Deux semaines en Lubéron

Le Lubéron, c’est beau.

Bon ça fait un peu court quand même comme description de mes vacances, non ?

Le Lubéron est constitué de trois parties : la montagne du Lubéron, sauvage et inhabitée, et étirée en longueur de l’ouest à l’est ; la petite bande au sud du Lubéron coincé par la Durance ; et le nord du Lubéron, vaste.
Au sud : Lauris, Lourmarin, Cadenet, Cucurron, Ansouis, La Roque d’Anthéron, l’Abbaye de Sylvacanne, et bien d’autres choses encore. Du sud, on passe au nord par une saignée au milieu du Lubéron, entre Lourmarin et Apt : petite route difficile et belle. Là-haut, dans le Nord du Lubéron, le paysage est beau, par son alternance entre : forêts, champs, vignes, petits villages perchés : Roussillon, Murs, Joucas, Gordes, Lacoste, Bonnieux, et l’Abbaye de Sénanque au fond de sa vallée maintenant sèche. En cette deuxième moitié du mois de juillet, après un printemps pourri, la Nature était verte et opulente. Les cigales, elles-mêmes, en étaient dévariées (folles), pullulant, voletant : l’été sera court pour elles. 15 jours de ciel bleu, à part quelques orages. Une piscine, un jardin, un petit appartement agréable, et le Lubéron autour à visiter, tranquillement. Que demander de plus pour être heureux ? Et bien, aller visiter : Avignon, Arles, Aix-en-Provence, et Marseille. Les « Rencontres Photographiques » d’Arles, le Festival de théâtre d’Avignon, l’exposition temporaire et extraordinaire de peintres autour de Cézanne à Aix-en-Provence, et le MUCEM et le Fort St-Jean à Marseille. Le MUCEM, parlons-en : juste un bien bel écrin enserrant… tout et n’importe quoi : pas la peine de visiter le musée ! En Aix, j’ai revu le plus beau tableau de Dali : les pêcheurs. Là, il était correctement éclairé, pas comme à Beaubourg il y a sept mois. C’était aussi le plus beau tableau de l’exposition ! Picasso, bien sûr, était exposé : nombre de ses croûtes s’y étalaient, peintes pour la plupart en une journée… Pendant ce temps, Dali, pour « Les pêcheurs », y avait passé deux étés complets… La beauté, cela peut, bien sûr, être vite fait – bien fait. Mais c’est souvent une beauté trop légère, comme un vin agréable en bouche mais qui ne laisse aucun parfum ni souvenir une fois avalé. Comme j’aime mâcher le vin, j’aime avoir à voir dans les peintures : plein de détails à découvrir, à comprendre peut-être, qui donne envie de voir et revoir le tableau. Pour moi, la beauté, c’est comme un vin. Avignon, lui, reste toujours le même en juillet : la folie des festivaliers et des touristes, moins nombreux qu’en 2010 quand même. Quant à Arles, les expos-photos sont, comme d’habitude, un mélange de merdes, de foutages de gueule, et de merveilles : finalement, c’est la chasse au trésor !

Voilà, que dire de plus de 15 jours qui se sont écoulés tranquillement, donnant du repos à mon « âme », en charmante compagnie d’ailleurs. Car je ne saurais partir seul loin de chez moi plus de trois ou cinq jours…

De ces jours, je ramène une moisson de photos, que je n’ai pas encore sorties de leur carte-mémoire. J’ai aussi pris une pellicule diapo en sténopé ; et il me faudra attendre qu’elle soit développée pour que me revienne la mémoire du lieu que j’ai pris en photo argentique !

Les vacances, bien sûr, ont une fin. C’est ce qui en fait leur charme. Mais, bon, j’ai la nostalgie des vacances de mon enfance… lorsque, après deux mois de vacances, de farniente, d’ennui, de découvertes hasardeuses, de bêtises, on en vient finalement à être heureux de retrouver l’Ecole. Là, en 2013, nulle joie de retrouver son bureau, son PC, ses collègues, et son client (heureux que je revienne, lui !). Mais, heureusement, c’est encore l’été ! Et on peut sortir le soir et profiter du monde, habillé léger.

Un lien pour en savoir plus.

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16 Réponses to “Deux semaines en Lubéron”

  1. Jane Says:

    Tu donnes envie d’aller dans le Lubéron. Si je devais choisir, je choisirais la partie verte et luxuriante, dans un endroit calme et isolé, loin de la foule et des regards, un endroit où l’on n’entendrait que le bruit de la nature. L’écoulement d’un petit ruisseau, le chant des cigales, les battements d’aile d’une libellule…

    Pour moi pas de vacances, elles sont annulées. C’est la vie !

    • trex58 Says:

      Oui, je rêve de gagner au Loto et de m’offrir une petite maison dans un tel lieu…

      Tes vacances : annulées ? Mais, que s’est-il donc passé ?

  2. Jane Says:

    J’ai quand même la chance d’être bercée par le vent dans un hamac suspendu entre deux arbres.

    • trex58 Says:

      Ah oui ! Je vois ! Alors que moi, il fait tellement chaud que, le midi pour manger chez moi, fenêtres fermées, je me mets en slip. En ce moment pour écrire aussi d’ailleurs ! 😉 Ha ha ha

      Veinarde d’avoir un jardin !! 🙂

  3. Jane Says:

    Tu aimes la couleur. Il aurait pu être assorti à ta chemise. J’ai une préférence pour le noir.

  4. Jane Says:

    Oh non pas blanc !

  5. Une femme libre Says:

    En charmante compagnie? Je suis curieuse…

  6. Luberon.fr Says:

    On ne dit pas Lubéron mais Luberon ! 😉

  7. trex58 Says:

    Wikipedia :

    Selon Charles Rostaing, le nom du Luberon viendrait d’une racine Lup-, hauteur, suivie du double suffixe -air-one, que l’on retrouve dans le nom du Cithéron, montagne de l’ancienne Béotie.

    Des dictionnaires ou encyclopédies comme Larousse15 et Le Robert admettent les formes « Luberon » ou « Lubéron ». L’orthographe et la prononciation « Lubéron » sont toutefois à éviter au profit de « Luberon ».
    En occitan provençal, il est noté Leberon selon la norme classique ou Luberoun selon la norme mistralienne.

    Et bien ! Je n’avais JAMAIS remarqué que c’est Luberon ! Pourtant, j’ai l’oreille d’un jeune de 18 ans…

    D’autre part, un collègue a 2 cartes IGN plastifiées du sud-est dans son bureau, et l’une dit : Lubéron et l’autre LUBERON (et, sur cette carte, les accents sont mis sur les majuscules).

    Alors, et si on pouvait dire les 2 ? Il me semble d’ailleurs que la la racine -air-one, comme Cithéron, penche plutôt pour un Lubéron migrant vers Luberon….
    Zut ! Il va falloir que j’y retourne pour écouter comment les vieux paysans du coin prononce le mot ! 🙂

  8. Jean-Bernard FREYMANN Says:

    Bonjour,

    Nous tenons à vous féliciter et à vous remercier pour votre article sur vos vacances dans le Luberon.

    Merci de promouvoir notre merveilleuse région.

    Vous serait il possible de faire un lien dans cet article vers une page de notre site Internet , par exemple celle qui présente le Parc Naturel Régional du Luberon, http://luberon.fr/luberon/parc-naturel-regional/ afin de faire découvrir cette région de manière plus exhaustive?

    En vous remerciant par avance.

    Cordialement,

    Jean-Bernard FREYMANN
    Responsable communication Luberon.fr

    • trex58 Says:

      C’est fait !

      • Luberon.fr Says:

        Bonjour,

        encore merci pour votre contribution à promouvoir notre si belle région. Parfait pour le lien. Pour information, sachez que nous animons une communauté Facebook de plus de 8000 membres actifs, qui partagent leur expérience et connaissance du Luberon.

        Bien à vous,

        Jean-Bernard.

        *Luberon.fr* Montée du château – 84240 Cabrières d’Aigues contact@luberon.fr Facebook | Luberon.fr

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