IFRAP

Je lis de temps en temps les articles de ce « think thank » : IFRAP. Intéressant…
Par exemple, ceci, sur les privilèges des fonctionnaires : +3% pour les fonctionnaires, et -1% pour les gens du privé. Où est la justice ? l’équité ? On a l’impression qu’une caste a pris le pouvoir et se sert dans la caisse.

Mais, bon, si j’aborde un tel sujet, je vais perdre beaucoup de mes lecteurs… Surtout que, dans le privé, on a moins le temps de lire sur le Web. 😉 (c’est de l’humour).

Cette fois, sans rire, il va y avoir un moment où les travailleurs du privé en auront marre de voir que, dans le public, on ressent moins la débâcle économique actuelle que dans le privé. C’est un clivage qui se crée, une tension ; une de plus…

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7 Réponses to “IFRAP”

  1. Jane Says:

    Les plus gros salaires ne sont-ils pas dans le privé ? Faut-il vraiment opposé public et privé ?

    • trex58 Says:

      En France, public et privé sont deux monde séparés. Alors que, dans nombre de pays, les gens passent facilement de l’un à l’autre, dans les deux sens. Ce n’est pas moi qui oppose public et privé, c’est un fait : l’un (le public) s’arroge des droits et des pouvoirs qu’il interdit au privé. La justice et l’équité voudrait que les travailleurs du public disposent des mêmes droits que la moyenne des travailleurs du privé, ni plus ni moins. Or, dans les faits, les travailleurs du public jouissent de bien plus de droits que ceux du privé, et ont tendance à s’y accrocher, oubliant les travailleurs des petites entreprises, à la merci des aléas et des difficultés du marché.

      Par exemple, la création de « concours administratifs » permettant à certains de monter en grade et en salaire sans preuve aucune de leurs capacités réelles est une connerie profonde. Le diplôme, initial, n’est qu’une formation et la preuve d’une certaine capacité à apprendre ; reste à mettre cela en pratique ensuite.

      Quant aux plus gros salaires, il me semble bien avoir lu que la Cour des Comptes a émis l’idée d’un maximum annuel pour les cadres du public : 160.000 €. Bizarrement, ce maximum correspond à leur salaire annuel actuel, qui a profité d’une très grosse augmentation ces dernières années…
      Ne soyons pas naïf : tout le monde, dans le public ou le privé, essaye de profiter du système, pour soi. Simplement, dans le privé, la réalité économique interdit les abus généralisés, sinon la boîte finit par couler. Alors que, pour l’entreprise France, elle est déjà en faillite, mais tous les acteurs de ce désastre continuent de faire comme s’il n’en était rien, jusqu’à la catastrophe, inéluctable, qui nous pend au nez et qui va exploser bientôt. De Droite comme de Gauche, depuis 1981, la France (le Gouvernement, l’Administration) a l’espoir que cela ira mieux demain sans faire aucun effort pour que ça commence à aller mieux aujourd’hui. Notre ENArque François 1er continue à espérer que nos lendemains chanteront sans avoir besoin de revenir à la réalité. Notre ancien électron libre Nicolas 1er n’a rien fait non plus. Car, au pouvoir, nos hommes politiques n’ont qu’une seule pensée en tête : préparer leur propre futur et celui de leur parti : être réélu ! Oser dire la vérité et oser demander les sacrifices nécessaires immédiatement, c’est au-delà de leur courage.

  2. Jane Says:

    3% d’augmentation liée à l’ancienneté tous les 4/5 ans et non pas liée à l’augmentation du coût de la vie.

    • trex58 Says:

      L' »ancienneté » ? C’est quoi ce concept du « public » ? Dans le privé, ça n’existe plus, depuis longtemps, dans de nombreuses entreprises. Dans la mienne, n’existent que les AI (Augmentations Individuelles). Il n’y a plus d’AG (Augmentations Générales). Et le pourcentage d’augmentation, même appliqué à tous, ne permet pas de lutter contre l’inflation, sans même tenir compte des jeunes qui prennent de l’expérience et méritent un meilleur salaire car devenant plus compétents dans leur travail. Bref, dans le privé, c’est une AI de temps en temps, entraînant une perte inéluctable du pouvoir d’achat.
      La notion d' »ancienneté » n’a plus de sens aujourd’hui que l’inflation est très faible et que la croissance du PIB est plate.
      Alors que tout le monde dans le privé, en moyenne, doit se serrer la ceinture, le public continue de rêver et de croire qu’ils vont pouvoir être payés plus en fonction de leur âge alors que le pays est en faillite ?! C’est quoi ce délire ?

      • Jane Says:

        C’est comme cela et je n’y peux rien. Il est certain que ma situation est plutôt confortable. J’ai décroché mon premier emploi dans la fonction publique, c’est le hasard. J’y suis restée.

      • Jane Says:

        Alors pourquoi pas supprimer tous les services publics ? Plus d’accés aux soins gratuits, plus d’école gratuite,…

      • trex58 Says:

        Les responsables ne sont pas ceux qui sont des pions dans le système, mais ceux qui ont le pouvoir de faire changer les choses et d’imposer ce changement. Tu n’es en rien responsable. Il y a un système et, par tes qualité et ton respect de ce système, tu t’es construit une belle situation, apparemment. Mais tu n’es pas coupable.

        Les services publics sont indispensables ! bien sûr ! Mais pas à n’importe quel coût ! Et sans gabegie. D’autres pays font aussi bien pour bien moins cher.
        Il faut : moins de fonctionnaires, travaillant plus et mieux, et payés la même chose que dans le privé, en moyenne. Mais, bien sûr, la situation est très contrastée, et il y a des domaines administratifs où le personnel est surchargé et souffre, et d’autres où la vie est belle, comme dans certaines collectivités territoriales.

        Pour les différences entre public et privé en ce qui concerne la retraite, voir : http://www.sauvegarde-retraites.org/campagne-d-action-retraite.php .

        Pourquoi la retraite des fonctionnaire est-elle calculée sur les salaires des 6 derniers mois ? comparé aux 25 (VINGT-CINQ !) ans dans le privé ! Il paraît qu’il est courant que, durant ces 6 derniers mois, le candidat-retraité reçoive une belle promotion. Ou bien que, acceptant d’aller passer quelques mois dans nos lointains territoires, il reçoit une gratification exorbitante comparée au service rendu au pays.

        Il est anormal que les fonctionnaires s’arrogent, grâce à des syndicats virulents et efficaces, des droits refusés aux personnes du privé. Ceux qui travaillent créent la richesse. Ceux qui travaillent dans le public fournissent les services publics permettant à tous de « bien » vivre. Mais, sans la richesse créée par le privé, impossible de payer les services publiques. Il y a un équilibre à retrouver entre importance du public et du privé. Et c’est mal parti…

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