Parents de même sexe

Il y a actuellement une polémique sur le droit au mariage des homosexuels, hommes ou femmes. Et donc de leur droit à avoir, légalement, des enfants. Et aussi le fait que les deux parents soient « reconnus » officiellement comme parents. Il s’agit en fait de légaliser quelque chose qui est déjà pratiqué : des femmes (ou parfois des hommes) ont ou adoptent un enfant, qu’ils partagent avec leur compagne (ou leur compagnon).

Personnellement, je me dis qu’un enfant a besoin de voir de près, voire de très près, un exemplaire de chacun des deux sexes, histoire d’apprendre instinctivement et par la pratique comment chaque sexe fonctionne. Mais cette idée suppose une distinction franche entre les sexes… C’est vrai, au niveau du sexe lui-même ;), mais pas forcément au niveau du caractère et de la personnalité : des hommes sont très maternant, et des femmes sont des brutes. Il y a toujours des exceptions.
Mais, passons.

Lisant quelques articles, je vois que des psys se manifestent et évoquent un risque pour l’enfant. Lisant attentivement la formulation et le vocabulaire, j’y ai retrouvé, hélas, les stigmates de Freud, Lacan et de la psychanalyse. Encore une fois, des gens déformés par une pseudo-science se mêlent de donner leur avis pour aider les politiques à faire le bon choix pour la loi à venir. Mais qu’on les fasse taire ! tous ces psykks, parfois déguisés en psychiatre ou psychologue.

Sinon, j’ai aussi lu le témoignage d’un étudiant, noir, dont les parents sont blancs, et hommes tous les deux, et qui dit se sentir très bien dans sa peau. Je le crois bien volontiers. Mais il ne dit pas si lui-même est hétérosexuel ou homosexuel… ce qui aurait été très intéressant… Mais, bon, ce n’est qu’un exemple. Mais c’est justement à partir d’exemples, de nombreux exemples, qu’on se fait une idée de l’impact d’un comportement non prévu par la Nature. Comportement qui, s’il se généralisait parmi les hommes, permettrait peut-être d’éviter la surpopulation… et augmenterait mon propre quota de femmes. 😉

Personnellement, l’idée de serrer contre moi un corps qui me ressemble en tous points ne m’emballe pas… J’ai dû trop lire feuilleter de Lui et de Play-Boy dans mon enfance pour apprécier le côté érotique du beau cul d’un mec. D’autre part, le côté naturel d’un coït homme-femme me plaît assez, et utiliser du beurre ou de la vaseline me semble assez peu naturel… Et j’adore les courbes et creux féminins ! Mais chacun fait comme il veut ! dans la mesure où il n’emmerde pas les autres. Bref, entre un croyant qui essaye de m’imposer sa croyance débile par sa tenue ou ses rites idiots et un couple d’homosexuel(le)s qui se promènent main dans la main dans la rue, je préfère le second : l’amour, c’est beau, toujours (même si c’est parfois très con).

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11 Réponses to “Parents de même sexe”

  1. Une femme libre Says:

    Rien n’est parfait au Québec, on s’entend, même si nous avons le grand plaisir d’avoir dorénavant une femme première ministre! mais au niveau traitement des enfants autistiques ou acceptation des couples du même sexe, ça fait longtemps qu’on a réglé la question. Les couples du même sexe peuvent et se marier et adopter. Aucune discrimination. J’ai des amies lesbiennes qui ont des enfants maintenant adolescents qui vont très bien (trois couples que je connais et côtoie régulièrement). Les recherches démontrent d’ailleurs que ces enfants n’ont aucun problème particulier et que non, ils ne deviennent pas plus gais que le reste de la population. Nous ne vivons pas en vase clos et les enfants trouvent assez facilement des modèles de l’autre sexe. Bref, aucune inquiétude à avoir, vraiment!

    • trex58 Says:

      Merci pour ces informations ! J’ai l’impression qu’en France, nous sommes en retard sur le reste du monde sur plein de sujets… et que beaucoup parlent sans avoir fait le moindre effort pour voir comment ça se passe ailleurs.
      Mais : « les enfants trouvent assez facilement des modèles de l’autre sexe » ; ce « facilement » n’a rien à voir avec l’évidence d’un couple de parents de sexes différents. Il suffit que les deux femmes d’un couple soient filles uniques ou n’aient que des soeurs pour qu’il n’y ait pas d’hommes autour des enfants de ce couple. Donc, même si ces « recherches » démontrent que ces enfants n’ont pas de problème particulier, il n’empêche que la probabilité qu’ils ne fréquentent pas intimement de parent du sexe opposé à leurs parent est plus grande et que cela a forcément un impact sur leur capacité à comprendre les personnes de cet autre sexe. Par exemple, pour moi, qui ai peu connu mon père, et que ma mère avait isolé de toute famille (la sienne et celle d’amis), il m’a longtemps manqué une certaine facilité à comprendre les relations humaines, du fait d’un manque de pratique au sein de ma famille très réduite. Il m’aura fallu aller chercher une autre famille, puis une deuxième, pour voir et apprendre. Mais, bon, ce sont des peccadilles ! L’enfant peut trouver d’autres modèles, bien sûr, lorsqu’il a le droit de sortir seul hors de son cercle familial, c’est-à-dire après un certain âge (8 ans ? 10 ans ?), donc un peu tard…

  2. Jane Says:

    Dans « Interception » sur France Inter, une émission « Homosexualité en débat : la parole oubliée », des enfants de lesbiennes témoignent. Très émouvant. Des enfants devenus des adultes d’une très grande sensibilité, portant une souffrance liée à la différence : absence de père. Mais faut-il avoir grandi dans une famille de lesbiennes pour ressentir cette souffrance ? Jean suggère un permis pour avoir des enfants. J’aime bien cette idée, s’il y a un travail derrière. Certains, en plus d’avoir une famille différente, ont été adoptés !

  3. Encolie Says:

    Absence de père, absence de mère, absence de relationnel riche, tout cela n’a rien à voir avec l’homosexualité. Le déficit de parentalité est le vrai problème des enfants quel que soit l’environnement. les antis-mariage homo utiliseront chaque cas de ratage éducatif à leur profit pour justifier leur obscurantisme.
    Combien d’enfants ont été élevés après guerre par des familles où il n’y avait plus d’homme ? On ne criait pas au scandale. A l’époque les maitres étaient en majorité masculins. Il était le référant masculin par excellence. Je serais assez pour une re-masculinisation de l’école. De nos jours, nos enfants sont élevés dans un gynécée.

    Permis de faire des enfants… ma mère n’aurait pas dû l’avoir ! et je ne serais pas là pour répondre à Tony :-)!!
    Mais qui sommes nous pour juger. Si on introduit cette idée, on revient très vite à l’eugénisme et à la tentative désastreuse des Nazis de soustraire des enfants à leur famille pour les faire élever par des ariens de bonne souche. Quel désastre humain ! (voir reportage Arte il y quelques mois)
    Les parents imparfaits font le bonheur de la cohorte des psy, des gourous, des églises… tout ce beau monde vous donnant des conseils qu’ils ont bien du mal à suivre eux-même pétris qu’ils sont eux-mêmes de leur imperfectude.

    • trex58 Says:

      Albert Camus a été élevé par ses grand-parents, son père étant mort à la guerre avant sa naissance et sa mère ayant des difficultés (mentales, si je me souviens bien) à l’élever. Pourtant, il s’en est « bien » sorti ! Grâce à un professeur de français… au foot, et à la tuberculose.

      Le « déficit de parentalité ». Il n’y a pas que ça. Il suffit qu’un enfant ait une vraie relation avec un adulte, qui le protège, l’aime, et l’aide, pour qu’il ait en soi la force de s’en sortir, plus tard. L’assurance qu’il a compté pour quelqu’un. Ce qui fait que bien des enfants ayant des parents, voire toute une famille, complètement incapables de l’élever et l’aimer s’en sorte « bien » quand même. Mais, bon, il y a tant de cas particuliers…

      Les « parents imparfaits » ? Mais ils sont tous imparfaits !!! Car nous sommes humains, donc imparfaits par nature !

      Ce qui compte, c’est de conserver une grande variété de façons d’élever les enfants, de sorte d’être sûr que certains vont s’adapter au monde qui change si vite. Nous ne pouvons pas prévoir ce qui sera bon dans le futur. Seule solution : être prêt à tout en élargissant l’intelligence de ces enfants, et en faisant en sorte qu’ils soient « stables » émotionnellement et « humains » (empathie, compassion, compréhension de ce que sont la vie et la mort, etc.). Tout un programme devant laisser des portes de liberté. Rien ne rend un enfant plus ouvert au monde que … l’ennui et l’accès à une bibliothèque, avec le désir de découvrir le monde.

      Tiens, ça me rappelle du traité d’éducation des enfants de JJ Rousseau qui avait mis tous ses enfants à l’Assistance (à cette époque, ils y avaient toutes les chances de mourir !). On devrait virer cet auteur de la liste de nos « philosophes »…

      Pour revenir aux enfants élevés par des parents du même sexe.
      On peut imaginer, dans le futur, que cela devienne tout à fait « normal », accepté. Mais, en attendant, il y a des enfants qui peuvent souffrir de ce que les autres enfants peuvent dire sur leurs « parents », car les enfants sont souvent méchants et bêtes envers leurs petits camarades : comme un désir de faire du mal à celui qui semble différent, voire plus faible. Mais, souffriront-il plus que Claude, dans « Dans la maison », qui souffre que sa mère soit partie et que son père soit pauvre et handicapé ?
      Pour ma part, je suis toujours mal à l’aise avec l’homosexualité masculine, liée à la sodomie. Tous les homosexuels hommes ne pratiquent pas la sodomie, bien sûr. Cet acte, que je n’ai jamais pratiqué avec une femme, et qui ne me tente pas, ne me semble pas naturel, par l’organe « récepteur » utilisé, alors que les femmes peuvent jouer de leurs organes sexuels entre elles, et s’en satisfaire. Chez les Grecs, il n’y avait pas vraiment pénétration mais satisfaction sexuelle entre les cuisses de l’autre, pour autant que mes lectures soient fiables. Alors, un enfant peut comprendre ce que sont ses « pères » et être choqué par leur pratique sexuelle, non ? D’autre part, entre deux amants du même sexe, il manque la pratique de la différence : celle du sexe, mais aussi celle du plaisir, si différent entre hommes et femmes.
      Chez les homosexuels hommes, n’y a-t-il pas, parfois, un dégoût des femmes ? ou une crainte des femmes ? qu’ils risquent de transmettre, consciemment ou non, à leurs enfants ?
      (ce ne sont là, de ma part, que des réflexions à haute voix, des hypothèses, une façon de lister les possibles, et de m’interroger. Aucune prétention à essayer d’exprimer une quelconque « vérité », tant le monde est complexe et tant je suis ignorant dans ce domaine)

  4. Jane Says:

    Celui qui a suggéré le permis d’avoir un enfant a grandi dans une famille d’homosexuelles ! Ce n’est pas moi qui le dit.
    Je ne juge personne. Chacun est libre de ses choix ! Je ne suis pas née après guerre. Mais j’ai vécu cette « absence de relationnel riche », absence d’un père les premières années de ma vie, ‘un déficit de parentalité » de ma mère. Mes parents n’auraient jamais eu « ce permis » et je ne serais pas là non plus. Désormais, mon père ne représente plus rien pour moi et je n’ai aucune complicité avec ma mère.
    Certaines personnes redoutent également l’inceste dans les familles d’homo alors que de nombreux enfants de parents hétéro en sont victimes.
    Oui le problème, ce sont les parents « imparfaits ». Mais personne n’est parfait. Alors que faire ?

    • trex58 Says:

      Né bien après la guerre de 40, j’ai moi-aussi souffert de l’absence d’un père, marié tardivement à ma mère, et mort précocement, et de l’enfermement consécutif de ma mère dans sa solitude de veuve déprimée : ça fait des dégâts.

      Que faire ? C’est bien là la bonne question : que faire pour que, globalement, les enfants arrivent à l’âge adulte plus « sain » d’esprit que leurs parents ? Déjà, jeter les télévisions par les fenêtres… et réduire le temps passé sur les PCs et les téléphones, et foutre en prison tous les psys qui ont encore les mots Freud et Lacan à la bouche. Mais encore ? Beaucoup de choses, certainement ! mais il faudrait un livre entier pour lister et analyser toutes les pistes d’action !
      Déjà, ne pas sanctionner les parents en leur disant qu’ils font mal, car tous les parents sont imparfaits ! Reste à leur donner des pistes pour être meilleurs… et qu’ils aient envie de l’être, plutôt que de démissionner.
      C’est un sujet trop compliqué… Faire en sorte que nos enfants grandissent « bien », c’est aussi prendre le risque qu’ils deviennent cons. Souffrir fait partie de la vie d’un Homme, reste à l’aider à digérer sa souffrance et à rebondir.
      Il faudrait un métier où des gens, ayant bien digéré leur vie, et prêts à aider les autres, puissent discuter avec les enfants et les aider à comprendre le monde et se comprendre. Zut ! Ca ressemble trop à … un curé ! qui avait son rôle social… quand il n’utilisait pas sa « position » pour tyranniser un village, et d »autres horreurs…

  5. Jane Says:

    Je découvre ici les pratiques sexuelles des homosexuels chez les grecs. Elles perdurent certainement. Je n’imaginais pas cette façon de prendre du plaisir et pourtant… ! Cela peut-il se pratiquer seul ?
    Je suis une femme et je ne connais que les plaisirs sexuels des hommes que j’ai rencontrés !

    • trex58 Says:

      Hummm Je n’ai pas dit que ces hommes grecs anciens étaient homosexuels. C’était, il me semble, plus compliqué : il y avait une relation déséquilibré : un homme installé (et donc marié) aidant un tout jeune homme à découvrir la vie. Et, si je me souviens bien, il n’y avait pas d’amour entre eux, car cela leur était socialement interdit, l’aîné risquant de devenir la risée de ses pairs.
      Enfin, ce sont de vagues souvenirs de la lecture d’un article rédigé par un spécialiste de la Grèce antique. Il me faut lire son livre !! qui attend quelque part dans mon capharnaüm. D’ailleurs, il se peut très bien que j’en eusse déjà parlé sur mon Blog !

      Quant aux plaisirs sexuels des hommes, il faut aussi savoir prendre les choses en main et ne pas les laisser rabâcher toujours les 2 mêmes positions qu’ils connaissent ! Le plaisir est dans la variété ! Un peu d’imagination, que Diable ! Mais, comme je l’ai déjà quelque part sur ce Blog, le plaisir masculin étant très inférieur au plaisir féminin, et bien plus bref, mieux vaut pour un homme de donner le maximum de plaisir à sa partenaire : c’est un si joli spectacle ! émoustillant, roboratif, jouissif, dont on acquiert de la fierté, et dont on ne se lasse pas ! 😉 Ha ha ha 🙂

  6. Jane Says:

    Finalement, est-bien une pratique sexuelle (j’ai oublié les 2le au-dessus) d’homosexuels ? J’imagine qu’un homme peut très bien prendre du plaisir de cette manière entre les cuisses d’un femme !

    • trex58 Says:

      Tout à fait ! D’ailleurs, chez les chrétiens comme chez les musulmans, il n’est pas rare qu’une femme accouche… vierge, car son partenaire, pour éviter de rompre l’hymen, a pris son plaisir entre ses cuisses, négligeant le fait que les spermatozoïdes sont résistants et très débrouillards : ils trouvent facilement le chemin les menant à l’ovule ! Donc, dire que Marie était vierge, ça ne veut pas dire que Joseph n’ait pas pris son pied entre ses cuisses ! Ou, tout simplement, un mauvais traducteur a traduit le mot « jeune fille » (qui était évidemment vierge ! sinon elle serait déjà morte, lapidée) par « virgen », vierge. A cette époque et dans cette région, les jeunes femmes ne pouvaient être que dans 4 états : vierge, mariée, prostituée, ou morte (lapidée).

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