Le temps…

Le temps qui manque nous pousse à foncer.
Le temps laissé par le temps du travail, nous voudrions l’utiliser « à fond » : remplir de vie les interstices de ce temps obligatoire et non-voulu qu’est le travail.
Jouer au Loto, espérer gagner le gros-lot, c’est aussi une façon de fuir, d’espérer être sauvé par un coup chanceux du hasard. Pourquoi pas ? « Tous les gagnants ont tenté leur chance », disent-ils. Marché juteux, marché du rêve, marché de dupes. Mais, bah, rêver quelques minutes de temps en temps, rêver à ce qu’on ferait si… (si on pouvait arrêter de travailler), cela permet de se poser des questions, des questions sur ce qu’on aimerait faire si on était libre, libre de tout son temps. Mais, bon, le travail nous crée un cadre, des habitudes, une raison de vivre. L’absence de ce cadre est difficile à vivre : avoir tout son temps alors que tous sont au travail, cela doit faire bizarre. Mais, bah, on peut aussi « apprivoiser » son travail, en utilisant ses capacités et en évitant d’en faire trop, pour rester en forme, pour garder de l’énergie pour soi, pour sa vie personnelle.
Le temps qui nous manque, et qu’on a, un peu, le soir et les Week-Ends, on voudrait le remplir, à ras bords, de plein de choses. Lectures, photos, pour moi. Et de plein d’autres choses, quand la belle-saison sera revenue : marches en montagne. Mais, dans la liberté, ce qui est si doux, c’est la sensation que plus rien n’est urgent, que l’on peut traîner, papillonner, rêvasser, ralentir jusqu’au presque-arrêt. Pour un temps. Le temps de retrouver son rythme naturel, fait d’actions, de repos, d’actions, de réflexion, d’ennui, de rêveries, de longs moments passés à regarder passer le temps, dans les nuages, dans les oiseaux qui passent dans le ciel, dans l’ombre qui s’allonge, dans la Nature qui vit, doucement. Je n’aime pas l’hiver, aux nuits si longues, au vent glaçant, à la grisaille presque quotidienne. Le temps, en hiver, semble manquer ; surtout si l’on travaille alors qu’il fait jour et qu’on est libre lorsqu’il fait nuit. Il n’y a que la neige qui rend l’hiver acceptable : elle attrape la lumière, rend tout tout neuf, et assourdit les bruits de la ville, la transformant. Mais, bon, devoir se déplacer dans la neige, en voiture… ce n’est pas le pied. Alors que, en raquettes à la campagne, sous le soleil, c’est si bon.
Le temps est précieux. Je le perds, encore une fois, en venant ici écrire les babioles qui me passent par la tête. Alors que mes photos m’attendent. Alors que mes livres attendent. Mais, bah. Il me semble que j’apprivoise mieux le temps, ces derniers mois. Un certain « lâcher-prise ». Finalement, qu’importe ce qui arrive… dit celui qui, il n’y a pas quinze jours, fut désarçonné par… par un changement radicale dans sa vie décidé par mon fils. Finalement, rien n’est grave… À chaque chute, il faut se relever et continuer son chemin. Me voilà bientôt bouddhiste ! 😉
Mais, bon, cet hiver n’est pas vraiment un hiver. Pas de gelée. Pas de neige dans la ville. Juste le vent, du sud, qui souffle et fait geindre mes volets. Le printemps s’en vient. Je l’attends, de pied ferme. Mais, bon, ce satané hiver saura bien revenir, par surprise, changement climatique oblige, augmentation des variations et des extrêmes obligent. Ou pas. C’est pratique, ce « Ou pas » : on dit quelque chose et, en 5 lettres, on l’annihile. Alors, oui, vivement la douceur et les journées longues, qui permettront de traîner dehors, de prendre le soleil sur sa peau. Alors, oui, rester assis dans un bureau, 8-9 heures par jour, les yeux sur l’écran, les doigts sur le clavier, à lire et écrire des emails, à lancer des programmes, comprendre ce que d’autres ont inventé, tester, voir des problèmes, essayer de les comprendre, etc., ce n’est pas vraiment une vie naturelle… Cela ressemble à une prison dorée. Mais, bon, le moyen de faire autrement ? Partir ? Partir dans l’un de ces pays lointains, où l’on vit tranquille pendant 2 ans de ce que gagne en 1 mois ? Et où l’on meurt si bêtement d’une blessure, d’un accident ; mais avec le sourire ! Finalement, plus on est pauvre, plus on sourit.
Allez, mes photos attendent !

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