Une place sur la terre

« Une place sur la terre » : Je n’ai pas aimé. Mais mon amie a aimé. Pourtant, tous deux avons, il y a très longtemps, été confrontés au suicide d’un être cher. Mais chacun voit les choses différemment…
Moi, j’ai vu un film aux couleurs moches, avec un photographe tabagique et alcoolique et qui fait des photos floues…, et qui me donnait envie de partir avant la fin… Peut-être que, finalement, le mal-être de ces personnages en déshérence était trop bien rendu ? trop palpable ? trop pénible ? Peut-être que, aussi, le temps dégueulasse de ce soir-là avait déteint sur mon moral ? Ou, tout simplement, si l’on se doute de ce qui peut pousser cet homme mûr, qui a manifestement loupé sa vie, à boire, on ne sait rien des raisons qui poussent cette jeune femme à vouloir mourir et ça fait drôlement chier de la voir mourir sans connaître la cause de son désespoir… Quant à la mère de Matéo, si les services sociaux savaient qu’elle confie son gamin à un fumeur alcoolique qui fume et boit chez lui et devant le gamin… ils le lui prendraient sûrement. Au fait, c’est quel marchand de mort tabagique qui a donné les sous pour faire le film ? car, même si je n’ai pas compté les clopes, elles ont bien pris la moitié du temps du film… Oui, je sais, le film se passe il y a quelques années déjà, et dans un coin de ville qui pourrit doucement… mais, bon, quelle apologie de la destruction par l’alcool et le tabac !! Quant aux photographies, en-dehors du fait d’espionner la vie privée et de capturer des images privées, les photos produites sont moches, floues, dans la tendance de l’art d’aujourd’hui… mais pas dans celle de l’époque, celle où l’on utilisait encore des films argentiques. Quant à l’amour, la donzelle préfère le corps jeune et jouissif d’un bel éphèbe à celui racorni et jaunissant d’un cinquantenaire pourtant fou d’amour… Comme quoi, les coups de foudre, quand c’est pas réciproque, c’est que de la merde. Comme quoi, les femmes, ça les embête qu’on les aime… C’est vrai, quoi, un vioque de 50 ans qui aime une jeunette de 25, c’est immoral ! Mouais. Mais, bon, moi je pense qu’Antoine, il aurait pu lui redonner goût à la vie… une fois désintoxiqué.
Bref, ça ne m’a pas captivé… Alors, vous faites comme vous voulez !

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14 Réponses to “Une place sur la terre”

  1. Jane Says:

    J’ai vu la bande annonce lorsque je suis allée voir « Jeune et jolie » et je me suis dit qu’il fallait que je le vois ce film. Je pense que j’irai, si je trouve le temps.

    Pourquoi c’est « immoral » d’aimer un homme deux fois plus vieux ?
    C’est plutôt courant quand l’homme est riche ou/et célèbre, mais est-ce de l’amour ? Plus rare dans les milieux « prolo » comme le nôtre. Et surtout pas du tout accepté par l’entourage. Un amour pas conforme aux normes de la majorité.
    Et puis il y a des « petits vieux » avec beaucoup de vitalité, jeune d’esprit, malicieux. Je pense qu’il ne faut pas s’en tenir à l’apparence.

    Un coup de foudre non réciproque, cela fait mal.

    • trex58 Says:

      « immoral d’aimer un homme deux fois plus vieux » : Hummmm Ce n’est pas vraiment « immoral » que je voulais dire, mais plutôt ressenti comme un homme qui profite de la jeunesse d’une femme. Dans cette histoire, il y a beaucoup de choses qui séparent Eléna d’Antoine, dont l’âge. Entre deux personnes du même âge, jeunes, il se passe des choses qui ne se passent plus quand il y a une grande différence d’âge : l’une découvre la vie, l’autre a déjà vécu pas mal de choses. Une façon pour que cela marche, c’est de vivre ça à la « grecque antique » : l’ancien aide le jeune à comprendre plus vite la vie. Mais c’est fonction de la société… Avant, il y a 50 ans, il y avait une plus grande différence d’âge entre l’homme et la femme d’un couple. Aujourd’hui, ce sont souvent des personnes ayant fait des études ensemble, au même moment. Enfin, il me semble…

  2. Jane Says:

    Oui, les couples se forment souvent pendant les études. C’est mon cas.
    Si l’homme « profite » de la jeunesse d’une femme, la femme « profite » de son expérience, et peut être est-elle en recherche d’un cadre, d’un guide ou d’un tuteur qu’elle n’a pas eu, par un père qui n’a pas rempli son rôle. Cela peut être une étape de la vie de cette femme.
    J’aime bien l’idée de « l’ancien » qui aide le jeune à comprendre plus vite la vie. Encore faut-il l’entendre et le comprendre.
    Depuis que je vois une psy et que je parle enfin de ce que je ressens et vis, j’ai envie de vivre autrement et découvrir d’autres choses. C’est une prise de conscience malheureusement un peu tardive et je regrette souvent tout ce temps perdu.

  3. trex58 Says:

    Il ne faut pas regretter le temps « perdu ». Il faut simplement se dire qu’il est bien que cette prise de conscience se soit faite. Il n’est jamais trop tard. Et on ne change rien au passé. Donc, explore d’autres idées pour vivre. N’hésite pas.

    Le fait que beaucoup de couples se forment pendant les études entraîne aussi un manque de maturité des deux personnes. Il faut avoir vécu seul et autonome un certain temps pour pouvoir grandir vraiment, pour s’être confronté, seul, à la vie. Ce choc entraîne une prise de conscience plus rapide, me semble-t-il.

    La relation dans un couple ne devrait-elle pas être totalement différente de la relation maître-élève ou parent-enfant ? une relation basée sur deux personnes indépendantes et libres mais consentant à un contrat de vie commune où les deux sont égaux, même si la Nature a donné à chacun des possibilités différentes (enfantement). Par contre, dans une relation temporaire, oui. Le jeune apprend de l’ancien, et celui-ci est heureux d’aider, de transmettre, d’éclairer. L’ancien ne peut pas vraiment utiliser son expérience pour aider le jeune. Mais il peut susciter des interrogations chez le jeune, lui faire voir le monde autrement, plus tôt.

  4. Jane Says:

    Je n’ai jamais vécu seule et je ne sais pas comment j’affronterais cette situation. Certainement mieux qu’avant.
    C’est vrai que ma relation jusqu’à récemment était une relation parent-enfant. Mais je n’ai plus envie de cela, et je ne supporte plus ce déséquilibre. J’aimerais être plus libre dans mon couple.
    Mais il faut être deux pour rétablir l’équilibre.

    • trex58 Says:

      Vivre seul, ce n’est pas évident. Etudiant, oar exemple dans une « Maison des Elèves » comme il y avait à mon Ecole des Mines, on est entouré, il y a plein d’occasions pour ne pas rester seul, plein de soirées, etc. Mais, à nos âges, avec la structure de nos sociétés, il faut vraiment faire des efforts pour voir du monde. Mais, bon, c’est plus facile pour les femmes, car il vous est plus « naturel » pour vous d’être ensemble, de papoter, de faire les magasins, etc. Pour les hommes, c’est au foot ou en faisant du sport !

      Dans le numéro spécial de « Sciences Humaines », sur l’amour, il y a un article sur les femmes. Certaines divorcent parce que leur mari les trompe (classique), alors que d’autres veulent leur liberté tout simplement. L’égalité homme-femme bouscule les règles « établies »…

      Mais, si tu as vécu longtemps dans une relation « parent-enfant », c’est que tu en avais besoin au départ, non ? Ou bien tu as glissé de la relation d’avec tes parents avec une relation semblable… Mais, maintenant, te voilà vraiment adulte.

      Et, oui…, il faut grandir à peu près en même temps et dans la même direction dans un couple. Ton besoin d’égalité, de liberté, peut surprendre ton mari… lui casser ses habitudes et son « rôle » dans le couple. Compliqué…

  5. Jane Says:

    Oui et bien moi je vis avec « connard » et j’en ai marre. Et cela ne s’arrange pas avec sa maladie. Que ce soit avec moi ou avec sa fille. En fait il a toujours était comme cela, mais maintenant que je suis une psychothérapie, je ne supporte plus.

    Sinon j’ai vu le film, avec ma fille. Même s’il y a une différence d’âge entre les deux, Antoine et Héléna, je ne la vois pas. Ils revivent au contact l’un de l’autre. Antoine dira qu’il se sent vivant. C’est vrai que l’on ne sait pas pourquoi Héléna tente de se suicider. Elle a perdu sa mère, morte de maladie et l’ambiance chez son père est plutôt insupportable voire malsaine.
    Certaines photos d’Antoine sont floues mais pas toutes. Héléna dit d’ailleurs qu’il a du talent. Antoine est une personne qui a perdu confiance en lui et qui n’est pas dans le paraître et qui se fout des mondanités. Il fume beaucoup dans le film; même devant le petit garçon, délaissé pas sa mère, je trouve. Mais Antoine est un homme très sensible et qui a beaucoup d’humour.
    Je ne sais pas si Héléna préfère le corps d’un jeune. Antoine n’est pas très entreprenant. Il n’a pas essayé de l’embrasser. Elle écrit quand même sur la carte postale qu’elle lui envoie d’Egypte, qu’il lui manque. Je pense que s’il ne lui était pas arrivé cet accident de plongée, elle l’aurait revu.
    J’ai trouvé la fin déchirante. J’ai pleuré, les lèvres tremblantes tentant désespérément de me retenir. Ma fille se tournant régulièrement pour m’observer; n’a pas pu comprendre mes larmes.

    • trex58 Says:

      « connard » ? Et bien, voilà des mots bien durs. Mon épouse aurait sans doute eu des mots très durs aussi, quand j’étais en burn-out, puis après. J’étais très pénible… mais j’étais malade. Toi, tu sembles dire que c’est depuis le début ?

      Héléna n’a pas eu un accident de plongée. Elle se trouvait mieux dans l’eau ou voulait encore chercher. Et la découverte de cette statue l’a ensorcelée. En tout cas, son « collègue » n’aurait pas dû la laisser et remonter seul… Ce n’est pas réaliste comme attitude.

      Antoine revit à son contact. Sans doute le sentiment de se sentir vivre en ayant une nouvelle « responsabilité » : on aide les autres aussi pour mieux se sentir « vivre ». Mais cette obsession de la prendre en photo à son insu est malsaine, cela lui prend toute sa tête. Et l’alcool n’arrange rien. L’alcool… l’erreur à ne jamais commettre. Comme le tabac.

      Les photos… Il y a une monde aujourd’hui en France de faire des photos floues et bougées, voire moches. Vers 1930, aux USA, il y a eu une mode, en réaction au flou ajouté exprès par les photographes, pour faire des photos en « chambre » (format 4″x5″, ou le double) ultra nette, en diaphragme f/64. Le photographe qui double Antoine est du XXIème siècle, pas de l’époque du film avec des films, des vrais pellicules.

      Oui, Antoine, trop obsédé par ses photos, par son « art », en oublie d’être un homme. Un homme, ça doit montrer, délicatement, ses désirs, par des gestes tendres, mains qui tient la main de l’autre, main sur l’épaule, baiser tendre, etc. Mais, bon, c’est pas facile entre personnes abimées…

      Je n’ai pas vraiment ressenti d’émotion pendant le film, ni à la fin. Cela ne me touchait pas (alors que d’autres films me font pleurer avec pas grand chose). Comme quoi, il est impossible de dire qu’un film est « bon » ou « mauvais » : un film est toujours « bon » pour quelqu’un et « mauvais » pour un autre !
      Mais pourquoi ces larmes ?

  6. Jane Says:

    Bon j’étais excédée par son attitude pendant la soirée. Ce qui m’inquiète, c’est que je n’accepte plus certains de ses comportements et comme je le vois de moins en moins, cela risque de ne pas s’améliorer.
    Tout va bien, je ne bois pas et je ne fume pas, mais je mange du chocolat.
    Je me rends compte que je manque de contact et de gestes tendres, liés à l’absence de mon conjoint. Ce n’est pas la vie dont je rêvais.
    Des larmes pour l’amour non réciproque. De grosses larmes lorsqu’Antoine apprend la mort brutale d’Héléna qu’il ne reverra plus jamais.

    • trex58 Says:

      Les couples, parfois, divergent, chacun partant dans différentes directions, ou l’un stagnant alors que l’autre reprend son vol. L’un peut alors décider d’aider l’autre à le rejoindre, ou renoncer et partir, ou renoncer et se souvenir que cela n’a pas toujours été ainsi et qu’il faut respecter ce lien entre deux êtres. A chacun de voir…

      C’est bon le chocolat ! Moi, je l’aime NOIR ! Voir… à 99% ! Comme ça, y’a personne qui me le mange ! 😉

      Oui, nous avons besoin des autres, de la gentillesse et tendresse des amis, et de la tendresse et des caresses d’un(e) ami(e). Alors, si tu le vois de moins en moins, et si tu ne veux pas te racornir par manque de tendresse et caresses, il faudra bien – peut-être – aller voir ailleurs. Passer plus de temps avec ta fille te donnera une partie de ce qui te manque, mais pas tout.

      Je ne rêvais pas d’une vie particulière, quand j’étais jeune (et bête). Je vivais, sans réfléchir… J’aurais dû réfléchir un peu plus… Il n’est jamais trop tard, mais ça devient plus difficile.

      L’amour… Epicure recommandait de ne pas se laisser aller à la passion, qui ne dure pas, mais à l’amitié. Je suis assez d’accord avec lui : entre deux êtres, l’amitié est bien plus importante, face à la vie et à la mort. Une amitié sexuée, pourquoi pas. Mais une amitié.

      L’amour non réciproque, c’est le plus dur à supporter… Je connais assez bien. Le problème, dans la passion, c’est qu’on n’est plus capable de réfléchir et de se dire : « Hé ! je vais trop vite ! je dois attendre qu’elle aussi ressente des sentiments pour moi ! ». Mais la passion, justement, c’est de ne pas réfléchir. Alors, si elle est réciproque, c’est formidable. Si elle ne l’est pas… et bien, c’est la merde. On souffre, ou/et on va vite voir ailleurs en espérant qu’une autre nous fera oublier la blessure précédente.

      C’est bien de pleurer. C’est humain (même si les primates pleurent aussi). Il faut laisser ses émotions sortir.

  7. Jane Says:

    J’ai fait un rêve étrange voire inquiétant et qui se termine en cauchemar. Je te raconte la fin. Une liaison commence entre moi et mon « chef ». Avec une sorte de chaîne blanche très courte, avec aux extrémités deux petites perles qu’il pose sur mon sein, il boit mon lait ! Plus tard, dans une rue, sur la gauche, il aperçoit une pièce avec une douche et me suggère d’y entrer. Avant nous nous déshabillons et je remarque qu’il n’a pas de bras. À mon regard, il voit ma déception ou plutôt mon effondrement et me dit « et toi tu n’as pas d’anus ». Je lui réponds « mais si ». Il se dirige vers la douche et il a maintenant un bras. J’hésite et finalement je décide de le suivre et là je me réveille. Un rêve surréaliste ! Je crois que je ne verrai plus mon chef de la même façon.

    • trex58 Says:

      Ha ha ha ! Quel rêve ! J’avoue ne rarement me souvenir des miens. Pas parce que je n’en fais pas, bien sûr, mais parce que je me réveille naturellement (sans réveil), et que je ne cauchemarde pas souvent. C’est plutôt les acouphènes qui me réveillent. Alors, je n’essaye pas d’interpréter mes rêves. Il est certains qu’ils ont un lien avec notre vie, mais leur fantaisie est telle qu’il est illusoire de chercher à comprendre ce qu’ils pourraient nous dire sur nous-mêmes.

      En tout cas, heureusement que c’est le WE ! Comme ça, tu auras le temps d’oublier un peu ces images avant de le revoir !

  8. Jane Says:

    Je ne pourrai pas m’empêcher d’y penser quand je le verrai. Sincèrement, je n’ai jamais fait auparavant ce genre de rêve.

    • trex58 Says:

      Oh ! On ne contrôle pas ses rêves ! Et, en plus, on reste inconscient de beaucoup d’entre eux, si ce n’est de la majorité d’entre eux. Tu as probablement déjà fait ce genre de rêve, sans t’en souvenir… Mais, bon, il ne faut pas trop prendre nos rêves au sérieux. Parmi 10 ou 20 que nous faisons chaque nuit, pourquoi se focaliser sur un seul parce que nous nous en souvenons ?

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