Archive for the ‘Amour’ Category

BanG Gang

2016/01/17

Ce petit film est très intéressant. Déjà, il pétille de la force de ses jeunes interprètes. Bon, le sujet est – a priori – immoral : une bande de lycéens qui se mettent à partouzer comme d’autres vont jouer au tennis. George, Alex, Nikki, Laetitia, Gabriel : 5 jeunes qui se tournent autour, plus plein d’autres. Un très léger soupçon de possible homosexualité. Beaucoup, beaucoup d’hétérosexualité, même si les filles s’embrassent. Et énormément de sexe, jusqu’à l’overdose et le retour aux réalités de la vie. Laetitia est vierge. Gabriel aussi probablement. Quant aux autres, ils semblent avoir déjà beaucoup « vécu » et avoir eu pas mal de partenaires, sauf George peut-être, qui n’est pas un garçon : c’est une fille mince, belle, aux cheveux longs et dorés, et presque sans poitrine. La mer, la liberté (relative), le soleil, la chaleur, du temps libre, un peu d’alcool et de drogue, et un grand espace (une maison avec piscine) sans adultes : tous les ingrédients pour la libération des corps. Qui se libèrent sans retenue. Ces jeunes flirtent, embrassent, et baisent, sans retenue, enivrés par leur liberté et la découverte des plaisirs que leur donne leur jeune corps. Un peu tristement quand même, et avec l’aide de pas mal de bières, de cigarettes, d’herbes moins communes, de quelques lignes blanches, voire même de quelques pilules qui devraient donner encore plus de bonheur mais qui n’y arrivent pas toujours. L’un fournit la maison. L’autre fournit les idées stupides et quelques accessoires hallucinogènes (avec modération). (Presque) tous ces jeunes ont des vies rêvées par des millions de jeunes d’autres pays, ceux où l’on pense d’abord à manger et à survivre. À part l’un d’entre eux, plus mature (avec une voix calme et posé), rendu plus mature par l’interruption de la vie de famille tranquille par la maladie du père : un peu de handicap et de malheur, ça vous calme et vous rappelle à la fragilité de la vie. Lectures, musique : il apprend et il crée (un peu). Et l’amour dans tout ça ? Il n’est pas (pas encore) chez Laetitia, qui joue avec son corps comme elle jouait aux poupées il n’y a pas si longtemps et qui avorte tranquillement. Il n’est pas chez Nikki, qui jouit et sourit de tout. Il est chez Alex, George, et Gabriel. George, une fille qui fait la liste des garçons intéressants, liste qui devient sans doute la liste des garçons avec qui elle couche finalement, longue liste qu’elle barre. Jouir n’est pas tout, s’il n’y a pas le désir, le désir du plaisir mais surtout le désir de l’autre, unique, particulier, qui donne la saveur fondamentale au baiser et au coït. Ce mystère qui fait qu’on est attiré par une autre personne. George est attirée par Alex, qui l’est aussi d’elle sans se l’avouer, mais qui s’est laissé embarquer dans cette histoire de Bang Gang avec les copains et copines, ou qui ne veut pas se laisser aller à des relations amoureuses avec une seule fille : peur de l’amour ? Refus de cette attirance qu’a l’autre envers soi et qu’on ne comprend pas très bien : « mais pourquoi vient-elle vers moi ? je ne comprends pas ! » Et il y a Gabriel, en retrait, parce qu’occupé par de tristes réalités de la vie, vierge sans doute, sans doute un peu plus timide que les autres. Gabriel, que Laetitia et George remarquent. Mais Laetitia glisse sur cette possible amitié ou amour et plonge dans la facilité et les plaisirs des baisers pour jouer et du sexe pour jouir sans trop penser, comme elle plonge dans une baignoire avec déjà deux garçons. Il faut la déception de George face à la non-réciprocité apparente des sentiments d’Alex pour qu’elle puisse remarquer Gabriel et que quelque chose de plus profond naisse entre eux, suite à un regard, un unique regard, dû au hasard. Mais le dépit amoureux pousse aux bêtises. Déjà qu’une partouze (tranquille) à 10 ou 20 partenaires, ce n’est probablement pas très sain, se donner sans compter à tous les mâles présents, ce n’est pas forcément intelligent ni la bonne façon pour se faire bien voir des autres, de celui qui l’attirait surtout mais qu’elle remplace désormais par Gabriel, à qui elle donne son premier plaisir sexuel, même si leur position n’est pas celle que j’aurais personnellement choisie pour une première fois. Et c’est là que la vie réelle resurgit, sous la forme de MSTs (blennorragie, syphilis), d’un début de grossesse, et d’images vidéo qui débordent d’un site Web privé pour apparaître dans YouTube, permettant à l’amoureux qui l’ignore encore de faire le chevalier servant, de dévoiler ses sentiments. La fête est finie. Les parents, l’école, la ville : tout le monde est au courant maintenant de cette bande de jeunes en pleine débauche. Et, que ce soit pour les MST ou la grossesse, une pilule, voire quelques piqures suffisent à tout régler : magie et merveille de ce monde moderne ! Cent ans plus tôt, leur vie aurait été abîmée, cassée, voire détruite. Le film se fait alors moralisateur, un peu. En oubliant de parler des risques de séquelles pour les filles : devenir stérile. Sans parler des troubles psychologiques de devenir le centre des regards d’une ville entière et le centre de la colère de ses parents. Mais la morale a bien évolué : le sexe n’est plus tabou ; finalement, hommes et femmes sont libres de leurs partenaires, tant qu’il y a respect de l’autre. La vie n’est pas simple déjà, avec des parents souvent divorcés, voire des situations en risque de déséquilibre. La fête est finie. L’été, et sa canicule, fait (presque) tout oublier. Le guide des mauvaises idées quitte la maison. Alex va trouver loin de la France un autre environnement. Gabriel et George partent (l’Amérique ?) en amoureux et commencent vraiment à vivre, loin des parents.

Un film intéressant, par la spontanéité des acteurs (et le travail pour rendre tout ça « naturel »). Même si ce genre de chose arrivent en France, ou ailleurs, ce n’est probablement pas courant. Et la réalisatrice n’en a pas rajouté : pas de coups, ni de violence, vols, viols, tournante, exactions, conneries graves, etc. Juste des jeunes (16 – 18 ans) qui se laissent aller à retrouver les instincts sexuels naturels des primates Homo Sapiens Sapiens : nous sommes faits pour le sexe : notre corps est en grande partie construit pour cela, à force de sélection naturelle, à force de promiscuité sexuelle. Restent les MSTs, qui cassent un peu l’ambiance. Finalement, sans les MSTs et sans les risques de grossesse, tout ceci serait (presque !) tout à fait naturel ! Sauf le désir de s’unir à un autre, unique, particulier, désir commun aux deux sexes. Même si, dans nombre de sociétés humaines d’avant, dont il reste quelques exemples encore (Na Xi), les femmes pouvaient être libres et ne pas s’enfermer dans un « couple », mais faire partie d’une communauté (femmes, fratrie) leur donnant l’aide et la sécurité nécessaires pour l’aider à élever des enfants.

Un film qui en rappelle un autre : « Et la tendresse, bordel ! » ! Avec le même « hélicoptère »… symbolique ? 😉

Finalement, ce film est libéré de la morale chrétienne, inexistante ici. Il n’y a que les réalités de la vie : les MSTs, les grossesses, la froideur du sexe pour le sexe, et l’amour – toujours aussi mystérieux – entre deux êtres. Faire l’amour à plusieurs, sans amour, n’est pas « mal ». C’est fun. Mais ça ne suffit pas pour être totalement, véritablement, humain. Le lien, l’attachement, avec un autre, est fondamental, indispensable à nos vies.

 

P.S. : Sur le site d’AlloCiné, on ne donne que l’âge de l’acteur (Finnegan) qui joue Alex (25 ans), pas celui de George (Marilyn), Laetitia (Daisy), et Gabriel (Lorenzo) ; tous français. En fouinant un peu, Daisy a aujourd’hui 22 ans et Marilyn 20 ans. Le film est sorti environ 1 an après son tournage.

Daisy a commencé jeune le cinéma, à 13 ans. C’est la première expérience pour Marilyn. Quant à Lorenzo, il suit le cours Florent ! ce qui explique sans doute sa voix particulièrement calme et particulière. 6 pièces de théâtre et 4 films déjà.

http://www.sortiraparis.com/loisirs/cinema/articles/104238-bang-gang-interview-de-l-actrice-marilyn-lima

http://www.june.fr/bang-gang-marilyn-lima-et-daisy-broom-interview-de-deux-revelations-du-cinema-francais-nos-june-girls-de-la-semaine-a489764.html

http://cheekmagazine.fr/culture/bang-gang-eva-husson-film-sexualite-ados

You had my heart inside of your hands and you played it to the beat !

2015/10/08

Rolling in the deep, by Adèle.

You had my heart inside of your hands and you played it to the beat !

Il y a des chansons, et quelques mots en particulier, qui réveillent des douleurs oubliées… Rien de mieux que de se souvenir de souffrances passées : elles sont jouissives. Car on ne peut plus rien changer, plus rien sauver. Mieux, on ne se souvient plus vraiment, plus vraiment de tous les détails : on a fait le tri, le tri de ses souvenirs, et on a pris le bon rôle : facile ! C’est si bon de se souvenir de ces souffrances, d’en ressentir la lame refroidie dans son esprit. C’est si bon… car c’est mieux, bien mieux !, que si rien ne s’était passé. Ceux qui ont souffert (de ces douleurs-là, amoureuses, illusoires et bien réelles à la fois, mais pas dans la chair) ont bien de la chance, bien plus que ceux qui, jamais, n’ont aimé. Le plus douloureux n’est pas de ne plus aimer, ou de ne plus être aimé, mais de n’avoir jamais aimé ou avoir été aimé. Car, sans amour, on n’est rien. Sans amour, on n’a pas vécu. Sans amour, on n’a pas de souvenir de son esprit s’évadant de son corps. Car, sans amour, on n’est pas humain, ni même une parcelle de la Nature, qui a trouvé – par hasard – des outils pour attirer l’un vers l’une. Sans amour, pas de folie, et pas de sagesse sans folie. Alors, c’est pourquoi ce genre de chanson nous prend au coeur et au corps, nous remue, nous bouleverse, en faisant remonter des bribes de souvenirs, des espoirs déçus, des moments de bonheur décapités, ainsi que plein de pensées qui retombent en flocons de cendre après nous avoir consumés. Mais il y a toujours des braises, sous la cendre.

En souvenir de deux salopes qui m’ont jeté comme de la merde alors que j’étais si bas et si fou d’elles. Je comprends bien qu’on puisse ne plus aimer quelqu’un, voire même ne pas aimer quelqu’un. Mais pourquoi faut-il le rejeter ? comme une merde. On peut, comme certaines l’ont fait, transformer cet incendie stupide en amitié, même temporaire, ou en compassion, se souvenant d’être passé par cette épreuve aussi.

There’s a fire starting in my heart
Reaching a fever pitch
And it’s bringing me out the dark
Finally I can see you crystal clear
Go ahead and sell me out
And I’ll lay your shit bare
See how I’ll leave with every piece of you
Don’t underestimate the things that I will do
There’s a fire starting in my heart
Reaching a fever pitch
And it’s bringing me out the dark

The scars of your love remind me of us
They keep me thinking that we almost had it all
The scars of your love they leave me breathless
I can’t help feeling…

We could have had it all
(You’re gonna wish you never had met me)
Rolling in the deep
(Tears are gonna fall, rolling in the deep)
You had my heart inside of your hands
(You’re gonna wish you never had met me)
And you played it to the beat
(Tears are gonna fall, rolling in the deep)

Baby, I have no story to be told
But I’ve heard one on you
Now I’m gonna make your head burn
Think of me in the depths of your despair
Make a home down there
As mine sure won’t be shared

The scars of your love remind me of us
They keep me thinking that we almost had it all
The scars of your love they leave me breathless
I can’t help feeling…

We could have had it all
(You’re gonna wish you never had met me)
Rolling in the deep
(Tears are gonna fall, rolling in the deep)
You had my heart inside of your hands
(You’re gonna wish you never had met me)
And you played it to the beat
(Tears are gonna fall, rolling in the deep)

Could have had it all
Rolling in the deep
You had my heart inside of your hands
But you played it with a beating

Throw your soul through every open door
Count your blessings to find what you look for
Turn my sorrow into treasured gold
You pay me back in kind and reap just what you’ve sown

(You’re gonna wish you never had met me)
We could have had it all
(Tears are gonna fall, rolling in the deep)
We could have had it all
(You’re gonna wish you never had met me)
It all, it all, it all, it all
(Tears are gonna fall, rolling in the deep)

We could have had it all
(You’re gonna wish you never had met me)
Rolling in the deep
(Tears are gonna fall, rolling in the deep)
You had my heart inside of your hands
(You’re gonna wish you never had met me)
And you played it to the beat
(Tears are gonna fall, rolling in the deep)

Could have had it all
(You’re gonna wish you never had met me)
Rolling in the deep
(Tears are gonna fall, rolling in the deep)
You had my heart inside of your hands
(You’re gonna wish you never had met me)
But you played it, you played it,
You played it, you played it to the beat

Il y a un feu qui est en train de s’allumer dans mon cœur
Atteignant son paroxysme, il me fait sortir de l’obscurité.
Enfin, je peux te voir clair comme du cristal
Vas-y, trahis-moi, et je mettrai ta barque à nu
Regarde comment je m’en vais avec chaque partie de toi.
Ne sous-estime pas les choses que je vais faire.

Il y a un feu qui est en train de s’allumer dans mon cœur
Atteignant son paroxysme, il me fait sortir de l’obscurité.

[Refrain]
Les cicatrices de ton amour me rappellent nous deux
Elles continuent à me faire penser que nous avions presque tout
Les cicatrices de ton amour, elles me laissent sans souffle
Je ne peux pas m’empêcher d’avoir le sentiment
Que nous aurions pu tout avoir
(Tu vas souhaiter ne jamais m’avoir rencontrée)
Roulant dans les profondeurs
(Les larmes vont couler, en roulant dans les profondeurs)
Tu avais mon cœur entre tes mains
Et tu en as joué, en rythme
(Tu vas souhaiter ne jamais m’avoir rencontrée)
Roulant dans les profondeurs
(Les larmes vont couler, en roulant dans les profondeurs)

Bébé, je n’ai pas d’histoire à raconter
Mais j’en ai entendu une sur toi
Et je vais te faire brûler la tête
Pense à moi dans les profondeurs de ton désespoir
Construis-toi une maison là-bas au fond car la mienne, je ne la partagerai sûrement pas.

[Refrain]

Jette ton âme à travers toutes les portes ouvertes (woah)
Compte tes bonnes fortunes pour trouver ce que tu cherches
(woah)
Transforme mon chagrin en or précieux
Tu me le payeras en nature et récolteras ce que tu as semé
(Tu vas souhaiter ne m’avoir jamais rencontrée)
Nous aurions pu tout avoir
(Des larmes vont couler, roulant dans les profondeurs)
Nous aurions pu tout avoir
(Tu vas souhaiter ne m’avoir jamais rencontrée)
Tout, tout, tout,
(Des larmes vont couler, roulant dans les profondeurs)

Nous aurions pu tout avoir
(Tu vas souhaiter ne m’avoir jamais rencontrée)
Roulant dans les profondeurs
(Des larmes vont couler, roulant dans les profondeurs)
Tu avais mon cœur entre tes mains
(Tu vas souhaiter ne m’avoir jamais rencontré)
Et tu en as joué, en rythme
(Des larmes vont couler, roulant dans la profondeur)

Nous aurions pu tout avoir
(Tu vas souhaiter ne m’avoir jamais rencontrée)
Roulant dans les profondeurs
(Des larmes vont couler, roulant dans les profondeurs)
Tu avais mon cœur entre tes mains
(Tu vas souhaiter ne m’avoir jamais rencontré)

Mais tu en as joué,
Tu en as joué
Tu en as joué
Tu en as joué, en rythme

Larmes

2015/10/08

Midi et demi. Je viens (enfin !) de finir un truc au boulot qui me résiste depuis deux semaines, et je suis content. Je rentre manger chez moi. Adèle chante l’une de ses chansons tristes, qui parle d’amour passé et loupé, avec sa magnifique voix et juste un piano. Il fait beau, avec quelques nuages sur les montagnes. Je pense alors que je pourrais envoyer une photo de la lumière sur les montagnes à ma fille, comme elle m’en a envoyée une il y a deux jours pour clamer sa joie de retrouver le ciel bleu après plusieurs semaines de haze (pollution due aux fumées des feux de forêt). Et là, j’ai envie de la serrer dans mes bras. Et les larmes se mettent à couler. Elle est à 10.000 km d’ici, bientôt 16.000 km.

L’Eglise et l’homosexualité

2015/10/03

Le père polonais Krysztof Olaf Charamsa, membre de la Congrégation pour la doctrine de la Foi, vient de révéler son homosexualité et l’existence d’un compagnon, à la veille de l’ouverture du Synode sur la famille.

Que cela fait du bien de lire ce qu’il dit sur la connerie de l’Eglise catholique ! Certes, son acte n’a pas pour but, comme moi, de descendre le catholicisme. S’il fait ainsi son coming-out, c’est pour secouer cette trop vieille église.

Tout d’abord, pour la chasteté et la vie en couple, ce n’est que depuis 1123 (1er concile de Latran) qu’il est fait interdiction aux prêtres de se marier. La raison n’avait rien de religieux : en interdisant au prêtres de se marier, l’Eglise leur interdisait surtout d’avoir des enfants légitimes ! Par contre, nombre d’évêques et de papes eurent  encore des enfants (bâtards) par la suite. Ainsi, la succession des prêtres (qui, à l’époque, étaient essentiellement des enfants de nobles, et donc riches) tombait dans la bourse de l’Eglise, pour la renflouer. Et, également, pour éviter que les dons faits à un prêtre aillent à ses héritiers. Car, en ces époques lointaines, l’Eglise servait aussi de service social, redistribuant aux pauvres le surplus des riches qui rachetaient ainsi des fautes qu’on leur avait mises en tête.

L’Eglise catholique, qui parle sans cesse de l’amour qu’il faut donner aux autres, vend une marchandise qu’elle ne possède pas ! L’amour, bien sûr, est à la fois physique et mental. Nos ancêtres, homo sapiens, genre « homo », humains, hominidés, pratiquent le contact physique (caresses, épouillage) depuis des millions d’années. Contraindre un homme à ne plus être touché et à ne plus caresser, c’est le torturer sans raison, c’est le rendre fou. De plus, la pratique d’une famille est bien la meilleure façon de pénétrer la difficulté des hommes et des femmes. Permettre aux prêtres catholiques de prendre épouse, ce serait également un moyen très efficace de réduire la pédophilie dans le monde 😉 .

Quant à son homosexualité, celle-ci est finalement courante dans la Nature. C’est une idée stupide de penser que les homosexuels, hommes ou femmes, sont des monstres. Comme sur plein de sujets, l’Eglise catholique est en retard. Mieux vaudrait qu’elle disparaisse… 😉

J’ai dû parler dans ce blog d’une Eglise chrétienne, en Suède je crois, où les femmes peuvent être évêques, où l’une de ces évêques est homosexuelle, en couple, et qu’elles avaient commencé les démarches pour adopter. Finalement, il y a des chrétiens moins cons que les catholiques !!!

Il dit : « Il est temps que l’Eglise ouvre les yeux et comprenne que la solution qu’elle propose, à savoir l’abstinence totale et une vie sans amour, n’est pas humaine ». TOUT EST DIT !

Birdman !!!!!!!!!!!!!

2015/03/01

« Birdman » !! Un film à voir ! et qui mérite bien ses Oscars.
Il montre notre besoin de reconnaissance, sur différents domaines, notre besoin d’être aimé, et notre désir de faire quelque chose d’important avant de mourir.
C’est aussi un film très vif, surprenant par sa technique, sans temps mort, qui nous emporte. Et les acteurs sont formidables. C’est aussi un film complexe, sans doute à revoir plusieurs fois. Je l’ai vu en VOST et – bien sûr – les sous-titres ne respectent pas toujours les nuances des paroles ; donc il faut essayer de comprendre (putain d’américain !) les paroles.
Oui, un film à voir !!

Finding Vivian Maier

2014/07/03

« À la rencontre de Vivian Maier » me semble être une bien meilleure traduction du titre anglais du film que « À la recherche … ». Car, dans ce film, nous rencontrons vraiment un peu Vivian : non seulement ceux qui l’ont côtoyée – ainsi que l’unique amie qu’elle avait – parlent d’elle, en bien, mais aussi en mal, mais on entend sa voix, particulière, avec un léger accent français qu’elle semblait prendre exprès, et il me semble même qu’il y a quelques images d’elle, filmées par les parents des enfants. Il me semble que c’est son amie qui dit : « So sad, really ». Oui, c’est une histoire triste. Je me souviens de deux phrases d’elle rapportées par des témoins : « I’m a sort of spy », « I told you so ». La première dite à quelqu’un qui l’a prise en stop et à qui, comme à beaucoup d’autres, elle refusait de donner son vrai nom, et la deuxième qu’elle avait l’habitude de dire pour les choses tristes qui arrivaient. Les témoignages sont poignants, et nous la révèlent comme une personne très particulière, ayant des côtés très sombres, très bizarre, secrète, mystérieuse, excentrique. Certains enfants ont de très mauvais souvenirs d’elle, car elle était souvent plus que méchante avec eux : presque sadique. Alors que d’autres enfants ont eu de tels bons souvenirs d’elle qu’ils payaient le loyer du logement dans lequel elle a fini sa vie. Vivian collectionnait les journaux, par mètres cubes, essentiellement ceux parlant de crimes sordides, voire affreux : meurtres, viols, etc. L’une des femmes qu’elle avait gardée enfant a exprimé l’idée que Vivian avait très probablement été malmenée, brutalisée, voire violée. Ses remarques sur les hommes, ainsi qu’un témoignage, le laissent penser. Il y a probablement eu dans sa vie une brisure, une douleur, une souffrance, une cassure, qui l’a poussée à refuser le contact avec les autres, surtout avec les hommes. Alors, face à sa souffrance, peut-être que, au moyen de la photographie, elle cherchait à fixer et créer de la beauté, dont elle avait désespérément besoin ? Une beauté étrange, aux yeux de ceux qui la voyaient faire, comme de photographier les poubelles, ou l’enfant qu’elle gardait alors qu’il a été heurté par une voiture, un chat écrasé et les tripes étalées sur le goudron, etc. Comme aussi de photographier les choses communes, voire vulgaires aux yeux des gens « biens », comme : des personnes qui travaillent dans les champs, des gens blessés ou défigurés ou handicapés, des SDFs qui traînent dans les rues, etc. Les « choses de la vie », de la vraie vie, celles des humbles, comme elle. Bref photographier un peu de la laideur du monde pour en faire des témoignages que sa maîtrise de la photographie a transformés en œuvre magistrale. J’ai versé des larmes pendant le film, ému par son histoire. Cette solitude dans laquelle Vivian s’est enfermée, je la connais un peu, chez ma mère, et personnellement. N’avoir aucune relation avec sa famille. Changer de ville ou de banlieue de grande ville souvent et donc n’avoir quasiment pas d’amis. Mais elle avait la liberté ! Son choix d’être une « nanny » (une nounou) a probablement été motivée par la liberté que ce travail lui donnait : il lui permettait d’être dehors, dans la vie et dans l’action de la ville, l’appareil photo en bandoulière, l’œil aux aguets, prête à fixer un instant particulier sur sa pellicule, d’abord prenant des photos et ensuite s’occupant des enfants qu’elle « gardait », ou – plutôt – qu’elle traînait derrière elle, alors qu’elle marchait vite de ses grandes jambes. Oui, son travail lui permettait juste de « joindre les deux bouts », mais il lui donnait le temps et la matière pour exercer son « art ». Sont art, car les expositions de ses photos dans le monde entier sont un succès : les gens aiment ses photos, car on y voit qu’elle est proche des gens, qui – souvent – la regardent dans les yeux alors que son Rolleiflex, par en-dessous, fixe la scène sans même qu’ils s’en rendent compte, donnant à la photo, prise de bas-en-haut, une force particulière, inusitée. Oui, Viviane Maier était une formidable photographe, certainement un peu folle, conséquence probable d’un traumatisme dans sa vie. Une femme qui a voyagé tout autour du monde (Asie, Proche Orient, Amérique du Sud, etc.), seule, à une époque encore où cela n’était pas sans risques, et qui en a ramené des milliers de photos de grande valeur artistique. Une femme extraordinaire, à qui il aura manqué une rencontre décisive pour l’aider à oser se dévoiler, même sous un faux nom sans doute, comme V. Smith. Oui, cette histoire me touche, me rappelle celle de ma mère, et me rappelle une période récente de ma vie où, moi-aussi victime d’une grande souffrance et d’une dépression, j’ai moi-aussi recherché la beauté (poésie, chant, musique, etc.) pour me sauver, avant de revenir à la photographie, que j’avais aimée jeune, en abandonnant les nombres premiers et le Lucas-Lehmer Test, pour aller vers les autres plutôt que m’enfermer dans une beauté qui ne peut pas se voir facilement et est réservée à quelques personnes dans le monde. À cette époque, où j’étais seul, perdu, j’ai eu la chance de faire quelques rencontres, que j’ai recherchées ardemment contrairement à Vivian (pour autant que nous le sachions), d’autres comme moi souvent perdus et blessés, et avec qui j’ai, pendant quelques temps, fait un bout de chemin, avant de me retrouver seul de nouveau, avant de, peu à peu, retrouver la lumière. Dans ces moments là, certaines personnes prennent une importance extraordinaire : on les pare de toutes les vertus, elles semblent être la clef magique permettant de s’échapper de cette noirceur, qu’elles éclairent d’une lumière particulière et véritable, mais que le besoin intense de créer un lien amplifie et exagère. Il est alors d’autant plus douloureux d’être rejeté par elles sans même avoir eu la possibilité de dévoiler son moi intérieur, caché sous les apparences, sous le masque, ou noirci par le besoin intense de créer des liens et la douleur de ne pas réussir à prendre contact, à nouer un lien fut-il temporaire et lâche. Vivian s’est enfoncée dans sa solitude. Sa seule amie, pendant dix ans, elle l’a perdue de vue. Et lorsque, par hasard, trente ans après, elles se retrouvent, et que Vivian supplie son amie de prendre le temps de parler, alors que celle-ci est pressée de continuer son chemin par ses amis et les enfants qui l’accompagnent, et que son amie s’éloigne, elle perd le dernier lien qui la retenait. Cette amie, dix-sept ans après, devant la caméra, regrette de ne pas avoir pris le temps de lui donner un peu de son temps, de l’avoir laissée, et de l’avoir perdue, définitivement. John Maloof, l’homme qui a permis au monde de découvrir Vivian, n’avait que 25 ans lorsqu’il a ouvert le carton de pellicules qu’il avait acheté aux enchères pour 300$. Certes, ce jeune homme touche le pactole en produisant des livres sur Vivian, des expositions, ce film, sans parler des tirages qu’il vend (cher) sur le Web. Mais son souci de la perfection, son goût prononcé pour l’histoire, sa détermination, et son empathie pour Vivian, ont été essentiels pour que Vivian sorte de l’ombre, alors que les institutions officielles, comme le MOMA, refusent toujours d’accepter l’œuvre de Vivian, sous prétexte que les tirages exposés ne sont pas d’elle ; alors que nombre de photographes célèbres n’étaient pas doués pour tirer leurs photos, ou n’aimaient pas cela, ou n’avaient pas le temps, et le faisait faire par des tireurs professionnels, voire n’avaient jamais développé/tiré les dernières pellicules de leur vie. Ainsi pour Jeanloup Sieff, qui avait détruit au développement les négatifs de sa première mission de reporter photographique et faisait tirer ses photos. Et Vivian n’était pas très douée pour tirer ses photos. Et, exigeante, elle n’était pas satisfaite des tirages faits aux USA, au point d’imaginer faire tirer ses photos en France, dans « son » village. John Maloof, dans ce film, exprime l’ambiguïté de sa situation : révéler au monde une œuvre que son auteur rêvait sans doute de voir révélée, mais qui n’aurait certainement jamais voulu voir associée à son nom. V. Smith, ou V. Mayer, oui. Vivian Maier, non. Dans un sens, il l’a trahie. Dans un autre, il lui donne l’hommage posthume qu’elle mérite. Femme, rare femme photographe, différente, particulière, presque étrangère à son pays (elle est née à New York), son histoire est émouvante, du fait qu’elle photographiait ceux à qui elle craignait de ressembler un jour : misérables, abîmés, seuls, vieux, abandonnés. Elle a mis en photo notre condition humaine, en montrant les côtés brillants et surtout les côtés sombres, voire noirs et sordides, de nos vies. Elle repose en paix là où elle avait semblé être le plus heureuse : dans un coin de nature préservée, mais pas très loin de l’agitation urbaine qu’elle affectionnait pour y capter des étincelles de la vie grouillante où elle aimait se mêler et s’approcher de près, jusqu’à une « certaine » limite. On aimerait qu’elle eut pu faire une rencontre déterminante. On aimerait que quelqu’un, empathique, altruiste, voire amoureux d’elle, malgré tous les efforts de Vivian pour interdire l’entrée dans sa vie privée (« privée de tout » aurait dit Muriel Robin) et pour paraître et être une personne difficile et repoussant toute approche – même amicale, ait pu l’aider à sortir de son enfermement volontaire. Mais cela ne s’est pas fait. Et, si cela avait pu arriver, elle n’aurait plus photographié comme avant peut-être. Qu’importe. Regarder ses photos nous plonge dans le passé et dans l’essence de notre vie : éphémère, vaine, et absurde ; mais unique et formidable malgré tout ! À condition de mieux voir en soi, d’être soi, de se créer soi-même consciemment, libéré de nos souffrances passées et des graines mauvaises qu’elles ont semées en nous, et qu’il faut arracher, patiemment, en nous ouvrant aux autres, dont nous avons désespérément besoin. Libre, mais perdu. La vie de Vivian Maier est celle d’un humble qui a essayé de capter l’essence de nos vies, tout en restant caché. De quoi ?

ProtestantismeS

2014/05/07

« Protestantismes, Les textes fondamentaux commentés », c’est un dossier de référence du Point sur les protestantismeS. Le pluriel s’impose, tant ce courant religieux chrétien est diversifié, tant la liberté qu’il offre permet toutes les extensions, et toutes les dérives…
Je connaissais bien mal le Protestantisme, malgré une amie qui m’en disait tant de bien (en comparaison du catholicisme). Et la lecture de cette centaine de pages m’a permis d’y voir bien plus clair. Bref, si l’idée débile de croire en Dieu me venait, au moins choisirais-je le protestantisme plutôt que le Catholicisme : avoir un peu de liberté dans ma prison mentale. Pour les français, essentiellement de culture catholique, le protestantisme est un peu mystérieux. Ce petit livre permet d’en révéler l’origine, les nombreuses évolutions, et l’intérêt. Mais, même si le protestantisme permet à chaque croyant d’être libre d’interpréter la Bible et de se forger sa propre opinion, et s’il y a des nuances fort importantes entre le catholicisme et le protestantisme, Dieu et la Bible sont bien là, bien présents. Et, avec les Evangélistes, on frise de nouveau l’horreur : considérer qu’il n’y a qu’un Dieu et qu’il faut présenter (imposer !) son culte à tous les Hommes. Je ne saurais résumer tout ce que j’ai lu, mais je recommande la lecture de ce petit livre pour tous ceux qui, comme moi, veulent étudier et comprendre le MAL, celui engendré par la croyance folle et débile en l’existence d’un Dieu unique est « sauveur » ; même si, pour le protestantisme, la folie se limite presqu’exclusivement à croire en Dieu et en la Bible. Les Catholiques sont devenus encoure plus fous, en comparaison de la lecture critique et libre que font les Protestants de la Bible. Idolâtres sont les Catholiques, qui transforment en saint un vieux con qui a pris le pouvoir d’une vieille et agonisante secte. A contrario, les Protestants permettent à chacun de leurs membres d’être prêtre, tout en ayant une vie normale : marié. C’est, bien sûr, bien plus compliqué que ça… et les dérives ultra-sectaires du protestantisme sont effrayantes : comme quoi, lorsque l’idée de base est fausse et folle, toutes les folies peuvent en naître, malgré toute la bonne volonté des hommes bons qui se sont laissés prendre au piège.
Une pensée émue pour David Friedrich Strauss qui, après avoir voulu « une nouvelle manière de considérer l’histoire de Jésus », incomprise par ses semblables du XIXème siècle, a rompu avec le christianisme, montrant que, lorsqu’on pousse à fond son analyse du phénomène chrétien, on ne peut que rompre avec lui.
Le Point – Références – Mai-juin 2014 – 7€50 .
Bonne lecture !

Ida

2014/02/17

Je viens juste de voir ce film polonais, en Noir & Blanc, en format presque carré. Un bon film. Mais pas à la hauteur de mes espérances quand même. Mais il faut le voir quand même !

P.S. : Le cinéaste a pris un parti-pris particulier pour le cadrage : souvent, les personnages sont dans un coin, ou en bas, voire même en partie coupés, laissant beaucoup de place à autre chose : paysage, mur, etc. C’est systématique. Et, si cela apporte quelque chose de nouveau, par rapport à un cadrage « classique », cela enlève aussi de la force : un regard « parfaitement » cadré (c’est-à-dire : centré, avec un peu d’espace autour, ou ne montrant qu’une partie du visage (yeux et bouche)), cela donne de la force à l’image. Pourquoi ce choix ? Peut-être pour enlever du classicisme ? pour faire plus « débutant » ? avec un lien avec la période noire montrée (années 60) ? Je ne sais pas…

(Attention ! Ci-après, je dévoile des parties du film ! À lire après l’avoir vu !)

« Ida » montre les quatre maux de la Pologne à cette époque : l’anti-sémitisme, le communisme, l’alcool, et le catholicisme.
Laissons les trois premiers, et intéressons-nous seulement au troisième, dont vous avez sans doute loupé les ravages sur Ida. Ida est une jeune femme n’ayant pratiquement connu que le monde des bonnes soeurs : elle a subi un complet lavage de cerveau. Elle pose sur le monde un regard calme, mais vide. À un moment, quelqu’un lui demande : « À quoi penses-tu ? » et sa réponse : « Je ne pense pas » montre le vide régnant dans son cerveau. Au lieu de profiter de l’occasion (le maigre héritage de sa tante) pour se libérer de l’emprise des bonnes soeurs (comme celle qui, lors des voeux d’une coreligionnaire d’Ida, pose sa main droite sur l’épaule de la jeune fille au moment de dire ses voeux), elle n’a qu’une idée : tout essayer de la vie afin que devenir une nonne soit un vrai sacrifice. Donc : elle fume, elle boit, elle danse, elle s’habille comme une femme, et elle couche. Et, dans ces quelques jours, alors qu’elle ne fait que mimer la vie réelle, elle croit avoir connu la vie… à laquelle elle renonce, comme le petit robot décérébré que les nonnes ont fait d’elle. Cet amant, manifestement, ne la fait pas jouir suffisamment pour que cela retourne ses sens et la trouble vraiment. Normal ! 18 ans de jeunesse sans avoir le droit de se toucher ni de se masturber : les connexions neuronales entre son sexe et son cerveau sont minimales : il lui manque toute une auto-éducation au plaisir ! Et cet amant, certainement, n’a pas dû consacrer plus de quelques minutes aux préliminaires. Bref, Ida n’a rien connu de l’ivresse véritable du plaisir du sexe. Pauvre gamine… 😉 Le visage d’Ida lorsque son amant est couché sur elle est calme : elle ne ressent rien : elle s’est coupée de son corps. Dommage… car elle est si belle. Et Dieu n’existe pas. Elle s’en rendra compte trop tard… une fois devenue vieille.

C’est d’ailleurs un film à rapprocher de « Philoména », où le personnage principal déclare que, à 18 ans, lorsqu’un beau garçon lui fait découvrir les plaisirs de la chair (et l’engrosse…), elle ignorait avoir un clitoris ! La salope de bonne soeur, qui l’a empêchée de retrouver son fils, parle aussi de ce sacrifice de la chair : elle est vierge !

Mais que de victimes du Catholicisme ont gâché leur vie véritable… Celle de primates faits pour le sexe et l’amour !

Allez, un peu d’espoir : le nombre de croyants baisse en Angleterre ! Et des « églises » d’athées ouvrent de ci de là ! 🙂

Bon : allez voir « Ida » quand même : c’est édifiant, comme une image pieuse, à propos de la connerie humaine de ces années d’après-guerre.

P.S. : « Ida » pose donc la question du « libre-arbitre » : son « choix » de devenir nonne n’est que la conséquence d’une manipulation psychique classique : le lavage de cerveau. Son esprit est amputé d’une partie importante : le monde réel. En plus, ce qu’elle a découvert de son passé et ce qu’elle a vu des hommes ne peut que la conforter dans la beauté d’une vie consacrée à Dieu : une vie bien tranquille où son mutisme sera parfaitement à l’aise. Bref : la religion, ça rend con.

Mes proches sont trop loin

2013/10/25

Ce matin, ma psy a trouvé la formule pour résumer ce dont je souffre le plus : « vos proches sont très loin ». Je dirais même plus : « Mes proches sont trop loin ». Ce n’est pas une vie de ne voir ceux qu’on aime ou ceux qui comptent pour vous que de temps en temps, une fois par semaine pour l’amie, une fois tous les trois ou six mois pour le fils, une ou deux fois l’an pour les amis d’enfance, voire une fois par an pour la fille, ou même une fois tous les dix ans pour les amis d’Ecole. Même si l’email, les SMS, les coups de téléphone, voire les visios, permettent d’abolir pendant quelques instants la distance, c’est malgré tout si différent du contact, ou même de la conversation en direct, en vrai… La réalité physique de ceux que j’aime me manque, au jour le jour.

Blue Jasmine

2013/10/16

Avec « Blue Jasmine », Woody Allen a réussi un beau film, une belle histoire, sur l’ascension et la chute, sur la folie, sur une femme qui détruit elle-même son paradis et qui finira dans la rue, misérable, folle. C’est très bien joué ! Ce n’est pas un chef-d’oeuvre, mais un très bon film, qu’il faut aller voir. Il n’y a que la musique du générique que j’ai trouvée… insupportable ; mais à chacun ses goûts musicaux.