Archive for janvier 2013

L’amour pour tous et toutes

2013/01/31

Cet après-midi à Grenoble, un couple s’embrassait tendrement dans le Jardin de Ville. Deux jeunes femmes. C’était charmant, et communicatif. (Bien sûr, en tant qu’hétérosexuel mâle, je suis plus tendre pour les lesbiennes que pour les homosexuels hommes. Voir deux femmes s’embrasser tendrement, cela donne juste envie de les rejoindre… 😉 alors que je n’ai nulle envie de rejoindre un couple d’hommes. Probablement que c’est l’inverse pour une femme.)
Sur un autre banc, un couple « classique » se faisait des câlins également, les mains de l’un sous le pull de l’autre. C’était charmant aussi.
C’est bien que ceux qui s’aiment, quels qu’ils soient, osent le montrer en public, sans se cacher.

Adolescence

2013/01/29

Il paraît qu’on vient de redéfinir la fin de l’adolescence comme étant le moment où le cerveau de l’être humain a fini son développement : 24 ans…

Ca explique des choses pour mon fils de … 23 ans qui, effectivement, ne me semblait pas complètement « fini ». Plus qu’un an !

Prix des livres étrangers en France

2013/01/29

Un nouveau livre sur les photos de nu de Bill Brandt (photographe anglais très important, 1904-1983) vient de sortir, en anglais. Prix en Livres sur un site anglais : 45£ (52€ ce jour). Prix en €uros en librairie en France : 75€ soit 44% plus cher qu’en UK. Cherchez l’erreur… Je viens de le commander sur Amazon.fr au prix de … 41€, expédition comprise. Désolé… je veux bien que les réseaux de la culture vivent, mais pas en s’octroyant une telle marge ! surtout sur un livre qui n’est pas traduit, juste revendu tel quel en France…

Adonis أدونيس

2013/01/29

Il me semble que j’avais déjà entendu parler de lui. Il me semble…
Adonis, c’est « le plus grand poète arabe vivant », dit l’article du Point du 17 janvier. On parle de lui probablement parce qu’il est né Syrien, issu de la même minorité que Bachar el-Assad : les Alaouites ; mais aussi parce que le 2ème tome de son Livre vient de sortir (al-Kitâb).
Ne lisant pas l’arabe, je suis incapable d’apprécier sa poésie, mais ce qu’il dit sur ce qu’il faut aux peuples arabes me touche. Dès le départ de l’interview, il dit : « Je ne suis pas un homme de politique, je suis un poète. Ce qui m’intéresse, c’est la liberté de l’individu et la laïcité de la société qui permet la libération de la femme de la loi religieuse ». Tout est dit. L’essentiel, pour lui, c’est « la libération de la société du joug de la religion ». « Le problème est de savoir si l’être humain est là pour créer un monde vivable ou pour hériter du passé ». « Le peuple est une pluralité faite de conflits entre ceux qui veulent changer et les autres, qui restent dans l’obscurantisme et préservent leurs intérêts ». Dans son livre, il parle du plus grand poète arabe de tous les temps, Abū l-T̩ayyib Ah̩mad ibn al-H̩usayn al-Mutanabbī, qui se déclara prophète, et fut un « symbole de courage et de transgression, une figure de refus, de recherche, de dépassement ». « Il faut voir l’homme arabe à travers les textes des grands poètes marginalisés par la culture régnante, et non par la politique ». Il dit s’être senti, peu à peu, « fondamentalement areligieux et fondamentalement antimonothéiste ». « Les monothéismes sont fondés sur des principes révélés : le prophète est le sceau, la vérité transmise par ce prophète est l’ultime vérité, l’homme n’a rien à ajouter, il n’a qu’à croire et pratiquer… Et, si on pousse cette logique, Dieu lui-même n’a plus rien à dire, car il a donné sa vérité ultime à son dernier prophète ».

« En poésie, pour être Adonis, on doit en même temps être Sisyphe. Adonis, c’est Sisyphe. Créer, c’est espérer, même en plein désespoir « .

« Le pouvoir doit s’incliner devant le poète »

Ski de fond

2013/01/28

Bon, à part une tentative il y a 3 ans contraint et forcé par une amie qui m’a fait skier sur de la glace, la dernière fois que j’ai chaussé des ski, c’était il y a au moins 10 ans ! Surtout en ski de piste. Quant au ski de fond, j’avais dû essayer 2 fois une heure…
Le ski de piste, je connais un peu, même si j’étais incapable de descendre une rouge ou une noire. Enfin… une noire/rouge pour Grenoblois ! C’est-à-dire une piste raide, étroite, et glacée bien sûr ! Sinon ? Sinon c’est pas amusant (pour eux). Donc, moi, j’aime un peu skier, quand la neige est fraîche, la pente pas trop raide, et les pistes larges. Quant au ski de fond… j’en ai une sainte horreur !!!!!!!! Mais pourquoi il n’y a pas de carres sur les skis de fond ? Quel est l’idiot qui a inventé un tel concept : descendre une piste sans aucun contrôle !!! Je HAIS le ski de fond !!! Et je viens d’en faire 3 heures cet après-midi… 3 heures sur les pistes, 15 km parcourus, et 3 chutes. En fait, en ski de fond, j’aime le plat et monter, et je hais les descentes !! D’ailleurs, je pense que je vais acheter des skis de randonnée nordique : des skis courts, larges, paraboliques, avec des écailles, et des carres !!!!!!!!! pour pouvoir descendre skis serrés et pouvoir godiller à loisir, au lieu de faire le « chasse-neige » et mourir de trouille. Na !

Sinon, pour ceux qui ont suivi les épisodes précédents et qui savent que j’ai fait un AVC (transitoire !!), tout semble aller le plus parfaitement possible… et j’ai donc essayé de vérifier que ma « machine » fonctionne bien. C’est fait. Enfin, je n’ai pas trop forcé. J’attendrai le printemps pour faire une grande marche et vérifier que je ne pète pas une durite en montant trop vite. Mourir dans la beauté d’un alpage, sous le soleil, ça a quand même plus de fun que de crever au boulot, non ?! 😉 même si les secours mettraient plus de temps pour arriver…

Comment être optimiste au XXIème siècle ?

2013/01/25

« Comment être optimiste au XXIème siècle ? » est un article de deux pages de Christophe André, psychiatre et auteur de livres réputés, paru dans Philosophie Magazine de Février 2013.
Voici quelques notes de lecture.

Goethe : « Le pessimiste se condamne à être spectateur ». Effectivement, sans optimisme, on a tendance à ne plus vouloir agir et à rester en spectateur du monde. Cela semble « négatif ». Mais, en se plaçant d’un point de vue oriental, observer le monde en folie est une position de sage. Donc, tous ceux qui regardent le monde agir sans eux ne sont pas pessimistes.

Ch. André parle de deux ouvrages, dont les auteurs se placent du « côté des opti-réalistes, c’est-à-dire des optimistes capables d’affronter les aspects sombres de la réalité ». La tournure est complexe, et nouvelle, mais ne s’agirait-il pas d’une forme de détachement actif ? Je veux dire que, face au bordel de ce monde, face à l’absurdité de nos vies, face à l’impermanence, bref face à la mort, on peut se dire que rien n’a d’importance et qu’on pourrait certes se laisser aller et ne plus rien envisager ou construire mais qu’il est quand même bien plus amusant de découvrir ce monde et de jouer, tant qu’on le peut.
Les optimistes, face à la vie, prennent plus de décisions exerçant une influence positive sur leur « destin » que les pessimistes. Bref, les pessimistes se laissent aller, et les optimistes agissent. Mais, bon, on peut aussi analyser le monde, et décider de se placer en spectateur, renonçant certes à beaucoup de choses, mais toujours en « acteur » de sa vie : on peut choisir délibérément de ne rien faire et de subir le hasard, non ?!

Clemenceau : « L’avenir, ce n’est pas ce qui va nous arriver, mais ce que nous allons faire ». Toujours cette vision occidentale de notre pouvoir de changer les choses. Bien sûr, c’est en réaction avec la vision religieuse des choses comme quoi « tout est déjà écrit » (par un Dieu, par un « destin » déjà écrit et qu’il ne servirait à rien de combattre). Mais on peut aussi décider de rester en retrait du monde, de l’observer, dans une vie tranquille, retirée, pour être au coeur de soi-même plutôt qu’au coeur d’une action brassant l’inutile.

« Des chercheurs en psychologie … ont montré que l’intolérance à l’incertitude est une dimension fondamentale de ce que l’on nomme l’anxiété généralisée, cette tendance maladive à se faire du souci à propos de tout, et notamment de ce qui est incertain, imprévisible et incontrôlable. C’est-à-dire, en gros, tout ce qui va arriver demain ! De fait, même si la plupart des personnes ne souffrent pas d’anxiété généralisée, le sentiment d’incertitude face à l’avenir, bien évidemment naturel et éternel, est peut-être devenu aujourd’hui plus intense que jadis, du fait même de la complexité croissante de notre monde. Notre problème viendrait-il aussi d’une dose excessive de complexité ? »
Hummm Une tendance de nos vies actuelles est de prévoir longuement en avance le futur : réunions, dates de livraison, vacances, etc. Autrefois, les Hommes se projetaient aussi dans le futur, mais dans un cycle, celui de la Nature et des saisons : une roue sans fin. C’est l’hiver, mais bientôt le printemps et l’été seront de retour ; il faut donc juste tenir et attendre, patiemment. Et c’est bien le calme et la patience qui nous manquent aujourd’hui, tellement nous sommes tirés en avant par notre travail, exigeant. Donc, je ne suis pas sûr que, « jadis », les Hommes avaient un tel niveau d' »incertitude face à l’avenir » : ils y pensaient peut-être moins ! Quand, dès le réveil, on doit se préoccuper de comment on va faire pour boire et se nourrir, comme c’est le cas dans de nombreuses zones (naturelles, ou pas) du monde, on ne pense pas au futur ! on ne pense pas au lendemain ! On est (coincé) dans le présent…
Ce qui est « incertain, imprévisible et incontrôlable », c’est bien « ce qui va arriver demain », mais pas forcément… Nous savons que nos vies sont un mélange de hasards (bons ou mauvais) et de choses planifiées, prévisibles et prévues.
Mais est-ce bien cette complexité qui génère cette « anxiété généralisée » ? Hummm Je n’en suis pas sûr. Quand on ne possède rien, on n’a pas peur de le perdre. Cela s’applique aux biens matériels, mais aussi à sa situation dans son ensemble. Si ma vie est déjà un enfer, l’avenir a peu de chance d’être pire ! 😉 Si je suis pauvre, mais que je me débrouille, chaque jour, à survivre, l’avenir ne m’est pas forcément anxiogène, non ? Bien sûr, la misère et la pauvreté favorisent certaines maladies mais, si l’on ne les anticipe pas, si on n’en a pas conscience, elles ne nous touchent pas tant qu’elles ne nous frappent pas, non ?
Donc, aujourd’hui, avons-nous peur de la complexité ou de la peur de perdre ce que nous avons déjà (et dont nous avons conscience que c’est un bien-être réel) ? Les deux ! Les jeunes ont certainement peur de ce monde complexe dans lequel il leur faut trouver leur place et qu’ils ont bien du mal à décrypter : trouver un travail, et donc avoir une formation. Evident ! Evident ? Pas forcément, puisque nombre de formations mènent aujourd’hui droit au chômage, du fait d’une désindustrialisation (en France). Quant aux « vieux » (notion toute relative) déjà « installés », ils craignent de perdre ce qu’ils ont eu du mal à acquérir, ils ont peur de perdre une stabilité bien agréable et de retomber dans un présent où leur avenir est à (re)construire, avec tous les efforts nécessaires et qui leur ont déjà beaucoup coûté en énergie et en souffrance.

Alors, puisque l’auteur est français et écrivant dans une revue française, on peut se demander si son interprétation n’est pas biaisée. En effet, quels sont les deux rêves principaux des jeunes français ? À mon avis, c’est : 1) devenir fonctionnaire, 2) foutre le camp de France. Des articles ont déjà montré que les jeunes postulent en masse aux concours de postes administratifs, qui constituent pour eux une solution idéale : un « bon » salaire, « peu » de travail, et une « grande » stabilité. En italiques, parce que ce n’est pas toujours le cas… bien sûr. Mais, bon, si la vie des fonctionnaires était un réel enfer, il y aurait moins de candidats… D’ailleurs, à mon avis, la seule solution pour trouver le bon niveau de salaire/travail est de baisser les salaires en gardant la même quantité de travail jusqu’à ce que le nombre de candidats à la fonction publique devienne « raisonnable » et que beaucoup se tournent vers le privé (dont plusieurs branches ont bien du mal à trouver du personnel). Mais, bon, ainsi, je vais faire hurler mes lecteurs, et je ne le dis donc pas… Mais on peut aussi jeter un coup d’oeil sur ce qui se passe dans d’autres pays, qui ont eu le courage d’externaliser nombre de postes de fonctionnaires, sans qu’il y ait d’émeutes… montrant que la France est un pays TRÈS particulier, inguérissable peut-être… Quant à « foutre le camp de France », il y a beaucoup de jeunes français qui vont découvrir comment ça se passe ailleurs. Une fois qu’ils y auront bien goûté, il est bien possible qu’ils reviennent… car, quoiqu’on en dise, la France a bien des qualités… malgré ses nombreux défauts. Mais je m’égare, un peu.

Ensuite, Ch. André continue sur son hypothèse de la « complexité » : nos ancêtres sont censés avoir eu un « certain contrôle » sur leur univers. Hummm J’aime bien le « certain », car ça me rappelle un sketch de Fernand Raynaud, hilarant de bêtise militaire. Je ne suis pas sûr que M. André ait bien raison. Certes, nos ancêtres savaient faire pousser du blé, mais ils ignoraient que ce dernier pouvait les tuer (l’ergot de seigle, champignon qui tuait encore dans les années 50 en France). Le « temps-jadis » n’avait rien d’idyllique, jamais. On y mourait comme des mouches, impuissants, et sans rien comprendre de ce qui se passait : cancer ? épilepsie ? infection ? empoisonnement ? peste ou choléra ou variole ? etc. Les maladies faisaient peur, atrocement. Aujourd’hui, on a peur de mourir, certes, mais on SAIT qu’on peut être soigné. C’est d’ailleurs l’une des raisons qui font que nombre de gens, alors même qu’ils savent que leur obésité et le tabac les tuent, continuent de se goinfrer, de ne pas faire de sport, et de fumer : ils ne font pas ce qu’il faut ? pas grave, « on » les sauvera ! Comme mes voisins du 3ème, qui fument comme des pompiers, et qui ressemblent, à 60 ans, à deux vieillards ridés et ratatinés.

Comme le dit plus loin Ch. André, l’impossibilité d’agir sur ce qui nous fait souffrir nous rend anxieux et dépressifs, générant une « démotivation persistante face à l’action ». J’ai été dépressif, et j’ai connu l’impossibilité d’envisager même d’agir à cause d’une perte complète de motivation. C’est affreux… Et, encore, face à des possibilités intéressantes, mais « risquées », je fuis, j’évite, je renonce : finalement, même si ma vie n’est pas extraordinaire, même si je pourrais l’enrichir de nouveauté, elle n’est quand même pas si mal… Raisonnement qui pousse à tourner en rond et à continuer à toujours faire les mêmes choses, rassurantes, mais nous tuant à petits feux. Car, la vie, c’est le changement, le mouvement, la découverte, et donc l’adaptation constante au changement. Rester à l’arrêt longtemps, c’est mourir. D’ailleurs, il me tarde de finir ce billet pour passer à autre chose ! 😉 Et vous aussi, sans doute. La capacité du français moyen à lire un texte étant faible, nombre de lecteurs de ce billet ont dû abandonner en cours de route ! 😉

Donc, je ne suis pas vraiment d’accord avec l’analyse de Ch. André. Mais, bon, comme il y a toujours moult raisons à toute chose, nous ne faisons peut-être qu’assigner des poids différents aux différentes causes.

Il dit : « Pourtant, les raisons d’espérer ne manquent pas ». « Alors qu’il nous semble que le monde est de plus en plus cruel, les historiens nous rappellent que d’un strict point de vue comptable, c’est l’inverse : il y a de moins en moins de victimes de guerres et de violences, ce qui est un progrès. Mais nous les admettons de moins en moins bien, ce qui est un autre progrès ». Oui, mais : est-ce que ça va durer ?!? Car, nous tous, nous nous foutons de savoir que, avant, c’était moins bien. Ce qui nous taraude, c’est : « j’ai l’habitude de vivre dans un certain confort et une certaine sécurité, mais est-ce que cela va durer ? » Aucune idée de la réponse… Mais, si j’étais « sage », j’irais tout de suite m’installer dans un pays d’Asie et vivre « tranquillement », vivant de mes « rentes ». 😉 Rêve idiot puisque l’écroulement possible du monde m’y rattraperait. Seule solution : toujours être en forme, en se levant le matin, pour affronter des catastrophes. Alors, puisque je possède déjà pas mal, il me faudrait être prêt, chaque matin, à devoir perdre beaucoup, et à accepter ce qui me restera. Idée insupportable !!! Mais qu’il me faudra bien vivre, de toute façon, puisque mon âge avançant va m’apporter de nouvelles avanies physiques et qu’il me faudra bien renoncer, peu à peu, voire brutalement, à plein de choses qui me semblaient jusque là « évidentes » ! Comme semblait évident aux malades vus hier en neurologie d’avoir pleine possession de leurs facultés physiques et/ou mentales avant de se retrouver soit errant sans but dans les couloirs soit essayant de rééduquer les membres dont ils ont perdu le contrôle. Merde ! Elle fait bien chier cette « condition humaine » ! Comment être optimiste alors qu’on sait (à partir d’un certain âge ou de l’accumulation de grosses « tuiles » sur notre gueule) qu’on va mourir, demain brutalement peut-être, ou après-demain de diverses maladies ou usures ? Zut ! Ce billet n’est vraiment pas optimiste ! 😉 Mais ça fait du bien ! Je me sens d’attaque maintenant ! 😉

Allez, bon courage. Tout est impermanent. Y compris ce Blog. Mais, bon, si je n’étais pas optimiste, je serais couché dans mon canapé devant une connerie à la télé ! 😉 Ha ha ha !!

Dexter : une 8ème saison !

2013/01/25

Youppppiiiiiiiiiii ! Une 8ème saison de Dexter est prévu bientôt ! En juin ! Avec Charlotte Rampling.
Bon. Je sais. Ca parle de meurtres. Ce n’est pas moral (à part que c’est un serial-killer de serial-killers…). Mais qu’est-ce que c’est bien fait ! 🙂 Et puis… je ne regarde presque que ça comme télévision.

Hippocampe

2013/01/24

C’est marrant.

Ma mère est en ce moment à l’hôpital, pour trouver un traitement qui permette de mieux gérer son Alzheimer. Et, l’Alzheimer, ça commence par l’hippocampe, qui gère la mémoire.
J’ai donc fait un AVC qui a touché une toute petite partie de mon hippocampe gauche.
Et ma voisine et amie, épileptique, est entrée il y a 2 semaines à l’hôpital pour déterminer quelle est la zone à l’origine de ses crises. Elle sort samedi, et la zone, c’est son hippocampe gauche, ou juste à côté…

C’est marrant.

Y’a des hasards, comme ça…

France Inter : Journaliste

2013/01/24

Apparemment, les « journalistes » de France Inter ont une vision bizarre de ce qu’est leur métier.
Lapsus linguae ? 😉

Ainsi, alors qu’un définition classique est :
– Journaliste : Celui qui pratique le journalisme.
– Journalisme : Le journalisme est l’activité qui consiste à recueillir, vérifier, ou commenter des faits pour les porter à l’attention du public dans les médias.

Voici ce qu’on pouvait entendre ce matin à partir de 10 heures sur France Inter, émission : Service Public par Guillaume Erner (Jeudi 24 janvier 2013), vers 11mn10 (écouter de 10mn45 à 11mn30), sur un sujet très sérieux (l’autisme) :
« Vous connaissez bien la société du spectacle, puisque vous avez fréquenté longuement des journalistes« .

Sinon, l’interview de Josef Schovanec est très intéressante.

Totem

2013/01/23

Article « Totem » de PhilosophieMagazine de Février 2013, page 75, de Tobie Nathan.
Dans cet article très court (trop court…), Monsieur Tobie Nathan déblatère autour du mot « totem ». Son explication ne m’a pas convaincu. Pour moi, un « totem » est une solution magique pour essayer d’expliquer quelque chose d’incompréhensible (avant) : d’où vient l’Homme ? et quel est son lien avec la Nature ?

Bonjour, je ne suis pas d’accord avec votre analyse sur le sens du mot « totem ». Vous y voyez un point d’origine où commencer le décompte de nos ancêtres. J’y vois plutôt une incapacité, chez les peuples primitifs mais aussi jusqu’à Darwin chez les peuples dits évolués, de concevoir l’accumulation de petits changements dans une lignée permettant le passage progressif entre des ancêtres simiesques et l’Homme. Pour eux, il y a un point de rupture magique : un « totem » d’où est sorti (par magie) leur lignée humaine, ou bien un Dieu qui a créé les Hommes. Ce « totem » est aussi, bien sûr, une histoire commune liant un peuple. Ce sont les prémices du parasite religieux qui enferme l’individu dans une société religieuse pour éviter l’éclatement de cette société et donc la disparition cette religion. Ou, plutôt, les religions/totems qui n’étaient pas assez forts pour contenir les forces de dispersion ou d’assimilation extérieure ont disparu. La notion de « totem » est un leurre qui a longtemps empêché les Hommes de comprendre les rouages psychologiques.
« Mon ancêtre est un caméléon » fait dorénavant partie du passé. Le monde est maintenant désenchanté. Il ne sert à rien de vouloir revenir à « avant ». Il faut accepter d’avoir continué de « croquer la pomme » de la connaissance. Après être sortis du Jardin d’Eden, nous avons tué Dieu et tous les totems. Reste à définir une spiritualité athée.
Ce que vous décrivez (« guérisseur », « source de la folie ») n’était qu’une façon de trouver une solution bancale et inefficace à un problème fondamental mais insoluble à ces époques, faisant souvent plus de mal que de bien. Maintenant, il nous faut accepter de vivre avec la pleine conscience de notre animalité fondamentale et de la disparition de la magie. C’est triste, mais c’est comme ça.
Cordialement

Texte original :

PM