Champagne Pour Tout Le Monde – Caviar Pour Les Autres !

« Champagne Pour Tout Le Monde – Caviar Pour Les Autres », c’est un album de Jacques Higelin, et c’est aussi une magnifique chanson « Champagne », bien déjantée. Tout le monde boit du Champagne, peu ont goûté au Caviar…

Mais, hier, ces mots avaient un sens particulier pour moi…
Ce sont les fêtes. Alors, on ouvre du Champagne. Partout en France, dans toutes les familles, on va ouvrir du Champagne, ou une bouteille d’un autre mousseux. Parce que les bulles, c’est la fête. Tout le monde a goûté au Champagne, quasiment tout le monde. Et hier, nous avons but du Champagne, bien sûr : du Canard-Duchêne. Mais, qui a goûté du Caviar, du vrai, pas un ersatz, pas du caviar français ou autre, mais du vrai Caviar russe, le caviar authentique et originel, du Petrossian ? Qui ?? Pas moi en tout cas. Trop cher : 2000€ le kilogramme !!! Ca, c’est vraiment du luxe ! 50 grammes, c’est 100€ la (toute) petite boîte, juste de quoi goûter. Et bien, mon fils, qui maintenant touche une bonne paye pour un alternant (1700€ net par mois pour un BAC+5 en juin prochain), et qui accepte encore les 315€ que je continue (connement) à lui verser, en a acheté !!! 50g. Pour faire goûter à son amie… Pour le moment, je ne sais pas s’il compte l’ouvrir aujourd’hui, avant de partir et d’aller skier en Savoie, chez la soeur de son amie, ou s’il compte en faire profiter sa belle-famille… J’attends de savoir. Et je ne parle pas des très bonnes bouteilles qu’il a stockées dans ma cave, qu’il a achetées ou qu’on lui a offertes (pas moi. À part un Dauzac 2010 cette année).
Ce goût du luxe, ça ne vient pas de moi… mais de mon épouse qui, pour un évènement marquant, avait besoin d’acheter du Dom-Pérignon (115€ la bouteille…). C’est sûr que, pour marquer les 18 ans, ou un diplôme d’Ingénieur, ça aide à s’en souvenir ! Mais, est-ce bien nécessaire ? Je n’en suis pas bien sûr… Déjà, lorsqu’on double le prix d’un vin, à partir d’un certain prix, on ne double pas la qualité du vin ni le plaisir qu’on y prend. Le meilleur souvenir que j’ai d’un vin, c’est un « Première Côte de Blaye », à 7€…, pour lequel moi et mon beau-frère nous sommes presque battus (gentiment) pour la finir, tellement c’était un régal.

Alors… faut-il vraiment des mets et des vins extraordinaires pour être heureux ? Non. Définitivement non. Mon fils s’égare… Je suis là pour lui payer l’essentiel tant qu’il ne peut pas le payer par son travail, et je ne suis sûrement pas là pour lui payer du luxe. Surtout qu’il a passé plus de temps déjà avec sa nouvelle belle-famille qu’avec moi cette année. Je pense que je vais lui couper les vivres. Il se fout de ma gueule.

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6 Réponses to “Champagne Pour Tout Le Monde – Caviar Pour Les Autres !”

  1. Ohmyblogue Says:

    1700 et des poussières euros pour un BAC+5 et un diplôme d’ingénieur :O ??? Heu sinon oui il n’a pas besoin des 300 euros, je pense qu’il est désormais capable d’assumer lui même ses dépenses sans aide. Cette volonté de luxe je la ressens, cependant j’essaie de distinguer le vrai luxe du luxe maquillé ; je m’explique : ils peuvent bien emballer un vin ou un champagne pour le vendre plus cher alors qu’il n’a rien de spécial.

    C’est navrant de voir qu’il agit ainsi; j’espère qu’il se rendra compte de sa connerie plus tard…

    • trex58 Says:

      En fait, 1700€, c’est son salaire mensuel net (comprenant son 13ème mois). Auquel il faut ajouter 200€ d’APL et 150€ de pension (de sa mère). Plus les 315€ que je continue (continuais ?!) à lui verser, ça fait : 2365€ par mois… avec des frais réduits puisqu’il est en collocation sur les 2 appartements (Paris et Valence) (500-600€ pour les deux…).
      Ca va, il vit bien… alors qu’il n’est pas encore BAC+5.

      Le luxe ? C’est vrai, il en faut. Mais la bouteille de Château Dauzac que je lui ai offerte (32€), c’est déjà du luxe… puisqu’on trouve déjà de bons vins entre 10 et 20€.

      Sa mère l’a habitué au luxe… et il a besoin de « paraître » devant les autres (amis, amie) je pense. Surtout quand on a quelques amis ayant des parents bien friqués.

      Moi, mon luxe, c’est un Nikon D800 à 2900€, après un humble Nikon D90 et 2 très bons objectifs. Avec, il m’arrive de faire quelques belles photos, je crois.

  2. Une femme libre Says:

    Le goût du luxe…. vient-t-il toujours des parents? Ils ont le dos large les parents. J’ai élevé mes filles frugalement, sans jamais manquer de rien, mais le luxe, non, elles n’ont pas connu. Je suis naturellement économe et organisée financièrement. Jamais eu de dettes. Elles? Dépensent jusqu’au dernier sou et plus. hélas! Prennent voiture ou s’appellent un taxi au lieu du métro. Rien de trop beau pour les demoiselles. Vêtements à ne plus savoir où les mettre, restaurants, bars, etc. Au début, j’enrageais. Des fois, j’épongeais leurs bêtises afin qu’elles conservent un bon dossier de crédit. Et puis, là, je me suis dit que je n’allais pas me rendre malade ni responsable de ce qui n’est plus de ma responsabilité. Elles sont toutes les trois adultes, si elles s’endettent, elles feront faillite, si elles ne paient pas leur loyer, elles seront mises à la rue. Voilà. Conséquences logiques. Dure réalité. Je me retire sans retirer mon amour mais mon soutien ne sera plus financier. Mon fils, lui, à 33 ans, semble bien se débrouiller mais il lui aura fallu du temps.

  3. trex58 Says:

    « Le goût du luxe…. vient-t-il toujours des parents? »

    Je n’en sais rien. Mais remplir ses placards de fringues, utiliser des taxis plutôt que le métro, ce n’est pas encore du luxe, non ?
    Les vêtements, cela peut être une addiction à l’achat, impulsif. Et le taxi, cela peut être une grande flemmardise. Quant aux bars et aux restos, c’est aussi pour « paraître » devant les copains.
    Par contre, vouloir boire du Dom Perignon plutôt qu’un (bon !) Champagne de petit producteur ou que « simplement » du Mumm Cordon Ronge, cela me semble être du luxe : viser ce qui est le plus « haut ». Comme si le plaisir qu’on en tire est fonction du prix qu’on paye…
    Enfin, il me semble…

    Mais mon fils ne met pas ses comptes à vide. Non. Simplement, maintenant que ses rentrées d’argent explosent, il dépense plus au lieu de mettre de côté, comme nous faisions instinctivement. Je me souviens un peu de mon enfance… d’avoir reçu des clémentines pour Noël, d’avoir reçu UN cadeau (une voiture) pour mon anniversaire. Bref, des choses simples, en petites quantités. Alors que mon fils a reçu pléthore de cadeaux, venant de ses parents, oncle et tante, et grand-père. Quand l’enfant représente beaucoup, il reçoit beaucoup… trop.

    Enfin, c’est un sujet complexe. Et il y a probablement de nombreuses raisons possibles pour expliquer ce comportement.

  4. Une femme libre Says:

    Oui, c’est tout à fait ça pour mes filles, si elles ont plus d’argent, elles dépensent plus alors que ça allait de soi pour moi d’en mettre de côté. Elles n’ont pas du tout ce réflexe. Est-ce de ma faute? Aurais-je dû le leur inculquer? Et comment fallait-il faire? Comment se fait-il que mes parents à moi m’aient transmis la nécessité de l’épargne?

    Sans épargne, elles seront éternellement pauvres quel que soit leur revenu, pauvres dans des habits de riche mais pauvres tout de même. Les projets sont limités quand tu n’as pas un sou de côté, la liberté aussi. En dépensant à plus soif, elles briment leur liberté, c’est ce que je tente de leur faire comprendre, mais mes beaux discours ne semblent pas fonctionner du tout. Alors je vis ma vie et je me tais.

    • trex58 Says:

      Je ne pense pas que ce soit de ta faute. La publicité est omni-présente. Déjà, au collège puis lycée, il leur faut à la fois se différencier et faire comme les autres : bref, acheter des vêtements « de marque », sans même se préoccuper de la qualité et de la durabilité de ce qu’ils achètent. La baisse du prix des vêtements a multiplié les achats… Même phénomène pour la bouffe : moins c’est cher, plus on en achète, mais de mauvaise qualité. C’est un phénomène général : en France, certains pensent que plus on a de fonctionnaires mieux c’est ! 😉 Sans jamais se dire qu’il faut trouver le « juste milieu »…

      Epargner… était instinctif autrefois. Et, devant la rareté et le prix des objets utilitaires, on gardait et mettait de côté des objets déjà bien usés. Le cadet, et même le benjamin, portaient les habits usés, mais pas trop, de l’aîné.
      Epargner une part de la marge qui reste une fois tout ce qui DOIT être payer est payé, cela semble évident… juste pour s’offrir de plus beaux et plus rares cadeaux : une voiture, un appartement, un grand voyage…
      Mais, bon, côté épargne, on peut aussi tomber dans l’excès inverse : ne rien dépenser par peur du futur ! par peur d’avoir besoin plus tard. ou par manque d’audace.

      Bon. Nous avons « lancé » nos enfants. Ils sont grands maintenant ; alors : qu’ils se débrouillent, et remettons-nous à vivre nos vies. J’ai divisé par 10 le montant que je donnais à mon fils. J’attends de voir s’il s’en rend seulement compte… et ce qu’il va me dire. Rien de bien bon, je le crains, tellement pour lui il est évident, NORMAL, que je lui donne de l’argent, alors même qu’il est maintenant devenu complètement autonome. Continuer à l' »acheter » serait idiot. Il va m’en vouloir, c’est sûr…

      Au fait, il est repassé ce WE : pas de cadeau pour moi… Snifff. Un petit rien m’aurait fait plaisir. Bon, il n’a pas eu trop le temps… sinon celui d’aller skier ! Et il y retourne la semaine prochaine, mais pas chez moi, chez la soeur de son amie, à 150km de chez moi…

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