L’absurde

L’absurde est un décalage entre l’attente de l’homme et l’expérience qu’il fait du monde, dans quelque domaine de l’activité humaine qu’il s’exprime. Il résulte donc de la contradiction d’un système par le fait.

Vue par Camus, toujours d’après Wikipedia : « Le sentiment de l’absurde peut surgir de la « nausée » qu’inspire le caractère machinal de l’existence sans but, peut naître du sentiment de l’étrangeté de la nature, de l’hostilité primitive du monde auquel on se sent tout à coup étranger. Ou encore de l’idée que tous les jours d’une vie sans éclat sont stupidement subordonnés au lendemain, alors que le temps qui conduit à l’anéantissement de nos efforts est notre pire ennemi. Enfin, c’est surtout la certitude de la mort, ce « côté élémentaire et définitif de l’aventure » qui nous en révèle l’absurdité. En fait, ce n’est pas le monde qui est absurde mais la confrontation de son caractère irrationnel et de ce désir éperdu de clarté dont l’appel résonne au plus profond de l’homme. Ainsi l’absurde n’est ni dans l’homme ni dans le monde, mais dans leur présence commune. Il naît de leur antinomie. « Il est pour le moment leur seul lien. Il les scelle l’un à l’autre comme la haine seule peut river les êtres.»  »

Un numéro spécial de « Philosophie Magazine » vient de sortir sur Albert Camus : « La pensée révoltée ».

Je manque encore à mes devoirs… et je n’ai toujours pas lu ses principaux livres. Je m’enfuis dans le lendemain, je sais. Mais, quand même, je ressens en moi assez bien ce que j’ai compris de la description par André Comte-Sponville de ce qu’est la pensée sur l’absurde de Camus : l’inespoir, le refus du suicide, la révolte, le bonheur, la révolte, la sagesse, et l’amour. La vie est un mélange de grands et petits bonheurs et de légères et profondes souffrances. La vie est absurde parce que nous avons conscience de notre mort. La mort, en elle-même, est tout à fait logique, car elle est le moteur de la vie, lui permettant d’évoluer, de se transformer, de s’adapter, d’inventer (par le hasard). La vie est mouvement. Et la perpétuation de formes de vies qui se figent peu à peu serait un frein au mouvement de la vie. Mais nous avons conscience de notre mort, et cela nous torture. Pourtant, il nous faut quand même l’accepter, d’une façon particulière, puisque inévitable, notre seule certitude. Il faut donc accepter de vivre, et de mourir ; mais en se révoltant, en ayant parfaitement conscience de cette dissonance entre notre désir de vie infinie et la réalité de notre mort. Nous devons marcher entre plusieurs précipices, choisir à chaque instant notre chemin, en connaissance des gouffres que nous côtoyons. Nous devons forger notre « juste milieu » parmi tous les possibles, sachant parfaitement qu’il n’y a point de retour possible, que chaque choix nous engage vers un futur différent. Ce monde nous est absurde ; alors, cultivons l’absurde et les petites folies. Enfin, essayons… car tout le monde n’a pas la force de mener cette lutte, ce jeu, tous les jours, moi le premier. Révoltons-nous donc face au sort qui est le nôtre, sur lequel nous n’avons aucun pouvoir, la mort, en faisant de nos vies ce qui nous semble le mieux, le mieux selon ce qu’il nous semble, après avoir fait tous les efforts possibles pour comprendre ce monde. Bref, « en conscience ».

L’inespoir n’est pas le désespoir. Ne rien espérer du lendemain, c’est être toujours heureusement surpris ! 😉 Ha ha ha !

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s


%d blogueurs aiment cette page :