Après…

Le plus dur, ce n’est pas d’attendre de revoir ses enfants. Le plus dur, c’est juste après leur départ… quand on réalise que, de nouveau, ils sont loin et qu’il va falloir encore attendre, quand on passe brutalement d’un « plein » à un « vide ». Bon, bien sûr, on a sa vie… mais les personnes à qui on a donné le plus d’attentions dans sa vie, ce sont (dans le désordre) : ses parents, ses enfants, son conjoint. Quand il n’est plus possible d’avoir une quelconque discussion avec les premiers, quand le dernier est parti, le nombre de liens fondamentaux qu’il nous reste est bien réduit… Bon, il paraît qu’on peut parfaitement vivre sans ces liens, et en créer d’autres. Mais est-ce vraiment vivre ? Ce qui fait la vie, ce qui rend la vie riche émotionnellement, n’est-ce pas être avec ceux pour qui on a de l’amour ? Et, l’amour, il faut du temps pour le créer, il faut des tas de moments, bons ou moins bons, qu’on a passés avec l’autre, à faire des choses ensemble, il faut beaucoup de temps. Ce conjoint, avec qui on a vécu un quart de siècle, avec qui on a eu des enfants, avec qui on a eu des bons et des mauvais moments, il est irremplaçable, car il n’est plus possible, si tard dans sa vie, de recréer les mêmes moments. Le désir d’enfants, les enfants, cela lie deux personnes. Parfois, aussi bien sûr, quand c’est difficile, ça les délie… Quand aux parents, on n’a pas toujours porté envers eux toute l’attention qu’ils auraient mérité et on découvre cela parfois tardivement, voire trop tard…
Bref, l’enfer, c’est les autres : sans eux, on est mal ; avec eux, c’est compliqué !! 😉

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6 Réponses to “Après…”

  1. marlaguette Says:

    Partage…
    Bisous pour ta nuit… après Dexter 🙂

    • trex58 Says:

      Dexter a mis ses sentiments au frigo. Ou, plutôt, un choc émotionnel immense a refermé (à jamais ?) une partie de sa sensibilité… Mais ce n’est qu’une fiction, et il n’est qu’un personnage qui me semble irréaliste… Mais, bon, c’est tellement bien fait !
      Merci pour le bisou ! Même virtuel, ça fait toujours du bien !
      Bonne nuit pour toi aussi. Bises.

  2. trex58 Says:

    Dans ma liste, bien sûr, j’ai oublié une catégorie… ses frères et soeurs. Normal, je suis fils unique avec 5 demi soeurs et frère ! Alors que, pour Dexter, il ne lui reste plus que sa soeur ! Deborah.

  3. encolie26 Says:

    L’Après j’ai appris à le gérer mais je reconnais que le vide que l’on ressent parfois est plus terrible que le bon moment que l’on a partagé. UN coup de fil de ma fille pendant 45min et dans la demi-heure qui suit c’est un manque abyssal qui se crée. Une vague en creux, un chagrin qui me terrasse… et puis lentement on refait surface.
    Je n’ai pas encore essayé Skype pour voir si l’échange visuel atténue l’effet désastreux de l’absence de toucher…
    Pour ma part c’est le Toucher qui est le problème. C’est un sens essentiel, indispensable, inconditionnel. Je croyais que c’était dû à mon enfance en Afrique mais je découvre avec bonheur que mes collègues italiens ont le toucher facile : on se prend par l’épaule, par la taille, par le bras entre hommes, entre sexes sans que ce soit mal interprété.
    Après, la solitude qui se réinstalle et notre manque d’altérité qui signe notre désir des autres. En cela les gens au fond de la déprime ne ressentent pas ce manque, donc on pourrait dire que c’est un signe de santé… je ne sais pas si cela va te consoler! 🙂
    Mais il y a des ami(es)… alors gros bisous à toi.

    • trex58 Says:

      Nous sommes faits pour avoir des liens avec les autres. Et, parmi ces liens, il y en a de fondamentaux : parents, enfants, fratrie, et conjoint. Et, quand nous manquons de ces liens, cela nous atteint au plus profond de nous.
      Surtout pour nos enfants, je crois. Un conjoint, même si, après quelques dizaines d’années avec lui avant son départ, il nous manque, et même si une nouvelle relation ne pourra plus jamais être comme celle qui a vu naître nos enfants, on arrive à passer à un autre. Les parents ? nous devons les quitter. Mais, les enfants…

      Oui, après une séparation, je ressens profondément ce manque, cette douleur… avant de refaire surface.

      Skype aide, pas mal. Car, avec l’image en plus de la voix, on est « presque » dans le proche, dans le réel d’une présence … touchable. Presque… mais si loin bien sûr. Mais, bon, avec ma fille que je vois (pour le moment) tous les 8 mois… cela aide, pas mal. Et puis, à force, on s’y fait.

      En plus, le « toucher » n’est pas le même entre un père et sa fille. Et, suite à ce qui nous est arrivé, elle avait pris une distance physique avec moi qu’elle n’a commencé à briser que lors de sa visite en août. Mais, oui, le « toucher », c’est si bon. Surtout pour une mère je pense, qui a passé bien plus de temps que le père (même chez les maris modernes) à toucher ses enfants.

      La distance entre personnes, dans le sud, est bien plus courte que dans le nord, tu t’en rends bien compte ! Moi, je suis entre deux, je crois… Il me faut du temps pour accepter d’être touché, même si j’accepte une distance assez courte. Finalement, tu as bien fait de quitter la Belgique ! Trop froids pour toi ces gens !! Là, en Italie, tu retrouves ton élément ! 😉

      Cette façon de ressentir intensément le manque est une marque d’humanité… Parfois, j’aurais envie d’être un peu moins humain ! 😉
      Il n’est pas possible de se débarrasser de ce besoin sans perdre une partie fondamentale de son humanité… Et donc, cette souffrance qu’on ressent, il faut l’accepter… sans se refroidir, sans vouloir se protéger en devenant insensible… La dure Condition Humaine…

      Bon, donc, je suis en bonne santé ! Chouette ! Et j’ai des ami(e)s !! Merci !!
      Bises à toi, ainsi qu’à Marla !

      En donnant un peu d’attention chacun à l’autre, c’est bien.

      Bises !

  4. Une femme libre Says:

    Je trouve la relation parent enfants adultes bien compliquée alors que c’est si simple quand les enfants sont jeunes. On s’en occupe, on fait le mieux pour eux et souvent notre vie en est pleine. Ça demande beaucoup d’investissement élever des enfants, en temps, argent et surtout doutes et émotions. Et puis les voilà adultes et ils font leur vie. C’est donc un investissement absolument gratuit et il doit en être ainsi. Le plus beau cadeau que nous puissions faire à nos enfants adultes, c’est d’être heureux sans eux. Ma mère m’a fait ce cadeau et je lui en suis reconnaissante. J’essaie de faire la même chose pour mes enfants à moi. Des fois, je n’y arrive pas, mais ils n’en savent rien. Ils sont donc libres d’aller où ils veulent quand ils veulent et de vivre leur vie comme ils le veulent sans sentir un boulet parental à s’occuper. Pas de culpabilité. De la liberté. Voilà mon cadeau pour eux et elles.

    J’aime beaucoup la partie de votre commentaire précédent, Tony, quand vous dites qu’il fait accepter cette souffrance qu’on ressent et qui fait partie de son humanité. Je pense tout à fait comme vous.

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