Que nous disent les visages ?

Toujours dans le numéro de ce mois de « Philosophie Magazine », un dossier sur « Le visage : ce qu’il révèle ». Bizarrement, le dossier commence par des délires philosophiques au lieu de commencer par la base : parler de la physiologie de notre visage : comment ça marche ! Et encore, c’est très réduit : nous ne saurons rien du nombre de muscles et leur connexion aux centres du cerveau. Mais il y a des choses intéressantes.
Par exemple, votre épouse accouche et vous vous arrangez pour être le premier visage que voit votre enfant, et vous lui tirez la langue ! Que fait-il ? Il réplique en miroir ! Et, dans la rue, j’adore tirer la langue aux gamins dans les poussettes pour voir s’ils me répondent !
Egalement, on y apprend que nous devenons un peu raciste à partir de … 8 mois. En effet, probablement comme notre capacité à reconnaître la variété des sons humains se réduit rapidement à ceux de notre langue, notre capacité à reconnaître les expressions sur les visages différents diminue fortement à partir de 8 mois. C’est-à-dire que, pour un européen, il est plus difficile de distinguer les différences entre deux visages africains, ou asiatiques, et réciproquement. Probablement que, face à des visages autour de lui ayant tous le même « type », le cerveau du nourrisson se spécialise à outrance et perd sa capacité à analyser des visages « différents » qu’il n’a jamais vus. D’où la difficulté à déceler les émotions chez les visages étrangers, et donc la tendance à se méfier de ceux dont on n’arrive pas ou mal à comprendre l’état d’esprit. D’où l’importance de la mixité dès les premiers mois ! Vivent les crèches mélangeant les enfants de toutes les origines continentales !
Enfin, l’analyse des émotions et des personnalités par l’analyse de la forme des visages n’est … qu’une approximation, qui doit être corrigée par l’observation des actes de la personne. Dans certains films, le méchant est quand même parfois celui qui sourit tout le temps !

Mais, pour apporter ma propre réflexion personnelle (qui n’a donc rien de scientifique et donc n’a aucune valeur mais est juste la manifestation de ma croyance personnelle en mon intelligence innée et supérieurement bête), et comme il est dit au début de l’article, nous primates lisons beaucoup de choses sur le visage de nos semblables. Parfois, nous nous trompons, bien sûr. Mais, pour certaines d’entre nous, il est si facile de savoir quand l’autre ment ! (enfin… quand il essaye de mentir).
Plus sérieusement, je vois une très grande différence entre mon visage d’aujourd’hui et mon visage d’il y a 5 ans, un an après le décès de mon épouse. La sortie de la dépression a libéré de nombreux muscles qui expriment maintenant des émotions variées et subtiles sur mon visage, au lieu d’afficher comme avant le masque terne et morose du déprimé.

(billet rédigé sous l’emprise d’un verre d’un délicieux Bonnezaux, à la couleur jaune et délicieusement sucré et chargé de parfums délicats, titrant 12°5. Pas la peine de passer me voir, y’en a plus !)

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