L’écume des jours

Et bien ! Et bien, vous me croirez ou pas, je pense que je n’avais pas lu le livre. Pourtant, j’ai lu du Vian, dont des poèmes ignorés par 99,999% des Français, comme « Cantilènes en gelée ». Mais je ne pense pas avoir lu ce livre, car… je m’en souviendrais ! Ce film… L’amie qui voulait le voir me l’avait vendu comme étant … gai. Bien, il était déjanté, bizarre, et gai un peu au début, mais si peu. On y meurt facilement, dans ce monde inventé par Vian. Et ce monde est kafkaïen, surtout celui du travail ! Et les flics y ont u bien mauvais rôle. Au début, le film est coloré, puis il vire aux couleurs fanées, fades, avant de passer au gris, au noir et blanc. Tout se joue lors du « voyage de noce », et cette pluie, et ce flocon de neige, ce froid qui s’installe et d’où naît un … nénuphar. Le réalisateur a fait du bon boulot ! Mais… quel ambiance ! En tout cas, moi qui étais parti à la fois épuisé et énervé par ma journée de boulot, terminée dans les chapeaux de roues pour faire « plaisir » à mon client qui m’avait, gentiment, intimé l’ordre de changer ce que j’avais (fort) bien fait mais qui n’était pas cohérent avec les bêtises déjà faites, ce film m’a complètement vidé la tête, en m’emportant dans un monde, parfois désagréable, mais dépaysant, onirique, invraisemblable, et plein d’imagination. Mais, bon, voir l’univers de Colin et Chloé se ratatiner, voir la mort à l’oeuvre, voir les fleurs se faner, voir les moisissure envahir la maison qui se ratatine, ce n’était pas bien gai… Enfin, ce soir, c’était Vian ou Hannah Arendt ! Que dire de plus ? J’ai trouvé que la façon dont parlaient les acteurs étaient, parfois, bizarre, peut-être dû à une mauvaise prise de son ou à une incapacité pour les acteurs à trouver le bon ton parfois. Mais, bon, ce monde inventé par Vian est totalement déjanté ! Avec un Jean-Sol Patre transformé en monstre hypnotisant les foules, et ridiculisé… C’est peut-être pour ça qu’il a saqué Vian plus tard… Enfin, pour en finir, il me semble que Vian n’a pas été le « grand » écrivain qu’on nous a faitcroire. Certes, « L’herbe rouge », « J’irai cracher sur vos tombes », et d’autres livres, ont secoué le marais puant de la littérature française d’après-guerre en explosant les règles et le conservatisme bourgeois de l’époque, et – sans me souvenir des détails – j’en ai gardé un souvenir fort, mais je ne suis pas sûr qu’il perdure. Enfin, il faudrait que je le relise… c’est si loin. Ce livre a 50 ans…
Donc, si vous voulez partir dans un autre monde, farfelu, mais aussi ubuesque, un peu kafkaïen, sombre, vous serez servis ! 😉

Publicités

Étiquettes :

4 Réponses to “L’écume des jours”

  1. Jane Says:

    J’ai lu il y a longtemps « L’écume des jours » et « J’irai craché sur vos tombes ». et c’est tout. Probablement que je n’ai pas accroché plus que cela. J’aurais lu toute son œuvre sinon.
    Je connais mieux ses chansons.

    • trex58 Says:

      J’ai lu « J’irai cracher sur vos tombes », « L’herbe rouge », et quelques autres je crois. Mais pas tout, bien sûr.
      Sinon, je préfère cette version, toujours chantée par Magali Noël : http://www.youtube.com/watch?v=6LQWo_mhGXQ mais « jouée » par des étudiants en médecine.
      Chanson intéressante ! et vidéo amusante. Comme quoi, si les hommes frappent les femmes, c’est parce qu’elles le demandent ?

  2. Jane Says:

    Très drôle et très bien joué !

    Il arrive parfois qu’une femme provocatrice amène un homme à la frapper !

    Certaines femmes dans leurs rapports sexuels aiment avoir avoir mal, cela les excite. C’est une forme de jeu mais que je ne connais pas.

    • trex58 Says:

      Oui, j’imagine que c’est possible, que c’est possible qu’une femme (ou un homme) ait envie/besoin qu’on le frappe (un peu). C’est la marque d’une souffrance passée non digérée, qu’on ne veut pas digérer peut-être même…

      Qu’est-ce qui excite une femme ? Plein de choses, sûrement, comme pour les hommes. Simplement, pendant des siècles, on a nié aux femmes le droit d’avoir du plaisir, et la littérature a longtemps transmis cette idée.
      Mais, bon, une douleur, ça peut démultiplier le plaisir sexuel, comme ça peut aussi l’étouffer. À chacun ses goûts. Moi, j’aime simplement voir et entendre le plaisir que je fais naître… 🙂 Faire mal ? Je ne saurais.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s


%d blogueurs aiment cette page :