Archive for février 2016

Californication

2016/02/26

Californication :
1) « Western society’s pop culture and media encroachment and spread all over the world. In particular, the negative aspects of media and culture originating from within the United States’ 31st State: California. »
2) « The spread and influence of western memes and culture, esp. that of California, across the world. Especially focusing on the selling of sex. Made of the words « California » and « fornication »

Ce qui est amusant avec ce mot, construit à partir de : Californie et Fornication, c’est qu’il y avait déjà un lien entre ces deux mots avant même qu’ils soient accolés pour en créer un nouveau : Californication.

La Californie est caractérisée par des sources liées à la tectonique locale et qui sont « chaudes comme un four » (cali = chaud, fornia = four) ou encore comme des « fourneaux chauds » (caliente fornalia en espagnol). Une autre origine du nom pourrait être calida fornax, « climat chaud », en latin.

Fornication vient du latin fornix, qui signifie voûte. À l’époque romaine, les prostituées se tenaient ou exerçaient leur métier sous des voûtes : « Le nom latin de fornicatio a été donné par les écrivains de l’Eglise latine aux relations avec les prostituées, parce qu’on appelait à Rome et à Pompéi fornices (de fornix, voûte, chambre voûtée) les chambres où on descendait de la rue et qui servaient de lieux de prostitution. Art. fornix, dans le Dictionnaire des antiquités grecques et romaines de Darenberg et Saglio, Paris, 1896, t. II, p. 1264, et dans Real Encyclopädie der classischen Altertumswissenschaft de Pauly-Wissowa, Stuttgart, 1910, t. VII, col. 11. »

C’est de fornix aussi que vient le mot « four », en français et en espagnol donc, à cause de la forme voûtée des fours à pain.

On voit donc que les mots Californie et Fornication sont reliés non seulement par un son commun « forni » mais aussi par une origine latine commune : fornix = voûte. Bref, la Californie était destinée à être un lieu de dépravation ! Les températures clémentes et les eaux chaudes poussant au crime sexuel !

Le diable se cache dans les détails ! 😉

À peine j’ouvre les yeux…

2016/02/12

« À peine j’ouvre les yeux » est un petit miracle de film. Tunisien. Ce qui n’est pas courant. La vie sous Ben Ali : la police, la dictature. Et la jeunesse qui ose protester, qui ose dire – en chansons – le poids de cette vie dans ce monde coincé, bloqué. Une merveilleuse actrice. Une magnifique musique. Des personnages bien joués. Un rythme, une atmosphère. Un dénouement plus ou moins heureux (jusqu’où sont allées les violences policières ?). Dans une dictature ferme, mais pas trop sanglante quand même. Franchement, après Bourguiba, les Tunisiens se sont faits avoir… Dommage.

C’est un très bon film, plein de fraîcheur, de conflits parents-enfants, de conflits entre la jeunesse qui goûte à la liberté et la tradition – pesante. Dans un monde où les filles souffrent, même si ce n’a rien à voir avec ce que vivent les femmes dans d’autres pays sous dictature musulmane.

J’ai vécu deux ans en Tunisie. J’ai une certaine tendresse pour ce pays. Même si j’ai vécu au sud (Gabès, Téboulbou), bien loin de Tunis. La beauté des paysages, les oliviers, le ciel bleu…