« Sapiens, une brève histoire de l’humanité. »

J’ai commencé à lire « Sapiens… » de Yuval Noah Harari. Les 115 premières pages sont très bien ! Certes, il ne parle pas de plein de choses que j’ai apprises par d’autres livres, d’anthropologues ou primatologues, comme la spécificité de la sexualité humaine, dont il ne dit rien, et je retrouve des connaissances que j’avais déjà découvertes, mais son livre est revigorant. Par exemple, il tord le cou à la fable qui nous fait croire que notre passage de chasseur-cueilleur à agriculteur et éleveur fut un bien pour les hommes (et les femmes). L’archéologie a montré que, avant l’agriculture, les hommes souffraient de moins de maladies. Et, avant l’agriculture, nos ancêtres ne travaillaient que 3 à 4h par jour. L’enfer du travail a commencé il y a 9000 à 3000 ans, selon les régions du monde, lorsque l’homme a arrêté de marcher et s’est installé. Harari tord donc aussi le cou à une autre fable : celle qui dit que l’homme vivait en harmonie avec la Nature. Aujourd’hui, nous vivons une 6ème extinction massive des espèces. Mais cette extinction a commencé bien avant l’ère industrielle. Déjà, lorsque l’agriculture et l’élevage ont permis à la population humaine d’exploser, nos ancêtres ont conquis et détruit des terres jusque là inviolées, et ils ont éliminé la concurrence, animale voire humaine (Néandertal, renvoyé au néant, et d’autres espèces d’humains). Mais, déjà bien avant, 45.000 ans auparavant pour l’Australie, 15.000 ans pour les Amériques, mais seulement 800 ans pour la Nouvelle-Zélande, nos ancêtres chasseur-cueilleurs ont envahi le reste du monde (libre d’hommes) et ont éliminé radicalement les 4 cinquièmes des grosses bêtes qui vivaient en Australie et dans les Amériques : plus de Moa, Chevaux, Mamouths, aigles géants, etc. Toute une méga-faune a disparu, victimes des sagaies et du feu. L’Homme, dès qu’il a su chasser et faire du feu, a été un destructeur de la Nature, éliminant les espèces, pour s’en nourrir jusqu’à les faire disparaître, ou pour éliminer la concurrence. Bref, nous sommes comme la peste. 😉 Il est toujours bon de se remettre à sa place. Et, loin des conneries de la Bible (Adam & Eve, le Paradis, Noé, etc), il est utile de nous regarder dans un miroir : nous sommes la pire chose qui soit arrivée à la Terre. Et il est paradoxal que, au moment où la vie commence à comprendre ce qu’elle est et pourquoi elle est, elle est en train de se détruire. Le Paradis, c’était avant.

Bonne lecture ! 😉

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