L’économie est-elle une science « juste ».

L’économie est-elle une science, comme les mathématiques et surtout la physique.

En physique, les chercheurs observent le réel, en déduisent des hypothèses et formulent des théories basées sur les mathématiques et qu’ils vérifient par des expériences. Ces théories décrivent l’univers connu et, par leur puissance mathématique, prédisent des situations inconnues qu’il faut ensuite vérifier expérimentalement pour confirmer la puissance de la théorie. C’est ainsi qu’Einstein a prédit la déviation de la lumière par les masses qui a été vérifiée ensuite grâce à une éclipse de soleil.

En économie, les chercheurs disposent de données sur le passé et ont construit des modèles mathématiques représentant le fonctionnement de l’économie. Mais peuvent-il prédire ce qui pourraient bien arriver dans les années qui viennent ?

Un autre domaine scientifique, la vulcanologie et la sismologie, a les mêmes problèmes de prédiction : prévoir l’éruption d’un volcan ou un séisme. Ils disposent là-aussi de modèles mathématiques et d’une connaissance, limitée, de la structure interne de la Terre. Comme il nous est impossible de voir en direct l’organisation et la composition des roches sous nos pieds, leurs modèles ne peuvent pas prendre en compte tous les détails. Leurs prédictions sont limitées : telles plaques ont accumulé une telle énergie en tel point que ça va craquer, un jour, bientôt, quelque part autour de ce point, plus ou moins profondémment. C’est flou. Quant aux volcans, certains volcans sont réguliers et d’autres irréguliers. Les Volcans d’Auvergne semblent endormis… pourtant le dernier ne s’est endormi il n’y a que 6000 ans. Un nouveau Puy pourrait pousser, brutalement, sous Clermont-Ferrand. Ou un lac pourrait exploser lors de la rencontre avec de la lave. Un jour…

L’économie, même si ses formules reflétaient la « réalité » économique, utilise des données. Et ces données peuvent être imprécises. Et des données peuvent manquer. Finalement, un domino qui tombe dans l’économie d’un coin de la planète peut entraîner des conséquences grave, par « effet domino ». Les économistes recueillent-ils en permanence des informations concernant tous les pays du monde ? Leurs formules sont-elles capables de déduire les conséquences de certains changements, soit quantitatifs soit qualitatifs ? Je crains que non… D’autant plus que la science économique elle aussi fait face à des « biais » : celui qui observe et mesure n’est pas toujours neutre, ou bien – inconsciemment – il « interprète » des données et modifie la perception de la réalité. Bien fou celui qui voudrait se fier aux économistes… Ne se sont-ils pas toujours trompés ? Le futur est difficile à prédire !

Quant à être « juste », l’économie ne me semble pas prendre en compte TOUS les paramètres, dont la finitude de notre planète et ce dont ont besoin ou veulent les hommes. Je crains que leurs modèles ne prennent pas en compte le fait que notre planète a une surface et une capacité à fournir des matériaux limitées. Pire, la capacité de la planète à nous nourrir, et à nous nourrir sainement, s’épuise, par la pollution ou le réchauffement climatique. Et la pollution rend les hommes malades, entraînant non seulement des coûts supplémentaires en soin (dépenses croissantes mais aussi industries croissantes…) mais aussi des maladies et une baisse de la vie heureuse et en bonne santé des hommes. Sans parler de la Nature et de tous les autres animaux qui partagent avec nous cette Terre et que nous exterminons sans vergogne. Nous n’avons pas seulement besoin de nous nourrir (viande, légumes, fruits, …). Nous avons aussi besoin de Nature autour de nous. Nous ne pouvons pas BIEN vivre dans un environnement vide de Nature. Déjà, être en contact chaque jour avec des centaines voire des milliers de personnes, dans les bus, tram, train, etc., génère un stress nocif au citadin. Je crains donc que les « modèles » économiques de ces chercheurs en économie ne prennent pas en compte ces « détails » essentiels pour que nos vies soient belles et bonnes. Dans leurs modèles, les souffrances générées par l’industrie, qui souvent nous tue sciemment (tabac, sucre, dieseil, sodas, pesticides, etc), ne sont pas prises en compte. L’augmentation de la population humaine, toujours en cours, finira par buter sur un mur, et tout s’écroulera, et les économistes mourront avec leurs modèles, qui n’avaient pas prévu l’effondrement (collapse).

Ne faites jamais confiance à un économiste… fut-il prix Nobel.

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