Au bout du conte

« Au bout du conte », de Bacri et Jaoui, c’est très bien, c’est très fin. J’ai passé un super bon moment. Le mélange de contes de fée et de la vie réelle dans ce film est très bien réussi, je trouve. Bacri joue toujours un peu le même personnage, bougon, ronchonnant, sans émotions apparentes ; mais, finalement, il n’est que très humain : peur de la mort, qui entraîne finalement sa prise de conscience de l’importance des liens avec ceux qu’il aime.
Le « prince » qui perd sa chaussure… le « Wolf », habillé de noir, qui rencontre le petit Chaperon rouge dans la forêt et lui indique un chemin plus long et qui arrive plus vite chez… la tante de Laura. Le poisson qui vole. Les enfants (Anaïs et Simon) qui ne veulent pas s’embrasser (enfin, Simon voudrait bien, mais Anaïs ne veut pas). Cet amour qui virevolte : Sandro & Clémence, Laura & Sandro, Laura –> Maxime, et, après un petit tour, on revient au départ, et « Ils se marièrent et se trompèrent beaucoup ». Et l’amour libre. Et le « bonheur » d’être seul, tranquille, et libre. Et les enfants qui ne sont pas toujours un plaisir. Et l’âge, les ridules, et les rides. Et la raison et les croyances en des choses que la raison refuse. Et les couples séparés, qui se remettent ensemble. Et les enfants qui souffrent de leurs parents séparés. Et les enfants de riches. Etc. Un film très riche, riches des choses importantes de la vie : la vie et la mort, l’amour, l’amitié, les rencontres, les erreurs, les revirements, les égarements, etc. Les appartements de chacun correspondent parfaitement au mental de chacun. Le « loup » habite un appartement moderne, et froid, avec un magnifique meuble chinois, et il aime une musique moderne étrange. Tout est bien calculé, avec beaucoup d’intelligence, bien joué, de bons dialogues. Et, comme trame, ce 14 mars, un samedi, qui rassemble tant d’événement. Hélas, je viens de le voir trop tard, aujourd’hui 15 mars ! 😉
Oui, un très bon film, complexe, riche, amusant, qui bouge, et qui nous parle, avec légèreté, de sujets fondamentaux de nos vie. De très bons acteurs. Un film à aller voir !

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34 Réponses to “Au bout du conte”

  1. marlaguette Says:

    Je suis allée au ciné la semaine passé… J’ai aimé… mais bon… il me manquait un truc… Mais un plaisir quand même !

    • trex58 Says:

      Il te manquait un « truc ». Quel « truc » ?

    • trex58 Says:

      Tu voulais mettre le feu à quelqu’un ? 😉

      Quand on rencontre un film, ou un livre, l’état d’esprit dans lequel on est joue beaucoup. En ce moment, après un petit exil des salles de cinéma, j’ai envie d’y retourner, j’ai envie de me laisser prendre à ces rêves en images, j’ai envie d’accepter positivement ce qui m’est proposé, voyant surtout ce qui est bien, et ne m’agaçant pas trop de ce qui est moins bien. Un peu moins d’exigence. L’envie de recevoir de la beauté. Enfin, il me semble…

      Bon, sinon, j’ai des allumettes dans ma cuisine. Je te les envoie ?

      Mais je comprends parfaitement qu’un film qui plaît à l’un plaise moins à un autre. Et, bien souvent, l’un dénigre totalement ce que l’autre porte aux nues. Tous les goûts sont dans la Nature. L’essentiel est d’oser. Sauf que… le temps et l’argent ne nous permettent pas d’aller voir tous les films… Et, non-Dieu sait combien de vrais navets sortent toutes les semaines. Prions le non-Diable pour réussir à ne pas se farcir un navet duquel on voudra s’enfuir ou dont on regrettera les €uros gaspillés. Mais, bah, c’est comme ça…

      Et je suis toujours aussi bavard ! Comment ça se soigne ?

      • marlaguette Says:

        Ca ne se soigne pas ! Tu es ainsi ! Et reste qui tu es ! C’est bien non !

      • trex58 Says:

        Mais… qui suis-je ?

      • Jane Says:

        Reste comme tu es. J’en connais qui ne parlent pas, qui ne veulent pas aborder certains sujets ou qui ne veulent pas entendre. Cela m’énerve et je me demande parfois si je suis différente !

      • Jane Says:

        Tu parles mais je n’ai pas entendu ta voix !

      • Jane Says:

        Tu es Tony non ?

      • trex58 Says:

        De retour dans le monde virtuel…
        Être différent ? Mais c’est essentiel, de se sentir unique, de ne pas faire comme les autres, qu’ils ne comprennent pas, combien ils sont coincés, déjà morts parfois…

      • Jane Says:

        Heureuse de ton retour. Est-ce que tu peux m’éclairer ? En quoi sont-ils coincés et parfois morts vivants ?
        Sinon j’écoute le dernier album de Jean-Louis Murat et je l’adore cet album. Pourtant, je ne comprends pas tout, parfois même rien !

      • Jane Says:

        Mes préférées : Belle Amour n’est pas querelle Robinson

      • trex58 Says:

        « Vivre en conscience » : comprendre ce qu’est la vie, décider ce qu’on veut en faire, qui peut être de rester simplement dans une vie simple ou qui peut consister à parcourir le monde. Mais, l’essentiel, c’est de ne pas être dupe, se duper soi-même. Car, si l' »innocence » de l’enfance serait l’idéal afin de vivre avec énergie et sans réfléchir, il y a bien un moment où l’évidence nous tombe dessus… Et certains ne pensent plus, à rien : métro, boulot, dodo. Et ils sont donc comme déjà morts, ronronnant. Mais, bon, je ne suis pas moi-même extraordinaire… juste un peu « au-dessus » de l’ordinaire, avec mes peurs, mes faiblesses, mes ronronnements… et mes folies.

        Sinon, j’ai aussi le dernier Murat. Mais je ne l’ai pas encore écouté. Après mes 10km de rameur, j’avais besoin de calme… et je vais d’ailleurs bientôt aller me coucher ! Mais, demain matin, en déjeunant, je commencerai à l’écouter !

      • Jane Says:

        Difficile de ne pas tomber dans la routine lorsque nos journées sont rythmées par le travail.
        Il y a quelques mois, j’ai accepté plus de travail, un refuge pour me protéger et rester connectée à la réalité. Une situation qui risque de perdurer. Les postes des « couilles molles » partant en retraite n’étant plus remplacés, les actifs doivent effectuer leur travail. Et en plus, on me colle des missions que je ne peux pas refuser.
        Le soir, il me reste un peu de temps pour pratiquer un sport, lire un livre, lire les blogs, écouter une émission de radio, regarder un film à la télé…
        Est-ce que tu peux m’expliquer pourquoi tu te situes au dessus de l’ordinaire ?

      • Jane Says:

        Et puis dès que les beaux jours reviendront, je reprendrai contact avec la nature. Je viens de regarder un documentaire « Un humain presque parfait » qui me laisse un sentiment de malaise. Il nous présente un avenir sans hasard, sans poésie, sans différences, déconnecté de la nature, sans émotions peut-être, mais rempli de compétition narcissique et de froideur. La science-fiction va bientôt devenir réalité. Quelle horreur !

      • trex58 Says:

        Accepter toujours plus de travail… pour le même salaire. C’est se précipiter dans le burnout, c’est vider sa vie du temps libre indispensable pour vivre « vraiment ». À condition bien sûr d’avoir du plaisir d’avoir du temps libre… Sinon, on se jette dans le travail pour ne pas penser. Mais on s’épuise, et on perd la capacité d’apprécier le monde.
        Alors, avec le retour des beaux jours, il faut en profiter pour flâner dehors, pour aller en campagne, à la montagne, pour visiter d’autres villes. Il faut… mais j’avoue moi-même avoir parfois du mal. Comme un Bernard l’Hermite, je me sens bien dans mon petit appartement, j’y ronronne bien… Mais, bon, faut sortir ! La vie, c’est le mouvement ! du corps et des méninges.

        Quant aux prévisions de futurs déshumanisés, je n’y crois guère : les Hommes ne sont pas faits pour tourner en rond dans une cage, décérébrés. Et il y aura toujours des gens pour faire exploser un tel système. Enfin, j’espère… Je ne pourrais pas vivre sans la musique et la poésie, et sans la Nature !

        Pourquoi je me situe « au-dessus de l’ordinaire » ? D’abord, je dis « un peu au-dessus de l’ordinaire ».
        L’ordinaire, c’est sans doute le niveau mental de mon beau-frère, qui n’a plus lu un livre sans doute depuis qu’il a quitté l’école, qui se disait à gauche et votait FN, qui ne s’intéresse à rien, même pas au foot. Un vrai zombie, un mort-vivant. Moi, je suis curieux, plein d’idées (débiles), plein de rêves, de peurs, de désirs, d’élan, d’obsessions aussi, etc. Bref, je ne suis pas mou. Mais je ne suis pas extraordinaire… pas de grande invention à mon actif, pas de disque platine, pas de fortune généré par un sens de l’entreprise, pas de livre adulé, pas de théorème mathématique à mon nom, rien d’extraordinaire… Mais je me sens différent de « la moyenne », plus libre, plus fou, plus bête aussi parfois (souvent, pensent mes enfants je crois), moins « normal », les cheveux longs en ce moment, rasé totalement dès qu’il fera chaud, le placard rempli de pulls Lacoste acheté par feue mon épouse et portant des pulls noirs de chez Brice, pouvant s’offrir une BMW ou une Audi, grosses, et roulant en Focus et Fiesta de 12 ans, entassant les disques et les bouquins (que je ne lis plus), etc. Bref, totalement irrationnel le Tony ! Enfin, moins extraordinaire que ceux qui font le tour du monde à pied ou en vélo, ou ceux qui ont le courage d’arrêter un boulot de merde et vivre plus simplement.

  2. Jane Says:

    « Le « loup » habite un appartement moderne, et froid, avec un magnifique meuble chinois, et il aime une musique moderne étrange » et « habillé de noir », cette description me rappelle tellement quelqu’un. Mais c’est du passé.

    Je ne peux vraiment pas aller voir tous ces films. Je vais devoir faire un choix !

    • trex58 Says:

      Le « loup » a décidé de rester libre, de ne plus s’engager, de renoncer à l’amour classique, de cueillir toutes les fleurs qui passent. C’est son choix. Et il y a des femmes qui aiment ce genre d’homme. Et ils font de merveilleux amants pour femme mariée lassée de son mari devenu mou et gros, générant des enfants pleins d’énergie ! 😉

      Le choix : c’est ce qui nous fait souffrir ! Il faut y aller à l’instinct, au plaisir, au hasard, à partir d’une liste d’envies. C’est comme pour visiter une ville : on fait une liste des lieux intéressants, avec les contraintes, et on fait comme on peut, en se laissant guider par son plaisir. Il n’est pas possible ni nécessaire de tout visiter ni de voir tous les films. Alors, il faut essayer de mélanger son goût de retrouver des styles connus et d’essayer des choses nouvelles ou qui nous semblent bizarres.

      • Jane Says:

        « Le loup a décidé de rester libre…de cueillir toutes les fleurs qui passent », pourquoi pas si lui aussi se laisse cueillir et que les choix de ces femmes et de leur vie privée sont respectés. Mais les contes nous apprennent à nous méfier du loup. Et je ne veux pas être mangée par le loup même si c’est tentant et excitant !
        Les choix sont souvent limités, non réciproques ou impossibles. Alors je les fantasmes et personne ne peut m’en empêcher. Même l’homme que j’aime secrètement !

      • trex58 Says:

        Hummm Si les femmes elles-aussi se mettent à devenir des louves, l’équilibre sera (enfin) respecté, non ? Les femmes, à part de très rares exceptions, n’étaient pas des consommatrices de sexe, d’hommes, non ? Cela change, peu à peu. Les femmes laissent monter en elles leurs désirs et osent l’exprimer, et osent « chasser » des hommes, et les « consommer » en leur faisant croire que c’est eux qui ont choisi alors que c’est elles qui les ont laisser s’approcher. Mais, bon, les femmes sont, en moyenne, plus petites et moins fortes que les hommes… ce qui rend la « chasse » plus dangereuse que pour un homme.
        Laura tombe amoureuse du loup. Mais le loup n’en a cure. Il ne voit en elle qu’une partenaire du sexe, avec qui il est tendre et attentionné, à condition qu’elle n’empiète pas sur son territoire privé. Il ne veut pas se donner corps et âme. Simplement, elle ne l’avait pas compris au début. Et, déçue de ne pas recevoir de l’amour en contrepartie naturelle de celui qu’elle lui donne, surprise de voir que leur « relation » ne se joue pas au même niveau émotionnel pour les deux, elle croit pouvoir devenir libre, c’est-à-dire juste une biche qui se laisse chasser facilement par le premier venu, qui se régale.
        Les contes ont été écrits pour éduquer les enfants, pour les préparer à prendre leur place dans la société. Hélas, cette société qui a fait ces contes avait une vision déviante de l’équilibre homme-femme. Les contes sont à brûler, car ils programment nos enfants. Mais, bien sûr, programmer un enfant, cela rend les choses plus simples… Lui permettre de chercher son chemin et de remettre en cause les règles en cours dans sa culture, c’est mal accepté, c’est plus compliqué à gérer. Le rôle des hommes et des femmes a changer, s’est diversifié, s’est complexifié. Il faut plus d’attention aujourd’hui qu’avant pour comprendre comment un homme ou une femme fonctionne. Ou, plutôt, la diversité des comportement s’étend, se banalise, au lieu d’être réservé à une infime minorité.
        « Être mangé par le loup », ça peut être fun si on arrive à faire croire au loup qu’on est une biche et qu’il a réussit sa chasse, alors qu’on l’a pris dans ses filets invisibles et que le chasseur est en fait la proie de la biche… À chacun de jouer le jeu qui lui plaît. Mais la difficulté est de réussir à vivre sans la tendresse puissante qui naît d’une relation forte et vraie. D’ailleurs, vit-on vraiment comme un Homme si on n’aime jamais ?
        Fantasmer est un moyen pratique pour assouvir ses désirs d’autres choses, autres choses qui risqueraient bien de briser ce qu’on a et auquel, finalement, on tient beaucoup, parce qu’il a de la valeur. Réaliser ses fantasmes, ça risque bien de briser sa vie tranquille et de nous jeter dans le déséquilibre, pour lequel il faut être bien préparé, avec de la ressource, de l’énergie, pour rebondir, et retrouver ce lien, cette tendresse avec l’autre qui nous est indispensable…

      • Jane Says:

        La chasse, cela ne me plait pas. Il veut ou il ne veut pas. S’il ne veut pas tant pis pour moi ! En revanche une fois que l’on s’est trouvé, on peut s’amuser mais on ne joue pas avec les sentiments. C’est cruel !

      • trex58 Says:

        « On ne joue pas avec les sentiments » ? Mais, que sont donc les « sentiments », sinon des illusions ? les « sentiments » n’existent qu’au fond de notre cerveau, pour satisfaire notre besoin de l’autre, d’un(e) autre.
        Mais, bon, même en sachant que c’est une illusion, on a envie de ressentir des « sentiments », forts, qui nous emportent, qui nous donne le « sentiment » de vivre vraiment, avec force !

      • Jane Says:

        Ce n’est peut-être qu’une illusion créée par mon cerveau, mais je les vis et parfois physiquement, ils sont donc bien réels pour moi. Peut-être qu’il faut que j’évite les situations qui font revivre certains d’entre eux tout simplement, elle est certainement là la solution pour moi.

      • trex58 Says:

        Notre corps traduit nos émotions.
        J’ai lu récemment, et il faudra que j’y revienne, un article semblant dire que notre conscience n’est que le témoin de prises de décision réalisées « ailleurs » en nous, peu de temps avant que nous en ayons conscience… Il faut que je relise l’article.

        Pourquoi t’interdire de revivre des « sentiments » ? Eviter de se les remémorer empêche peut-être de pouvoir les ressentir (dans de nouvelles circonstances) de nouveau ? peut-être que cela nous rend insensible ? Mais c’est à toi de voir ce qui est bien pour toi : personne ne peut le décider pour toi. Et ce qui est « bon » pour l’un ne l’est pas forcément pour l’autre…

        Allez, bonne nuit !

      • Jane Says:

        Eviter certains sentiments qui sont nuisibles.

      • trex58 Says:

        Le faut-il vraiment ? Ne faut-il pas aller au bout de ses sentiments, pour les ressentir vraiment ? Enfin, ça dépend de quels sentiments. Je deviens vague…

  3. Jane Says:

    Pour toi, le nouveau single de Zazie :

    • trex58 Says:

      Isabelle Marie Anne de Truchis de Varennes aura 49 le 18 avril. Et je ne connais, finalement, que peu de chansons d’elle… Faudra que je l’écoute un peu mieux, cette dame.

  4. Jane Says:

    J’ai choisi « To the wonder » mais il ne passe pas dans ma salle. Zut !

  5. Jane Says:

    Ce sont les trois jours du « Printemps du cinéma ». J’évite donc d’y aller pour éviter la foule. Et en plus j’ai beaucoup trop de travail et de réunions prévues.
    Hier j’ai regardé un film de FrançoisTruffaut que je n’avais jamais vu. Une histoire d’amour impossible et destructeur puisqu’il mène à la mort des deux amoureux. J’ai retenu une scène où Mathilde est en entretien avec son psychiatre :

    Le psy : On peut être aimé ou aimé plusieurs fois.

    Mathilde : pour être aimé, il faut être aimable. Et moi je suis bonne à rien, bonne à rien. Il y a quelque chose en moi qui éloigne les gens.

    Le psy : Votre mari n’a pas l’air de s’éloigner de vous.

    Mathilde : Mon mari m’aime. Mon mari est comme vous. Il fait très bien semblant d’écouter. Il me dit tu devrais tourner la page. Mais il ne sait pas que cette page pèse 100 kilo. Non personne ne s’intéresse à moi.

    La dernière phrase du film qui résume son histoire : Ni avec toi, ni sans toi.

    J’ai beaucoup aimé ce film.

    • trex58 Says:

      « La Femme d’à côté » ! Je crois bien l’avoir déjà vu. Ca finit bien mal… Mathilde a déprimé… Un beau film ! Mais, bon sang, que de films bizarres et tristes de Truffaut ! Même « L’homme qui aimait les femmes » finit mal au moment où c’était le renouveau… On n’en fait plus des réalisateurs comme lui…

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