Ayez des enfants…

C’est marrant les enfants !
Le mien, qui partage son temps avec son amie entre Valence (études) et Paris (alternance), était à Valence cette semaine. Comme il part voir sa soeur à Singapour samedi prochain pour 3 semaines (plus : Bali, Nord de la Thaïlande), je me suis dit que, peut-être, il passerait chez moi récupérer quelques vêtements plus adaptés au climat de l’Asie du Sud-Est. Et, donc, il y a une semaine, je lui avais envoyé un mail pour savoir s’il comptait venir à Grenoble. N’ayant pas de réponse, je l’ai même appelé un soir, mais il était pressé et ne m’avait rien dit. Donc, jeudi, il m’appelle pour m’informer qu’il vient ce WE, vendredi soir vers 19h. Bien… il ne me restait plus qu’à faire des courses et ranger/nettoyer mon appartement pour les accueillir. Vendredi, il m’appelle, vers 4h30 – 5h, pour m’informer qu’ils étaient déjà à Grenoble. En fait, j’ai appris ensuite que, leurs cours ayant été annulés, ils étaient arrivés chez moi à 13h15. Mais l’idée de m’appeler pour m’informer et me demander si j’avais mangé et peut-être envie de manger avec eux ne leur était pas venue à l’esprit… Samedi, nous sommes allés en ville, tous les trois, avec la voiture de mon fils. Chacun est ensuite allé de son côté, faire ses courses. Vers 19h, ayant fini, je les appelle pour savoir s’ils ont fini, et je tombe sur deux répondeurs. 15 minutes plus tard, mon fils me rappelle : ils avaient « juste » oublié que j’étais venu avec eux, et ils étaient donc rentrés, tous deux, tranquillement, chez moi, me laissant devoir me débrouiller et donc rentrer en tramway. Pas de quoi fouetter un chat… mais, bon, comme je ne les verrai de nouveau que dans deux mois au plus tôt, j’aurais bien aimé passer ces 3/4 d’heure avec eux. Pfffffff Ayez des enfants ! 😉 Mais, bon, il n’est pas plus maladroit que je ne l’étais moi-même à son âge ! 😉 Et il faut savoir prendre ce qu’on vous donne. Le bougre pense aller travailler en septembre à … Cherbourg. Grenoble –> Cherbourg : 10h en voiture (sans pause…), 8h au moins en train, 4-5h en avion (Lyon – Caen) : autant dire que je ne les verrai qu’une à deux fois par an… Certes, j’ai envie de faire des photos de la côte normande… mais j’aurais préféré une ville moins… excentrée par rapport à Grenoble ! Genre Lyon. Voire Paris. Ou le sud. Son amie est contente : elle aime faire du bateau… et sa famille est en grande partie à Nantes, ou dans l’Ouest. Alors, au 2ème semestre, je risque d’en avoir un à Cherbourg tandis que l’autre sera encore à Singapour avant de revenir sur Paris, si ce n’est pas Londres, Zurich, et pourquoi pas les USA… Ayez des enfants… Quand je pense que, dans la majorité des familles, les enfants s’installent à proximité de leurs parents, de leur ville, et de leurs amis… Franchement, je regrette de leur avoir permis de faire BAC+5 ;). Bon, nos enfants ne nous appartiennent pas… mais qu’il est douloureux de les voir de moins en moins souvent… 😦 En 26 mois, à supposé que mon voyage à Singapour se fasse, je n’aurai vu ma fille que… 6 jours, dont 3 chez ma connasse de belle-soeur. Sinon, ce seront 28 mois. C’est peu. C’est trop peu, je trouve… 😦

(Bon, dans ce billet, j’ai vraiment l’impression d’être un vieux con qui se lamente du temps qui a passé et du fait que ses enfants volent de leurs propres ailes et l’abandonnent, un peu… Zut, nous aurions dû faire un 3ème enfant ! qui serait encore étudiant… Voilà ce que c’est que de faire des enfants trop jeune… 😉 Mais, bon, ils sont « là », et à peu près en bonne santé. Me voilà libre, extrêmement libre. Voire à la dérive…)

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16 Réponses to “Ayez des enfants…”

  1. Encolie Says:

    Je comprends ta frustration. ça me rappele ma belle époque où j’en avais un aux US , le second en Afrique ou Fréjus, ma fille chez son père… ;avec mon dernier qui me collait encore et peut aujourd’hui passer un mois sans donner de nouvelles.
    Finalement, c’est moi qui ai décidé de partir et de les laisser sans nouvelles. Partie en Belgique, où les relations se sont raréfiées, puis ici où je ne compte guère sur eux … ils commencent à s’inquiéter.
    Tu ne vas pas le croire mais aujourd’hui ils râlent tous que je ne donne pas de nouvelles et que je ne les appelle pas souvent! un comble non?!
    J’ai installé Skype et je peine encore à les « convoquer » pour une video conférence. Il semble que mon indifférence les questionne. De trop autoritaire, je suis passée à je-m’en-foutiste, ado attardée, mère un poil indigne!
    Je dois quand même dire que ton fils a une attitude que chez moi je jugerais totalement impolie… donc il y aurait sanction, rappel à l’ordre, voire pire… Mes gamins ne s’amusent pas à faire ce que ton fils fait parce que je ne tolère pas ou c’est « tu ne fais pas parti de la famille de cette façon ». En façade on fanfaronne mais ça porte, en général. Je ne me bats plus pour moi mais poyr qu’ils restent solidaire entre eux. Je vais disparaitre, ils resteront seuls et doivent se soutenir pour les moments difficiles. Tout irait à peu près bien mais mon second n’y arrive pas. Son égoïsme est trop grand. Ses frères un jour le lâcheront et je n’y pourrai rien.
    Faites des enfants, ouaip… Je regrette parfois d’avoir cédé à mon instinct de reproduction et à mon conformisme social. Il d’abord s’accomplir soit et je n’y arrive toujours qu’à moitié.

    • trex58 Says:

      Ils évoluent, aussi. Après avoir vécu un temps le « bonheur » d’être libres, ils se rendent peut-être compte qu’il leur manque un lien. Après avoir essayé de créé des liens d’amitié entre adultes, ils se rendent peut-être compte que le lien le plus fort est bien celui construit avec ses parents. Et ils ont la « joie » de découvrir les contraintes de la vie professionnelle, voire du couple.
      Alors que nous, nous ne faisons que redevenir libres, divorcée, ou veuf. Nous redevenons étudiants ;).
      Oui, mon fils a été impoli. Bon, de lui-même il s’est auto-puni en faisant un truc qu’il n’aime pas (trier la salade). Et il a gardé la queue basse un moment. Je n’ai pas crié, protesté. Juste un peu d’humour. Finalement, c’est bien qu’il se soit mis dans cette situation, embarrassante, surtout devant son amie (qui m’avait aussi oublié…). Un peu de honte à ressasser. Lui qui s’amuse à me dire « Alzheimer » un peu trop souvent, ça l’a calmé pour un moment !

      • Jane Says:

        « Le lien le plus fort est celui construit avec ses parents », pas pour tout le monde il me semble. Des liens forts sont-ils compatibles avec l’indépendance ? Je ne crois pas.

      • trex58 Says:

        « Le lien le plus fort est celui construit avec ses parents » : oui, ben, normalement, dans notre société, quand les parents sont présents, et qu’ils ne sont pas des monstres. Sinon, ça peut être un oncle/tante, un frère/soeur, voire un grand-parent, ou bien un professeur. Mais, pour tous, il faut, dans l’enfance, créer un lien « safe » avec quelqu’un, un lien qui nous rassure, une personne vers qui se confier, ou se replier parfois, quelqu’un qui nous aide à grandir en nous offrant une relation stable, claire, pour se construire, sereinement.

        Mais, un « lien fort », ça ne veut pas dire « prison ». On peut avoir un lien fort et partir au bout du monde vivre sa vie ou simplement dans la ville d’à-côté. Je parle d’un lien de confiance, profond, où les deux personnes se connaissent bien.

  2. Jane Says:

    Je n’en suis pas encore à votre étape même si je m’en rapproche de plus en plus. Je suis heureuse d’avoir eu des enfants. Je ne veux surtout pas qu’ils soient dépendants de moi et en aucun cas je ne les influencerai pour qu’ils restent auprès de moi. J’espère qu’ils vivront libres, autonomes, indépendants de quoi que ce soit et heureux de leurs choix dans la vie. Je veux qu’ils vivent sans s’inquiéter de mon sort. J’ai le sentiment que je retrouverai une liberté perdue lorsqu’ils auront quitté la maison.

    • trex58 Says:

      Avoir un lien fort avec quelqu’un ne veut pas dire dépendre de cette personne. Quant à les influencer pour qu’ils restent près de soi, bien sûr que non. Mais, s’ils me parlent d’Australie… c’est sûr que ça ne me fera pas plaisir. Car, pour eux comme pour moi, il faut que cette relation parent-enfants évolue. Et, pour qu’elle évolue, il faut se voir, parler, faire des choses ensemble.

      « Je veux qu’ils vivent sans s’inquiéter de mon sort » : c’est bien gentil, mais ce n’est pas possible. Ce lien, qu’ils vont rejeter parfois au début de leur vie d’adulte indépendant, ils en auront besoin plus tard. Et, quand on aime quelqu’un, en tant qu’enfant ou en tant que parent, on ne peut pas rester indifférent de ce qui arrive à l’autre. Et un enfant, même adulte, a longtemps besoin de ses parents, ne serait-ce que pour ne pas être « en haut de la liste » (c’est-à-dire : qui n’a plus de parents). C’est une sensation bizarre et désagréable de se dire qu’on n’a plus de parent, que notre tour viendra, et donc que le temps a passé, qu’on a vieilli, etc.

      Mais, bien sûr, quand ils seront partis, dans un autre quartier de la ville, dans une ville voisine, ou dans une ville à l’autre bout de la France, ou à l’étranger, on retrouve de la « liberté », du temps libre. Mais pour faire quoi ? Nous avons passé tant de temps à nous en occuper, ils ont été le centre de nos vies pendant si longtemps, que, lorsqu’ils partent, on est perdu : que faire de cette liberté retrouvée ? Nous ne sommes plus étudiant (le monde à découvrir, un métier à apprendre, un avenir, une famille à fonder, de l’énergie à dépenser, etc) : à quoi bon « faire quelque chose » plutôt que rien ? Leur départ marque une étape dans nos vie, surtout pour une femme (qui ne peut plus, à partir d’un certain âge, refonder une famille avec des enfants ; alors qu’un homme, même si ce n’est pas forcément courant, peut fonder une deuxième famille, avec des enfants qui auront l’âge des enfants de leur demi frères et soeurs (c’est le cas de ma voisine, qui a eu deux fois deux enfants à 18 d’écart)). Nous construisons nos vies autour d’habitudes et de personnes. Et, lorsque tout change, parfois brusquement (comme pour moi), c’est un choc : il faut vivre « autrement », réinventer sa vie, accepter la perte des plaisirs et bonheurs d’avant, trouver d’autres plaisirs et bonheurs. Ne plus les avoir dans nos pattes, mais avoir le calme et le silence, pouvoir mettre la musique qu’on aime sans que quelqu’un ne proteste, c’est un déchirements. La liberté, parfois, a un goût amer… Il faut beaucoup d’énergie pour se réinventer. C’est formidable. Mais c’est douloureux. La douleur habituelle de la condition humaine : « Dites ces mots : « Ma vie », et retenez vos larmes ».

  3. Une femme libre Says:

    Vraiment pas chouette de vous avoir oublié et surtout de n’être pas retournés vous chercher et de vous avoir laissé revenir en tramway. Vous auriez dû réclamer qu’ils reviennent vous cueilir, c’était la moindre des choses.

    Pour ce qui est de la liberté des enfants de parcourir le monde et de vivre où ça leur chante, je pense tout à fait comme Jane. Qu’ils soient libres et heureux et que je fasse de même, amen! ;o)

    • trex58 Says:

      Quand il m’a rappelé, il m’a effectivement proposé de venir me chercher. Mais, en plus du fait que je ne serais pas rentré plus tôt, cette maladresse, cette bévue, est utile. Il s’est trouvé embarrassé, un peu honteux (voire plus), de m’avoir oublié. Et j’ai empêché tout énervement en moi de naître : je suis resté calme et courtois. Je ne me suis pas « écrasé », j’ai été ironique, légèrement. J’ai bien senti qu’il était gêné de m’avoir oublier. C’est bien ainsi. Et, maintenant, je pourrai lui demander, de temps en temps, s’il ne fait pas, lui-aussi (puisqu’il se moque de moi sur mes oublis (tout à fait ordinaires)) de l’Alzheimer !

      Mais, peut-on vivre heureux sans voir régulièrement ceux qu’on a fait naître, qu’on a élevés, et – surtout – qu’on a aimés ? À quoi cela aurait-il donc servi d’avoir des enfants si c’est pour qu’ils s’envolent comme des oiseaux et qu’on ne les revoie plus ? Là-aussi il y a un « juste milieu » à trouver, entre la fusion et l’indifférence.
      D’autre part, de la part des enfants, il peut naître chez eux un sentiment de tristesse de voir la solitude dans laquelle se retrouvent les ou le parent. Ce lien, s’il n’est pas une bataille continuelle, donne un sentiment (illusoire…) de stabilité, utile pour résister aux changements rapides autour de soi, dans ce monde « liquide » (formule d’un philosophe), par opposition au monde d’avant.

  4. Jane Says:

    Ma situation est différente.Mes parents sont en vie mais loin et je ne les contacte que pour leurs anniversaires. Je suis dans une période de ma vie où je n’éprouve plus rien pour eux et je vais dire quelque chose d’horrible mais je voudrais qu’ils sortent de ma vie. C’est le résultat d’un travail avec ma psy.
    J’ai toujours cherché à faire plaisir aux autres, j’ai consacré beaucoup de temps à m’occuper de mes enfants qu’aujourd’hui je me tourne vers moi un peu plus. Je rêve de liberté, d’avoir une autre vie…

    • trex58 Says:

      « horrible » ? Non. Si vous vous sentez mieux seule, ce n’est pas une pensée horrible. C’est probablement la conséquence d’une histoire personnelle douloureuse, dont vous voulez vous libérer. Par rapport à une vision « normale » de la famille, votre pensée est horrible. Mais la normalité n’existe pas… Ce n’est qu’une idée destinée à nous pousser à faire ce qui est bien pour … la société, pour le groupe.
      Quant à sortir de votre vie, ils en sortiront… par la mort.

      Je n’ai plus, pour ma mère, aucun sentiment d’amour. J’ai trop vécu loin d’elle. Elle s’est trop enfermée. Elle a trop rejeté ma famille ou a été trop maladroite avec. Et mon enfance est trop loin maintenant. Mais, malgré tout, elle est ma mère. Et je me sens, en-dehors des lois qui m’y contraignent, une responsabilité pour l’aider à « bien » finir sa vie, à devenir son père, en quelque sorte, puisqu’elle ne peut plus gérer sa vie.

      La liberté coûte cher, parfois. Je veux dire que les chaînes dont on veut se libérer, elles nous sont aussi des béquilles, et qu’il nous faut réapprendre à marcher sans elle. Et, parfois, on arrive tout juste à claudiquer. Libre, mais à quel prix ? Nous sommes ainsi fait, la Nature nous a ainsi fait, que ces liens construits au fil de toutes ces années à les aider à grandir nous sont devenus indispensables. Vivre sans eux, sans plus aucun contact avec eux, nous serait une souffrance (enfin, pour les personnes qui ne sont pas insensibles). Enfin, c’est ainsi aujourd’hui. Mais, il n’y a pas si longtemps, on mettait ses (nombreux) enfants à l’Assistance, sans aucun remords, comme JJ Rousseau ! Sachant la mortalité dans ces institutions, ce monsieur a envoyé ses enfants à la mort. Et on le nomme philosophe ?!?

      Tous les instants vécu avec nos enfants ont créé une toile serrée dans nos souvenirs. Ils font partie de nous, de notre esprit. Tous ces souvenirs ancrés en nous influent sur notre façon de voir et penser le monde. Arracher ces souvenirs, en reniant ses enfants, ou s’ils meurent, c’est perdre une partie de soi, qu’il faudra reconstruire. Nous ne serons jamais libres de nos enfants. Mais, peu à peu, nous apprendrons à vivre en les voyant moins souvent. Mais, aussi, la venue de petits-enfants peut tout changer, si l’on est prêt, si l’on a résolu les problèmes (inévitables) avec ses enfants. Le départ des enfants, cela donne du temps, à mettre à profit pour mieux observer comment nous fonctionnons avec eux, et donc pour diminuer et corriger certaines tensions.

  5. Une femme libre Says:

    Les parents qu’on a le plus envie de voir sont ceux qui sont heureux, occupés, épanouis. Ma mère n’est jamais lourde, elle a plein d’activités et il ne faut pas prendre pour acquis qu’elle pourra me recevoir selon mon bon vouloir à moi, il faut s’y prendre d’avance. Alors, nous nous sommes réservées le dimanche midi et nous allons brucher ensemble. C’est notre habitude hebdomadaire et elle est agréable.

    Je ne pense pas que faire des enfants soit une façon de tromper la solitude ou du moins, ça ne devrait pas être le cas.

    Je me demande d’ailleurs pourquoi vous n’allez pas voir votre fille à Singapour? Quelle magnifique façon de voyager que d’aller visiter quelqu’un qu’on aime. Visitez-les si vous voulez les voir. Ce n’est pas nécessairement à eux de le faire.

    • trex58 Says:

      Oui, une fois les enfants partis, il faut bien trouver autre chose à faire, se reconstruire une vie. Quand tout ne s’écroule pas en même temps, quand cela se fait peu à peu, quand on est en pleine forme psychique, c’est (assez) facile. Mais, dans mon cas, ce fut, c’est encore, bien difficile.

      « brucher » ? Traducteur !!!

      Voir ma fille à Singapour ? C’est prévu. En novembre. Avant, elle travaille. Et, déjà, elle a rempli presque tous ses WE avec des voyages avec son ami ou à recevoir des visiteurs de France. Pour les visiter, il faut aussi qu’ils en aient envie… c’est-à-dire qu’ils ne sentent pas que je le leur impose, que j’empiète dans leur vie. Comme Jane, ils ont peut-être envie d’être libérés de ce père trop présent, trop demandeur du bonheur que leur présence lui donne, puisqu’il a perdu ce qui faisait sa vie (sa famille), maintenant qu’il a réalisé combien de moments de bonheurs passés il a gâchés ou gaspillés ou loupés. Le temps perdu ne se rattrape jamais… Mais on peut essayer de construire autre chose. Mais ça prend du temps… Et je suis comme le joueur d’échec : je suis en Zeitnot. Le temps me manque… alors qu’il me faudrait donner du temps au temps. « Chausser des bottes de sept lieues en se disant que rien ne presse », voilà ce que c’est que de prendre conscience que le sablier est bien plus qu’à moitié vide…

  6. Une femme libre Says:

    J’avais fait une faute, il s’agit de bruncher, de partager un brunch ensemble, ce repas entre le petit déjeuner et le déjeuner, très populaire chez nous surtout le week-end, Un repas qui peut se prolonger longtemps… ou pas!

    Imposez-vous un peu, pourquoi pas? Si c’est rare et joyeux, si vous partagez leur vie, que vous les amenez au restaurant, que vous faites la fête. Prenez pour acquis qu’ils sont ravis de vous voir et ils le seront. Vous êtes le papa, on n’en a qu’un!

    • trex58 Says:

      « bruncher » : bon sang ! Mais c’est bien sûr ! (citation)

      Je ne suis plus le même qu’avant, c’est certain. Et ce changement (incomplet, imparfait, bien sûr), ça les surprend : je ne corresponds plus tout-à-fait à l’image qu’ils s’étaient construite de moi. Alors, mes actions qui, si j’avais toujours été le même, passeraient pour « naturelles » et normales, elles peuvent leur sembler étranges. Et, bien sûr, je fais régulièrement des conneries, des maladresses, avec eux ! 😉

      « Faire la fête » : le problème, c’est que je ne suis pas vraiment doué pour ça, probablement faute d’exemple dans ma jeunesse, faute d’argent pendant longtemps aussi, n’aimant pas non plus perdre le contrôle. Mais, bon, je m’améliore, avec des hauts et des bas. Et puis, jusqu’à il y a peu, il y avait de lourdes tensions entre moi et mes enfants. Ainsi, la dernière fois que j’ai vu ma fille, c’était en septembre passé, pour 3 jours ; 3 jours où j’ai pu voir combien elle avait évolué depuis l’année précédente où elle m’avait refusé de monter la voir à Paris. Eux-aussi changent… Et ils ne sont pas près, et je ne les vois pas souvent.
      Quant au restaurant, le pingre (auvergnat et ex-presque pauvre) que je suis n’aime pas dépenser pour aller au restaurant. Et puis, il est bien plus agréable de préparer un repas ensemble.

      Et la douleur de la mort de leur mère est sans doute encore là… Mon fils n’a pas changé le répondeur de son téléphone depuis… 6 ou 7 ans. Sur son répondeur, en fond, avant qu’il ne donne son nom, on entend clairement les paroles gaies et aigües de sa soeur, et de sa mère. C’est, pour moi, à chaque fois, émouvant de les entendre, bonheur perdu.

  7. Une femme libre Says:

    Être pingre quand on a des enfants n’est pas une option populaire! Visitez-les quand vos finances seront renflouées un peu et gâtez-les, c’est toujours apprécié!

    À moins que vous ne leur prépariez le repas pour leur retour du travail. Essayez… si vous êtes bon cuisinier, ils vous inviteront souvent, eheh!

    L’idée, c’est de leur faciliter la vie par votre présence, pas de leur créer des obligations supplémentaires.

    • trex58 Says:

      Il ne s’agit pas d’être pingre. Simplement, j’en ai un peu marre de raquer et de me rendre compte que, pour eux, c’est naturel de dépenser pas mal de fric. Ils ont eu leur vie plus facile (matériellement) que moi.

      Mes finances n’ont aucun problème ! 😉 Quant à les gâter, pas de problème, à condition qu’ils aient conscience que c’est un cadeau, et pas un dû.

      Leur « préparer le repas au retour du travail » ? Ben… Jusqu’à présent, je n’ai jamais encore logé chez mes enfants, l’une à Paris puis à Singapour, l’autre à Valence ou à Paris. Et puis, mon fils n’aime pas forcément comment je cuisine ! 😉

      Leur « faciliter la vie » ? Hummmm Je ne suis plus à leur service, ils sont adultes, et je considère que nous devons avoir des relations d’adultes : l’entr’aide, en fonction du temps dont chacun dispose.

      Des « obligations supplémentaires » ? Les relations parents-enfants sont bien différentes selon les pays. De mon point de vue, les enfants ont trop souvent l’idée que les parents ont l’obligation de raquer (donner du fric). Même si tous bien sûr n’ont pas cette idée-là en tête.

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