Intervention de l’Etat

L’Etat (Français) intervient déjà beaucoup, beaucoup trop. Au lieu d’être un « fluidifiant » de la vie des français, il est devenu un gel épais et ralentisseur de dynamique.
Mais il y a des domaines où il n’intervient pas assez…

Dans le domaine du médicament, nous commençons à nous rendre compte que les grandes industries pharmaceutiques, après avoir radicalement changé nos vies et nos maladies grâce à leurs découvertes, sont en train d’essayer de nous fourguer tout et n’importe quoi pour assurer leur chiffre d’affaire et leur marge. Bref, elles nous mentent, elles nous rendent souvent malades inutilement, et l’Etat ne fait rien.

Dans le domaine de la consommation, nous commençons aussi à nous rendre compte que les grandes industries elles-aussi nous poussent à acheter sans mesure et contrôlent notre façon de consommer. Par exemple, c’est eux qui décident de l’emballage des produits que nous achetons, mais c’est nous qui devons payer les poubelles. Par exemple, c’est eux qui forcent les producteurs à baisser leurs prix, les poussant à baisser la qualité de leurs produits, en utilisant de l’huile de palme importée, par exemple, qui est une saloperie écologique (en Asie), ou en poussant les producteurs (viande, légumes) à utiliser nombre de produits (antibiotiques, insecticides, etc) en prévention souvent inutile (au lieu de sélectionner des races plus résistantes) et pas en mode curatif.

Bref, les paysans épandent des engrais en surplus, arrosent d’insecticide à foison, nourrissent des vaches d’antibiotiques, tout ceci engendrant des maladies que nous essayons de soigner en prenant des médicaments qui ont souvent plus d’effets secondaires que de principe actif qui soigne… Bref, c’est le bordel.

De la même façon, ça ne me dérangerait pas de retrouver le système de la consigne : au lieu de jeter les piles, bouteilles, canettes, etc, n’importe où, chacun serait obligé de les rapporter chez le marchand. Ca se faisait bien, avant ! Mais… avant, on consommait moins, de tout. Par exemple, on ne consommait quasiment pas d’eau en bouteille chez soi (il vaudrait mieux investir pour la qualité de l’eau que de fabriquer des bouteilles en plastique et les transporter sur des centaines de kilomètres…) et, pour avoir de l’eau gazeuse, on mettait une poudre dans une bouteille en verre qu’on réutilisait moult fois…

Bref, nous sommes devenus les vaches-à-lait des fabricants, qui eux-mêmes étouffent les producteurs et les poussent à fabriquer de la merde pas chère et pas écologique.

C’est clair. Mais, comment changer les choses ? Chacun, bien sûr, peut agir un peu à sa façon, mais que fait-on pour ceux qui s’en foutent et qui jettent systématiquement verre, piles et papiers dans la poubelle principale ? C’est peut-être bien à l’Etat de prendre enfin conscience que le monde a changé et qu’il faut réguler une pratique qui a dérivé.

Mouais…. Moi, je vous dis, on est mal partis… 😉
L’Etat, c’est-à-dire le complexe de fonctionnaires qui nous contrôlent, globalement, il s’en fout. C’est juste devenu une machine qui tourne souvent à vide et nous emmerde en appliquant une logique décalée et trop souvent en retard par rapport à la réalité.

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5 Réponses to “Intervention de l’Etat”

  1. Jane Says:

    Je te sens énervé, un peu de tendresse pour te calmer ?

    Je suis de ton avis et j’ai le même sentiment ces derniers temps : « on est mal partis ». J’ai entendu dire que le plastique s’est introduit dans la chaîne alimentaire. Des traces ont été retrouvées dans des molusques (moules si mes souvenirs sont bons).
    De plus en plus d’erreurs commises dans les chaînes de production (emballages, montages…).
    Des nouveaux virus mortels apparaissent.
    De plus en plus d’incivilités et de violence partout autour de nous.
    Un avenir qui semble plutôt s’assombrir au fil du temps.
    Mais je m’efforce de garder le sourire, de vivre au jour le jour et de ne pas penser à l’avenir.

    J’aime bien l’idée de la consigne pour ceux qui ne respectent pas le tri . Si cela peut les responsabiliser.
    Quant aux industriels, leur seul but est de vendre coûte que coûte. Ils produisent n’importe comment n’importe où au meilleur coût.
    Il faut privilégier les petits artisans (boulanger, boucher…) et les producteurs locaux.
    Malheureusement beaucoup de personnes (de tout âge) préfèrent faire leur course dans les grands centres commerciaux où tout est concentré. Ils poussent comme des champignons. Ils envahissent et grignotent les campagnes. C’est moche !

    • trex58 Says:

      Merci pour la tendresse : ça va mieux !
      Quant aux grands centres commerciaux, c’est une invention bien française ! Certainement que les pots-de-vin de ces centres commerciaux ont joué pour faciliter leur implantation et tuer les petits commerces. Mais, bon, entre les petits commerces qui vendaient bien cher de bons produits et les grands commerces qui vendre bien moins cher de la merde en bouteille, on pourrait trouver un juste milieu, non ? D’autant plus qu’un réseau de commerces moyens, cela réduit les transports en voiture. Ecologie !

  2. trex58 Says:

    J’ai oublié de parler de l’obsolescence programmée ! Ce mal insidieux qui frappe tous nos merveilleux appareils, du grille-pain à la voiture. L’état a laissé les industriels se garantir un marché qui se renouvelle automatiquement au lieu de les forcer à mieux gérer les ressources : quand un produit abonde, on le gaspille… Mais, bon, ce sont les industriels qui décident, et c’est nous qui payons. Y’en a marre !
    Des produits fabriqués pas cher en Chine sont devenus irréparables : les pièces et la main-d’oeuvre sont hors de prix, et les produits ne sont plus conçus pour être réparés. Ainsi, sur ma Ford Focus de 2001, changer le goujon de roue que j’ai pété est extrêmement facile ; alors que, sur une Focus récente, il faut démonter les freins… Ce sont les garagistes qui sont contents ! comme le salopard de concessionnaire Ford de Valence qui m’a pris 760€ pour me changer ma pompe-à-essence ! Enculé !

  3. Jane Says:

    Tu m’aura appris un nouveau mot sous la colère. Oui j’ai remarqué à plusieurs reprises que certains appareils ne sont pas réparables car le démontage est impossible et cela m’a exaspéré. L’état de la planète ne semble pas dissuader les dirigeants et les industriels de changer notre mode de vie.

    • trex58 Says:

      Vendre ! Encore et toujours…
      Grille-pain : après un qui a grillé rapidement, j’en avais trouvé un, tout simple, qui a fonctionné pendant des années, et qui grillait le pain très vite. Patatras, un jour, l’un des deux « lampes » qui grillent a cuit. Kaput. Impossible de démonter cette saloperie de grille-pain pour sortir la « lampe » et la changer… J’ai donc changé le grille-pain : plastique et métal… Un grille-pain, ça devrait durer une vie entière ! Et, donc, le nombre de fabricants devrait être divisé par 5 ou 10… divisant aussi nos emplois…
      C’est compliqué tout ça…

      « Respire » : j’aime beaucoup cette « horrible » chanson… 😦 prémonitoire ?

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