Archive for décembre 2012

Dexter ! Saison 7

2012/12/23

Je suis bien en retard pour regarder la 7ème saison de Dexter ! La faute à mon PC, qui n’avait plus de voix. Là, apparemment, c’est revenu ! Alors, ENFIN !, je vais pouvoir me remettre à ce vice fondamental : oublier sa propre vie, la mettre entre parenthèse, en passant un moment agréable avec des personnages fictifs qui, formidablement construits, nous sont comme des amis, virtuels, comme une famille familière dont les retrouvailles nous rassurent.

Après…

2012/12/23

Le plus dur, ce n’est pas d’attendre de revoir ses enfants. Le plus dur, c’est juste après leur départ… quand on réalise que, de nouveau, ils sont loin et qu’il va falloir encore attendre, quand on passe brutalement d’un « plein » à un « vide ». Bon, bien sûr, on a sa vie… mais les personnes à qui on a donné le plus d’attentions dans sa vie, ce sont (dans le désordre) : ses parents, ses enfants, son conjoint. Quand il n’est plus possible d’avoir une quelconque discussion avec les premiers, quand le dernier est parti, le nombre de liens fondamentaux qu’il nous reste est bien réduit… Bon, il paraît qu’on peut parfaitement vivre sans ces liens, et en créer d’autres. Mais est-ce vraiment vivre ? Ce qui fait la vie, ce qui rend la vie riche émotionnellement, n’est-ce pas être avec ceux pour qui on a de l’amour ? Et, l’amour, il faut du temps pour le créer, il faut des tas de moments, bons ou moins bons, qu’on a passés avec l’autre, à faire des choses ensemble, il faut beaucoup de temps. Ce conjoint, avec qui on a vécu un quart de siècle, avec qui on a eu des enfants, avec qui on a eu des bons et des mauvais moments, il est irremplaçable, car il n’est plus possible, si tard dans sa vie, de recréer les mêmes moments. Le désir d’enfants, les enfants, cela lie deux personnes. Parfois, aussi bien sûr, quand c’est difficile, ça les délie… Quand aux parents, on n’a pas toujours porté envers eux toute l’attention qu’ils auraient mérité et on découvre cela parfois tardivement, voire trop tard…
Bref, l’enfer, c’est les autres : sans eux, on est mal ; avec eux, c’est compliqué !! 😉

Champagne Pour Tout Le Monde – Caviar Pour Les Autres !

2012/12/23

« Champagne Pour Tout Le Monde – Caviar Pour Les Autres », c’est un album de Jacques Higelin, et c’est aussi une magnifique chanson « Champagne », bien déjantée. Tout le monde boit du Champagne, peu ont goûté au Caviar…

Mais, hier, ces mots avaient un sens particulier pour moi…
Ce sont les fêtes. Alors, on ouvre du Champagne. Partout en France, dans toutes les familles, on va ouvrir du Champagne, ou une bouteille d’un autre mousseux. Parce que les bulles, c’est la fête. Tout le monde a goûté au Champagne, quasiment tout le monde. Et hier, nous avons but du Champagne, bien sûr : du Canard-Duchêne. Mais, qui a goûté du Caviar, du vrai, pas un ersatz, pas du caviar français ou autre, mais du vrai Caviar russe, le caviar authentique et originel, du Petrossian ? Qui ?? Pas moi en tout cas. Trop cher : 2000€ le kilogramme !!! Ca, c’est vraiment du luxe ! 50 grammes, c’est 100€ la (toute) petite boîte, juste de quoi goûter. Et bien, mon fils, qui maintenant touche une bonne paye pour un alternant (1700€ net par mois pour un BAC+5 en juin prochain), et qui accepte encore les 315€ que je continue (connement) à lui verser, en a acheté !!! 50g. Pour faire goûter à son amie… Pour le moment, je ne sais pas s’il compte l’ouvrir aujourd’hui, avant de partir et d’aller skier en Savoie, chez la soeur de son amie, ou s’il compte en faire profiter sa belle-famille… J’attends de savoir. Et je ne parle pas des très bonnes bouteilles qu’il a stockées dans ma cave, qu’il a achetées ou qu’on lui a offertes (pas moi. À part un Dauzac 2010 cette année).
Ce goût du luxe, ça ne vient pas de moi… mais de mon épouse qui, pour un évènement marquant, avait besoin d’acheter du Dom-Pérignon (115€ la bouteille…). C’est sûr que, pour marquer les 18 ans, ou un diplôme d’Ingénieur, ça aide à s’en souvenir ! Mais, est-ce bien nécessaire ? Je n’en suis pas bien sûr… Déjà, lorsqu’on double le prix d’un vin, à partir d’un certain prix, on ne double pas la qualité du vin ni le plaisir qu’on y prend. Le meilleur souvenir que j’ai d’un vin, c’est un « Première Côte de Blaye », à 7€…, pour lequel moi et mon beau-frère nous sommes presque battus (gentiment) pour la finir, tellement c’était un régal.

Alors… faut-il vraiment des mets et des vins extraordinaires pour être heureux ? Non. Définitivement non. Mon fils s’égare… Je suis là pour lui payer l’essentiel tant qu’il ne peut pas le payer par son travail, et je ne suis sûrement pas là pour lui payer du luxe. Surtout qu’il a passé plus de temps déjà avec sa nouvelle belle-famille qu’avec moi cette année. Je pense que je vais lui couper les vivres. Il se fout de ma gueule.

Noël : je suis prêt !

2012/12/21

Oui ! Je suis prêt ! Pas « presque prêt » ! Prêt !

Mon fils et son amie arrivent ce soir, tard, et passent le WE chez moi. Ensuite, ils vont skier en Savoie.
Donc : pas de Noël le jour de Noël chez moi… snifffff Mais pas de Noël surtout chez ma connasse de belle-soeur ! 🙂

Je suis donc prêt, en avance sur tout le monde ! puisque, le jour de Noël, mes enfants ne seront pas là. Bon, ma fille a un mot d’excuse : l’AR Grenoble – Singapour, ça fait quand même un peu cher… Et puis, ils ont prévu de voyager là-bas, dans les Philippines je crois.

Je suis donc prêt !
J’ai nettoyé (un peu), rangé mon bordel (beaucoup), descendu et enlevé le tas de linge à repasser (et enlever la table à repasser qui trône en quasi-permanence dans mon salon ! 😉 J’ai acheté des cadeaux, pour lui, et pour elle aussi bien sûr. Mais, bon, pour savoir si ça va leur plaire… aucune idée… J’ai eu beau envoyer un SMS à l’un pour savoir ce que l’autre voudrait, et réciproquement, j’ai eu beau demander à ma fille… j’ai rien eu comme réponse (à part un cadeau que même pour moi je trouve que c’est vraiment trop cher !!). Bon, un chèque-cadeau FNAC en plus du reste, ça aide. Pour mon fils, il y a : une ceinture (de cuir pleine peau !) et une bouteille de Château Dauzac. Pour son amie, deux tomes d’une BD (aucune idée si elle aime ça… je ne la connais pas !! Je l’ai vue 4 fois !). Et tout ça est bien emballé, genre cadeau, vous voyez le genre ? J’ai rempli le frigo de bonnes choses : foies gras, pavés de bison, lapin, rattes (les pommes de terre, pas la bestiole. Quoique… c’est le plat principal au Vietnam ! 😉 ), chou Romanesco, salades, saumon (sauvage !) fumé, plusieurs fromages, et quelques petites babioles. Et le vin ! J’ai sorti de mon coffre aux trésors quelques vieilles bouteilles (1993, 1995), et je laisserai le choix de la victime expiatoire à mon fils : St-Julien ou Haut-Médoc. Et du vin blanc moelleux pour le dessert ! Une feuilletine. Et, demain matin, en prenant le gâteau, je prendrai du bon pain.
Voilà.

Et, bien sûr, PAS de sapin. Ni de décoration. Car, en fait, je préfère fêter le Solstice d’hiver que Noël. Une fête chrétienne : beurk !!!! 😉

Bon, je suis sûr d’avoir oublié un petit quelque chose et que mon fils va me râler dessus… 😉
Déjà, il m’a dit qu’ils arrivaient ce soir sans même me dire s’ils auront mangé avant… Pffff
Et sa chambre est dans l’état de bordel avancé dans lequel il l’a laissée il y a … 5 semaines. Il n’avait même pas remonté les draps… Hé ! C’est pas un hôtel ici ! C’est sa chambre ! Et il a … 23 ans, le bougre. On me dit qu’il me ressemble, qu’il ressemble à mon apparence au même âge. C’est pas vrai ! Je n’avais pas, comme lui, 15 kg de trop ! Mais je n’avais pas non plus les cuisseaux de footballeur qui le forcent à essayer 100 pantalons avant d’en trouver un dans lequel il met ses jambonneaux. Quant à sa coiffure, il fait bien d’en profiter le plus longtemps possible… car, moi, j’ai commencé à les perdre très rapidement ! À moins qu’il ait les cheveux de son grand-père maternel ! Si c’est le cas, alors il est sauvé ! Mais, bon, comme ce grand-père ne lui a pas transmis l’amour du pastis, il ne devrait pas non plus lui avoir passé ses cheveux. Ni l’humour non plus, hélas. Et, là, ça fait bien défaut !
Bon, j’arrête de lui tailler une veste !
Dans une heure à peine, ils devraient être là.

Tiens, ça me rappelle un livre (un truc comme : « Les enfants ne viendront pas ») qui parle d’une femme dont les enfants ne viennent pas/plus la voir. Déchirure. C’est vrai, quoi ! On se décarcasse pour faire ces gosses (hé ! Ca marche pas au premier coup ! Alors, il faut essayer de nombreuses fois !), et on les élève, et on les trimballe, on les habille, et tutti quanti, et … ils prennent leur envol et nous disent : « Merde ! ». Surtout quand il ne reste, des deux parents, que le pire : moi. Mais, bon, j’ai des excuses (lire les 1131 billets précédents de ce Blog). Responsable, mais pas coupable. Enfin, pas trop quand même…

En plus, aucune nouvelle dans la journée pour savoir si tout se passe bien…

Bon, j’ai quand même un peu l’angoisse… juste un peu.

Accepter

2012/12/21

Accepter nos malheurs… est bien la clef. Savoir renoncer, ou accepter ce qu’on ne peut pas changer. Afin de retrouver le goût de la vie et rebondir dans sa vie, une vie forcément différente, car tout est impermanent. Accepter pour s’adapter. Suivre le courant au lieu de lutter contre lui une fois compris que continuer à lutter nous mènera à la noyade. Toute une vie pour apprendre cette choses si simple… le temps que se passe l’impétuosité de la jeunesse. Reste à savoir quand il faut arrêter de lutter et accepter… et c’est bien le plus difficile, aussi difficile que trouver le « juste milieu ». Il y a des douleurs définitives, comme la perte d’un être cher, et il est alors « facile » d’y faire face : pleurer tout son saoûl. Mais il y a des douleurs plus difficiles, car laissant l’espoir de les vaincre, un espoir souvent fallacieux derrière lequel se cache notre refus du renoncement, notre besoin d’être rassuré par le passé, ou notre crainte du futur, inconnu par définition.

Ils sont comme nous

2012/12/19

« Ils », ce sont les grands singes, nos cousins, primates évolués comme nous. En tous points comme nous.

Nous, européens, puis occidentaux, avons une vision « particulière » du monde. On nous éduque en nous faisant croire que la Grèce et Rome ont été le centre du monde et que, héritiers de ceux-ci, notre civilisation est supérieure aux autres civilisations, que nous avons dominées, colonisées, abimées, dénaturées, ou détruites totalement. Que nenni. Notre façon de voir le monde est centrée sur notre nombril. Ainsi, dans « Philosophie Magazine », on y continue à rabâcher les mêmes trucs sur les philosophes de notre civilisation, oublieux des autres philosophies, principalement en Asie et non polluées par le monothéisme. Idem pour le regard que nous avons sur nos cousins les grands singes. La naissance de la culture judéo-chrétienne s’est faite loin des contrées où vivaient encore des grands singes, dans l’ignorance de leur existence. Cela a forcément dû contribuer à cette idée absurde, réductrice, dualisante, et anthropomorphique, d’un Dieu unique à visage humain. Alors que, dans d’autres civilisations qui ont côtoyé de tels grands singes, il y avait une preuve évidente que d’autres êtres, dits animaux, nous étaient très semblables (au point même qu’il arrive parfois qu’un Orang-Outan viole une femme…). Egalement, comme nos ancêtres ont côtoyé l’Homme de Néanderthal, les ancêtres d’autres civilisations ont côtoyé des cousins qui étaient encore plus proches de nous que les grands singes survivants, comme l’Homme de Florès sans doute. Ce n’est que TRÈS récemment que des grands singes sont arrivés en Europe et ont pu être vus et étudiés, mais si peu. Car, face à ce visage et à ce regard quasi-humains, les hommes, et les autorités religieuses sûrement, ont dû être bien embêtées. De telle sorte que ce n’est que depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale qu’on s’est rendu compte que ce que nous croyons être le « propre de l’Homme » est aussi partagé par les grands singes : chimpanzés, bonobos, orang-outans, gorilles. Ils possèdent, comme nous, la culture, l’amitié, même l’amour dans un couple, les outils, le mensonge, la farce, la connaissance des médicaments, les guerres, l’empathie et une amorce de compassion, l’amour du sexe, le besoin fondamental de vivre en groupe, les clans et la politique, etc. Même le rire. Le rire n’est pas le propre de l’Homme, je l’avais déjà dit ici. Mais je pensais qu’ensuite les larmes seraient le dernier bastion de ce qui différencierait l’Homme de l’Animal. Mais même pas. Pour le rire : prenez une peau de léopard et essayez de vous camoufler dedans et aller vous promener devant la troupe de chimpanzés que vous étudiez : ils éclatent de rire ! Pour les larmes, observez un vieil orang-outan dans une ménagerie et qui reçoit la visite de sa gardienne dans sa ménagerie précédente : la femme pleure à chaudes larmes devant les grilles, tandis que l’orang-outan est dans un coin de la cage et manifeste tous les symptômes dits humains de la tristesse et des larmes. Des gorilles et des chimpanzés ont appris le langage des signes, et l’ont parfois transmis à leurs petits. Il y a même une orang-outan célèbre qui a pris goût à faire des noeuds, pour le plaisir, et jamais pour recevoir des récompenses : Wattana.

Wattana

Alors, s’ils sont comme nous, pourquoi ne sont-ils pas protégés comme tout être humain le devrait ? Leurs forêts sont détruites pour faire pousser des palmiers à huile, ils sont encore chassés pour leur chair ou pour faire des cendriers avec leurs mains, ils sont capturés jeunes (en tuant la mère) pour être vendus en ménageries, etc. Etudier nos plus proches cousins me semble bien plus important que d’aller fouler le sol de Mars. Lancer un programme d’éducation des plus aptes de ces grands singes, afin d’élever leur capacité à communiquer, avec nous et entre eux, afin de voir naître une nouvelle culture (forcément hélas imprégnée de la nôtre), cela me semble bien être une mission plus importante que Mars. Car, en comprenant ce que nous partageons avec eux, en les traitant d’égal à égal, nous détruirions cette idée débile qui nous ronge : notre soi-disant supériorité et notre soi-disant origine divine. Nous sommes tous des animaux. Comprendre comment fonctionnent nos plus proches cousins est un moyen formidable pour mieux se connaître nous-mêmes. Et, bien sûr, après avoir détruit les statues de Bouddha d’Afghanistan, des fanatiques se mettraient en tête d’éliminer les dernières preuves vivantes de l’aberration des religions monothéistes basées sur une origine divine de l’Homme. Le Dieu Unique né quelque part chez le peuple juif il y a environ 23 siècles (si je me souviens bien) est un poison, qu’il faut éradiquer. Ca n’en prend pas le chemin, hélas…

Pour aller au coeur de l’Homme, il faut donc savoir s’en éloigner, étudier les grands singes, nos cousins, comme le fait le primatologue Franz de Waal. Ensuite, en nous regardant de nouveau, nous verrons plus clairement encore que ce que nous croyons unique en nous ne l’est que par un certain seuil : les grands singes sont comme nous, à un moindre degré parfois, et il suffirait de pas grand chose pour qu’ils créent une civilisation proche de la nôtre. Ce qui me rappelle un film célèbre ! où les singes parlent (ce qui leur est impossible) et pensent surtout (ce que le langage des signes peut leur donner à un niveau très proche du nôtre), mais dont le nom m’échappe ! 😉

Soyons sérieux

2012/12/18

Soyons un peu sérieux. Voyons :
– ma fille (à Singapour) va mieux, a trouvé un job, part en vacances en Malaisie bientôt. Mais, si son ami ne trouve pas le job dont il a envie sur place, ils risquent fort de revenir en Europe : Paris, Londres ou Zurich. Pas stable encore, tout ça. C’est pas demain la veille que je serai grand-père ! 😉 Mais cette « maladie » nous a rapprochés : elle a eu le besoin de mon aide, que je lui ai donnée, et nous avons parlé, plusieurs fois, de sujets graves. Notre relation s’apaise. Elle grandit aussi et, grâce à ces 10 mois de vacances, elle a probablement eu le temps de penser, et de se calmer. Et puis, le soleil, c’est bon pour le moral ! (avec l’air de la chanson, s’il vous plaît !).
– mon fils a une nouvelle amie depuis presque une an, vit écartelé entre Valence et Paris, et gagne fort bien sa vie d’alternant, se payant vacances, bons vins, etc. Mais je ne le vois plus guère… et notre relation est toujours… distante, parfois tendue. Il ne parle pas. Pas à moi en tout cas, et pas de sujets graves, qu’il doit garder en lui, sans personne sans doute à qui les confier. Il se sent fort, adulte, autonome (même s’il prend toujours les 300€ que j’ai la faiblesse de lui verser encore !), et indépendant. Alors qu’il n’a pas vraiment encore vécu… même s’il a vécu bien plus que d’autres. Là, j’attends désespérément qu’il me dise ce qu’il voudra manger le WE prochain ! avant qu’il n’aille avec sa dulcinée faire du ski en Savoie. Je connaissais bien sa précédente amie (5 ans !), et nous sommes restés amis. Alors que, pour son amie et l’ami de ma fille, je les connais bien peu, vraiment bien peu… Difficile alors de créer un vrai lien. On verra bien.
– pas de Noël en famille chez moi cette année… mais je n’en souffre pas trop car ça ne se passe pas comme l’an passé chez ma connasse de belle-soeur !! 😉
– ma mère est en maison de retraite depuis 15 jours et, à part avoir mordu une autre résidente, ça va. La morsure, m’a expliqué le médecin, c’est à cause de l’angoisse créée par la perte de repères. Et dire que je lui cherche une autre maison de retraite près de chez moi, maintenant que, dans l’urgence, elle vit dans de « bonnes » conditions… Enfin, si on peut dire… Une mémoire de poisson rouge, me reconnaître une fois sur deux, croire que ses parents sont encore vivants, etc. Mais, là où elle est, elle mange enfin correctement, ouf.
– mon amie m’aime, beaucoup. C’est formidable. Pour elle. Car, hélas, mes sentiments ne sont pas à la hauteur des siens. Ce n’est pas forcément elle, la cause, je pense. Je pense que, suite à la rupture de mon amie d’il y a maintenant 1 an et demi (mon non-Dieu ! comme le temps passe vite !), y’a comme un ressort qui s’est cassé (ou distendu seulement, je préfèrerais !) en moi : un manque d’enthousiasme, une acceptation tranquille d’un bonheur tranquille. Ca reviendra peut-être. Peut-être que le temps me verra guérir et grandir mes sentiments. Je ne sais pas. Je me sens très « épicurien » (au sens propre) : être bien avec quelqu’un mais sans tomber dans la passion. Cette relation peut durer longtemps, voire jusqu’à la fin, ou pas. Je n’en sais rien. Je n’ai pas envie de savoir. Juste envie d’apprécier cette situation, qui me fait du bien et me rend finalement très heureux, je dois bien l’avouer. Bon, la pauvre, plusieurs événements m’ont troublé et ont freiné, voire stoppé au mauvais moment, la croissance de mes sentiments pour elle, préoccupé par de vrais soucis : la « maladie » de ma fille, et la mise en maison de retraite urgente de ma mère (s’accompagnant d’un remuage profond de mes souvenirs d’enfance et d’adolescence, et du passé de mes parents, grâce à tous ces documents et lettres que j’ai rassemblés et sauvés de chez elle). Et puis, l’automne, puis l’hiver, d’habitude ça me rend un peu mélancolique. Moins cette année. Alors, voyons voir. Il y a juste la distance qui m’ennuie… 170km, 1h40 de route, aller, ça ne simplifie pas les choses. Il y a d’autres choses, bien sûr : entre les rêves passés et la réalité, il faut du temps peut-être pour accepter ? Accepter qu’on n’a plus 20 ans, plus 30 ans, plus 40 ans, et qu’on sera bientôt plus près des 60 que des 50.
– la photo. J’ai des hauts et des bas avec la photo. Après l’enthousiasme des séances-photos et de la chasse photographique, avec de beaux résultats, succèdent des moments de doute, quand je me rends compte que la photo n’est plus ce qu’elle était. Je veux dire que, avec le numérique et le fait que TOUT LE MONDE prend des photos, il est bien difficile de se distinguer, car il y a PLEIN de gens qui font de très belles photos. Et puis, la noblesse de cet art s’est un peu évaporé : fixer des images sur négatifs, développer les négatifs, tirer les négatifs : tout ça, c’était très artisanal : une photo sur papier était unique, car il fallait beaucoup de temps pour trouver les bons réglages, faire les opérations de masquage pour sur- ou sous- exposer des zones d’une photo et produire une « image » qu’on aime, et ça coûtait de l’argent et réduisait drastiquement le nombre de candidats photographe-artiste. Aujourd’hui, avec les bons outils, il faut 5 minutes au maximum pour produire une belle image JPEG… et, une fois les modifications apportées, on peut tirer l’image en milliers d’exemplaires imprimés. L’argent, contenu dans les négatifs et les papiers photo, manque aux photos numériques pour leur donner de la noblesse. Mais, bon, on peut ainsi faire comme le professionnel d’antan : multiplier les photos (sans mitrailler !) et choisir LA photo qui sort du lot. Ainsi, je m’aiguise la vue bien plus rapidement qu’en argentique, et pour moins cher ! Alors, un jour, peut-être que je reviendrai à l’argentique ?! Pas sûr… car, d’un autre côté, il y a une tendance en France à imaginer tout et n’importe quoi pour se distinguer de la masse. Ca me rappelle quand j’étais à un club philatélique, vers mes 10 ans : rassembler des images timbrées cohérentes. Moi, la cohérence, ça me fait chier. J’aime quand une image est belle, et je me fous qu’elle n’ait rien à voir avec ses deux voisines. Au contraire : la diversité des images est un choc psychique. Ces images de porte-folio, qui sont proches l’une de l’autre et où l’on voit que certaines sont là juste pour arriver au nombre minimum demandé, ça me fait chier… Moi, j’aime le hasard. Et le hasard n’a rien de régulier ! Ha ha ha ! 🙂 Allez ! Ma première exposition s’appellera « Rétrospective » ! Comme ça, je pourrais y mettre toutes mes belles photos ! 😉
– mes résolutions pour 2013 ? Être moins con. Mais je pense que c’est impossible. D’ailleurs, je pense même que ce serait une erreur. La vie n’est pas un fleuve tranquille, certes, mais aujourd’hui on peut vivre plusieurs vies dans une vie. Il suffit de piocher dans ses forces vives : l’enthousiasme. Après les nombres premiers, la poésie, le chant, la marche en montagne, la philosophie, la connaissance (superficielle) de notre fonctionnement psychique, la photographie, la musique (l’écouter !) et le Sitar, que ferai-je de mon temps l’année prochaine ? Aucune idée. Car celui qui sait où il va ne va jamais bien loin (René Thom). Mais, si l’on ne se retourne pas en arrière pour regarder de temps en temps le chemin parcouru, si l’on ne lève pas le nez de ses chaussures pour regarder au-delà des arbres, on risque bien de s’enterrer doucement dans un cul-de-sac et de s’endormir douceurheureusement. Mais, a contrario, on se mord parfois les doigts d’avoir quitté un chemin fleuri pour prendre un chemin d’épines qui n’en finit pas… Allez, la vie, c’est comme un boîte de chocolats : on ne sait jamais ce qu’on va tirer ! Alors, écrirai-je un bouquin de philosophie (pour les nuls) ? Exposerai-je mes photos (dans mes chiottes) ? Arriverai-je à mieux communiquer avec mon fils (il est trop con lui-aussi parfois, me ressemblant vraiment trop !) ? Je ne sais pas… Mais, pour reprendre la dernière planche de Calvin&Hobbes : it is a magical world ! Pourvu que ça dure !

Jasmin

2012/12/18

J’ai découvert le jasmin en Tunisie. Natif de Clermont-Fd, c’est pas vraiment l’endroit où ce genre de fleur pousse… En Tunisie, à Gabès où j’ai vécu deux ans, les hommes aiment porter une fleur de jasmin sur l’oreille, car le parfum de sa fleur est tellement puissant, entêtant, et il dure longtemps. Cela faisait plusieurs fois que l’idée d’en acheter un pied (c’est un petit arbuste) me trottinait dans la tête. Hier, à la faveur d’un jour de congés (je les écluse avant la fin de l’année), ayant eu l’idée de demander à la vendeuse du magasin où j’ai acheté des boules de graisse et de graines pour les mésanges qui viennent parfois me visiter tout en haut de mon 7ème étage au sud, j’ai acheté un pied, plein de feuilles petites et longues et de fleurs petites, blanches, et longues aussi, et puissamment parfumées. Cela accompagne mes trois orchidées, en pleine floraison : blanche, bleue, et sabot de vénus ; trente fleurs en boutons sur l’orchidée blanche à grandes fleurs. Voilà : c’est l’hiver et, malgré tout, j’ai un petit peu de printemps et d’été dans ma cuisine. Ainsi, l’hiver passera plus vite.

Quant aux orchidées, un petit truc : c’est une plante parasite, et les « racines » captent également la lumière. Donc, il faut exposer la plante au sud, afin qu’elle soit protégée du soleil d’été mais puisse bien recevoir le soleil d’hiver, et mettre les racines dans un pot en verre, totalement transparent. Un verre d’eau par semaine, un peu d’engrais tous les mois, ne pas couper les tiges à fleurs après que les fleurs fanées soient tombées, et c’est parti pour plein de fleurs, qui durent fort longtemps.

(hummmmm C’est bizarre l’effet que me fait un thé, « In the heart of the moon », une soupe de courge et une compote faites avec Hamour par mes propres mains, et de n’avoir bossé que 5 heures aujourd’hui : je parle tranquillement de petits bonheurs simples, oubliant d’autres bonheurs qui me manquent. On s’habitue à tout ? ou bien je deviens con ? ou philosophe ? C’est ça ! Je deviens philosophe : la mort s’en vient, tout doucement, et mon corps se plaît de plus en plus à me mordre par des petites douleurs et des petits soucis, mais je m’en fous un peu. Pourvu que ça dure ! 🙂 À moins que la variété de jasmin que j’ai achetée ait été croisée avec du pavot ? Ha ha ha !)

La Guerre

2012/12/18

Sorti tôt du bureau, et devant aller poster urgemment un courrier, j’ai passé un petit moment à la FNAC, qui a la gentillesse de me permettre de lire plein de BDs, alors que j’en achète bien peu… Les BDs, ça permet de parler de tout, voire souvent de pas grand chose… Parfois, l’histoire et le dessin sont nuls. Parfois, c’est superbe. Mais, bon, j’ai plus de place chez moi déjà pour mes livres de photo, alors pour les BDs : non. Donc, parmi le tas de nouveautés, une BD sur la guerre de 14-18, vue par les lettres échangées entres les Poilus et leur famille, et ici entre les soldats donc et des enfants. Et des histoires, bien sûr, insupportablement tristes, dont nous avons oublié la cruauté. Une vraie horreur. Que ma famille a connue, puisque ma grand-mère maternelle, Anna Sara, a perdu son premier mari à la guerre, et a épousé le cousin de ce premier, hélas revenu avec le « syndrome de la Guerre du Golfe ». Et, parmi toutes ces horreurs, une qui m’a particulièrement frappé : dans une gare, alors que sa soeur et sa mère attendent le train pour retrouver le père, un garçon qui farfouillait sur les quais trouve une grenade, perdu par un soldat, qu’il prend pour un jouet, la dégoupille, et la lance vers sa soeur et sa mère, qu’il tue. Beurk ! Dans une autre histoire, on apprend que Dolto a perdu son oncle à la guerre.
Alors, aujourd’hui, pendant que tout le monde cherche frénétiquement, à la FNAC donc aussi, un cadeau pour ses proches, soyons bien heureux de vivre un temps de paix. Ca ne durera sûrement pas… car les Hommes aiment bien la guerre. Oooops !!!! Les hommes plutôt. Profitons ! Profitons ! Car, jusqu’ici : tout va bien !
Allez ! Allez acheter des cadeaux ! 😉 En attendant le centenaire du début de cette saloperie de guerre, dans moins de deux ans maintenant.
Quant à moi, j’aime pas ce genre de BD, trop triste vraiment !

Arles !

2012/12/14

Bon. Je viens d’envoyer 4 dossiers de candidature pour être exposé aux Rencontres Photographiques d’Arles 2013. Vu ce qu’ils exposent parfois… et qui frise avec l’horreur, j’ai ma chance ! 😉 Bon, je suis dur avec eux : ils exposent de tout : des trucs magnifiques, et des horreurs sans nom, à vomir ; et beaucoup de choses entre les deux.

Allez ! L’important, c’est de participer ! 😉
Et, de toute façon, en janvier, je réserve mon hôtel pour la semaine d’ouverture, pour ma 4ème visite à ce moment important de la photographie.

Le visage (caché) de l’autisme.

Cherchez l’Homme !

Sur le Vif !

Lala.