Archive for juillet 2012

Publié !

2012/07/25

Une de mes photos a été publié dans « Le Journal de la Photographie » !

(facile ! Il suffit de leur envoyer ses photos de vacances ! 🙂 )

Kokopelli

2012/07/17

Allez signer !!! 🙂

L’association Kokopelli préserve et vend des semences de plantes agricoles rares et anciennes, ce qui permet de conserver des variétés parmi lesquelles un jour on pourra piocher des gènes pour lutter contre un nouveau parasite ou un champignon. Bref, Kokopelli protège la biodiversité ! Mais les grands semenciers ont décidé de tuer le petit, en l’accusant de ne pas respecter une règle idiote (mais extrêmement coûteuse) : faire enregistrer chaque variété dans LE registre obligatoire, ce qui est hors des moyens de Kokopelli.
La Cour de justice de l’Union Européenne vient de condamner Kokopelli, qui doit payer 100.000€ à une société qui fait 2M€ de bénéfice annuel.
Venez signer la pétition d’AVAAZ ! Pour préserver le futur de nos enfants (voire le nôtre, peut-être…).

Pétition AVAAZ 1

Signez aussi celle-là ! Pour protéger définitivement Kokopelli contre d’autres procès iniques.
Dans le monde entier, des industriels imposent leurs semences aux paysans, qui doivent les racheter chaque année car les graines ne sont pas fertiles. Ces paysans deviennent dépendants de « produits » qui sont parfois inadaptés à leurs champs, ruinant leurs récoltes.
Pétition AVAAZ 2

Arles 2012

2012/07/12

Que dire d’Arles 2012 ?

Moins de monde, c’est sûr. Moins de photos qui m’ont plu aussi. Ainsi, la Hall 04 des Ateliers peut s’écrouler : on ne perdra rien d’important… même si certains ont beaucoup aimé les (grandes !) photos couleurs de travaux gigantesques de barrages en Islande, mois ça ne m’a rien fait ressentir. Pareil pour certaines photos de l’ONU au Centre Van Gogh : le 2ème étage peut brûler, on ne perdra pas grand chose… à part quelques photos sympas volés dans la rue en Angleterre si je me souviens bien.

Mais deux magnifiques expositions : celle de Koudelka sur les gitans, et la rétrospective de Pentti Sammallahti (dont j’ai acheté le livre !). Toutes les deux en N&B. Très contrasté pour Koudelka. Avec plein de nuances subtiles pour Sammallahti.
À voir ABSOLUMENT !

Je retiendrai aussi la première soirée des « Voies Off » du festival, le lundi soir, avec une heure de retard, et 5 ou 6 discours aussi lourds qu’inutiles, dont celui du Président, lisant péniblement son texte. C’était les 20 ans de l’Ecole de Photographie d’Arles : ENSP, où le « S » est censé dire « Supérieure ». 70% des photos présentées par des élèves de l’Ecole sont floues. Et, après 2 ou 3 terrains vagues pris en photo, floues, de travers, en gris plutôt qu’en N&B, on s’en lasse. Bref, beaucoup de merde. C’est bien la peine de faire 3 ans d’Ecole de photos pour produire tant de merde. Par contre, j’ai feuilleté avec délectation les books des élèves de Gobelins, aux Ateliers, avec même un élève présentant ses photos faites avec la technique du Collodion humide, sur verre donc en 18x24cm. Utiliser de vieilles techniques, c’est aussi chercher une façon différentes d’attraper la lumière, donc des images différentes.

Deux soirées africaines aussi, à la Roquette, avec quelques rencontres, avec mes oreilles souffrant de la musique (trop forte pour moi) magnifique d’un joueur de Khora, des enfants qui dansent devant les musiciens, instinctivement. Beau !

Quatre jours à marcher dans les rues d’Arles, à regarder et prendre des photos (1428 : trop). J’ai d’ailleurs encore mal au genou droit… suite à la séance de 3 heures à la Roque sur Cèze.
Il me faudra des dizaines d’heures pour trier ces photos et en sortir les quelques perles que j’ai trouvées là-bas. Mais c’était que du bonheur ! 🙂 Même si déjà les souvenirs s’estompent, si les détails déjà deviennent flous. Juste encore le goût de la glace au citron sur la langue, et le soleil ! Et des photos, pour me souvenir.

Je reviendrai sur Arles quand les photos seront triées !

Pentti Sammallahti

2012/07/12

Les plus belles photos présentées en Arles cette années sont … finlandaise.

Pentti Sammallahti fabrique de magnifiques images en N&B, avec une douceur extraordinaire, avec plein de détails de la vie, riches d’humour. À voir absolument.

PS

Photographie en Afrique

2012/07/12

Rencontre photographique africaine en Arles : Omar Victor Diop, aussi gentil que ses photos sont belles et différentes. J’espère qu’il a rencontré celui qui fera encore plus connaître ses photos !
Le monde a besoin de photographes différents : habitants du monde non blanc. Pour voir le monde autrement.

Omar

Photographie en Afrique

2012/07/12

Rencontre photographique africaine en Arles : Fatoumata Diabaté, bien plus belle encore que ses modèles. Le monde a besoin de photographes différents : femmes, habitants du monde non blanc. Pour voir le monde autrement.

Fatoumata

La Roque sur Cèze

2012/07/07

La Roque sur Cèze comme vous ne l’avez jamais vue.

En Couleur.
C

En Noir & Blanc.
N&B

Rencontres photographiques d’Arles

2012/07/01

Les « Rencontres photographiques d’Arles », c’est demain pour moi ! Quatre jours à visiter les expos et à prendre des photos.
À force de voir des photos, je me rends bien compte qu’aujourd’hui, pour « plaire », il faut faire quelque chose de nouveau, quelque chose qui a été pensé, construit, organisé, réalisé. Bref, c’est pas vraiment mon genre… plus instinctif, plus photo de rue, plus témoin qu’imaginatif. On verra. Je viens juste de me remettre à la photographie. Je commence à me lasser de certaines choses, ou à les voir autrement, et à en découvrir d’autres. Et puis, l’essentiel est de se faire plaisir ! 🙂

Montagne !

2012/07/01

Pas de montagne hélas aujourd’hui… La pluie est venue gâcher ce dimanche. La température sur ma terrasse a baissé de 10 degrés. Les nuages recouvrent le Vercors. Il a plu, il pleut, ou il pleuvra. Bref, encore une fois, c’est pas ce dimanche que j’irai marcher en montagne, grrrrrr !
Bon, il reste encore 4 mois pour profiter de la montagne, quand même ! Mais c’est bien dommage… Marcher, c’est s’aérer la tête. Et j’avais envie de faire du sténopé, là-haut, à 1966m, en haut du Pic St-Michel, après 700m de dénivelée, une petite balade qui ouvre l’appétit. Une autre fois…

Le Petit Chaperon Rouge

2012/07/01

Il y a, dans le numéro de juillet-août de Cerveau&Psycho, un article super-intéressant d’un chercheur suisse, docteur en neurosciences, sur le conte « Le Petit Chaperon rouge », que tout le monde connaît.
Mon analyse personnelle des contes (enfin, les contes d’avant l’époque moderne actuelle) est qu’ils sont destinés à transmettre à l’enfant une vision simplifiée de l’organisation de la société, indiquant à l’enfant quelle sera sa place (les filles à la cuisine, et les garçons à l’usine). Bref, à mon avis, les contes sont un moyen pour formatter l’enfant, pour le préparer à prendre sa place (imposée) dans la société : je n’aime guère…

Bien sûr, d’autres analysent les contes de façons bien différentes. Ainsi, le fameux Bettelheim a plaqué son délire psychanalytique sur ce conte, en disant que c’est un exemple du complexe d’OEdipe (d’Electre, pour une petite fille) : l’enfant désire séduire et être séduit par le parent de sexe opposé et se débarrasser de celui du même sexe. L’auteur décrit cette interprétation comme « excessive ou farfelue ». J’acquiesce. Depuis le scandale des livres de Bettelheim sur l’autisme, plaquant son vécu de victime des camps d’extermination d’Hitler sur le fonctionnement psychique des enfants autistes, je rejette tout ce qu’il a écrit, tant que quelqu’un n’aura pas fait le tri entre ses analyses correctes et sa folie psychanalytique.

Donc, cette interprétation du conte de Perrault par Debastian Dieguez analyse ce conte d’une façon nouvelle. Ce conte aiderait les enfants à développer leur « théorie de l’esprit ». La « théorie de l’esprit », c’est la capacité que nous avons à imaginer ce que l’autre pense. Ainsi, chez les enfants « normaux », il y a une transition, vers 4 ans. Avant, l’enfant pense que l’autre sait ce que lui-même sait. Plus tard, il arrive à imaginer que l’autre, ayant disposé d’informations différentes, a une vision différente du monde. Cela s’expérimente très simplement au moyen d’un objet qui est rangé, puis déplacé : un personnage voit qu’un objet est placé dans un tiroir puis il sort ; pendant ce temps, l’objet est déplacé ; tout ceci est observé par un enfant. Lorsque le personnage revient, l’enfant de moins de 4 ans pense que le personnage va chercher l’objet dans le 2ème lieu, puisque lui le sait, alors que l’enfant plus âgé a pris conscience que le personnage croit que l’objet est toujours dans le 1er lieu.
Dans le conte, l’enfant qui écoute l’histoire reçoit les points de vue de plusieurs personnages : le chaperon, le loup, la grand-mère. Le loup, ayant écouté parler le Petit Chaperon rouge, dispose d’informations qui lui permettent de tromper la grand-mère puis le Chaperon. Pour duper, il faut s’imaginer ce que pense celui qu’on veut duper, en lui donnant des informations qui le rassurent et le trompent (comme la phrase caractéristique de la grand-mère : « Tire la chevillette, la bobinette cherra » : il n’y a bien QUE la grand-mère qui puisse dire une telle phrase !). Ce contre prépare donc les enfants au monde de la fiction. Et les enfants redemandent régulièrement qu’on leur raconte ce conte parce qu’ils n’en comprennent les finesses que peu à peu, découvrant à chaque fois une nouvelle histoire, magique au début (le loup parle !), puis plus subtile ensuite, l’entraînant à comprendre la subtilité des interactions sociales. D’ailleurs, le Roman de Renard est aussi l’histoire d’un petit malin qui trompe les autres, profitant de leur naïveté. « Le Petit Chaperon rouge » serait donc un moyen pour préparer les enfants à comprendre que le monde n’est pas aussi simple et gentil qu’il paraît et que la tromperie et le mal sont courant. D’ailleurs, on devrait lire plus de contes aux enfants de communistes, ça les rendrait moins cons que leurs parents… mais c’est une opinion personnelle, et je la partage.
Bonne lecture de l’article, bien mieux structuré et clair que ce petit résumé !