Archive for juin 2013

La Beauté… de la Nature

2013/06/29

La Beauté nous aide à vivre. Elle nous est indispensable. Beauté des dessins, peintures, paysages, moments, visages, intérieurs, films, photographies, … nous avons besoin de Beauté autour de nous, pour nous rasséréner. Sinon, la vie devient invivable. Et la Beauté de la Nature nous est essentielle : forêts, campagne, oiseaux chantants, vent dans les feuilles, soleil sur les fleurs, etc. Elle nous est mystérieuse et grandement inconnue : en voyageant, il y a toujours à découvrir, à s’esbaudir. Et nos enfants sont toujours émerveillés par des animaux d’autres pays que jamais ils ne verront : lions, tigres, girafes, kangourous, baleines, etc. Alors, un jour, s’il ne reste que des cafards et des rats comme animaux sauvages autour de nous, c’est que nous aurons déjà disparu en tant qu’être humain. Les feux de forêt à Sumatra, c’est la disparition des Orang-Outans, nos cousins, l’une des dernières preuves, criarde, de notre animalité. Lorsque, après la disparition dans les millénaires passés de nos frères hominidés, auront disparu nos cousins primates, nous seront définitivement coupés de cette Nature qui nous a vus sortir des forêts, nous dresser, et donc naître en tant qu’être humain. Alors que cette « humanité » qui nous rend si fiers, nous la partageons déjà avec nombre d’espèces qui possèdent, comme nous, quasiment tout ce qui nous permet de nous qualifier comme « uniques ». IL n’y a peut-être qu’une caractéristique qu’ils possèdent moins que nous : la connerie. Et encore… les Chimpanzés font de la politique, des guerres, des meurtres : ils sont aussi humains que nous…

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Une illusion de taille

2013/06/28

Article intéressant (;)) paru dans « Science & Avenir » de juillet : « Une illusion de taille : Les traitements pour agrandir le pénis »… Plein d’informations sur les méthodes d’agrandissement qui ne marchent pas, mais aucune sur l’utilité pratique de faire ça.

Bon, et si, au lieu de rêver d’un engin plus grand, les couillons choisissaient des femmes plus petites ou des femmes sachant contrôler leurs muscles (vaginaux) ? Et puis, de toute façon, je ne vois pas l’intérêt de toucher le « fond »… Enfin, il serait temps de cesser cette « guerre du sperme » de nos ancêtres primates, lorsqu’il y avait entre eux une forte promiscuité et compétition sexuelle, et que le dernier mâle évacuait mécaniquement le sperme du précédent et envoyait sa « purée » le plus loin possible… ce qui a entraîné l’approfondissement du vagin et l’allongement de la verge (aller donc voir la taille du pénis d’un gorille !) 😉 .

Ces hommes n’ont-ils donc toujours pas compris que les femmes se foutent de la taille de notre engin ?! tant qu’il leur fait de l’effet… après – bien sûr – moult caresses et délicatesses partagées.
Les femmes se mettent-elle en tête de faire agrandir le gland de leur clitoris ? ou bien leurs petites lèvres ? ou d’agrandir leur caverne ? Non. Le plus sage est d’être heureux d’avoir un truc entre les jambes qui fonctionne, de se satisfaire de ce qu’on a, et de se concentrer sur l’essentiel : la tendresse !

France 2

2013/06/27

Rien de tel qu’une pile de chemises à repasser pour allumer la télé. Bon, ça faisait bien 2 ans que je ne l’avais pas regardée si longtemps… 😉 La faute aux 20 chemises à repasser !

France 2, les infos. Sympa. Surtout lorsque se succèdent un reportage sur des candidats aux écoles de journalisme et une journaliste qui traite les tiques, acariens à 8 pattes, d’insectes, à 6 pattes, avec entre les deux un reportage sur la baisse du niveau des élèves. Manifestement, c’est vrai. 😉

Singapour… ça craint

2013/06/22

Les feux de forêt ont repris à Sumatra. Sa voisine, Singapour, en prend plein la gueule. Les oiseaux, des chats, crèvent. Et les humains souffrent. Il paraît que c’est bien fait pour quelques uns des Singapouriens, qui ont acheté du terrain à Sumatra et font détruire la forêt pour planter des saloperies de palmiers à huile. Retour à l’envoyeur. Mais, bon, pour un qui est responsable, ce sont un million de personnes qui souffrent. Dont ma fille, qui a foutu le camp. Devant les taux records de pollution, elle a convaincu son ami de fuir aujourd’hui à Bali (ils sont dans l’avion en ce moment), où ils comptaient déjà passer trois jours le WE prochain. Ils ont juste avancé leur départ… Pas sûr que cela plaise à leur employeur… dont surtout celui de ma fille, qui n’a pas mis les pieds au boulot depuis trois semaines, pour cause de nausées, vomissements. Après antibiotiques, en deux fois, pour soigner une probable salmonellose costaude, il paraît qu’elle aurait le syndrome du « côlon irritable ». Bref, ses angoisses se répercutent dans la façon dont son cerveau interprète les signaux de son corps, avec un abdomen au fonctionnement déjà un peu douteux et très sensible… Donc, son ami commence à en avoir un peu marre de la sensibilité de ma fille aux dangers, irrationnels (prendre l’avion) ou réels mais peut-être exagérés (impact présent ou futur de cette pollution sur sa santé). Elle souffre d’angoisses, avec des hauts et des bas.
Bref, c’est pas la joie. Quarante-cinq minutes hier au téléphone avec elle, qui pleurait. Et presqu’une heure à lui écrire un mail pour l’aider à s’y retrouver. J’espère que sa vie va se stabiliser pour qu’elle puisse poursuivre son rétablissement et digérer les fantômes du passé. Quatre décès dans la famille en 20 ans pour elle, dont deux décès prématurés et brutaux, un décès en deux étapes, et un Alzheimer qui a traîné longtemps ses boutons carrés, son chapeau de paille à l’intérieur, et son corps ratatiné, avant de s’éteindre. Et ma salope de belle-soeur qui est toujours vivante et continue à distiller son poison. La mort des proches nous bouleverse. Ma fille a peur de sa mort. Impossible d’aborder directement le sujet avec elle encore…
Bon, j’ai encore une photo à récupérer pour mon expo-photo…

Cherbourg… c’est loin

2013/06/22

Mon fils, et son amie, ont choisi leur premier job. À Cherbourg… 1000km de Grenoble, 10h en voiture, 7-8h en train, et peut-être 5h en avion. Autant dire que je ne vais pas les voir souvent… La bonne nouvelle, c’est qu’il a, d’emblée, plus de congés que moi (…) et, à eux deux, ils gagneront bien leur vie ; bref, venir à Grenoble devraient leur être possible assez souvent. Egalement, ils pourront se loger dans un grand appartement, en centre-ville, ou à la campagne, comme ils le désirent, et avoir de la place pour m’accueillir.
Mais, bon, moi, Lyon, ça me serait bien allé… ou le midi. J’adore le soleil du midi. La grisaille de la Normandie, sa pluie, ça ne me dit pas trop… Bon, y’a plein de belles photos à faire ! Les falaises dans la brume, par exemple. Les tempêtes sur les rochers. Etc. Mais, bon, je ne rêvais pas de ça…

Dora

2013/06/22

N’est-elle pas aDORAble, DOriNa, de Hongrie, nue derrière la table ? Bien plus belle, en tout cas, que sur les photos de ses books.

DORA

Le répondeur de mon fils m’émeut…

2013/06/18

Lorsque j’appelle mon fils sur son portable, j’espère toujours qu’il me répondra. Car, en guise de message, il y a sa voix indiquant ses nom et prénom, puis, au fond de la pièce, sa soeur qui dit une bêtise (« C’est à qui ça ? »), et leur mère qui se moque d’elle en reprenant la phrase avec une voix toute particulière, moqueuse mais gentiment, une voix douce qui sans doute est celle de l’adolescente qu’elle a mal été. Bref, l’entendre, par-delà sa mort, m’émeut encore… Et je ne sais pas si mon fils laisse ce message, vieux d’au moins 7 ans maintenant, exprès ou non, pour garder un petit quelque chose de presque vivant de sa mère morte. Et, cette voix, la tonalité qu’elle employait à ce moment-là, joueuse, coquine, moqueuse mais aimante envers notre fille, cela m’émeut profondément… tout en me faisant plaisir. J’aurais voulu être là, la prendre en photo, la filmer, les filmer, dans cette ambiance familiale de joie simple. C’était l’été sans doute… 2005 ? Combien de temps cette voix d’outre-tombe restera-t-elle enregistrée quelque part sur un disque dur d’Orange ? Un quartier d’orange, amère.

Eté, vélo, femmes

2013/06/18

J’adore l’été. J’aime le vélo. J’aime les femmes, surtout les rousses aux cheveux longs bouclés. Alors, quand j’en vois une à vélo, comme aujourd’hui, dans la chaleur du début d’après-midi, rousse aux long cheveux bouclés, et qui, tous les 10 mètres, tire désespérément sur le bas de sa robe trop courte pour cacher le haut de ses cuisses… c’est un plaisir immense ! 😉 Ha ha ha ha !!!
J’adore l’été. Rien que pour voir les femmes se dévoiler et offrir à la vue de tous les trésors qu’ordinairement elles cachent et préservent pour d’autres yeux que les miens…

Ma vie

2013/06/13

J’ai déjà parlé de ce poème d’Aragon « Il n’y a pas d’amour heureux » (il n’était pas possible d’être heureux à cette époque, pendant la guerre et l’occupation allemande), et la phrase que j’ai mise en gras m’est restée :
Dites ces mots Ma vie Et retenez vos larmes .
Il y a des moments, lorsqu’on repense à sa vie passée, qui n’est plus, il y a comme un gouffre qui s’ouvre et qui nous prend, même si le présent n’est, finalement, pas si mal que ça. Il y a le sentiment d’une perte irréparable, la perte de quelque chose d’unique, que jamais plus on ne retrouvera, parce que c’est fini : ce temps de notre vie n’est plus car le temps qui nous reste ne nous permet plus d’envisager de vivre autant. Bien sûr, il y a toujours des gens qui, passés les cinquante ans, réussissent à « refaire leur vie » : refonder une famille. Mais, bon, avoir des enfants, puis des adolescents, à 60, puis 70 ans, ce n’est pas comme quand on avait 30 puis 40… Cela peut être bien mieux, puisqu’on a déjà fait plein de conneries et qu’on arrive à être plus calme et à en faire moins, et à relativiser, mais il est si dur de tout recommencer, et surtout de rencontrer une femme, jeune, qui veuille construire sa vie (couple et enfants) avec un homme de 10, 15, voire 20 ans de plus qu’elle.
Bref, hier soir, chez ma psy, à un moment j’ai pensé de nouveau à ma « vraie » vie, celle que j’avais avec « ma » famille, épouse, et enfants à la maison, alors que maintenant, même si je ne suis plus tout à fait seul, ce n’est en rien comparable. Et les larmes sont venues. Cette douleur-là est toujours là, affreuse, irréparable. Et, même si c’est douloureux, il faut laisser ces souvenirs revenir, embuer mes yeux, me faire mal, un moment, pour m’en libérer, plutôt que les garder enfermés dans un coin et ne plus y penser. Ma « vie » me semble derrière moi, avec la chaleur d’une famille et des enfants qui grandissent et bougent. C’est la vie… paraît-il, mais c’est douloureux. Et c’est venu trop vite, et tant de choses ont changé dans ma vie… Mes enfants sont loin, Paris, Singapour. Trop loin.
Je ne me reconnais plus. J’ai droit à une « seconde » vie, mais ne sais pas trop quoi en faire. Je suis juste « bercé » par le rythme du travail, qui m’impose une certaine dynamique. Et je fais un peu semblant de trouver un sens à ma vie. Vivre « en conscience », c’est bien plus difficile qu’être emporté par les exigences de la vie et de ne pas avoir le temps pour penser à sa vie…

Dites ces mots Ma vie Et retenez vos larmes : je devrais l’écrire sur les murs…

Rien n’est jamais acquis à l’homme Ni sa force
Ni sa faiblesse ni son coeur Et quand il croit
Ouvrir ses bras son ombre est celle d’une croix
Et quand il croit serrer son bonheur il le broie
Sa vie est un étrange et douloureux divorce
Il n’y a pas d’amour heureux

Sa vie Elle ressemble à ces soldats sans armes
Qu’on avait habillés pour un autre destin
A quoi peut leur servir de se lever matin
Eux qu’on retrouve au soir désoeuvrés incertains
Dites ces mots Ma vie Et retenez vos larmes
Il n’y a pas d’amour heureux

Mon bel amour mon cher amour ma déchirure
Je te porte dans moi comme un oiseau blessé
Et ceux-là sans savoir nous regardent passer
Répétant après moi les mots que j’ai tressés
Et qui pour tes grands yeux tout aussitôt moururent
Il n’y a pas d’amour heureux

Le temps d’apprendre à vivre il est déjà trop tard
Que pleurent dans la nuit nos coeurs à l’unisson
Ce qu’il faut de malheur pour la moindre chanson
Ce qu’il faut de regrets pour payer un frisson
Ce qu’il faut de sanglots pour un air de guitare
Il n’y a pas d’amour heureux

Il n’y a pas d’amour qui ne soit à douleur
Il n’y a pas d’amour dont on ne soit meurtri
Il n’y a pas d’amour dont on ne soit flétri
Et pas plus que de toi l’amour de la patrie
Il n’y a pas d’amour qui ne vive de pleurs
Il n’y a pas d’amour heureux
Mais c’est notre amour à tous les deux

Le passé (le film !)

2013/06/13

J’ai bien aimé ce film, de Asghar Farhadi. Plus que « La séparation », qui a eu pourtant tant d’éloges.
Le passé ne nous lâche pas facilement. Le père belge des filles Lucie et Léa. La mère dans le coma de Fouad. Un mariage qui ne veut pas tout à fait mourir. Une parenthèse de Ahmad en France, où il a déprimé. Etc.
C’est bien joué. Les enfants aussi, dont Fouad.
Une histoire compliqué, d’un amour qui n’est pas tout à fait fini, d’un autre amour qui commence sous de mauvais hospices.
Mais, quand même, j’ai encore un reproche. Dans « La séparation », le père était fermé et refusait tout compromis pour récupérer son épouse, sans qu’on comprenne pourquoi. Dans « Le passé », je trouve qu’il y a un manque d’amour : jamais un câlin, un bisou, un regard tendre entre les adultes, quelques uns pour Lucie quand même. Et un Fouad enfermé bien sûr, mais c’est normal : sa mère est presque morte, son père en aime une autre, et il vit dans une autre maison que la sienne. Mais, bon, tout cela manque de manifestations de tendresse, je trouve. C’est une vie dure, peut-être que c’est Paris qui fait ça ! 😉 son climat, le bruit, les transports, la folie de cette grande ville sale…
Bon, il y aussi l’analyse d’un malentendu, d’une histoire cachée qui a failli mal tourner, à cause d’une femme qui se venge d’une autre sans mesurer le mal qu’elle peut faire et fera. Et Ahmad qui essaye d’aider tout le monde.
Bref, un film complexe et intéressant. À voir !