Plateau du lac Fourchu

Encore une fois ! 🙂 Oui, j’y suis allé encore une fois. Une heure de route de Grenoble. 1200m de dénivelée pour la voiture ! Et une petite route qui passe au bord du précipice. Une heure et demie de montée pour arriver… au paradis ! Enfin, quand il fait beau et chaud ! Car, franchement, je ne voudrais pas m’y trouver en hiver ni même en été sous l’orage. Le Lac Fourchu est le plus grand des centaines de lacs qui peuplent le plateau au nord du massif du Taillefer, quelque part au Sud-est de Grenoble, en face de Chamrousse (massif de Belledonne) et à côté de l’Oisans. 2857m pour le sommet (plat), où je ne suis allé qu’une seule fois (1200m de dénivelée). Et 2000m pour le plateau des lacs, où j’ai bien dû aller 15 à 20 fois. Ce plateau est immense, et je n’ai jamais exploré la partie nord, bien loin des deux chemins accédant au plateau. Pourquoi c’est beau ? L’eau, stagnante ou bondissante, la rudesse du paysage, un lac bleu, des grenouilles à 2000m !, une vue splendide sur la partie nord du Vercors, les myrtilles, la couleur de l’herbe à l’automne, l’immensité du lieu, où l’on peut se perdre et disparaître à jamais. Juste 350m pour arriver au plateau, et probablement 200 à 300m de plus pour visiter l’ensemble (au centre), et 5-6 heures de marche. Pas grand chose… 😉 Mais, pour visiter l’autre sommet, qui fait face à Chamrousse, le Grand Galbert, il doit bien falloir 3 ou 4 heures. J’irai un jour…

Alors, plutôt qu’une photo idyllique des lacs et des sommets au fond, voici une photo bricolée d’un lac que peu de gens visitent, car de côté du chemin reliant le lac au refuge du Taillefer.

Lac

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23 Réponses to “Plateau du lac Fourchu”

  1. Jane Says:

    Tu es un bon bricoleur ! J’aime bien la juxtaposition couleur/noir et blanc.

    • trex58 Says:

      Oh. Ce fut un petit bricolage. Mais le résultat m’a plu. Le logiciel que j’utilise fait des choses bizarres, souvent surprenantes. Et je garde ce qui me plaît.

  2. Jane Says:

    Tout va bien Tony ? Tu es en balade avec Marla ? Je suis certainement trop indiscrète !

  3. trex58 Says:

    Oui, tout va très bien. Sauf que je n’ai plus beaucoup de temps libre pour moi les WEs, et que je suis fatigué la semaine, et que j’ai plein de trucs en cours pour la photo, et que les journées sont trop courtes, et…
    Marla ? Pourquoi Marla ? Ce serait plutôt Fa.

  4. Jane Says:

    Fa ? Tu n’as pas oublié des lettres ?

  5. trex58 Says:

    Fa. Un peu de secret, que diable !

  6. Jane Says:

    OK ! Je suis heureuse de t’avoir lu ce soir. Tu me manquais !

    • trex58 Says:

      « Tony » : la nouvelle drogue à la mode ! 😉
      Mais, bon, je ne dis pas toujours des choses « justes ». J’essaye, juste.

    • trex58 Says:

      Et, j’oubliais, je peux de nouveau lire et écrire sur mon Blog au boulot. Donc, de temps en temps, quand je suis en retard (et que j’ai un « trou » au boulot), je pourrai venir parler sans trop laisser passer de temps entre le commentaire et ma réponse.

  7. Jane Says:

    Oui mais tu sais j’ai une propension à tomber accro ! Mais j’en ai conscience maintenant.

    • trex58 Says:

      Je connais bien ce besoin de se « raccorder » à un autre, d’être en contact avec quelqu’un, de remplir un certain vide. Et c’est bien d’en avoir conscience. Encore une étape : comprendre pourquoi, puis combler ce manque. Et sois tendre avec ta fille. Nos enfants, même s’ils sont parfois pénibles à ces âges adolescents, sont notre vrai trésor.

      • Jane Says:

        « Tendre » je l’étais beaucoup plus quand elle était enfant. Mais j’essaierai de l’être plus.

      • trex58 Says:

        Il s’agite de la tendresse universelle que nous devons avoir pour tout ceux qui, comme nous, ne sont que de passage. Même lorsqu’ils sont grands, nous sommes toujours pour eux l’une des deux plus importantes personnes (dans le cas général bien sûr où l’on s’est occupé de ses enfants). Nous (surtout la mère) somme le lien avec tous ceux qui ont précédé.

      • Jane Says:

        Je pense avoir réconforté ma fille dans des moments douloureux, je l’ai toujours sécurisé, son père aussi. Je serai toujours à ses côtés pour la soutenir. Ce qui n’a pas été le cas de mes parents avec moi. Et donc pour moi, il n’y a plus de personnes importantes, encore moins ma mère. Je ne leur en veux pas mais ils me sont totalement indifférents. Je vis loin d’eux et je n’en souffre plus, je dois dire que je suis même heureuse de ne plus être mêlée à leurs histoires qui n’en sont pas.
        Les personnes les plus importantes pour moi, mes grands parents sont morts lorsque j’avais 17 et 19 ans.

      • trex58 Says:

        Parfois, on se retrouve seul(e), sans plus de lien familial fort que celui qu’on a avec ses enfants. Il y a plein de gens comme ça. Comme moi, d’ailleurs. Ma mère a fait des « erreurs »… mais je comprends pourquoi et par quels mécanismes et quelles épreuves elle a subies qui l’ont poussée à s’enfermer. Je ne lui en veux pas. Apparemment, tu en veux à tes parents. Parfois, les parents ne doivent pas soutenir, pour permettre à l’enfant de faire face par lui-même, pour devenir vraiment adulte. Mais ce n’est sans doute pas ce que tu as vécu. Je vivais loin de ma mère, et je n’en souffrais pas ; mais la découverte de ce que fut sa vie a changé la donne : son attitude n’était qu’une conséquence d’une époque particulière et d’épreuves. Mes grands-parents ? des inconnus dont je n’ai plus de souvenirs, à la fois parce qu’ils étaient déjà très âgés, parce que mon grand-père avait souffert psychiquement de la guerre de 14-18, et que à cette époque il y a avait une certaine distance il me semble entre les adultes et les enfants petits.
        Nos enfants ont besoin de sentir que nous serons toujours là pour les soutenir. Et ils souhaitent ne jamais en avoir besoin. Et, pour pouvoir se débrouiller seuls, il faut bien à un moment les laisser… faire des erreurs. C’est la vie.

      • Jane Says:

        Je n’en veux pas à mes parents. Pour moi c’est du passé. Le seul lien qui me reste est mon frère. Récemment divorcé, actuellement il est dans une situation inquiétante, de rejet total, familial, professionnel. Nous l’avons aidé à traverser certains moments difficiles. Il n’a eu aucun soutien de la part de mes parents, qui n’ont pas pris la peine de se déplacer (1 000 km) pour le soutenir alors qu’il n’attendait que cela.
        Il me comprend enfin aujourd’hui et regrette d’avoir écouté et suivi ses parents jusque là. Il dit que sa grande sœur l’a sauvé. Je n’ai vraiment rien fait d’exceptionnel. Je l’ai juste écouté et n’ai pas jugé les choix récents qu’il a faits. Il est déterminé à « refaire sa vie » et repartir « à zéro ». Il m’a impressionné dans ces choix et décisions mais il est encore fragile psychologiquement.
        Sinon j’ai une tante (marraine) que j’appelle un peu plus maintenant et qui soutient mon frère en l’écoutant.

      • trex58 Says:

        Parfois, écouter, cela suffit à aider. Car on existe grâce aux autres. Si personne ne nous écoute vraiment, si personne n’a d’empathie pour nous, si on n’a personne qui nous offre un lien véritable, c’est insupportable.
        Quant aux choix des autres, il faut juste les mettre en lumière : faire des suggestions sur les raisons ayant amené à prendre de telles décisions : suivi d’une tradition familiale, angoisse, passion irraisonnée, etc.
        Dans un tel départ « from scratch », il lui faut un soutien : quelqu’un avec qui il peut parler. N’hésite pas à l’appeler, prendre des nouvelles, et raisonner froidement sur ses choix, en lui montrant des choses qu’il n’a peut-être pas vu ou sous/sur-estimé, sans insister. Et, en l’aidant, tu t’aides. Aider les autres nous est nécessaire, pour ajouter du sens à nos vies, pour avoir le sentiment d’avoir contribuer (un peu) à améliorer ce monde, au moins celui auquel nous avons accès.

  8. Jane Says:

    Je pense que je ne pourrai plus faire de longues balades avec lui. Il ne mourra pas de sa maladie mais souffrira toute le reste de sa vie et peut être finira handicapé. Je pense que c’est cette nouvelle qui m’a abattue. Un avenir pas très réjouissant !

    • trex58 Says:

      Oui. Ce n’est pas réjouissant… Pourtant, lorsqu’on se marie avec quelqu’un, on sait que cela peut arriver, et que l’un devra peut-être s’occuper de l’autre et l’aider. Mais il faut aussi penser à soi et ne pas se sacrifier… À chacun de choisir. Mon amie Myriam, face à la maladie psychique de son mari, devenu insupportable, était partie. Dur choix.

      Alors, face à la maladie et à la souffrance de celui avec qui on avait choisi de vivre, on fait… en fonction de raisons qu’on peut seul(e) analyser. Et puis, la maladie des autres réveille nos propres peurs, même si ce n’est pas contagieux. Nous savons que notre futur, à partir d’un certain âge, se remplira de douleurs physiques et de pertes de possibilités. Reste à être heureux des possibilités qui restent et à en ouvrir d’autres, différentes. S’adapter.

      Bises.

  9. Jane Says:

    Oui mais jusque là je croyais être encore jeune ! Jamais je ne pensais au futur en pensant à la maladie. Dans mon esprit, elle n’existait pas.

    • trex58 Says:

      La maladie fait plus peur que la mort. J’avoue aussi ne pas imaginer si une maladie venait m’ôter une partie de mes possibilités, me réduire, me ratatiner, physiquement ou psychiquement. Et pourtant… je souffre déjà de plusieurs problèmes… qui m’embêtent, me limitent, ou peuvent (comme les acouphènes) transformer ma vie en enfer. D’ailleurs, si je n’en avais pas l’habitude, pourrais-je supporter ce bruit dans ma tête ? Pas sûr…

  10. Jane Says:

    Une chanson que me donne la pêche, que je chante à tue tête en voiture seule ou avec ma fille. Super pour la danser avec un « roi de la danse ».

    • trex58 Says:

      Oui, je connaissais. Texte habituel (un mec qui trouve qu’une meuf est jolie, lui dit, et la veux sienne…), musique sympa. C’est un bon morceau !

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