Archive for octobre 2013

2013/10/31

Un nouveau livre de Franz de Wall : « Le Bonobo, Dieu et nous ».

Je partage parfaitement ce qu’il dit ici :

Pourquoi avoir voulu introduire, dans ce débat sur les origines de la moralité, la question de la religion ?
Aux États-Unis, elle est beaucoup plus discutée, et surtout de façon beaucoup plus passionnée qu’en Europe en général et en France en particulier. On vous dira, ainsi, qu’il est impossible d’être moral sans être croyant, que sans Dieu nous serions livrés au règne de l’égoïsme et de la cruauté. Je crois, pour ma part, que la religion a été une étape. Elle a sans doute été très importante pour la construction des sociétés humaines : si elle est présente partout, c’est qu’elle a un intérêt social, qu’elle permet aux groupes humains de fonctionner harmonieusement. Durkheim parlait ainsi de son « utilité laïque ». Mais je ne suis pas certain qu’elle soit toujours nécessaire dans le monde et pour les sociétés d’aujourd’hui.

En étudiant les êtres les plus proches de nous : les primates, nous apprendrons beaucoup sur nous.

Prisoners

2013/10/29

« Prisoners », c’est un thriller, un bon thriller qui vous tient en haleine : Les retrouveront-ils ? vivantes ? Trouveront-ils le coupable ? La recherche éperdue du père tournera-t-elle à l’horreur inutile ?
Le film est très efficace, et ses 2h33 se digèrent sans aucun problème. L’idée est bien sûr assez simple au départ, mais la complexité y nait facilement, et il n’y a qu’aux USA qu’on puisse imaginer que de telles horreurs soient possibles. Et moi qui ai visité Boston 4 fois, aux 4 saisons, je n’ai rien reconnu de Boston dans cette lointaine banlieue qui me fait plus penser au Canada qu’à cette vieille ville de l’Est.
Le film est angoissant, la mort rôde, et les personnes sensibles feraient bien d’être accompagnées, ou d’aller le voir tôt dans l’après-midi. Quant au dénouement… vous verrez bien ! Ha ha ha ! En tout cas, c’est super bien joué. On est surpris de voir que le flic soit toujours seul dans son enquête… mais, bon, c’est une petite banlieue qui n’a pas de grands moyens… Tout le film sent une certaine pauvreté, une certaine misère cachée, où les maisons en bois sont inquiétantes, un pays où je n’aimerais pas vivre. Mais, bon, Boston au printemps et à l’automne, c’est magnifique !!!
Un film intense, qui ne fait pas dans le spectacle mais dans l’émotion, la peur, les rebondissements, l’efficacité. À voir !

C’est beau…

2013/10/29

« Adventure is calling ».

Vivre le plus ?

2013/10/26

Où/quand suis-je le « plus vivant » possible ? Quand je bronze sur ma terrasse en lisant le dossier de « Philosophie Magazine » sur le corps ? Quand je lis un livre ? Quand je vais traîner en ville ? Quand je suis avec mon amie ? Quand je fais l’amour ? Quand je suis dans la Nature, en train de marcher ? Quand je prends des photos ? Quand je « travaille » ces photos ? Quand je cherche des lieux pour être exposé ? Quand je rêve qu’ELLE accepte de me reparler ? Quand je dors ? Quand je suis seul ou quand je suis avec les autres ? Quand je suis avec ceux que j’aime ? Ce n’est certainement pas quand je travaille ! Mais, faut-il bien que j’essaye de vivre « le plus possible » ? Ne pourrais-je me contenter d’être, de vivre, a minima ? et de poser un regard de vache sur le monde, le cerveau au ralenti, sûr de manger matin et soir, et sûr de ne jamais être attaqué par un loup ? et qui ne sait pas qu’elle sera tuée, découpée, puis mangée…

Bon. Et si je vivais ? au lieu d’écrire ici des conneries ? 😉

(c’est dingue les idées idiotes qui vous viennent en lisant des textes sur la philosophie ! mieux que de se shooter avec une « vraie » drogue !)

Blogum habeo, ergo sum ?!?

2013/10/26

« Blogum habeo, ergo sum ?!? » (J’ai un Blog, donc je suis ?!?).
De la même façon que « Je panse, donc j’essuie », ne faut-il pas se poser la question de savoir si, sans Blog, sans Tweet, sans page FaceBook, et sans SmartPhone, on n’est pas un peu mort ? Puisque qu’exister seul ne nous suffit évidemment plus, plus nous sommes connecté avec les autres, plus nous sommes !?! Et donc, si FaceBook est en panne, ou si la personne à qui je tiens beaucoup me supprime de ses amis, est-ce que je meure ? même virtuellement ? Cette addiction à la virtualité, ce n’est donc pas seulement un besoin de zapping, de toujours s’exciter le cerveau avec de la nouveauté ; c’est aussi/surtout un besoin d’être avec les autres, et d’être vu par les autres, d’une certaine façon… puisqu’il nous manque alors l’essentiel : la présence physique, sinon le contact. Finalement, les séances d’épouillage, comme le faisaient nos ancêtres primates, et que nos ancêtres hominidés ont arrêté, c’est bien ce qui nous manque : sentir notre réalité, nous sentir vivre, par le regard et le contact physique des autres. À quand la VRAIE réalité virtuelle, quand nous pourrons nous toucher à distance ?!!! 😉 😉

Mes proches sont trop loin

2013/10/25

Ce matin, ma psy a trouvé la formule pour résumer ce dont je souffre le plus : « vos proches sont très loin ». Je dirais même plus : « Mes proches sont trop loin ». Ce n’est pas une vie de ne voir ceux qu’on aime ou ceux qui comptent pour vous que de temps en temps, une fois par semaine pour l’amie, une fois tous les trois ou six mois pour le fils, une ou deux fois l’an pour les amis d’enfance, voire une fois par an pour la fille, ou même une fois tous les dix ans pour les amis d’Ecole. Même si l’email, les SMS, les coups de téléphone, voire les visios, permettent d’abolir pendant quelques instants la distance, c’est malgré tout si différent du contact, ou même de la conversation en direct, en vrai… La réalité physique de ceux que j’aime me manque, au jour le jour.

Gravity

2013/10/23

(Attention, je dévoile ci-dessous une bonne partie du film, qui mérite d’être vu !)

« Gravity » : comment économiser sur les acteurs (2 !) pour investir dans le réalisme. C’est bluffant. On se croit vraiment dans l’espace. Et on ressent cette sensation d’être en sursis, dans un « élément » totalement adverse, invivable. L’horreur à l’état pur. Je me demande comment ces hommes et femmes arrivent à monter là-haut sans se chier dessus. Le film est intense, car on sait qu’il suffit d’un rien pour mourir là-haut. Et le retour est si improbable.
Aurait-il fallu la faire mourir, elle-aussi ? incinérée dans le retour sur Terre, ou noyée si près de la terre ferme ? Certainement que la fin qui a été choisie est positive : elle survit et digère enfin la mort de sa fille.
Seul embarras pour moi, les phrases où l’on parle aux morts comme s’ils étaient encore là et comme si on allait les « rejoindre ». Quand on est mort, on n’est plus. Mais, bah, ce n’est pas bien grave.
Sans doute que, comme une petite partie des spectateurs, je me suis senti proche de Ryan, m’étant senti un peu trop près de la mort ce lundi, même si ce n’était qu’une atteinte temporaire à mon intégrité psychique. Par contre, la fille adolescente de la famille qui discutait du film en sortant, elle n’avait pas du tout aimé le film ! Elle aurait préféré voir « Prisoners », ou bien « La vie d’Adèle ». Et, pendant le film, un couple près de moi discutait tranquillement, désirant peut-être implicitement fuir la tension du film.
Bref, le film, en 3D, nous fait flotter dans l’espace, et c’est une sensation affreuse que de se sentir seul au monde, inaccessible, perdu, condamné à mort dans les minutes qui viennent. Et, comme un écrivain l’a dit, ce n’est pas mourir qui est pénible, c’est de mourir « volé », volé de tout ce qu’on aurait voulu faire.

« Au fond de l’espace, on ne vous entend pas crier » !

Allez-y ! C’est un super film ! C’est bon d’avoir peur ! Après… après on aime mieux sa vie, aussi imparfaite soit-elle.

J’ai la mémoire qui flanche…

2013/10/22

J’ai la mémoire qui flanche…

J’ai la mémoire qui flanche
J’me souviens plus très bien
Comme il était très musicien
Il jouait beaucoup des mains
Tout entre nous a commencé
Par un très long baiser
Sur la veine bleutée du poignet
Un long baiser sans fin

J’ai la mémoire qui flanche
J’me souviens plus très bien
Quel pouvait être son prénom,
Et quel était son nom?
Il s’appelait, je l’appelais
Comment l’appelait-on?
Pourtant c’est fou ce que j’aimais
L’appeler par son nom

J’ai la mémoire qui flanche
Je me souviens plus très bien
De quelle couleur étaient ses yeux?
Je crois pas qu’ils étaient bleus
Étaient-ils verts, étaient-ils gris?
Étaient-ils verts-de-gris?
Ou changeaient-ils tout le temps d’couleur
Pour un non pour un oui

J’ai la mémoire qui flanche
J’me souviens plus très bien
Habitait-il ce vieil hôtel
Bourré de musiciens
Pendant qu’il me, pendant que je
Pendant qu’on faisait la fête
Tous ces saxos ces clarinettes
Qui me tournaient la tête

J’ai la mémoire qui flanche
J’me souviens plus très bien
Lequel de nous deux s’est lassé
De l’autre le premier?
Était-ce moi? Etait-ce lui?
Était-ce donc moi ou lui?
Tout ce que je sais c’est que depuis
Je n’sais plus qui je suis

J’ai la mémoire qui flanche
J’me souviens plus très bien
Voilà qu’après toutes ces nuits blanches
Il me reste plus rien
Rien qu’un p’tit air qu’il sifflotait
Chaque jour en se rasant

Pa dou di dou da di dou di
Pa dou di dou da di dou
Pa dou di dou da di dou
Pa dou da di dou di
Pa dou di dou da dou da
Pa dou da dou da di dou

Angiologue : 0 – Tony : 1

2013/10/22

Et bien, chers téléspectateurs, la rencontre entre l’angiologue et Tony vient de se terminer, tard ce soir, sur le même résultat que l’an passé : Angiologue : 0 – Tony : 1 . R.A.S. : tout est OK de ce côté-là. Victoire écrasante.

Quant au match IRM – Tony, toujours à domicile, nous ne connaîtrons les résultats que demain matin. Là, le mystère reste entier ? Y-aura-t-il ou non de nouveau dégâts sur l’hippocampe ? Les pronostiqueurs hésitent… Douze heures de suspense avant de connaître la décision des juges demain matin faisant suite à 1/2 heure de marteau-piqueur désaccordé dans le coeur de la machine infernale ! Stay tuned !

Quant à moi, je parie qu’il n’y aura rien de nouveau. Faut pas déconner quand même ! Un AVC ça va ; deux AVC bonjour les dégâts !

Restera ensuite : les analyses sanguines, le radiologue, et l’inévitable et inénarrable cardiologue, la même que celle qui, l’an passé, avait posé quelques vagues questions bidons avant de clamer : au suivant !

😉

Des nouvelles du front

2013/10/22

Donc, derrière mon front, ça semble aller mieux. J’ai encore un peu mal à la tête, surtout après l’IRM, qui a durement chatouillé mes acouphènes, mais je me sens bien mieux qu’hier. J’ai encore des petits soucis avec quelques babioles mais, globalement, je me sens bien mieux. Angiographie ce soir, prise de sang demain, résultats de l’IRM demain. Mon médecin m’a arrêté jusqu’au 7 novembre… Donc, j’ai tout ce temps pour me remettre avant de voler vers l’Asie. La première fois, en janvier, il me semble que j’avais mis bien plus de temps à récupérer. Sans doute que, cette fois-ci, le fait de prendre de l’aspirine 160mg tous les matins a joué, plus un 500mg à 13h (et oui, je suis rentré chez moi pour manger, avant de repartir au boulot pour une réunion, avant d’avouer mon AVC et que je ne me souvenais plus des deux logiciels sur lesquels j’avais bossé la semaine passée… On ne se refait pas), mais pas assez. Je vais d’ailleurs prendre un autre médicament. Et puis, j’ai l’idée que les traces d’AVC sur l’IRM en janvier n’étaient peut-être pas à l’origine de l’AIT du 10 janvier. Enfin… j’en saurai plus demain matin. Et puis, si j’ai eu exactement deux fois les mêmes symptômes et que tout est revenu comme avant la première fois, ça va donc bien encore une fois revenir comme c’était avant, donc c’est réversible, et donc c’est bénin ! 😉 CQFD !