Archive for novembre 2013

9 millions de morts pour rien : 1914-1918

2013/11/08

Lire cet article du Point.

« En août 1914, une fois la guerre déclarée et au bout de quelques jours de combats, on avait déjà oublié la cause du conflit (un attentat qu’une diplomatie de bon sens aurait pu gérer sans peine). La folie nationaliste avait tout emporté. La tuerie battait son plein et on marchait la fleur au fusil vers le massacre de quelque neuf millions de personnes pour une cause, un but, un objectif, que personne ne pouvait vraiment définir. La haine pour la haine, la peur paranoïaque, l’arrogance nationale décidée à humilier l’arrogance adverse. L’Europe devenait folle et personne ne put arrêter cette folle machine à tuer. »

Démission !!

2013/11/06

On parle en ce moment de l’éventualité d’une nécessaire dissolution de l’Assemblée Nationale. Moi, face à ce Président qui ne sait pas réformer mais sait parfaitement inventer de nouveaux impôts, je dis : Démission !

C’est comme pour le pape Benoît XVI, qui a démissionné pour laisser la place à un pape humble et réformateur. François II doit avoir le même courage : démissionner ; afin de donner une chance à la France de se réformer, au lieu de s’enfoncer dans le repli sur soi et le regret du « glorieux » passé de notre trop vieux pays judéo-chrétin.

Un pays, c’est comme un corps humain, il doit constamment se transformer et se reconstruire pour s’adapter au monde qui bouge. Et le monde bouge sacrément ! Et la France est sacrément malade, figée, bloquée, décourageante, découragée, sclérosée, coincée dans une armure étatique, etc. Désolé, mais, face à l’accélération de la déchéance de ce trop vieux pays, il n’y a plus qu’une solution : appliquer des réformes radicales. Suggestions : retour aux 40h pour tous les fonctionnaires, suppression du droit de grève des fonctionnaires dont l’action est indispensable au bon fonctionnement de l’Etat, limitation drastique des congés et arrêts-maladie pour tous les fonctionnaires, suppression de 10% des postes de fonctionnaires et assimilés en UN an, changement de contrat (passage au privé) pour 20 autres pour-cent des fonctionnaires en même temps, alignement des droits et salaires des fonctionnaires sur la moyenne des travailleurs du public (comme le calcul des retraites des fonctionnaires sur les 25 dernières années (sans intégration des primes !)), etc. D’autres pays ont su appliquer de telles réformes, sans que tout soit mis à feu et à sang. Mais eux, par rapport à nous, n’étaient pas pollués, noyautés, abrutis, lobotomisés, infantilisés, par une gauche débile et folle à lier. Les connards de l’extrême-droite me font presque moins peur que les connards de gauche et d’extrême-gauche. Mais quand sortirons-nous de cette folie socialo-débile initiée par Mitterrand ? Quel personnage public saura enfin prendre en main ce putain de pays et son Administration et le mettre au pas ! tout en respectant la Démocratie, tout en redonnant vie à notre Démocratie qui, depuis 30 ans, se rapproche de plus en plus d’un modèle communiste, étouffant les actifs pour nourrir ses parasites (fonctionnaires). Quant aux clowns de Droite, il leur faudra vite trouver un leader ayant des couilles (ou une femme, noire, arabe, ou asiatique) pour imposer les réformes qui s’imposent. Il suffit d’appliquer les recommandations de la Cour des Comptes ! Cour des Comptes qui est dirigée par un gars de Gauche, profitant de sa position pour dire ce qu’il faut faire pour aider la France et les Français plutôt que de viser une réélection.

Non, « plus », cela ne veut pas dire « mieux ». Mieux, c’est mieux utiliser ses ressources, c’est continuellement s’adapter au changement. Ce qui signifie, comme pour une espèce sous le poids des lois de l’Evolution, le remplacement d’organismes par de nouveaux, mieux adaptés. Par exemple, quel est le ratio nombre de fonctionnaires s’occupant du monde agricole versus le nombre de personnes travaillant dans l’agriculture ? Pourquoi est-il toujours aussi important ? Pourquoi les paysans se plaignent-ils de passer tant de temps à remplir toutes les paperasses que l’Etat leur impose ? Ne pourraient-ils pas, eux qui nous nourrissent et qui consacrent tant d’heures à travailler, se reposer un peu plus ou trouver les moyens de produire de nouveau des produits agricoles sains et bios ? Juste un exemple parmi mille…

Seuls ?

2013/11/05

Seuls ? Sommes-nous seuls dans cet Univers ? Sommes-nous les seuls êtres pensants, nous autres mammifères, oiseaux, reptiles, etc ? Y-a-t-il de la vie ailleurs ?
« Seuls ? » c’est le titre du Point de cette semaine. Sans doute qu’ils en avaient marre de parler de la politique déplorable de François II. Sans doute aussi que c’est un bon « marronnier », que de parler de choses qui ne fâchent pas, et qu’on ne pourra vérifier que dans… des milliers d’années, voire jamais.
Pourtant, pour moi qui lis de la SF (Science Fiction) depuis… mes 16 ou 17 ans, et qui ai avalé nombre de bouquins de référence, c’est évident ! Nous ne sommes pas seul dans cet Univers ! Nous serions même très nombreux… disent-ils : 4,4 milliards de planètes pourraient abriter la vie (sous ses formes les plus simples, s’entend) dans notre galaxie, et il existe des centaines de milliards de galaxie. Bref : 440 000 000 000 000 000 000 planètes seraient « habitables » par une forme au moins rustique de la vie. Ce chiffre (monstrueux !) ne vous dit rien ? Sachez simplement qu’il s’agit environ du nombre de grains de sable constituant la dune du Pyla… 😉 D’ailleurs, trouver une planète « habitable » par une forme de vie (température entre 0° et 100°, stable, etc), c’est pas simple ! (lisez l’article pour comprendre). Quant à y trouver une forme de vie comparable en complexité avec les mammifères (ou bien les dinosaures), c’est autre chose… Car, à force de vivre sur cette bonne vieille Terre, nous avons oublié combien elle est unique. En particulier, la présence d’un satellite (la Lune, probablement constituée d’un mélange de matériaux arrachés de la Terre par une petite comète et des débris de celle-ci) qui non seulement fait très joli le soir dans le ciel… mais qui stabilise la Terre. Sans la Lune, la Terre se retournerait fréquemment sur elle-même, bouleversant radicalement et brutalement les climats, et détruisant régulièrement tous les organismes complexes dépendant d’un éco-système « stable ».
Sinon, puisque les chercheurs ont trouvé une douzaine de planètes pouvant abriter la vie, ne rêvons pas à des échanges commerciaux avec celles-ci… En effet, la plus proche est à 20 années-lumières, et la plus lointaine à 1200 années-lumières. Une année-lumière, c’est la distance parcourue par la lumière en une année, soient environ 3 milliards de kilomètres : une paille. Bref, une conversation de 5 échanges prendrait 100 ans. Un peu long même juste pour se dire le temps qu’il fait ! À supposer qu’on se comprenne, à supposer qu’on ait les moyens de s’envoyer des signaux, et qu’on les repère dans le fatras du ciel. Bref, nous ne sommes pas près de voir des extra-terrestres ! Enfin… si : nous. Car il est très probable que la vie, ou les éléments élémentaires pour que naisse la vie soient tombés sur Terre, avec l’eau des comètes et autres météorites qui nous sont tombés sur la gueule pendant des millions d’années. Nous sommes donc des extra-terrestres… 😉 L’eau de la Terre vient également d’ailleurs. Quant à aller faire un tour chez nos voisins, n’y comptez pas. Ni maintenant, ni jamais. Et surtout pas avec François II aux gouvernes de la France, ni avec le bordel qui règne sur la planète ! Elle aura sauté bien avant, et les rats, cafards, scorpions, et autres animaux sympas auront pris notre place. Mais, comme on dit : « Après moi, le déluge ! » 😉 Donc, désolé, si rêver d’échanger avec des aliens vous titille (au risque de leur servir de nourriture), mieux vaut aller voir « Mars attacks ! » ou le film tiré de « La stratégie Ender » qui sort demain (mais, mieux vaut lire le livre je pense !).

Pensées

2013/11/04

(pensées de la semaine passée)

Seul, libéré du travail, je cultive l’art et la manière de laisser couler le temps en essayant doucement de faire tout ce que je dois ou désire faire… Exercice difficile pour moi, qui divague si facilement de l’essentiel vers le superflu… Mais, bon, j’avance, doucement. Cet AVC/AIT, même s’il m’a libéré (temporairement !) du travail, me préoccupe aussi, et me pousse à développer mon enquête pour en comprendre les causes et éviter que ça recommence sans non plus me détruire avec des médocs de merde car inappropriés.

Le soleil est dehors, mais il y a quand même quelques nuages accrochés aux montagnes. Sa luminosité baisse… J’ai lu un peu du dossier sur Camus. J’ai répondu à mes mails. J’ai reçu mon colis. J’ai téléphoné pour trouver un neurologue (pas avant Avril au CHU…). J’irai chercher le pain, récupérer mon film pris cet été en sténopé, peut-être passer de la lasure sur mes boiseries qui souffrent, continuer de préparer mon voyage. Ce voyage m’angoisse. Partir… c’est mourir un peu, non ?! 😉 C’est surtout se bousculer, changer toutes ses habitudes, faire face à des soucis auxquels on n’est plus/pas habitué… Mais c’est aussi une grande et belle aventure… Et cette préparation à ce voyage me met face à plein de possibilités et donc plein de choix… J’ai horreur de choisir, souffrant de la perte possible de différentes choses et n’arrivant pas à m’astreindre à accepter une solution non optimale… Mon souci de perfection est une torture… D’où l’intérêt du lâcher-prise, de se laisser porter, d’accepter ce qui vient, avec bonheur. Quand on n’attend rien du futur, on est toujours heureux ! 😉 Quand on attend trop du futur, et donc qu’on plaque sur lui des images et des réalisations, les échecs sont douloureux, alors qu’il faut savoir être heureux de, simplement, avoir « participé » : dans le voyage, ce n’est pas l’arrivée qui est importante, c’est le voyage, les étapes. Ce qui compte, c’est le présent… Et le présent, maintenant, pour moi, c’est de réussir à me décoller de ce PC qui m’offre une solution parfaite pour fuir les choix et le temps qui passe… Je pourrais aller marcher à la campagne… mais je n’aime pas compresser dans le reste de la journée ce que je dois faire. Mais, si je ne planifie rien, je ne fais pas grand-chose non plus… Ah, comme j’aimerais être une vache et brouter l’herbe… ignorant du boucher qui me découpera en rondelles ! 😉 Ha ha ha Je n’étais bon que sous pression, sous stress, attendant bien souvent la dernière limite, forçant mon cerveau… Celui-ci, maintenant, se plaint de tout ce que je lui ai fait subir… Et il voudrait du repos, une vie simple… alors que la perception de ma finitude me trouble, me torture, me pousse à ne pas faire grand chose finalement de ce temps, juste à le regarder couler… Alors qu’il suffirait de vouloir et d’être heureux ! 😉 Ha ha ha Mais, bon, j’ai perdu mon « innocence » et je ne saurais être une vache… ou de nouveau un enfant inconscient et innocent. Je cherche alors dans l’autre extrême : la compréhension de ce qui se passe, autour de moi et en moi. Tâche futile et impossible… car tellement vaste, qui me fait simplement ruminer mes limites au lieu de les accepter. Prendre un livre, s’y plonger et oublier le temps qui passe… je n’y arrive plus. Le temps qui passe m’engloutit. Et, que je fasse quelque chose de ce temps, ou rien, ça ne change rien au résultat final. Mais, bon, comme l’a dit Camus, mieux vaut se révolter contre l’absurde, et développer l’humour, et la tendresse.
« Mes proches sont trop loin » : c’est vrai… Et je dois développer des stratégies pour vivre avec cela, pour supporter la distance. Mes enfants me manquent… Leur absence auprès de moi, ou à une portée « raisonnable » et humaine (Lyon…), est une torture… Mais, bon, il paraît que c’est normal, qu’il faut accepter la perte ou l’envol de ce qu’on a de plus cher, de ceux avec qui on a passé tant de temps, et fait tant de choses, dans une relation franche, directe, naturelle, constante, forte, intime, jour après jour.
Je suis libre… mais j’ai bien du mal à voler de mes propres ailes encore. Depuis sept ans, j’ai eu bien des choses à digérer, plein de choses à réapprendre, plein de choses nouvelles à accepter, plein de douleurs à digérer… Comme tout le monde, juste peut-être en un peu moins de temps que la moyenne. Haché menu entre des moments de solitude chez moi et des moments heureux avec mon amie, pas encore bien remis d’échecs passés, toujours fragile (comme tout le monde… mais plus conscient sans doute de cette fragilité, ou osant l’avouer alors que les autres se taisent), j’essaye de m’adapter à la douche écossaise, moi qui aime tant la douceur du printemps sur ma peau. Ma solitude, je m’y habitue, tout en la haïssant, et on est tous déchiré entre le plaisir de faire seul ce qu’on aime et le bonheur de faire autre chose, mais à deux. Que de temps il faut pour trouver un équilibre… et combien il est illusoire de chercher un équilibre alors que toute vie n’est que déséquilibre et recherche permanente d’un équilibre temporaire. Mais, bon, je me sens mieux depuis un an. Grâce à elle. Et je me sentirais certainement mieux si je n’avais pas subi d’AVCs… qui bousculent ma tranquillité et ma croyance en un corps encore bien solide (mais que j’ai beaucoup martyrisé… bêtement, ou entraîné par ma bêtise, fruit d’un manque de conscience du temps et de la vie). Finalement, je suis en très bonne santé ! puisque tous les examens disent haut et fort que « jusqu’ici, tout va bien ! ». Juste un petit bout d’artère qui proteste vigoureusement si on la pressurise un peu trop… Moi, j’ai pas l’habitude de faire attention à mon corps… J’aurais dû, pourtant, l’écouter plus souvent… et prendre le repos qu’il me demandait, qu’il me suppliait, de prendre… Mais je me contraignais et me forçais… Maintenant semble être venu le temps où je dois m’arrêter lorsque je sens que mon coeur veut sortir de ma poitrine, à force de marcher le plus vite possible dans la plus grande pente. Ou pas.
Bon, prendre la vie comme elle va, au jour le jour. Et sortir mettre sa peau sous le soleil et dans le vent, pour se sentir vivre, pour être vivant par son corps au lieu de ne faire bouger que mes dix doigts sur ce clavier. À force d’entraînement, j’arrive maintenant à sortir de mon cerveau toutes les bêtises qui y vivent, à les exprimer, rapidement, simplement, en mots et phrases simples. À supposer que je dise des choses en lien avec la réalité et pas des rêves coupées de la réalité (ou de ce que nous en connaissons). Il me semble que j’y arrive, un peu… ou bien n’est-ce qu’une illusion ? Mon « style » a-t-il un intérêt ? Et ce que je dis ? Finalement, je ne fais que mettre des mots là où tout le monde évite de gratter… car, sous la croûte, la plaie est encore, et sera toujours, à vif. À quoi bon parler de la vie ? Mieux vaut vivre !! Et est-ce vivre qu’écrire ? 😉 Ou bien, est-ce vivre que d’aller marcher toute la journée en montagne, seul ? Et ce travail ? qui nous abrutit et nous empêche d’aller à notre rythme et de profiter du soleil et de la douceur. La vraie vie est entre tous les extrêmes, dans un équilibre, ou plutôt dans un déséquilibre constant. Nous sommes tous des équilibristes qui s’ignorent. Et, pour marcher sur le fil, il faut être vif, souple, musclé, calme, serein… Bref, être en forme, corps et esprit. Un cercle vertueux. Je vais sortir et bouger.