Le Cerveau d’Hugo

Ce soir, sur France2, il y avait un documentaire sur l’autisme, suivi d’un débat : « Le Cerveau d’Hugo« .
Tout d’abord, j’aimerais bien comprendre pourquoi le fait de regarder ce documentaire m’a fait venir les larmes aux yeux. Je n’ai pas d’enfant autiste et, il y a deux ans, je n’en avais qu’une vague connaissance. Probablement que j’ai une empathie profonde pour la souffrance de ces parents et pour la double injustice qui les frappe : cette différence génétique qui a entraîné un développement différent du cerveau de leur enfant, et le système médical français qui ne fait pas ce qu’il faut, sciemment.
Et, lors du débat qui a suivi, je n’ai pas entendu les mots que j’attendais de Mme Carlotti. Je n’ai pas entendu une critique dure et sévère de ces psychiatres qui continuent encore d’appliquer les conneries qu’ils ont apprises lors de leurs études. Je n’ai pas non plus entendu parler de ce qui me semble indispensable : commencer immédiatement à former les formatteurs et virer les psychiatres qui continuent à s’accrocher à la psychanalyse pour prétendre « soigner » l’autisme !! D’autre part, pas un mot sur le film « Le Mur », et pas un seul mot vraiment dur et direct sur la psychanalyse : tout a été assez « gentil » pour Freud, Lacan, et tous les connards qui continuent à croire en ces sornettes. Je ne veux pas dire que tous les psychiatres qui ont été formés à la psychanalyse sont des abrutis incapables de se rendre compte que ce n’étaient que des élucubrations, mais presque. La psychanalyse peut aider des neuro-typiques (comme elle m’a aidé), mais à un rythme effroyablement lent, et elle est absolument inefficace pour l’autisme.
Sinon, c’est émouvant aussi de voir Magali, mère de Julien, que j’ai pris en photo, exprimer comment elle vit différemment les relations avec les autres. Face à elle, et à d’autres autistes, je crois que, naturellement, je cherche à comprendre comment ils fonctionnent et comment interagir avec eux. Ils sont différents, et je m’applique à observer, et à comprendre, plutôt que rejeter. Je n’ai pas toujours été ainsi, en particulier avec le handicap physique, quand j’étais jeune. Mais la fréquentation intense de personnes de cultures différentes dans ma jeunesse a quand même dû mettre en moi la graine me permettant de comprendre que, si l’autre est différent, cela ne veut pas dire que je lui suis supérieur : il est différent, et je dois donc m’adapter et essayer de le comprendre, malgré MES difficultés à me défaire des automatismes de pensée et d’analyse.

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