Archive for the ‘Athéisme et Religions’ Category

Pierre Rabhi : Vers la sobriété heureuse

2016/09/16

Je viens de lire ce livre « Vers la sobriété heureuse » de Pierre Rabhi.

À force d’entendre parler de lui, il fallait bien le lire, non ?

Son livre est … décevant.

Je suis d’accord avec lui que la croissance va forcément se heurter à un mur et qu’il faut donc choisir un autre mode de vie : la sobriété. Mais son livre ne dit RIEN des moyens à mettre en oeuvre pour qu’un pays ou une région s’y prépare. Il ne dit RIEN non plus sur la réalité de la possibilité de nous évader de ce monstre qui fonce, de plus en plus vite, vers le mur. Il ne dit RIEN non plus sur les conséquence psychiques et les efforts énormes d’adaptation que cela va requérir pour les hommes et les femmes les plus éloignés de la sobriété. Il ne dit RIEN non plus sur tous les lieux où, encore, des hommes et des femmes vivent d’une façon sobre et pérenne.

Sa vision du passé est « gentille » : tout était mieux AVANT. Dans son ignorance, il ne sait même pas que le passage de chasseur-cueilleur à paysan et éleveur a été une catastrophe pour les hommes et femmes, même si cela a lancé les « civilisations ». Il encense l’homme cultivateur et tous les peuples qui, comme les indiens d’Amériques d’avant et les aborigènes d’Australie, vivaient « en harmonie avec la Nature ». Foutaises. Les hommes, une fois arrivés en Amériques et en Australie, ont tout de suite commencé à exterminer les animaux génants car géants : la Mégafaune. Par exemple, le cheval, réintroduit par les espagnols dans les Amériques, avait été éliminé par les premiers hommes d’Amériques plusieurs milliers d’années auparavant. Et l’Australie d’il y a 500 ans n’avait RIEN à voir avec l’Australie d’avant l’arrivée des hommes, hormis les lieux impénétrables. La VRAIE vie heureuse, celle la plus proche de notre nature animale, c’est celle des tribus de chasseur-cueilleurs, toujours en exploration et découverte, et en destruction de la Nature aussi… Les agriculteur et éleveurs sédentaires ont rapidement souffert de maladies et de famines que ne connaissaient pas leurs ancêtres. Sans parler du pouvoir créé par des villages et villes de plus en plus grosses et volé par quelques uns.

D’autre part, sa pensée est toujours sous-tendue par la religion. Né dans l’islam tranquille d’une Oasis, adopté puis catolicisé par des Français, sa façon de penser est polluée par Dieu (dont le nom revient de nombreuses fois dans son livre) et par la « Création ». Les personnes de ce genre, aussi gentilles soient-elles, n’ont pas une vision RÉELLE du monde qui nous entoure. L’idée magique d’un Dieu, de la création, d’une vie possible après la mort, est insupportable et fait craindre que sa pensée ait été déformée et que les idées qu’il professe soient tachées de façon originelle.

Quant à être « heureux » parce que sobre, il n’en fait jamais l’analyse.

Bref, c’est bien que ce monsieur parle de sobriété. Mais son livre consiste à dire : la sobriété, c’est Bien ! Et tout le reste n’est que du bavardage vantant le but, sans jamais rentrer dans le coeur du sujet. Un livre superficiel. Mais TRÈS bien écrit, avec de grandes formules, très belles, mais très vide d’analyse… De la propagande naïve et gentille. Il en faut.

Publicités

Abomination

2015/10/24

« L’homosexualité est une abomination. » a dit Mme Boutin.

À ma grande surprise, Le Point a accepté mon commentaire suivant :

« Les religions sont des abominations, car elles poussent des personnes à en haïr d’autres pour des différences de comportement n’ayant pas de réel impact sur la vie des premières, sauf à remettre en cause leur vision étriquée et bloquée de comment il faut vivre. »

C’est l’une des rares fois où l’un de mes commentaires critiquant les religions a été accepté par Le Point. Le Point s’améliore-t-il ? Ou bien j’arrive à dire des choses fondamentales sans agresser grâce à un enrobage mieux construit qui me permet de tromper la censure du Point et de ses lecteurs ?

Sinon, personnellement, j’ai du mal à imaginer que je pourrais aimer un homme, ou coucher avec. Mais, bon, tant que ceux qui le pratiquent ne m’obligent pas à faire comme eux ou ne me désignent pas comme « anormal » et ne me punissent pas de ce qu’ils pourraient appeler un « péché », cela ne me dérange pas, car cela n’a AUCUN impact sur ma vie. L’hétérosexualité est la pratique la plus courante sur Terre (normal ! sinon, on disparaîtrait !), mais ce n’est pas une raison suffisante pour l’imposer à tous et à condamner (voire tuer) ceux qui ont une vie sexuelle différente. Finalement, plus il y a d’hommes homosexuels, plus il y a de femmes disponibles pour les autres hommes ! sauf si elles-aussi sont homosexuelles… Zut ! 😉 Finalement, vue l’augmentation de la population humaine et vus les dégâts que nous infligeons à la Nature, une augmentation fulgurante de l’homosexualité, masculine ou féminine, serait une bonne solution pour sauver la Terre du massacre que nous lui faisons subir ! Il y a plus important que les détails des pratiques sexuelles privées… Mme Boutin n’est que la pointe émoussée et repoussante d’une vieille connerie millénaire qui s’appelle : religion.

Sur-réaliste

2015/10/20

Moment totalement sur-réaliste sur France Inter tout-à-l’heure. Un homme, qui porte robe et se dit « prêtre », face à deux femmes, et qui ose déclarer qu’il pense que jamais les femmes n’auront accès à l’ordination. Bref, que les femmes ne pourront jamais devenir prêtre, évêque, voire pape. Pour des raisons théologiques. Parce que JP2 l’aurait décidé. Comment peut-on être aussi con ? Comment peut-on oser mettre de côté la moitié de l’humanité et lui refuser les droits que des hommes se sont arrogés ? Par stupidité ? Par orgueil masculin ? Parce que Adam aurait été créé (par qui ?) avant Ève ? Non ! par peur ! Par peur que ces femmes prennent un jour le pouvoir et se mettent à changer les règles stupides et débiles que des hommes en soutane ont imaginées et imposées, siècles après siècles ! Car les religions ne survivent que grâce au pouvoir, aux menaces et au meurtres des hérétiques et – surtout ! – des incroyants. Mais pourquoi laisse-t-on encore parler ces gens-là à la radio ? Comment est-il possible que personne ne se soit interposé pour lui dire en face qu’il est fou à lier et qu’il est absolument incroyable qu’il y ait encore aujourd’hui des gens qui croient en toutes les stupidités écrites dans la Bible puis imaginées par la suite, dont le fait que les femmes sont indignes d’être prêtres ?

http://www.franceinter.fr/emission-le-telephone-sonne-le-pape-contre-le-vatican

L’Eglise et l’homosexualité

2015/10/03

Le père polonais Krysztof Olaf Charamsa, membre de la Congrégation pour la doctrine de la Foi, vient de révéler son homosexualité et l’existence d’un compagnon, à la veille de l’ouverture du Synode sur la famille.

Que cela fait du bien de lire ce qu’il dit sur la connerie de l’Eglise catholique ! Certes, son acte n’a pas pour but, comme moi, de descendre le catholicisme. S’il fait ainsi son coming-out, c’est pour secouer cette trop vieille église.

Tout d’abord, pour la chasteté et la vie en couple, ce n’est que depuis 1123 (1er concile de Latran) qu’il est fait interdiction aux prêtres de se marier. La raison n’avait rien de religieux : en interdisant au prêtres de se marier, l’Eglise leur interdisait surtout d’avoir des enfants légitimes ! Par contre, nombre d’évêques et de papes eurent  encore des enfants (bâtards) par la suite. Ainsi, la succession des prêtres (qui, à l’époque, étaient essentiellement des enfants de nobles, et donc riches) tombait dans la bourse de l’Eglise, pour la renflouer. Et, également, pour éviter que les dons faits à un prêtre aillent à ses héritiers. Car, en ces époques lointaines, l’Eglise servait aussi de service social, redistribuant aux pauvres le surplus des riches qui rachetaient ainsi des fautes qu’on leur avait mises en tête.

L’Eglise catholique, qui parle sans cesse de l’amour qu’il faut donner aux autres, vend une marchandise qu’elle ne possède pas ! L’amour, bien sûr, est à la fois physique et mental. Nos ancêtres, homo sapiens, genre « homo », humains, hominidés, pratiquent le contact physique (caresses, épouillage) depuis des millions d’années. Contraindre un homme à ne plus être touché et à ne plus caresser, c’est le torturer sans raison, c’est le rendre fou. De plus, la pratique d’une famille est bien la meilleure façon de pénétrer la difficulté des hommes et des femmes. Permettre aux prêtres catholiques de prendre épouse, ce serait également un moyen très efficace de réduire la pédophilie dans le monde 😉 .

Quant à son homosexualité, celle-ci est finalement courante dans la Nature. C’est une idée stupide de penser que les homosexuels, hommes ou femmes, sont des monstres. Comme sur plein de sujets, l’Eglise catholique est en retard. Mieux vaudrait qu’elle disparaisse… 😉

J’ai dû parler dans ce blog d’une Eglise chrétienne, en Suède je crois, où les femmes peuvent être évêques, où l’une de ces évêques est homosexuelle, en couple, et qu’elles avaient commencé les démarches pour adopter. Finalement, il y a des chrétiens moins cons que les catholiques !!!

Il dit : « Il est temps que l’Eglise ouvre les yeux et comprenne que la solution qu’elle propose, à savoir l’abstinence totale et une vie sans amour, n’est pas humaine ». TOUT EST DIT !

Plus de plats de substitution à Châlon sur Marne

2015/03/17

http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20150317.OBS4765/un-maire-ump-supprime-les-menus-sans-porc-a-la-cantine.html
Un maire UMP supprime les menus sans porc à la cantine.
Le maire de Chalon-sur-Saône a décidé que les cantines de la commune ne proposeraient plus de « menu de substitution », au nom de la « laïcité ».

Cette décision entraîne de vives réactions.
Voir : https://observatoireislamophobie.wordpress.com/ et http://www.islamophobie.net/ .
Lire aussi : http://fr.wikipedia.org/wiki/Islamophobie#Critique_religieuse pour comprendre qu’il s’agit d’une guerre des mots.

Le Conseil de l’Europe a dit que « l’islamophobie est une violation des droits de l’homme et une menace pour la cohésion sociale», ce qui est insupportable.
Le CCIF va même jusqu’à dire que « l’islamophobie n’est pas une opinion, c’est un délit», ce qui est (pour moi) illégal et est une façon de préparer le terrain à une loi sur ce sujet.

En 2003, Michel Rocard a dit : 1) En République, la critique de la religion, comme de toutes les convictions, est libre. 2) Elle est constitutionnellement garantie et fait partie de la liberté d’opinion et d’expression. 3) Elle ne saurait être assimilée au racisme et à la xénophobie.

Pour ma part, je donne au mot « islamophobie » un sens dérivé du terme : « religiophobie » : « critique légitime des dogmes religieux, quels qu’ils soient ». Je suis religiophobe, donc islamophobe, christianophobe et judaïsmophobe. Il ne saurait être question pour moi d’exprimer des idées négatives sur des personnes ayant une origine ethnique particulière, qui serait du racisme. Quant à me moquer des croyants, je ne me prive pas de le faire, comme « Charlie Hebdo », donc de façon générale, pour les croyants de toutes les religions, mais sans l’appliquer à une personne en particulier. Oui, je trouve complètement stupide de croire en Dieu, qu’il soit celui des chrétiens, des musulmans, ou des juifs. Et je rappelle qu’en 2015 la France compte plus de 30% d’athées et en comptera plus de 50% en 2040, dont une grande part des personnes d’origine maghrébine. En France, seulement 30% des personnes originaires de pays où l’Islam est majoritaire sont croyants, et cela ne fait que 2% de la population française. Et je ne comprends pas qu’on parle bien plus des croyants que des athées, qui eux-aussi ont des sentiments (non-religieux) et sont exaspérés par l’envahissement de notre République laïque par des revendications religieuses (chrétiennes ou musulmanes) insupportables et dangereuses pour nos libertés. Les Français doivent se défendre contre les revendications illégitimes et illégales (loi de 1905) de l’Islam comme ils se sont battus contre celles de l’Eglise Catholique il y a un peu plus de 100 ans, ni plus, ni moins.

Blasphémateur !

2015/02/28

« Blasphémateur ! », livre de Waleed Al-Husseini, chez Grasset, jeune palestinien qui a goûté aux geôles de son pays parce qu’il a créé et animé de nombreux blogs analysant et critiquant l’Islam. Musulman, il est devenu athée. Rien n’est plus intéressant à lire que l’analyse de celui qui met en lumière toutes les contradictions de la religion qui lui a été imposée, par sa famille, mais surtout par sa société. Ayant compris l’absurdité et la dangerosité de l’Islam, il s’est fait athée. Son livre, dont je viens juste de dépasser la moitié, permet de comprendre ces contradictions et l’utilisation qui est faite de l’Islam par des dictatures, nombreuses au Moyen-Orient.
Ce livre est à lire, pour mieux comprendre de l’intérieur la folie et l’absurdité qui règnent dans ces pays, où des gens croient dur comme fer à des idées … qu’ils n’ont jamais analysées et faites leurs, mais qu’ils ont acceptées telles quelles, ou qu’on leur a imposées, sans possibilité ni volonté de les décortiquer de les mettre à plat, et de les critiquer. C’est le propre d’une dictature d’imposer des idées et d’interdire de les critiquer. Dans ces pays, la religion n’est qu’un outil pour tenir le peuple dans l’ignorance et l’obéissance.

Non-Dieu merci pour Waleed, les prisons de Palestine ont un certain respect des personnes. Et, s’il a été torturé, ses bourreaux ont bien pris soin de choisir des méthodes n’entraînant aucune séquelle physique grave (peut-être aussi sous la pression de la peur de perdre des soutiens financiers occidentaux). Cela témoigne d’un certain niveau de respect de la personne humaine, bien mieux en tout cas que la bastonnade ou la décapitation au sabre en place publique pratiquée dans ce merveilleux pays qu’est l’Arabie Saoudite. Mais, d’après Wikipedia, il fut de nouveau torturé plus tard.

Par rapport à mon précédent billet, je pense que Waleed Al-Husseini a pris comme titre « blasphémateur » pour son livre parce que c’est ainsi qu’il était vu par les gens de son pays. Mais un athée ne blasphème pas ! Il ne fait que donner son opinion et oser critiquer. À l’autre de se boucher les oreilles ou d’ouvrir enfin les yeux grâce à cette lumière douloureuse sur ses croyances illusoires et mortifères.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Waleed_Al-Husseini
Mais ce texte de Wikipedia n’est pas entièrement conforme à ce que j’ai déjà lu.

Waleed aurait dit que toutes les religions étaient constituées d’« un fatras de légendes hallucinantes et de bêtises, toutes en compétition pour le podium de la stupidité ». J’aime bien ! 😉

Sa page Facebook:
https://www.facebook.com/Exmuslims.of.France

Liberté d’expression et caricatures

2015/02/25

Lors de l’émission « Le téléphone sonne » sur France Inter le mercredi 25 février 2015, dont le sujet était « La liberté d’expression et le droit à la caricature religieuse », des arguments pour défendre le droit à la liberté d’expression et le droit à la caricature n’ont pas été évoqués.

Tout d’abord, la France compte environ 30% d’athées, bien plus que tous les croyants de toutes les religions établies en France. Alors, en critiquant et en caricaturant les religions, « Charlie-Hebdo » se fait donc le porte-parole de tous ces français qui considèrent que les religions, TOUTES les religions, ne sont qu’un ramassis de conneries. Pour s’en convaincre pour l’Islam, il suffit de lire le livre « Blasphémateur » de Waleed Al-Husseini, qui vient de sortir en janvier, et où il démolit et vomit la religion qui lui a été imposée par le hasard de sa naissance. En fait, savoir que les religions ne sont qu’un ramassis de conneries est une certitude partagée par des millions de Français mais qui est tue, et que le « politiquement correct » habituel empêche de dire haut et fort, en particulier à la radio, à la télévision, et dans les journaux, sauf par certains qui essayent courageusement de remuer la boue qui empêche beaucoup de Français de voir et de penser véritablement. Bref, des millions de Français se retiennent de dire à voix haute ce qu’ils pensent sous prétexte que cela choquerait les fous qui croient encore à des balivernes, à des stupidités mortifères, telles que Dieu, le Paradis, et l’Enfer. Pour croire en Dieu, il faut être soit stupide, soit désespéré, soit mentalement déficient, soit trop paresseux pour faire du ménage dans son stock de conneries mentales. Quant à ceux qui tuent au nom d’un Dieu, ils ne croient pas en Dieu mais dans le nihilisme et l’horreur, qui les amusent et leur donnent une raison stupide de vivre (et de tuer et de mourir) ; ils utilisent une religion pour dominer et asservir les autres, mais aussi pour violer et tuer afin de satisfaire leur besoin de plaisirs sadiques.

Ensuite, la loi de 1905 décrète que l’État Français est laïque et qu’il garantit à chacun la pratique de sa religion. Cette loi institue donc une « sphère publique », a-religieuse, laïque, et des « sphères privées », intimes et religieuses. Dans ce contexte, le délit de blasphème a été supprimé du droit français (comme dans 43 autres pays sur 198). Mais aujourd’hui en France on entend encore des gens crier au scandale parce que certains, comme « Charlie-Hebdo », se moquent ouvertement de leur religion et de ses symboles. Cette « indignation » est bien pratique à ces religions pour rappeler leur existence et tenter encore et encore de s’imposer aux Français, alors qu’elles ne représentent qu’une minorité, et pour déborder de leur « sphère religieuse privée » pour entrer dans la « sphère publique laïque ». Il est donc insupportable d’entendre à la radio des représentants des différentes religions se plaindre que des méchants blasphèment, voire même promettre des coups de poings (avant des balles en plomb ?) pour de simples paroles. Or, par définition, le blasphème est « toute parole de malédiction, reproche ou irrespect prononcé contre Dieu » ou encore « une parole ou discours qui outrage la divinité, la religion ou ce qui est considéré comme respectable ou sacré » . Bref, le blasphème n’a de sens que pour ceux qui croient en ce Dieu, attaqué par ces paroles, et au « sacré » qui lui est attaché. Pour celui qui croit en un autre Dieu, ou qui ne croit pas, ces paroles ne constituent donc pas un blasphème. Or, comme la République, laïque, ne croit en aucun Dieu ni à rien de ce qui est spécifiquement sacré pour ces religions, le blasphème n’a pas de sens pour la République : donc, en République, le blasphème n’existe pas. Mieux, « crier au blasphème » consiste à faire passer des concepts normalement circonscrits à la « sphère privée religieuse » de certains dans la « sphère publique », par définition laïque. Le mot « blasphème » n’a de sens qu’à l’intérieur d’une « sphère privée religieuse ». Et celui qui « crie au blasphème » contrevient donc à la loi de 1905. Il me semble donc logique de : 1) ne PLUS utiliser le mot «  blasphème » dans la « sphère publique », mais plutôt : « critique », et 2) créer un délit de « cri au blasphème ». Celui qui, choqué stupidement par des mots ou des images qui critiquent sa religion, n’a pas le droit de crier au blasphème (qui n’a pas de sens pour l’auteur de cette critique, à supposé qu’il n’appartienne pas à la même « sphère religieuse privée ») et doit donc être puni par la loi. En effet, se plaindre de ce qu’il appelle « blasphème » ne respecte pas ce qui est éminemment sacré pour des millions de Français : la liberté d’expression. Cette « liberté d’expression » a été douloureusement acquise par nos ancêtres, afin de montrer le monde sous un éclairage différent, ce qui déplaît fortement à certains qui n’aiment pas que l’on montre le côté noir de leurs pensées, de leurs actes, et de leurs religions.

Bref, Dieu est mort, et qu’on le laisse pourrir en paix, et qu’on nous laisse railler tous les débiles qui ne sont pas sortis du Moyen-Âge.

Être ou ne pas être (Charlie)

2015/02/06

Un mois demain que le massacre a eu lieu. « Charlie » est toujours dans les esprits, mais la Terre a continué à tourner et, également, des dizaines de milliers d’autres personnes sont mortes prématurément et souvent brutalement, tragiquement, dans le monde, relativisant ce qui est arrivé à Charlie. D’ailleurs, tout le monde n’a pas « été Charlie » et il y a eu de nombreuses façons d' »être Charlie ».
J’ai acheté le numéro 1178, en deux exemplaires même, et je l’ai lu, consciencieusement. (Probablement que je l’avais déjà lu, voire même acheté, dans le passé, mais probablement une seule fois, comme la majorité des français.) Mais je n’ai pas lu que ça. J’ai lu tout ce que je pouvais de tous les témoignages et analyses qui ont été publiées, essentiellement sur le Web, mais aussi en papier, du « Canard Enchaîné » à « Valeurs actuelles », en passant par Libération, le Nouvel Obs (L’Obs ! pardon), et le Monde. Un nombre impressionnant d’experts (de véritables experts) ont été invités à s’exprimer, permettant de mieux comprendre l’Islam. Enfin… LES Islams. Celui de Daech ou celui du paysan tranquille. Et leur histoire, complexe, pleine de mensonges et de trahisons. Finalement, comme pour le Christianisme, l’Islam d’origine n’a certainement rien à voir avec ses différentes formes actuelles, même les plus extrêmes ou celles qui s’en réclament. Car, dès la mort de Mohammed, il a été récupéré et utilisé par des dictateurs de l’époque, voire même les descendants de ceux qui l’avaient combattu, pour asseoir leur emprise sur leur population et pour justifier les conquêtes. Bref, si Jésus n’a pas existé (son personnage fut probablement créé à partir de plusieurs personnes et beaucoup d’imagination), le prophète Mohammed a bien existé, mais son histoire véritable restera à jamais inconnue de tous, y compris de tous les « soi-disant » experts musulmans qui ne font que lire et relire toujours les mêmes livres écrits des centaines d’années après sa mort, et qui n’imaginent pas combien les recherches archéologiques révèlent sur la vérité historique (ainsi, bien peu de choses de la Thora sont prouvées par la véritable histoire et par l’archéologie). Mohammed et l’Islam sont des mythes, des inventions. Et on tue pour cela… Ou, plutôt, on utilise une histoire pour justifier sa haine, sa colère, sa volonté de tuer et de détruire, pour… pour rien. Tant de sang versé pour rien. Femmes violées puis crucifiées, femmes enceintes éviscérées, enfants enterrés vivants, pilotes brûlés vifs, prisonniers décapités, etc. L’horreur. Qui nous rappelle la St-Barthélémy qui a vu les « bons » Catholique massacrer les « mauvais » Protestants, hommes, femmes, enfants, vieillards. L’Islam, les Islams, sont en retard. Ou, plutôt, ils sont structurés autrement, de façon tribale, anarchique, dans des pays où l’analphabétisme est roi : ceux qui disent venger le Coran ne l’ont jamais lu, ils n’ont fait qu’entendre des prêches de moins illettrés qu’eux et qui n’ont lu et compris qu’une partie des textes, bien souvent les Haddiths, et n’en ont pris que ce qui soutenait leurs idées… Il y a de tout dans le Coran : de l’amour, du meurtre, et des guerres. Chacun y prend ce qui l’attire.
Bref, l’Homme reste bien un sauvage. Seule l’éducation peut lui permettre de mieux comprendre ce qu’est le monde.
J’ai beaucoup lu. Peut-être en ferai-je un chapitre d’un livre, sur un sujet différent : l’athéisme. Mais, bon, il y a loin de prendre des notes de ses idées, de recueillir les analyses des experts de tous bords, et d’en faire un livre promouvant une autre voie : l’athéisme. On verra bien. J’ai si peu de temps…

En attendant, s’il y a un livre à lire pour comprendre ce qui peut pousser de jeunes français d’origine musulmane à tuer et mourir pour des stupidités, c’est celui d’Amin Maalouf : « Les identités meurtrières ». Ce livre, écrit par un arabe chrétien du Liban, parlant l’arabe, naturalisé français, écrivain français, lui-même riche de nombreuses appartenances, est éclairant sur la complexité et la difficulté de nos vies, à tous, tous migrants, tous devant nous adapter soit à un autre pays, soit à une autre région de ce pays, soit à un pays qui a plus changé en 30 ans qu’en plusieurs générations. Notre « identité », nos « appartenances », qui font de nous des personnes écartelées entre différents mondes : le pays étranger que nous avons quitté, le pays de notre enfance qui a radicalement changé, et ce pays d’aujourd’hui, complexe et varié. Mais, bon, s’adapter au changement, c’est une preuve d’intelligence et de jeunesse ! Et c’est le propre de l’Homme. Le brassage des Hommes et des idées devrait amener à un nouveau monde, meilleur. Un jour peut-être… Mais pas sûr ! Vraiment pas sûr ! Car il y a d’autre dangers que les religions qui menacent les Hommes et notre planète. Il y a d’autres idéologies mortifères. Il y a plein d’autres façons de détruire la paix et la beauté. L’Homme est tellement inventif ! Demander donc aux Ukrainiens ce qu’ils pensent de Poutine, qui met de l’huile sur le feu sur un pays pour… pour quoi ? Occuper les russes pour qu’ils oublient qu’ils sont en dictature ? pour garder le pouvoir ? pour satisfaire à un rêve idiot : toujours plus ! Une Russie plus grande et plus forte ! Mieux vaudrait laisser les gens essayer d’être heureux… Déjà que, même sans guerre, nous arrivons à ne pas être heureux… Que les français qui se sentent malheureux en France (tous ceux qui n’ont pas les moyens de s’acheter un iPhone ! par exemple) aillent voir ailleurs ! 😉 Il y a des paysans qui, alors qu’ils ne pourront jamais se payer un médecin ou des médicaments, alors que leur vie est VRAIMENT dure, sont heureux malgré tout.

Je suis Charlie ! (mais… lequel ?)

XXIème siècle

2014/05/07

Il n’y a aucun doute pour moi que, au XXIème siècle, Dieu est mort et que les religions agonisent. Pour Dieu, lire Nietzsche. Pour les religions, se dire qu’une religion est faite pour « tenir » un groupe d’Hommes et que, dans cette transformation radicale du monde humain, la liberté à laquelle les Hommes aspirent les entraînent à se libérer de leurs fers, de tous leurs fers.
Mais, une fois Dieu mort et toutes les religions à l’agonie, sur quoi construire la spiritualité athée nécessaire pour donner du sens à nos vie ? compréhensible par tous, même par ceux qui n’arrivent pas à comprendre et à accepter leur mort et celle de leurs proches.
Un grand travail est à venir : rédiger les textes et les livres permettant à tous de comprendre ce que l’Homme est et ce dont il a besoin pour vivre en conscience. Des livres neufs, libérés des étapes intermédiaires que furent les religions primitives et les erreurs horribles comme le Christianisme. Même si, bien sûr, tout n’est pas à jeter… et qu’il faut extraire de la boue les idées universelles. Mais, pour construire du neuf, mieux vaut avoir maîtrisé la compréhension du passé et ses erreurs. Pour ne pas les recommencer… Et toujours continuer à mieux comprendre ce qu’est l’homme : humain, primate, animal.

ProtestantismeS

2014/05/07

« Protestantismes, Les textes fondamentaux commentés », c’est un dossier de référence du Point sur les protestantismeS. Le pluriel s’impose, tant ce courant religieux chrétien est diversifié, tant la liberté qu’il offre permet toutes les extensions, et toutes les dérives…
Je connaissais bien mal le Protestantisme, malgré une amie qui m’en disait tant de bien (en comparaison du catholicisme). Et la lecture de cette centaine de pages m’a permis d’y voir bien plus clair. Bref, si l’idée débile de croire en Dieu me venait, au moins choisirais-je le protestantisme plutôt que le Catholicisme : avoir un peu de liberté dans ma prison mentale. Pour les français, essentiellement de culture catholique, le protestantisme est un peu mystérieux. Ce petit livre permet d’en révéler l’origine, les nombreuses évolutions, et l’intérêt. Mais, même si le protestantisme permet à chaque croyant d’être libre d’interpréter la Bible et de se forger sa propre opinion, et s’il y a des nuances fort importantes entre le catholicisme et le protestantisme, Dieu et la Bible sont bien là, bien présents. Et, avec les Evangélistes, on frise de nouveau l’horreur : considérer qu’il n’y a qu’un Dieu et qu’il faut présenter (imposer !) son culte à tous les Hommes. Je ne saurais résumer tout ce que j’ai lu, mais je recommande la lecture de ce petit livre pour tous ceux qui, comme moi, veulent étudier et comprendre le MAL, celui engendré par la croyance folle et débile en l’existence d’un Dieu unique est « sauveur » ; même si, pour le protestantisme, la folie se limite presqu’exclusivement à croire en Dieu et en la Bible. Les Catholiques sont devenus encoure plus fous, en comparaison de la lecture critique et libre que font les Protestants de la Bible. Idolâtres sont les Catholiques, qui transforment en saint un vieux con qui a pris le pouvoir d’une vieille et agonisante secte. A contrario, les Protestants permettent à chacun de leurs membres d’être prêtre, tout en ayant une vie normale : marié. C’est, bien sûr, bien plus compliqué que ça… et les dérives ultra-sectaires du protestantisme sont effrayantes : comme quoi, lorsque l’idée de base est fausse et folle, toutes les folies peuvent en naître, malgré toute la bonne volonté des hommes bons qui se sont laissés prendre au piège.
Une pensée émue pour David Friedrich Strauss qui, après avoir voulu « une nouvelle manière de considérer l’histoire de Jésus », incomprise par ses semblables du XIXème siècle, a rompu avec le christianisme, montrant que, lorsqu’on pousse à fond son analyse du phénomène chrétien, on ne peut que rompre avec lui.
Le Point – Références – Mai-juin 2014 – 7€50 .
Bonne lecture !