Archive for juillet 2013

One Day !

2013/07/31

Asaf Avidan : One Day !

AA

Version Live chez Taratata.

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À Paris !!

2013/07/31

Riff Cohen : À Paris !!

RC

Deux semaines en Lubéron

2013/07/31

Le Lubéron, c’est beau.

Bon ça fait un peu court quand même comme description de mes vacances, non ?

Le Lubéron est constitué de trois parties : la montagne du Lubéron, sauvage et inhabitée, et étirée en longueur de l’ouest à l’est ; la petite bande au sud du Lubéron coincé par la Durance ; et le nord du Lubéron, vaste.
Au sud : Lauris, Lourmarin, Cadenet, Cucurron, Ansouis, La Roque d’Anthéron, l’Abbaye de Sylvacanne, et bien d’autres choses encore. Du sud, on passe au nord par une saignée au milieu du Lubéron, entre Lourmarin et Apt : petite route difficile et belle. Là-haut, dans le Nord du Lubéron, le paysage est beau, par son alternance entre : forêts, champs, vignes, petits villages perchés : Roussillon, Murs, Joucas, Gordes, Lacoste, Bonnieux, et l’Abbaye de Sénanque au fond de sa vallée maintenant sèche. En cette deuxième moitié du mois de juillet, après un printemps pourri, la Nature était verte et opulente. Les cigales, elles-mêmes, en étaient dévariées (folles), pullulant, voletant : l’été sera court pour elles. 15 jours de ciel bleu, à part quelques orages. Une piscine, un jardin, un petit appartement agréable, et le Lubéron autour à visiter, tranquillement. Que demander de plus pour être heureux ? Et bien, aller visiter : Avignon, Arles, Aix-en-Provence, et Marseille. Les « Rencontres Photographiques » d’Arles, le Festival de théâtre d’Avignon, l’exposition temporaire et extraordinaire de peintres autour de Cézanne à Aix-en-Provence, et le MUCEM et le Fort St-Jean à Marseille. Le MUCEM, parlons-en : juste un bien bel écrin enserrant… tout et n’importe quoi : pas la peine de visiter le musée ! En Aix, j’ai revu le plus beau tableau de Dali : les pêcheurs. Là, il était correctement éclairé, pas comme à Beaubourg il y a sept mois. C’était aussi le plus beau tableau de l’exposition ! Picasso, bien sûr, était exposé : nombre de ses croûtes s’y étalaient, peintes pour la plupart en une journée… Pendant ce temps, Dali, pour « Les pêcheurs », y avait passé deux étés complets… La beauté, cela peut, bien sûr, être vite fait – bien fait. Mais c’est souvent une beauté trop légère, comme un vin agréable en bouche mais qui ne laisse aucun parfum ni souvenir une fois avalé. Comme j’aime mâcher le vin, j’aime avoir à voir dans les peintures : plein de détails à découvrir, à comprendre peut-être, qui donne envie de voir et revoir le tableau. Pour moi, la beauté, c’est comme un vin. Avignon, lui, reste toujours le même en juillet : la folie des festivaliers et des touristes, moins nombreux qu’en 2010 quand même. Quant à Arles, les expos-photos sont, comme d’habitude, un mélange de merdes, de foutages de gueule, et de merveilles : finalement, c’est la chasse au trésor !

Voilà, que dire de plus de 15 jours qui se sont écoulés tranquillement, donnant du repos à mon « âme », en charmante compagnie d’ailleurs. Car je ne saurais partir seul loin de chez moi plus de trois ou cinq jours…

De ces jours, je ramène une moisson de photos, que je n’ai pas encore sorties de leur carte-mémoire. J’ai aussi pris une pellicule diapo en sténopé ; et il me faudra attendre qu’elle soit développée pour que me revienne la mémoire du lieu que j’ai pris en photo argentique !

Les vacances, bien sûr, ont une fin. C’est ce qui en fait leur charme. Mais, bon, j’ai la nostalgie des vacances de mon enfance… lorsque, après deux mois de vacances, de farniente, d’ennui, de découvertes hasardeuses, de bêtises, on en vient finalement à être heureux de retrouver l’Ecole. Là, en 2013, nulle joie de retrouver son bureau, son PC, ses collègues, et son client (heureux que je revienne, lui !). Mais, heureusement, c’est encore l’été ! Et on peut sortir le soir et profiter du monde, habillé léger.

Un lien pour en savoir plus.

Le Mythe de Sisyphe

2013/07/31

Je suis en train de lire « Le Mythe de Sisyphe » d’Albert Camus.

En fait, ça fait un bail que je l’avais commencé… Et je l’avais même emporté en vacances. Et je suis même, de nouveau, allé sur sa tombe à Lourmarin. J’en suis à la moitié. C’est le genre de lecture difficile. Cet après-midi, pendant une heure en terrasse de bistrot, avec un Perrier citron (tranche, pas sirop), j’ai bien avancé.

Ce livre (1942) est maintenant assez « daté ». Depuis 1942, soixante-et-onze années ont passé. Il est aussi parfois obscur ; enfin, pour moi. Son titre aurait pu plutôt être : « De l’Absurde », ou bien « Faut-il se suicider ». Car, face à l’absurde de la vie, Camus pose la question de savoir s’il vaut mieux continuer à vivre ou se suicider. Peut-être bien que, dans ces noires années de la 2ème Guerre mondiale, l’humeur ne pouvait pas être légère et qu’il n’était pas possible d’être gai. Il faudra la Libération, le Jazz, et Vian, pour rire, danser, s’aimer, sur des musiques entraînantes. La noirceur extérieure sans doute déteint dans nos pensées. Il m’est difficile, encore, d’essayer de faire une synthèse de ce que j’ai compris de la moitié de ce livre. D’ailleurs, je n’en aurais pas les compétences ! Mieux vaudra, sans aucun doute, que je me contente de donner mes impressions, et de fournir les phrases qui m’ont marqué, ou bien de les « traduire » à ma sauce. Pour le moment, juste quelques idées…

Le monde est absurde. Pourquoi ? Nous naissons, nous vivons, nous mourrons. Et, vivant, nous savons que nous mourrons. Nous en avons « conscience ». Les autres animaux, à part quelques uns que Camus ignorait (éléphants, par exemple), n’ont pas cette conscience de la mort. L’Homme a croqué la pomme de la connaissance : avant de se savoir mortel, il était innocent. Ce savoir (savoir que nous allons mourir) nous tue. Il est donc bien absurde de vivre alors que, à la fin, tout disparaîtra de nous. Ce monde nous est absurde, même s’il avance, impitoyablement, seconde après seconde, aspirant des vies en même temps que d’autres apparaissent. Bien sûr, pendant longtemps, nous avons l’illusion de l’immortalité : les enfants, les adolescents, les jeunes adultes, pour la grande majorité, ne pensent pas à la mort. Mais il y a bien un moment où cette idée devient plus insistante : « un jour, je ne serai plus ». Face à cette fin de l’histoire de chacun d’entre nous, dont l’Homme est conscient depuis bien longtemps, bien des illusions ont été imaginées et érigées en dogmes pour nous rassurer : dieux, ou Dieu. Mais ces illusions renforcent l’absurde. L’absurde ne peut disparaître que si l’homme s’en détourne, et donc se révolte. Ces illusions nous déchargent d’un poids ; mais la condition humaine n’a de sens que si chacun porte lui-même ce poids. Il faut accepter sa mortalité, en avoir – une fois pour toute – bien pris conscience, et puis ensuite il faut vivre, sans penser au lendemain. Il faut trouver sa façon personnelle de se révolter, en cherchant le bonheur ou en essayant de comprendre quelle en est la substance. Enfin, il me semble…

Il me faudra reprendre ces phrases que j’ai soulignées et les dire à ma façon. Un jour…

Fermé pour cause de vacances !!!!!

2013/07/31

Allez, moi-aussi j’ai droit aux vacances !
Retour dans 2 semaines environ.
Quant au lieu de mes vacances, ne le répétez pas : Lubéron ! 🙂

Ha ha ha ! Ce billet, je l’ai tapé il y a quinze jours, mais j’ai oublié de le poster ! Ha ha ha !!!

À méditer

2013/07/10

Suite à :

LA MEDITATION DU WEEK-END : Plus je suis ce que je suis, plus élevées sont mes vibrations. Plus je résiste à être ce que je suis, être autre chose, plus basses sont mes vibrations. La vibration plus élevée vient avec la simplicité. Au contraire la vibration plus basse vient avec la complexité ou le manque d’authenticité.
Frank Hatem

J’ai écrit ça :

Des études scientifiques ont montré que, plus on fait de choses en parallèle, moins bien on les fait. Pire, alors que nos sens « voient » des informations, notre conscience ne les voit pas, nous rendant aveugle à une partie de la réalité. Donc, la « simplicité », c’est-à-dire être concentré sur une seule chose à la fois, avec toute l’attention possible, nous permet d’être en meilleur contact avec la réalité. La « complexité » (s’occuper de nombreuses choses à la fois) disperse notre conscience, l’émiette en morceaux. Une activité simple, unique, et liant notre esprit et notre corps (marche, yoga, méditation) nous permet de nous reconnecter à nos sens, d’être « entier » dans notre vie. Mais, à mon avis, pour être en « pleine conscience » (au sens d’Albert Camus), il nous faut aussi développer notre capacité à comprendre les mécanismes cachés du monde autour de nous et en nous, pour ne plus être naïf, pour avoir une vue profonde sur les possibles vraies causes du monde et de nos émotions et pensées. C’est un long travail, le travail d’une vie, car les connaissances scientifiques ne cessent de progresser et de remettre en cause ce qui était connu auparavant et il nous faut donc constamment confronter et remettre en cause notre vision du monde en assimilant les nouvelles connaissances et en les confrontant à notre vision personnelle. Et cela commence par se défaire de tout ce que nous avons appris dans l’enfance (culture, parent, école, société) parce que, enfant, nous étions programmés pour enregistrer les connaissances sans les analyser par nous-mêmes. Une fois adulte, c’est-à-dire une fois vécus nombre de moments douloureux qui nous forcent à réfléchir et à rebondir, et une fois pleinement conscient de notre mortalité, nous pouvons entamer ce travail, de Sisyphe. Hélas, la vie moderne nous impose des rythmes infernaux et nous prive le plus souvent de ces moments de calme réparateurs et nous pousse à rechercher fébrilement de nouvelles activités dérisoires, souvent trépidantes et inutiles, pour nous donner l’impression de « vivre » en satisfaisant notre désir exacerbé de nouveauté et de mouvement. La « vraie » vie est quelque part dans un « juste milieu » : entre se perdre dans de multiples activités et se recroqueviller dans l’inaction et l’endormissement physique et psychique. Rester éveillé, les sens aiguisés, calme, prêt à prendre des risques puisque vivre est une constante prise de risques. Pour suivre cette ligne invisible et sinueuse du juste milieu, il nous faut avoir conscience de tous les précipices que nous côtoyons. Nous pouvons aussi, consciemment, décider de ne plus décider et de nous laisser voguer encore un peu plus au hasard. Mais, de toute façon, le hasard vient toujours déranger nos plans ; autant s’y préparer en étant prêt à tout, le meilleur ou le pire, mais en sachant saisir ce qui nous advient. Reste à savoir ce qui est « bien », pour nous, et « bien » tout court. Savoir quoi faire de cette vie… question sans réponse figée, question à toujours se poser : aujourd’hui que voudrais-je faire de ma vie ? Comment trouver « ma » voie au milieu des contraintes de ce monde ? sachant que la compagnie des autres m’est indispensable mais me torture aussi. La réponse est dans la lecture de milliers de livres, pas par les réponses qu’ils nous offrent, mais par les questions qu’ils nous posent et qui nous forcent à trouver nos propres réponses. Il est donc bien compliqué de faire simple. « Make things as simple as possible. But not too simple ». Ecouter Eric Satie (et d’autres) pour comprendre. 🙂

Arles, c’est fini.

2013/07/09

La première semaine d’ouverture des Rencontres photographiques d’Arles est finie. Maintenant, seules les expositions officielles seront visibles pendant tout l’été voire même jusqu’en septembre. Les Voies Off, et toutes les manifestations temporaires, ont plié bagage.

J’y était du jeudi à dimanche.
Quel bilan en tiré-je ? Mitigé… Toujours le même mélange de beauté et … d’horreurs. Bien sûr, je suis partisan… et j’ai une tendresse particulière pour la beauté et une « certaine » esthétique classique. Alors que, bien souvent, le premier contact avec beaucoup de photos contemporaines (et donc exposées) est une émotion… négative. Je veux bien qu’il y ait un message derrière la photo, mais il me faut (encore) une « certaine » beauté. Mais, bon, pour parler en détail des photographes, il me faudrait remettre la main sur le plan-programme, que j’ai égaré ou perdu (zut !). Mais j’ai un souvenir bien précis (et des photos !) de l’exposition du japonais au 1er étage de l’espace Van Gogh et de celle qui jouxte presque celle de Gilbert Garcin, l’homme (âgé) qui sais si simplement parler de la vie et de la mort…

Donc, ce japonais s’est mis en tête de prendre des photos, en sténopé peut-être, d’un bout d’horizon, mi-terre mi-ciel, en pleine nuit, avec juste la lune ou des étoiles qui passent, et donc avec un temps de pause très long, et – c’est très important – un format gigantesque (peut-être bien 1m50 sur presque 3m), avec le parti pris bizarre de … renverser les photos de 90° (la terre fait une bande verticale à gauche) et un vague ciel à droite. Je ne dis pas que c’est nul… car cela a été fait des dizaines de fois, des centaines de fois. Mais personnes n’avaient jamais osé faire des tirages aussi grands. Intérêt ? Je ne vois pas très bien… C’est un peu comme du Soulage (peinture noire sur noir) : la photo est pratiquement entièrement noire, ou sombre. Et onze photos là où j’en ai eu vu plus d’une cinquantaine l’an passé, c’est quand même du gaspillage. D’ailleurs, j’y suis passé plusieurs fois et je n’y ai jamais vu grand monde…

Quant à l’autre hurluberlu, il a exposé de très nombreuses photos sombres, et sépia je crois, … sans éclairage. Juste du foutage de gueule ou un bon moyen pour qu’on ne puisse pas voir la réalité de ses photos. Et j’ai même assisté à la présentation des photos par le guguss déjà dénommé : un charabia où l’esprit se perd.

Alors que, au même moment, sur le stand (temporaire) de Leica dans le jardin de l’espace Van Gogh, était exposée probablement la plus belle photographie de toutes (à mon avis), d’Evgenia Arbugaeva. Une photo tout en douceur, avec un blanc et un bleu délicat, et le rouge du bonnet, une photo digne de Pentti Sammalahti :

EA

La France est un pays Communiste

2013/07/03

Non, ne rigolez pas.
Non, ne faites pas semblant d’être surpris.

La France est l’un des derniers pays communistes au monde. C’est évident. Il suffit de se rendre compte qu’une partie de la population (le quart) utilise l’autre partie pour conserver ses privilèges. Je parle, bien sûr, des fonctionnaires, petits ou grands. C’est comme au bon vieux temps du Communisme soviétique ou comme en Chine : les membres d’une caste se nourrissent sur le dos des autres.

La France cessera d’être communiste lorsque les fonctionnaires auront les mêmes droits et devoirs que la moyenne des français, pas plus, mais peut-être moins. À commencer par : le nombre de jours travaillés par an, le nombre d’heures travaillées par jour, le nombre d’années nécessaires pour pouvoir prendre sa retraite, le salaire, etc. Mais avec suppression du droit de grève pour ceux qui remplissent un rôle indispensable pour la vie de la collectivité (EDF, La Poste, SNCF, RATP, Contrôleurs du ciel, etc) : soit on se soumet, soit on se démet. À ce moment-là, nous retrouverons des échanges normaux et réguliers entre le privé et le publique, dans les deux sens, permettant à certains d’oeuvrer pour le bien commun au lieu de vouloir trouver un havre de tranquillité loin des troubles et difficultés du travail dans le privé. Car, aujourd’hui, les jeunes ont deux rêves opposés : se faire embaucher dans la fonction publique, ou foutre le camp de ce pays de merde (comme mes enfants).
Si rien n’est fait, nous allons vers une guerre civile. Face à la crise, les travailleurs et chômeurs du privé se révolteront et finiront par réclamer brutalement la fin de leur esclavage et le siphonnage de leurs caisses de retraites par ceux du public.
Vu le blocage de cette caste, il n’y a pas d’autres solutions que la rupture : les virer tous le 31 décembre à minuit, et les rembaucher le 1er janvier avec un autre contrat… bien différent ! Mais, bon, quel Président aura jamais le courage de faire cela, avec bordel général à la clef ? Aucun, et surtout pas François II. Tant qu’il n’y aura pas un énoncé clair et réaliste des abus des fonctionnaires (comme la retraite des régimes « spéciaux »…) qui permettra de faire fermer leur gueule aux syndicats de fonctionnaires, qui ont beau se dire de gauche mais protégent les leurs contre les autres, il n’y aura pas d’avancée…
Allez, encore un peu plus de dette et de crise, et le système se réformera tout seul : à la Grecque : virer des fonctionnaires et réduire drastiquement leurs salaires et retraites. Un jour peut-être…