Marie

La « Vierge Marie », mère de l’inventé Jésus-Christ, n’était pas vierge, mais seulement jeune.

L’Ancien Testament fut écrit en Hébreu et en Araméen. L’Hébreu des premiers textes de la Bible n’utilisait que les consonnes, laissant un certain flou d’interprétation. Il fallut, plus tard, ajouter les voyelles. D’autre part, en hébreu, les verbes ne se conjuguent qu’à l’accompli et à l’inaccompli. Le sens présent, passé, ou futur, de la phrase doit être compris en fonction du contexte. Il est donc difficile de traduire un tel texte. Pourtant, et parce que les juifs en vinrent à parler grec et à oublier l’hébreu, au IIIème siècle avant non-JC, il fallu bien traduire l’Ancien Testament en grec, et cela donna la « Septante », qui fut désormais la seule version largement utilisée, en particulier par les premiers chrétiens. Et ceux-ci, voulant « démontrer que la naissance miraculeuse de Jésus a été annoncée par le prophète Esaïe, s’appuyèrent sur la traduction du mot hébreu ‘alemah’ (qui veut dire : ‘jeune femme’ ou ‘jeune fille’) par le mot grec ‘parthenos’ (qui, lui, signifie ‘vierge’ (‘virgen’ en latin)) ».

Que s’est-il donc passé ? Un mot hébreu, qui exprime la jeunesse (parce que toutes les vierges, à cette époque, sont jeune), a été traduit littéralement en un mot exprimant un état de virginité. Mais toutes les jeunes femmes ne sont pas vierges… dont Marie. D’autant plus que, en plusieurs endroits du Nouveau Testament, le texte parle des frères de Jésus…

Alors, « tradutori traditori », une mauvaise traduction a influencé les rédacteurs/inventeurs du Nouveau Testament et a fait d’une jeune femme une vierge. Franchement, on se serait bien passé d’un telle erreur ! L' »Immaculée Conception » de Marie (le fait qu’elle soit exempte de tout péché) n’est qu’un ajout logique à la virginité imaginaire de la mère d’un homme qui n’a jamais existé… D’autre part, je rappelle que, de tous temps, les vierges étaient facilement engrossées par : 1) soit le sperme flottant dans l’eau du bain précédemment utilisé par les hommes de la famille… (au XIXème siècle, en France, l’eau chaude était utilisé dans un ordre semblable, le chien étant lavé après les femmes, après les hommes, mais avant la vaisselle…), 2) soit par le sperme répandu entre ses cuisses par un amant croyant, en n’utilisant point son vagin, la préserver d’une grossesse (cette pratique est encore couramment utilisée chez les musulmans du XXIème siècle).

En conclusion ? La Bible n’est qu’une histoire inventée, construite en rassemblant des souvenirs exagérés, amplifiés, ou de belles inventions aidant à la démonstration. Mais, franchement, au XXIème siècle, on pourrait arrêter de croire à la véracité intégrale de ce texte, non ? Seulement quelques pour cents de la Bible sont vrais. 1 ou 2% ?! Pas de quoi en faire le fromage que cela a fait dans l’histoire des hommes. Allez ! Au feu !

Lire : « Le Point » hors-série « Tout ce qu’on ne vous a jamais dit sur la Bible ».

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2 Réponses to “Marie”

  1. Encolie Says:

    tu progresses : la Genèse est un poème , pas une réalité scientifique. les Psaumes, encore de la poésie, et beaucoup de récit épiques comme une Légende des Siècles.
    Lit le cantique des cantiques , c’est une belle lecture érotique, ça va te donner des idées.
    Les cathos ont inventé le culte marial, l’immaculé conception de la vierge car leur lecture des textes étaient fondamentale, inculte et machiste.
    Il parait que 80% des cathos pratiquants français aujourd’hui voudraient bien des prêtres femmes!
    ma petite soeur salaisienne me disait que Marie pour elle était juste une femme qui avait dit oui et fait preuve de courage…pas de miracle , pas de magie, pas d’intermédiaire..tu devrais un jour parler à ces moniales , elles ont les idées plus évoluées que ce que tu nous racontes.

  2. trex58 Says:

    Le problème, c’est que pour beaucoup d’hommes et de femmes qui lisent la Bible ou le Coran avec intelligence, il y en a encore plus qui s’arrêtent aux apparences, par incapacité à lire entre les lignes, ou parce que ça les arrange, parce que cette belle histoire et le rêve d’une résurrection, d’un Paradis, ça les aide à vivre ou à prendre le pouvoir.

    S’il s’agit de poèmes, il faut le clamer haut et fort, le hurler dans l’oreille du Pape ! 😉 Mais, bon, tu es protestante…

    Quant à la « réalité scientifique »… La Physique ne fait qu’essayer de décrire la réalité au moyen d’outils mathématiques. Jamais nous ne serons de quoi notre monde est vraiment, exactement, fait. C’est au-delà de ce que nous pouvons savoir. Mais, peu à peu, nous nous en approchons. Peu à peu…

    Ah ! Je vois que, toi-aussi, tu viens à employer des mots très durs contre les Catholiques ! Attention ! 😉

    Oui, pourquoi ces abrutis de cathos ont fait de la chose religieuse une exclusivité pour les mâles ? Une femme enceinte ou qui a ses règles et qui fait l’office, ça leur tourneboule les testicules ?

    Ces moniales, hélas, sont effacées, discrètes. À la place, on a des braillards et des braillardes qui défilent dans les rues pour clamer leur désir que rien ne change ! que tout reste comme ils le rêvent, catholiquement parlant, alors que tout a changé, alors que nous nous libérons peu à peu de ce fardeau.

    Si tu ne l’as pas vu, vas voir « Ida », dont je cause sur ce Blog.

    Il y a deux sortes de croyants : celui qui a hérité de sa croyance, parce que sa famille lui a transmis le virus, et celui qui, face à une douleur profonde (la mort d’un être aimé, d’un enfant), a cherché un moyen de calmer sa douleur et, dans son chemin, n’a su trouver que la facilité des belles paroles des religions.

    Il est nécessaire à tous d’avoir l’aide de « spiritualité », afin de vivre dans ce chemin vers la mort. Mais il n’y a nulle besoin de croire en Dieu, en une vie après la mort, ni d’une quelconque religion. Le problème, c’est que les monothéisme ont tout fondu en un seul paquet, mélangeant tout. Il nous faut, à nous athées, démêler les fils et définir ce qu’il est nécessaire à l’Homme pour vivre sa vie, comme des rites par exemple, pour passer de l’âge d’enfant/adolescent à l’âge adulte, pleinement conscient de son impermanence et de l’importance des liens tissés avec les autres, avec ceux qu’on aime.

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