Qui est Dieu ?

« Qui est Dieu ? » est le dernier livre de Jean Soler, une sorte de résumé de ses trois livres : « L’invention du Monothéisme », « La vie de Moïse », et « Vie et mort dans la Bible ».

Quelle drôle d’idée de lire un tel genre de livre ? me direz-vous ? N’y-a-t-il pas assez de romans sympas pour s’astreindre à lire un tel livre, qui parle essentiellement de la Bible et des Juifs (de bien avant notre ère) ? Sans doute… Mais mon désir de comprendre est plus fort que mon désir de me distraire et de passer le temps d’une façon « gentille » et « comme les autres ».

De quoi parle ce petit livre ?
Ce livre analyse les fondements des trois religions les plus pratiquées sur Terre en ce moment : le christianisme, l’islam, et la religion juive. Et ces fondements sont … faux.
Les religions chrétiennes, musulmanes et juives sont des monothéismes : il n’y a(urait) qu’un seul et unique Dieu. Le monothéisme issu du Dieu des Juifs est un cas apparemment unique dans l’histoire des peuples de la Terre : tous les autres peuples sont polythéistes. Quelle importance ? Jean Soler le dit très bien : penser qu’il n’y a qu’un Dieu, c’est refuser aux autres l’idée qu’il puisse y en avoir d’autres ou pas du tout. Le monothéisme va de pair avec une certaine idée de « pureté » : pureté de la croyance, voire de la race de celui qui croit. Et cela va de pair avec un refus des dissidences et des différences. Le monothéisme est binaire : il y a le Bien (moi et ma croyance) et il y a le Mal (les autres). Bien sûr, c’est bien plus compliqué que cela. Mais, de mon point de vue, l’essentiel du bordel que nous constatons en ce XXIème siècle naissant est dû à un épisode qui s’est passé il y a plus de 24 siècles dans un petit coin perdu (et abandonné de tous les dieux) de Palestine : Jérusalem.

Reprenons.
Les chrétiens, musulmans et juifs considèrent certains textes comme sacrés, car issus de la bouche de Dieu. Dieu a(urait) parlé « en face-à-face » avec Moïse, comme Dieu l’a(urait) fait avec Mohammed. Dire que ces textes sont sacrés, cela veut dire qu’ils sont intouchables, parfaits, définitifs, et qu’il est interdit de les critiquer (même s’ils sont largement incohérents…). Ainsi, dans la religion musulmane, le Coran est sacré ; les Haddiths (prétendues paroles de Mohammed) et tous les écrits de tous les Imams qui ont décortiqué (ou mal traduit, volontairement ou par méconnaissance) le Coran ne sont qu’un « complément ». Néanmoins, même si les diverses charias sont basées sur l’ensemble des écrits : Coran, Haddiths, etc, seul le Coran a un caractère sacré car venant, par l’intermédiaire de Mohammed qui reçut Sa parole dans une grotte, directement de la bouche de Dieu. Il en est de même pour la religion juive, où les Talmuds ne sont que des analyses et compléments de la Tora (l’ancien testament) qui a été transmise à Moïse par le « buisson ardent ».
Les chrétiens, musulmans et juifs considèrent donc que leur religion est monothéiste parce que, dans les textes fondateurs (la Bible des origines), on parlerait d’un Dieu unique. Ceci est faux… La lecture des versions les plus anciennes (en hébreu) de la Bible montre que ce livre décrit l’alliance entre un Dieu, qui confie son nom : Iahvé, et le peuple juif. À cette époque (une dizaine de siècles avec l’ère chrétienne), dans cette région, tous les peuples sont polythéistes. Et il en est de même pour les juifs de l’époque : Iahvé n’est qu’un Dieu parmi les autres dieux, soient des dieux révérés par d’autres peuples, soit même d’autres dieux révérés par les Juifs. Iahvé avait même une compagne : Ashéra (c’est-à-dire : Vénus, la première planète à apparaître et disparaître dans le ciel). L’alliance entre Iahvé et les Juifs signifie que ces derniers doivent rendre un culte particulier avec Iahvé, plus important qu’avec les autres dieux. En échange, il les protégera et les aidera à étendre leurs territoire. Rien de spécial : tous les autres peuples ont également de nombreux dieux, qu’ils peuvent partager avec d’autres peuples, mais ils ont toujours un dieu spécial qui est leur protecteur. La Bible en hébreu des origines le dit de nombreuses fois et clairement : le dieu des juifs, Iahvé, n’est pas l’Unique dieu, mais un dieu parmi d’autres et qu’il faut traiter avec plus d’égards. On parle alors de « monolâtrie » : l’adoration supérieure d’un dieu parmi d’autres.
Donc, il y a une fracture irréparable entre la prétention des religions actuelles de se référer à des textes (dits) sacrés pour appuyer l’idée qu’il y ait un Dieu unique. L’assise fondamentale de ces trois religions … n’existe pas.
Simplement, lorsque l’idée de monothéisme est née et lorsqu’on a traduit la bible de l’hébreu en Grec, d’abord, puis en d’autres langues, on a remplacé Iahvé par Dieu, l’Unique, le Seigneur. Une correction a été effectuée pour « corriger » le texte (sacré !) d’origine et supprimer l’idée de la multiplicité des dieux révérés par les juifs contemporains des histoires racontées par la Bible.

Des « histoires » ? Oui, des histoires. L’archéologie ne retrouve pas trace de l’Etat créé par David et Salomon. Et Soler explique que les textes (sacrés) parlant de Moïse ont été écrits bien tardivement, à une époque où le moral du peuple juif était au plus bas. Car le peuple juif, fortifié (comme d’autres peuples) par l’idée d’être soutenu par un dieu dédié uniquement à leur cause, ont vécu plusieurs catastrophes (shoahs) successives : 1) le peuple juif s’est scindé en deux parties, 2) la plus grosse partie a été envahie et dissoute par les Assyriens, 3) les Babyloniens ont ensuite envahi la deuxième partie (Jérusalem) et ont déporté (gentiment !) l’élite juive à Babylone. Ca valait bien la peine de s’allier à un dieu puissant pour perdre ainsi toute puissance et disparaître presque ! L’idée n’était pas que Iahvé les avait abandonnés, mais plutôt que Iahvé les avait punis, en utilisant d’autres peuples, pour leurs « fautes ». Puis vinrent les Perses, qui vainquirent les babyloniens et aidèrent les Juifs exilés à revenir sur leurs terres et même à reconstruire. Le problème, c’est que, malgré cette aide, le peuple juif ne se développait plus, stagnait, et n’était même pas compté parmi les 20 peuples importants de la région. Bref, le peuple juif avait le moral à zéro. Dans ce cas-là, que se passe-t-il ? Il y a dissidence, il y a divisions et départs. Il y a le risque d’un éclatement, d’une disparition. C’est à ce moment-là qu’aurait été écrit une grande part de la Bible, relatant les « exploits » (bien souvent imaginaires) passés du peuple juif. Ainsi, les textes décrivent les règles imposées par Iahvé : les 10 commandements, qui ne s’appliquent qu’aux Juifs entre eux !! Car, pour les autres peuples, c’est le massacre complet qui est recommandé : hommes, femmes, enfants, vieillards, et même animaux : tous les peuples conquis dont le peuple juif de l’époque a envahi les terres doivent être éliminés (génocidés). C’est aussi à ce moment-là qu’un roi décida de durcir les règles de vie des juifs afin de « tenir » le peu qu’il restait du peuple juif et d’éviter les mélanges avec les autres peuples. Car la religion juive était (est encore) une religion ethno-centrée : être juif se fait essentiellement par le sang. Les règles instituées alors punissaient de mort celui qui les enfreignait. Et ces règles interdisaient la fréquentation et le mélange avec les autres peuples et les autres religions, interdisant formellement tout mariage mixte, pour préserver la « pureté de la race » (c’est moi qui souligne, pour rappeler une formule qu’une autre tribu (nazie) a employée au XXième siècle). Donc, face à un peuple juif découragé par des siècles de mésaventures qui n’ont manifestement pas vu s’installer le royaume puissant promis par leur dieu (par la bouche des religieux et des chefs…), il fallait faire quelque chose pour éviter la dislocation et la disparition du « peuple juif ». À ce moment-là, je vous rappelle juste que, lorsqu’un peuple éclate, cela signifie que les familles se rallient à d’autres groupes, qu’elles s’intègrent à d’autres systèmes, sont absorbées, mais survivent, en s’adaptant. Il n’en est pas de même pour les « élites », les religieux, et les chefs : pour ces derniers, la disparition de « leur » peuple signifie de façon claire, évidente, et dramatique (pour eux), la fin de leurs privilèges et de leur rang. Si le peuple juif disparaissait, son « élite » devait redevenir de simple paysans ou marchands… Cela motive sûrement pour trouver d’autres façons pour contraindre le peuple à ne pas éclater, comme les menaces de mort afin d’éviter la contamination par d’autres peuples (et le risque de fuites de familles pour d’autres religions et peuples, moins coincés et non mono-ethniques). « C’est en étant saints qu’ils bénéficieront à nouveau de l’alliance d’un dieu qui est lui-même saint, c’est-à-dire séparé des autres dieux. De là vient une exigence de pureté – un refus total des mélanges, du mixte, de l’hybride – qui est, avec le sentiment de culpabilité, l’autre trait dominant de la Tora. » Ca fait froid dans le dos… C’est dans ces circonstance de presque disparition du peuple juif qu’a été inventée la notion de Dieu unique, une « révolution culturelle », puisque rien dans la Bible, presqu’entièrement rédigée à ce moment-là n’en parle. Face à l’évidence que le dieu des Juifs, Iahvé, n’a pas tenu ses promesses en lui donnant la puissance et les terres désirées (comme cela avait déjà été le cas dans les histoires imaginaires du passé du peuple juif), et plutôt que se demander si le dieu des Perses (Ahura-Mazda) n’était pas plus puissant que Iahvé (ce qui entraînerait une vague de défections), il n’y avait qu’une solution, un magnifique tour de passe-passe : Iahvé était aussi Ahura-Mazda ! Et, s’il avait donné la victoire aux Perses, c’était encore pour punir les Juifs de quelques non-respect des règles (extrêmement strictes ! bien plus strictes et sévères que celles des autres peuples/religions alentour à la même époque) imposées et donc, un jour, dans le futur, il favoriserait de nouveau les juifs (sous la forme d’un retour en Palestine et de l’expulsion des peuples qui y étaient installés depuis… 19 siècles, suite à la diaspora en 70 et 135 infligée par les Romains excédés par les révoltes armés de ce peuple qui ne voulait pas se laisser assimiler). Ce durcissement des règles de la religion juive (pour sauver ce qu’il en restait) s’est accompagné d’une plus grande emprise encore des dirigeants sur « son » peuple : la religion et la politique au service l’un de l’autre : on voit bien ici la naissance des 3 composantes classiques : ceux qui ont le pouvoir, ceux qui disent la religion, et le peuple, qui subit. Et ce peuple juif, sous Josias, vers le VIIème siècle avant non-JésusCrie, n’a pas le choix : obéir ou mourir, et que l’on soit coupable ou innocent : si des membres d’une tribu parlent de fuir, il faut exterminer la tribu (juive). Moïse n’a pas été qu’un prophète, il fut décrit comme un chef religieux, politique et militaire ; comme Mohammed, soit dit en passant.
Pour rappel, la notion de résurrection ou de vie éternelle n’apparaît pas dans la Bible des Juifs… C’est une idée empruntée tardivement aux Perses. Le texte (sacré !!) n’en parle pas…
La secte juive de Jésus de Nazareth aurait été une tentative pour rompre avec les souffrances du passé : renoncer à viser la rédemption du peuple juif, et bannir l’idée de nationalisme. Face à Pilate, Jésus dit qu' »il n’est pas l’un des ces juifs qui rêve de reconstruire le royaume de Salomon, et qu’il prêche pour que les hommes puissent obtenir la vie éternelle à la fin des temps, dans le royaume des Cieux ». Bref, des idées totalement insupportables pour les juifs orthodoxes. Ce refus du nationalisme a ouvert le judaïsme nouvelle formule (avant la scission) à tous les peuples : une religion ethnique cède la place à une religion qui se voudra universelle. Paul dit : « s’il n’y a qu’un Dieu, il est nécessairement le Dieu de tous ». Alors les règles destinées à séparer les Juifs des autres peuples n’ont plus de raison d’être, ainsi que les interdits alimentaires abolis par Jésus. Mais, également, Jésus (enfin… il n’y a aucune preuve qu’il ait existé, soyons sérieux !) crée un Christianisme exclusivement religieux, séparant la religion de la politique, et rejetant également la violence exercée par le pouvoir au nom de la religion. « Jésus prêche l’amour des hommes pour tous les hommes. La non-violence devient un dogme ».
Hélas, ça n’a pas duré…
Si un empereur romain, Constantin, n’avait pas eu l’idée « géniale » d’utiliser la religion chrétienne, et surtout son idée de Dieu unique et donc le même pour tous les peuples, comme ciment de l’empire vaste et disparate qu’il dirige, suivi par ses successeurs, qui imposèrent le christianisme sous la contrainte voire la mort et instituèrent l’alliance entre le trône et l’autel, nous vivrions dans un monde bien plus calme, c’est certain. Pas d’Islam conquérant, pas de communisme et marxisme, aux pensées aussi binaires que la religion du Dieu unique. Pas de nazisme non plus, qui a appliqué les mêmes recettes qu’avaient appliquées les juifs 27 siècles auparavant, mais en faveur d’un peuple différent : la pureté d’un peuple et le génocide des peuples dont le mélange des sang ruine la pureté de la sus-dite race. « La religion de Moïse n’est rien d’autre que la doctrine de la conservation de l’ethnie juive ».
Dans cet avènement d’un Dieu (et d’une pensée) unique, les grands perdants furent les Grecs et leurs idées. Pour eux, les dieux sont multiples et non attachés à un peuple. Justinien, en 532, a fait disparaître les dernières traces de la pensée grecque classique, fermant l’Ecole fondée par Platon mille ans auparavant. L’hégémonie chrétienne (à ne pas confondre avec les idées premières de Jésus et ses disciples, dissoutes et récupérées dans une sauce nauséabonde) a imposé une pensée unique qui a sclérosé l’Occident pendant plus de 10 siècles, jusqu’à la Renaissance et la redécouverte des textes grecs et latins. Sans parler de la souffrance des autres peuples et civilisations, exterminés et rayées de la cartes, sous prétexte qu’ils étaient des sous-hommes en croyant en d’autres dieux multiples. 200 millions de mort en Amérique (Nord et Sud) en 5 siècles, dont 35 millions d’indiens en Amérique du Nord au XIXème siècle. Bref, c’est cher payé juste parce qu’un tyran local a voulu conserver le pouvoir en construisant une mythologie ad-hoc et une religion monothéiste expliquant la merde dans laquelle pataugeait « son » peuple depuis plusieurs siècles au lieu de se remettre en cause lui-même.

C’est pourquoi je clame haut et fort : je suis athée pratiquant, et j’emmerde tous les croyants en un Dieu unique. Au lieu de lire en boucle votre Bible, Tora, Coran, Haddith, Talmud, et autres conneries, dans de mauvaises (ou adaptées…) traductions, vous feriez mieux de lire tout ce qui s’écrit de par le monde sur tous les sujets et de développer votre sens critique et voir le monde tel qu’il est : y’a pas de dieux, y’a pas de Dieu, on va tous mourir sans jamais se réincarner ni renaître, nous ne sommes que de passage et, après la mort de notre corps, nous ne serons plus. C’est dur, mais c’est comme ça. Faut juste s’y faire.

Quant à moi, je vais lire d’autres livres analysant le même sujet, comme « Comment le peuple juif fut inventé », par un historien juif et israélien, Shlomo Sand, qui explique comment la notion de « peuple juif » a été créée au XIXème siècle.
J’attends avec désespoir qu’un livre fasse le même travail de déconstruction et de démolition de l’Islam, en plus fort que « Suis-je maudite ? », pour éveiller les musulmans du monde entier à l’évidence : leur religion n’a plus rien à voir avec ce que Mohammed a inventé, car la religion qu’il avait créée n’avait qu’un but : faire que sa tribu vive mieux. Et ce « mieux » doit constamment être analysé et interrogé et renouvelé, à l’aune des souffrances et de l’abrutissement imposés. Je pense que les paysans peuvent comprendre le monde tel qu’il est et qu’il n’est pas nécessaire de les tenir dans l’abrutissement religieux.

Bref, il n’y a pas de religion qui vaille par ce monde, car toutes se veulent sacrées et se réfèrent à des textes sacrés qu’elles vénèrent mais trahissent tout à la fois, en laissant les hommes au pouvoir les utiliser, les transformer, et les adapter, en fonction de leurs besoins de puissance pour esclavager leurs peuples. Sans parler de l’écrasement de la femme par l’homme.

En supposant qu’il soit arrivé jusqu’au bout de ce long billet, je glisse un message au nouveau conseiller du Ministre de l’Intérieur (qui me lit) afin qu’il comprenne que, de Droite comme de Gauche, les idées comme quoi notre passé judéo-chrétien est glorieux et doit être respecté n’est qu’une connerie sans nom. Nous, Français du XXIème siècle, nous devons avoir honte de nos ancêtres qui ont maintenu le peuple dans l’abrutissement d’une religion bornée et dérivant vers un fascisme camouflé. Il est bien dommage que la Révolution Française, avant de se massacrer elle-même, n’ait pas supprimé toutes les églises et religieux de France et de Navarre, avec une incursion au Vatican pour le raser : ça aurait fait de belles ruines à visiter. L’avenir de la France et de l’Europe n’est pas dans le respect des religions, chrétienne, juive, ou musulmane, mais dans leur abandon et le passage à une athéisation de notre société. La gestion de l’immigration, essentiellement maghrébine et musulmane, ne passe pas par le respect de leurs « droits » mais par la mise en oeuvre de tous les moyens possibles pour que ceux qui veulent s’échapper du diktat de leur religion et de leur groupe ethnique le puissent. Ainsi, je trouve inadmissible que l’on continue à autoriser des parents à imposer leur propre religion à leurs enfants. Comme il est inadmissible que la circoncision, juive ou musulmane, continue à être autorisée, alors qu’il s’agit d’une mutilation irréversible du corps d’une personne non-capable de donner son consentement éclairé. Comme il est inadmissible que des représentants d’idéologies meurtrières (c’est l’Arabie Saoudite qui finance la radicalisation de l’Islam de la planète) soient reconnus, fusse pour leur pétrole. Notre Démocratie doit évoluer, peu à peu, d’un laïcisme (de plus en plus combattu et dévoyé) passif et trop tolérant (le mot signifiant que les religions sont nocives, dangereuses), vers un laïcisme actif aidant les peuples à se libérer d’une idéologie dangereuse, meurtrière, et néfaste pour la planète. Il y a d’autres idéologie néfaste et dangereuses, je sais. Mais, comme l’a démontré Jean Soler, le communisme ne serait pas né sans l’idée, et ses conséquences, d’un Dieu unique. L’avenir ne peut être rose, et ne peut s’adapter aux changements, que si l’on accepte la multiplicité des idées et des concepts, dans une discussion équilibrée et respectueuse. Les religions monothéistes sont totalement disqualifiées pour participer à une telle discussion car elles sont d’emblée, et fondamentalement, et les 16 siècles passés le prouvent amplement, opposées au changement, le leur en premier. Et les analyses modernes des religions, comme les livres de Jean Soler, montrent bien l’origine de la folie qui tourmente notre planète depuis 16 siècles : l’idée de pureté, le respect d’un sacré inventé, la trahison de ce même sacré pour servir le pouvoir, le rôle d’opium joué par les religions, l’utilisation de la religion comme outil de domination de certains sur d’autres, etc.

Dieu n’est pas mort. Car ne peut mourir que ce qui a vraiment existé.

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5 Réponses to “Qui est Dieu ?”

  1. Jane Says:

    J’ai tout lu. Quel bel éclaircissement et avec des nouveautés en plus !

    « Aider les peuples à se libérer d’une idéologie dangereuse, meurtrière, et néfaste pour la planète », quelle belle utopie ! Je n’y crois pas. Il faudrait affaiblir les personnes à la tête de ces religions afin qu’elles ne puissent plus exercer leur pouvoir. Mais qui oserait ? Ensuite on pourrait libérer le peuple.

    « La gestion de l’immigration, essentiellement maghrébine et musulmane, ne passe pas par le respect de leurs “droits” mais par la mise en œuvre de tous les moyens possibles pour que ceux qui veulent s’échapper du diktat de leur religion et de leur groupe ethnique le puissent. ». Est-ce-que ces personnes souhaitent abandonner leur religion !

    « Il est bien dommage que la Révolution Française, avant de se massacrer elle-même, n’ait pas supprimé toutes les églises ». C’est un endroit frais où se réfugier l’été quand il fait chaud !

    • trex58 Says:

      Quel courage !

      Bon, d’après ce que je lis dans la presse, ce livre et l’article d’Onfray soulèvent des vagues…

      Hummm Pour moi, une religion est l’amalgame de choses normales et nécessaires (comme les rites) et de choses imposées, dans le but de tenir une société. Mais c’était valide pour une tribu. Dans notre monde actuel, il faut passer à autre chose, à construire, à base de philosophie, sans retomber dans les mêmes erreurs…

      Je pense que, parmi les immigrés, ou leurs enfants, il y a plein de gens, voire la quasi-majorité, qui veulent tout simplement vivre heureux et tranquillement. Les sociétés traditionnelles d’où ils viennent leur imposaient des règles et des contraintes, s’auto-surveillant les uns les autres. Beaucoup, je pense, au contact de la liberté de vie en France, y prennent goût et ont envie de vivre plus libre. Alors, il faut qu’ils le puissent, et qu’ils ne ressentent pas le poids de leurs ex-coreligionnaires. Une amie, née en Egypte mais ayant vécu en France, est devenu athée : depuis, elle ressent la réprobation lourde et continue de sa famille, qui ne respectent pas son choix.
      Mais, bien sûr, on constate de plus en plus d’immigrés s’habillant de façon « traditionnelle », montrant qu’ils n’acceptent pas les usages du pays qui les accueille et ne voulant pas s’intégrer. Ainsi, ils veulent sans doute préserver leur « pureté » ? Quelle pureté ? L’habit ne fait pas le moine. S’habiller en Belphégore ne camoufle pas le téléphone portable que Mohammed aurait certainement juger comme l’oeuvre du Diable : parler avec quelqu’un qui est à des centaines de km ! Et pourquoi pas avec Dieu ?! 😉

      Les églises ? Oui, c’est frais l’été. Mais peut-être faut-il penser au coût de ces structures inutiles… Si Dieu existe, il est partout ! Pourquoi des lieux privilégiés ? Comme souvenir du culte de Iahvé qui ne pouvait se célébrer que dans le Temple de Jérusalem ? 😉

  2. iXéo Says:

    «Mon désir de comprendre est plus fort que mon désir de me distraire et de passer le temps d’une façon “gentille” et “comme les autres”.»
    Si tu veux vraiment (mais j’ai quelques doutes) comprendre, va rencontrer “les autres” (croyants ou non) et parle avec eux sans fermer ton esprit. Ce sera certainement plus utile que de commenter interminablement les inepties auxquelles tu consacres ton post…

    «De quoi parle ce petit livre ? Ce livre analyse les fondements des trois religions les plus pratiquées sur Terre en ce moment.»
    Ce livre n’analyse rien du tout. Ce n’est que la compilation d’un ramassis (fort peu respectable) d’inexactitudes historiques et de pseudo-philosophie à deux balles. Je ne suis pas le seul à le penser, je te suggère de lire ceci : http://didierlong.com/2012/06/13/onfray-soler-le-derapage-en-roue-libre-dans-le-point/

    Ton radicalisme athée est aussi dangereux (sinon plus) que les radicalismes religieux. A ma façon, je combats les haines, toutes les haines, y compris la tienne. Car il faut qu’il y ait de la haine pour faire l’apologie d’un type comme Jean Soler… Nous n’avons pas, manifestement, la même conception de la laïcité !

    (Accessoirement, tu as beaucoup à apprendre sur les vrais circuits de financement du radicalisme islamique…)

  3. trex58 Says:

    J’avais déjà commencé à lire cet article, fort long. Ce que j’ai remarqué d’abord, c’est qu’il s’en prenait principalement à Onfray, soupçonné d’utiliser l’occasion du livre de Soler pour donner son propre point de vue sur le sujet.
    Ce que j’aime dans ce genre de livre et dans une partie des écrits d’Onfray, c’est qu’ils osent dire du mal des textes dits « sacrés » qui servent depuis des siècles de référence et de justification à toutes sortes d’horreurs. On a beaucoup trop tué POUR Dieu, et en utilisant Dieu comme une EXCUSE. Pareil pour St-Paul, qui a mis les femmes plus bas que l’homme encore qu’elles n’étaient avant lui. Pareil pour Freud, dont les livres et enseignements sont TOTALEMENT dépassés mais continuent d’être enseignés en France.

    Mon radicalisme athée, comme tu dis, n’est pas porté par des textes sacrés qui seraient un guide. Ainsi, lisant la traduction de la Bible sur la ville de Jéricho, prise et détruite par le peuple Juif de l’époque, il y est dit : « Josué, et tout Israël avec lui, passa de Makkéda à Libna, et il attaqua Libna. 10:30 L’Éternel la livra aussi, avec son roi, entre les mains d’Israël, et la frappa du tranchant de l’épée, elle et tous ceux qui s’y trouvaient ; il n’en laissa échapper aucun, et il traita son roi comme il avait traité le roi de Jéricho. » L’expression « frapper du tranchant de l’épée y apparaît plusieurs fois. C’était 15 siècles avant J.C. Comme pour le Coran, le texte n’a aucune pitié pour l’ennemi. C’est un livre de guerre, de conquête. Classique pour l’époque, j’imagine. Bien sûr, cela se passe longtemps avant la mise par écrit de la Bible ; mais c’est toujours aussi sanglant. Que cela se soit passé, ou non, n’est pas important. Ce qui compte c’est que des hommes et des femmes, au XXIème siècle, chrétiens, juifs ou musulmans, continuent de vénérer des livres « saints » qui ne parlent que de meurtres, de conquêtes, et d’exterminations (de petites villes). C’est cela qui est insupportable. Le Bouddhisme, qui est loin d’être parfait, ne me semble pas comporter de telles histoires de conquêtes et de massacres.
    Il est pour moi inacceptable que des textes soient vénérés, considérés sacrés, par des milliards d’hommes et de femmes, alors qu’ils sont une apologie de la violence et du meurtre, fusse-ce seulement au moyen d’une épée.

    J’ai déjà rencontré et discuté avec des croyants. Rappelle-toi que j’ai vécu 2 ans en Tunisie, où hommes et femmes pratiquait « tranquillement » leur Islam. En 1982, les seuls femmes totalement voilées que j’ai rencontrées étaient des étudiantes ; les autres femmes, s’habillaient de façon traditionnelles mais non ostentatoires.
    J’ai aussi une amie, qui était musulmane, et qui est devenue athée lorsque il lui fut devenu évident que Dieu n’existait pas : lorsque sa vie s’est écroulée quand son mari et son fils unique sont morts.

    La laïcité, il y a un siècle en France, a consisté à séparer l’Eglise de l’Etat. Entre parenthèses, il y a en France plusieurs régions où la séparation de l’Eglise et de l’Etat n’est PAS effective, comme en Alsace-Lorraine.
    Je constate, par différentes lectures, une remontée de l’emprise des religions sur nos vie, comme imposer l’interdiction du jambon à la cantine, les horaires de piscine pour homme/femme, les boucheries Hallal, l’interdiction des dessins satiriques sur Mohammed ou Dieu, la participation financière de l’Etat ou de municipalités à des projets religieux (mosquées), la réception du Pape comme un chef d’Etat, etc. L’Etat français ne gèrent plus correctement la laïcité du monde public en France : il laisse faire, et les religions du Livre cherchent à regagner du terrain.
    Nous, athées ou agnostiques, représentons plus de 50% de la population française, mais nous ne sommes pas représentés. Lorsqu’une décision éthique doit être prise, on invite les représentants des religions, en oubliant de demander leur avis à ceux qui ne croient pas en ces conneries. La Droite a laissé faire, pour plaire aux Catholique, électeurs classiques de la Droite. La Gauche a laissé faire, pour plaire aux nouveaux électeurs fraîchement immigrés. Bref, pour obtenir des votes, nos politiques, de Droite comme de Gauche, se prostituent et bafouent les principes de cette République.
    J’ai vomi quand Sarkozy a baisé la main du Pape, alors que cet abruti continue de penser comme au Moyen-Âge.
    Je milite pour la défense de la laïcité et pour son extension. Les religions monothéistes ayant manifestement montré que leur bilan est globalement négatif, il serait temps que l’Etat prenne la décision de réduire leur influence DANS LA VIE PUBLIQUE !
    Ainsi, et c’est extrêmement symbolique, j’attends de l’Etat qu’il fasse appliquer la loi de protection de l’enfance, et qu’il interdise la circoncision, car il s’agit d’une mutilation sexuelle (ablation d’un organe utile pour la sexualité et qui ne peut pas repousser) fait sur personne ne pouvant se défendre. Qu’un adulte décide de se couper les oreilles en pointe, c’est son problème ; mais il n’a pas le droit de couper quoi que ce soit du corps de ses enfants, qui ne lui appartiennent pas.

    Plus de la moitié des américains croient que c’est Dieu qui a créé la Terre et le monde. Croire en Dieu rend con, car croire en Dieu a pour corolaire la lecture principale de livres qui tournent en rond sur le même sujet au lieu de favoriser la diversité des lectures.

    Mon radicalisme athée, comme tu dis, a pour souhait l’extension de la liberté de penser. Or les religions monothéistes ne supportent pas ceux qui ne pensent pas comme « il faut » ! En Europe, suite à la diffusion obligatoire (merci à cet empereur romain d’avoir imposer le poison chrétien à tous sous peine de mort), il n’y a plus qu’une seule façon d’imaginer la vie : selon les préceptes de la Bible. La monoculture est stérile, dangereuse. En Afrique, et en Asie, des sociétés TRÈS différentes ont survécu et cohabité pendant des millénaires. En Afrique noire, à 10km de distance, une tribu peut exiger d’une femme qu’elle soit vierge pour le mariage alors que sa tribu voisine impose à une femme de prouver qu’elle peut enfanter pour pouvoir se marier ! En Chine, un peuple ne connaît pas les mots : « père » et « mari ». Etc.

    Le monothéisme est une mono-culture qui rend con. L’histoire passée nous le montre très bien. Certes, les autres cultures ne sont pas angéliques, et se sont fait gentiment la guerre pendant des siècles, mais elles n’ont pas ce genre de poison : l’existence dans leurs textes sacrés d’une parole et de textes qu’on peut interpréter si fort jusqu’à un jusqu’au-boutisme à vomir. Même si, bien sûr, elles sont loin d’être parfaites ! Ainsi, les bouddhistes au Sri Lanka ont légèrement été génocidaires, non ?

    Il y a 3 semaines, j’étais dans un petit hôtel au fin fond du Pilat (sud de St-Etienne) et, posé sur la table de nuit, il y avait une Bible ! Rhaaaaaaa On ne peut être tranquille nulle part ! Faut partout que ces idées dépassées et moisies nous soient imposées, comme les idées moisies et dépassées des psychanalystes.
    Je suis pour le changement, pour une évolution de la vision du monde basée sur l’immensité des connaissances acquises dans le siècle passé.

    Dieu n’existe pas. Sinon, il n’aurait pas laissé exterminer : les juifs en 39-45, les Arméniens, les peuples d’Amériques, les habitants du Congo Belge, les Cambodgiens, etc.
    Bref, y’en a marre de Dieu. Démonter la folie du monothéisme me semble un bon moyen pour avancer.

    Lis un peu plus…

  4. iXéo Says:

    Je pense que tu as des religions, donc des croyants, une vision partielle, plutôt archaïque, manifestement influencée par certaines lectures, et certainement déconnectée de la réalité. Cette réalité n’est pas toute rose, mais elle est très différente de ce que tu lis dans certains livres.

    Lis un peu moins…
    Je ne te reproche pas d’être athée, je te reproche d’être aussi radicalement anti-religieux, et surtout que cette conviction soit ancrée en partie sur les âneries de Soler, Onfray, et autres guignols, qui n’ont de philosophe que le nom, et encore ne le méritent-t-ils pas. (Au passage, j’ai lu quelque part un commentaire qui disait que Nietzsche aurait aimé le bouquin de Soler… Pauvre Friedrich ! Celui qui a écrit ça a manifestement oublié de le lire.)

    Et n’oublie pas que ton «discours» est aussi intolérant et extrême, sinon plus, que celui des religions. Cela le rend à mes yeux tout aussi irrecevable. Sinon plus.

    Par ailleurs, «l’immensité des connaissances acquises dans le siècle passé» n’est pas sortie de nulle part !! Ces connaissances sont largement issue de celles acquises au fil des siècles précédents, certaines bases remontent à l’Antiquité et au-delà. Malgré des périodes chaotiques et plus ou moins obscurantistes, le fil n’a jamais été rompu… Le tableau n’est donc pas si noir que ça !

    «Démonter la folie du monothéisme me semble un bon moyen pour avancer.» Heureusement, il y a toujours eu des athées (et pas seulement des athées, d’ailleurs) pour ça ! Tu as au moins la chance de vivre à une époque où on ne va pas te brûler pour ça… Tu ne risques pas plus que les volées de bois vert que je ne manque pas de t’adresser…

    En toute amitié, bien sûr…!

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