. D’autres que moi ont probablement déjà fait un bilan sur son « action » à la tête de l’appareil vaticanien, probablement un mélange d’avancées et de reculs… franchement, je m’en fous. et, en fouinant sur le Web, je retrouve quelques informations « oubliés ». Ainsi, les fondamentalistes chrétiens devraient se souvenir que, au tout début (jusqu’au début du Moyen-Âge), le célibat des prêtres était recommandé, mais pas imposé… et que nombre de Papes furent mariés ou eurent des enfants : « Peu de catholiques savent qu’après Pierre, qui ne fut jamais le premier pape, mais le premier évêque de Rome (qui était marié), cinq papes au moins furent mariés (avec enfants), onze papes furent des fils de pape ou de prêtres. Six papes eurent des enfants illégitimes après le deuxième Concile du Latran. » Bref, y’a rien à attendre de la religion chrétienne, sinon un lent engloutissement dans la connerie… À moins ! À moins que, enfin !, ça bouge ! Et pourquoi pas un Pape noir ? ou asiatique ? ou jeune ? Oui, le plus difficile, le plus improbable, le plus incongru, ce serait un Pape JEUNE (moins de 40 ans), et qui ferait sauter le couvercle de la connerie accumulée depuis des siècles… Mais ma préférence va, vous vous en doutez, à une Papesse, non ménopausée bien sûr. Et que, sous ses robes, tous les mois, s’échappent d’entre les plis de sa vulve quelques gouttes de sang impur, celui des règles. Avant l’impossible, l’inimaginable : une naissance au Vatican !😉
Seule déception pour moi suite à cette défection-surprise : qu’il n’ait pas choisi le 1er avril comme date de renonciation. Ca nous aurait donné une bonne raison de rire.

Homeland : c’est fini !

2013/02/08

Ca y est. J’ai avalé les 24 épisodes des saisons 1 et 2 de Homeland. Au lieu de les avaler en 1 jour ou 2… j’ai eu la sagesse d’étaler le plaisir de cette drogue presque dure sur plusieurs semaines.
Bon sang ! Bon scénario ! Bon acteurs ! Une super série !
Bien sûr, même si c’est très bien fait, tout ce qui se passe dans cette série est totalement improbable… mais cela reste quand même très éloigné d’un « Dr House » ou d’un « Dexter » : bien plus réaliste quand même. Enfin, pour le moment. Car, après le feu d’artifice de ces deux saisons, je me demande ce qu’ils vont bien pouvoir inventer et s’il vont pouvoir faire aussi « probable » ! En effet, je pense que la série a été construite en bloc au départ sur deux saisons, avec juste une ouverture sur une suite possible. Mais, bon, après le suspense puis la révélation du 24ème épisode, il va leur falloir beaucoup de travail pour construire 24 épisodes avec la même force. Pour moi, Homeland saisons 1+2, c’est comme un film qui durerait une vingtaine d’heures : pas de moment de calme, pas de changement radical. Ces 24 épisodes forment un tout parfaitement logique, cohérent, haletant, voire parfois insoutenable de tension. Avec une actrice principale qui a même réussi à planifier sa grossesse pour ne pas gêner le tournage de la 2ème saison !😉
Par contre, ceux qui doivent rigoler, ce sont les « vrais » terroristes, bien plus rustiques je pense que ce qui nous est montré dans « Homeland ». Bien sûr, le film essaye de nous montrer que tout n’est pas noir ni blanc : les « méchants » sont dans les deux camps, les deux poursuivent des buts ignobles en se moquant des innocents. Quant aux « bons », ils sont aussi dans les deux camps, puisque le héros principal s’est converti à l’Islam, que Saul est juif et montre une empathie certaine envers la souffrance de tout être humain, et que les autres musulmans de la série sont majoritairement sains. Le terroriste musulman y est montré comme quelqu’un ayant souffert et désirant se venger, en utilisant Allah comme justification. Quant à savoir si tout cela reflète bien la pensée d’un croyant musulman, j’en suis incapable… Mais, bon, ils auraient pu aussi créer un personnage athée et bon ! histoire de montrer qu’il y a d’autres solutions…😉 Enfin, s’il n’y avait pas eu de pétrole en Arabie Saoudite, tout ce bordel mondial n’aurait pas eu lieu, et l’athéisation mondiale aurait fait plus de progrès qu’elle n’en a fait, il me semble… Mais, bon, peut-être bien que les peuples « arabes », comme en Tunisie, vont finir par comprendre qu’une religion ne doit pas s’occuper de politique. Pour permettre au peuple de prendre conscience du « mal » (l’islamisme obtus), il faut bien qu’il prenne le pouvoir et montre clairement son horreur, non ? Alors, j’espère qu’Ennahda en Tunisie va révéler son vrai visage (hélas, en tuant) afin que le peuple tunisien comprenne son erreur et retrouve la voie d’une vie plus calme, dans une vraie République, sans aucune dictature.

Homeland

2013/02/01

« Homeland » : me voilà devenu accro à cette série américaine… Comme je suis faible… ou, plutôt, comme ces scénaristes et réalisateurs américains sont efficaces… Bien sûr, il y a des ficelles un peu trop grosses. Il y a des erreurs bien visibles (pas forcément pour l’Américain moyen…). Mais que c’est bien fait. Et ça me rappelle Dexter, par son personnage principal, connecté avec une femme bizarre. Nick Brody, il est roux comme Dexter Morgan. Dexter est plus costaud, plus carré des épaules. Mais ils partagent tous deux le même profil psychologique : tous deux cachent un secret, ignoble, affreux, dangereux pour eux et leurs proches, et la mort et le danger rôdent autour d’eux. Le personnage de Dexter me semble parfaitement improbable d’un point de vue psychologique : il est impossible de réussir à avoir une vie « normale » avec les secrets et la vie parallèle qu’il cache. Mais, bon, on le sait, et on apprécie quand même le personnage et la série. Pour Brody, le secret est aussi lourd, ancré aussi à une terrible épreuve : la prise de conscience d’une mort personnelle proche lors de sa captivité, et la perte douloureuse d’une âme innocente et aimée, en plus de tortures physiques et psychologiques. Mais Brody, au contraire de Dexter, montre des signes d’hésitation, de troubles, de souffrance, de revirements. Il est bien plus humain. Et sa quête est compréhensible : la guerre est une horreur, déjà, mais encore plus lorsqu’il y a des « dégâts collatéraux », surtout quand il s’agit d’enfants. Darwin rejeta l’idée d’un Dieu après avoir vu souffrir et mourir l’une de ses filles. La mort des innocents (les enfants) est insupportable. Nul Dieu pourrait permettre cela sans être un pervers. Brody rejette donc ce monde dans lequel il est né. Mais, au moment où je suis (vers le milieu de la 2ème saison), il a déjà renoncé deux fois à ses engagements. Il est tiraillé entre le souvenir de Aïssa et le bonheur d’une famille retrouvée, et surtout par la tendresse et l’inquiétude manifestées envers lui par sa fille Dana, qui prend une place considérable dans l’équilibre du personnage principal. Ce personnage, Brody, est très humain, écartelé entre un monde qui l’a formatté, et un nouveau monde, qui lui a apporté des choses qui lui manquaient. Mais, bon, les circonstances de sa conversion sont entachées de violences, de manipulation, de plans, de vengeance, de haine… qui le poussent vers le « mal ». Le scénario, en envisageant une personne « retournée » par l’ennemi pouvant accéder peut-être aux plus hautes responsabilités politiques, remue en profondeur la légitimité des actes militaires contre le terrorisme religieux, actuellement musulman. Mais il ne remue guère, pour le moment, l’aberration d’une religion, qui avait pour but l’amélioration de la vie d’un peuple, et qui se mute en un fourneau de haine brûlante envers les autres. La haine naît-elle toujours des religions ? Je le pense… Quand le fond est mauvais, et même si 99,99% des pratiquants sont de bonnes gens (pas plus voleurs et assassins que les athées, mais pas moins), il reste toujours 0,01% de fous fanatiques ou opportunistes qui utilisent la religion pour leurs buts (pouvoir, vengeance, richesse, folie, etc). Chaque camp se dit être le « bon » camp, fort de la certitude d’être dans le vrai et le bien. C’est aussi ce qui dégouline du film « Lincoln » : au-delà de la description de l’homme qui a voulu et fait l’égalité entre hommes blancs et hommes noirs, c’est aussi une certitude de faire « bien ». Il est vrai que, pendant la guerre de Sécession, les indiens ont vécu quelques années plus tranquilles, l’armée américaine étant occupée à se massacrer. Mais, ensuite, ces militaires ont su trouver le moyen de continuer à s’amuser, contre un peuple désarmé et acculé. Autre lien entre « Homeland » et « Lincoln » : le moment où Brody amène sa famille sur le lieu d’une bataille fondamentale entre les 2 USA, moment où la possible victoire a changé de camp, victoire ayant rétabli l’unité d’un pays où il est normal de mettre le drapeau à sa fenêtre… Décidément… si Christophe Colomb n’avais pas découvert l’Amérique, le monde aurait été bien différent… meilleur, je pense, mais pas sûr. Peut-être que sinon, en ce moment, je serais en train de prier Dieu dans une église…😉 Ha ha ha ! L’idée qu’on puisse vivre libre, et pas sous la férule d’un roi adoubé par une religion s’appuyant sur un Dieu, semble bien née quelque part par là, non ? dans ce pays neuf où tout était possible (une fois nettoyé de ses sauvages rouges, s’entend). Il serait intéressant d’écrire un livre sur l’histoire de la liberté face à la religion, une histoire mondiale bien sûr, et pas seulement européenne, ni occidentale. La Liberté, oui, mais pas en écrasant d’autres vies, humaines ou animales. Supprimer l’esclavage, en imposant une égalité devant la Loi, était une première étape, qui n’a duré que trop longtemps. Il y a d’autres libertés à définir et à protéger. Dans un monde plus complexe, libéré du schéma oppressant et simpliste issu des 3 religions du Livre. Le monde a changé, tous les peuples sont inter-connectés, après l’envahissement du monde par les occidentaux voici l’envahissement du monde par les chinois, les sangs et les couleurs de peau se mélangent, le monde change à grande vitesse, et certains voudraient encore et toujours trouver un calme et un bonheur utopiques en essayant de retrouver quelque paradis perdu qu’ils imaginent plus qu’ils ne sont capables de comprendre vraiment les temps passés : le passé ne peut pas revivre, il faut constamment créer du neuf, s’adapter. La vie n’est que cela : mouvement, adaptation, constants, sans savoir où elle va, guidée seulement par les règles découvertes par Darwin : celui qui s’adapte mieux à son écosystème prend un avantage sur les autres et se développe plus, transforme son environnement, et s’y adapte de nouveau, dans un mouvement continuel vers le futur qui jamais ne peut revenir vers le passé. Le Fondamentalisme, le désir de retour vers une religion pure et idéalisée, c’est de la pure folie. Ou, dit plus clairement, de la connerie. Mais, bon, tant que les athées n’auront pas construit une religion apportant la spiritualité dont ils ont besoin, ils seront toujours faibles devant ceux qui savent utiliser des textes mélangeant la folie et la magie à la beauté.
Mais, bon, comme d’habitude, je me suis égaré… Homeland ? C’est très intéressant. Très intéressant de voir comment les scénaristes ont réussi à construire un divertissement haletant et prenant, et posant des questions fondamentales, comme : tous les moyens sont-ils bons pour faire aboutir ce qu’on pense être le bien ? Lincoln a triché et menti pour faire advenir ce qu’il pensait être juste. Le Vice-Président de Homeland a camouflé le carnage entraîné par sa décision. Les USA actuels ont triché et menti pour conserver leur pouvoir sur le monde et ses puits de pétrole, pour conserver leur pouvoir d’achat (et de nuisance mondiale). Si les américains étaient moins gras et moins cons (en moyenne), le monde serait sans doute meilleur…😉


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