Archive for juin 2012

Congés Maladie

2012/06/28

Voyons, avec 5 jours de congés maladie en 2006, quand mon épouse est décédée de son cancer, et 3 jours en 2012 suite à cette bronchite, me voilà avec une moyenne de 1,3 jours de congés maladie par an, pour environ 1700 heures de travail par an. Contre 20 jours en moyenne par an dans la fonction publique territoriale sur la même période (23 en 2011). Serais-je un super héros de 53 ans ? 😉 Où n’y aurait-il pas comme un abus par certains ?

Qui est Dieu ?

2012/06/28

« Qui est Dieu ? » est le dernier livre de Jean Soler, une sorte de résumé de ses trois livres : « L’invention du Monothéisme », « La vie de Moïse », et « Vie et mort dans la Bible ».

Quelle drôle d’idée de lire un tel genre de livre ? me direz-vous ? N’y-a-t-il pas assez de romans sympas pour s’astreindre à lire un tel livre, qui parle essentiellement de la Bible et des Juifs (de bien avant notre ère) ? Sans doute… Mais mon désir de comprendre est plus fort que mon désir de me distraire et de passer le temps d’une façon « gentille » et « comme les autres ».

De quoi parle ce petit livre ?
Ce livre analyse les fondements des trois religions les plus pratiquées sur Terre en ce moment : le christianisme, l’islam, et la religion juive. Et ces fondements sont … faux.
Les religions chrétiennes, musulmanes et juives sont des monothéismes : il n’y a(urait) qu’un seul et unique Dieu. Le monothéisme issu du Dieu des Juifs est un cas apparemment unique dans l’histoire des peuples de la Terre : tous les autres peuples sont polythéistes. Quelle importance ? Jean Soler le dit très bien : penser qu’il n’y a qu’un Dieu, c’est refuser aux autres l’idée qu’il puisse y en avoir d’autres ou pas du tout. Le monothéisme va de pair avec une certaine idée de « pureté » : pureté de la croyance, voire de la race de celui qui croit. Et cela va de pair avec un refus des dissidences et des différences. Le monothéisme est binaire : il y a le Bien (moi et ma croyance) et il y a le Mal (les autres). Bien sûr, c’est bien plus compliqué que cela. Mais, de mon point de vue, l’essentiel du bordel que nous constatons en ce XXIème siècle naissant est dû à un épisode qui s’est passé il y a plus de 24 siècles dans un petit coin perdu (et abandonné de tous les dieux) de Palestine : Jérusalem.

Reprenons.
Les chrétiens, musulmans et juifs considèrent certains textes comme sacrés, car issus de la bouche de Dieu. Dieu a(urait) parlé « en face-à-face » avec Moïse, comme Dieu l’a(urait) fait avec Mohammed. Dire que ces textes sont sacrés, cela veut dire qu’ils sont intouchables, parfaits, définitifs, et qu’il est interdit de les critiquer (même s’ils sont largement incohérents…). Ainsi, dans la religion musulmane, le Coran est sacré ; les Haddiths (prétendues paroles de Mohammed) et tous les écrits de tous les Imams qui ont décortiqué (ou mal traduit, volontairement ou par méconnaissance) le Coran ne sont qu’un « complément ». Néanmoins, même si les diverses charias sont basées sur l’ensemble des écrits : Coran, Haddiths, etc, seul le Coran a un caractère sacré car venant, par l’intermédiaire de Mohammed qui reçut Sa parole dans une grotte, directement de la bouche de Dieu. Il en est de même pour la religion juive, où les Talmuds ne sont que des analyses et compléments de la Tora (l’ancien testament) qui a été transmise à Moïse par le « buisson ardent ».
Les chrétiens, musulmans et juifs considèrent donc que leur religion est monothéiste parce que, dans les textes fondateurs (la Bible des origines), on parlerait d’un Dieu unique. Ceci est faux… La lecture des versions les plus anciennes (en hébreu) de la Bible montre que ce livre décrit l’alliance entre un Dieu, qui confie son nom : Iahvé, et le peuple juif. À cette époque (une dizaine de siècles avec l’ère chrétienne), dans cette région, tous les peuples sont polythéistes. Et il en est de même pour les juifs de l’époque : Iahvé n’est qu’un Dieu parmi les autres dieux, soient des dieux révérés par d’autres peuples, soit même d’autres dieux révérés par les Juifs. Iahvé avait même une compagne : Ashéra (c’est-à-dire : Vénus, la première planète à apparaître et disparaître dans le ciel). L’alliance entre Iahvé et les Juifs signifie que ces derniers doivent rendre un culte particulier avec Iahvé, plus important qu’avec les autres dieux. En échange, il les protégera et les aidera à étendre leurs territoire. Rien de spécial : tous les autres peuples ont également de nombreux dieux, qu’ils peuvent partager avec d’autres peuples, mais ils ont toujours un dieu spécial qui est leur protecteur. La Bible en hébreu des origines le dit de nombreuses fois et clairement : le dieu des juifs, Iahvé, n’est pas l’Unique dieu, mais un dieu parmi d’autres et qu’il faut traiter avec plus d’égards. On parle alors de « monolâtrie » : l’adoration supérieure d’un dieu parmi d’autres.
Donc, il y a une fracture irréparable entre la prétention des religions actuelles de se référer à des textes (dits) sacrés pour appuyer l’idée qu’il y ait un Dieu unique. L’assise fondamentale de ces trois religions … n’existe pas.
Simplement, lorsque l’idée de monothéisme est née et lorsqu’on a traduit la bible de l’hébreu en Grec, d’abord, puis en d’autres langues, on a remplacé Iahvé par Dieu, l’Unique, le Seigneur. Une correction a été effectuée pour « corriger » le texte (sacré !) d’origine et supprimer l’idée de la multiplicité des dieux révérés par les juifs contemporains des histoires racontées par la Bible.

Des « histoires » ? Oui, des histoires. L’archéologie ne retrouve pas trace de l’Etat créé par David et Salomon. Et Soler explique que les textes (sacrés) parlant de Moïse ont été écrits bien tardivement, à une époque où le moral du peuple juif était au plus bas. Car le peuple juif, fortifié (comme d’autres peuples) par l’idée d’être soutenu par un dieu dédié uniquement à leur cause, ont vécu plusieurs catastrophes (shoahs) successives : 1) le peuple juif s’est scindé en deux parties, 2) la plus grosse partie a été envahie et dissoute par les Assyriens, 3) les Babyloniens ont ensuite envahi la deuxième partie (Jérusalem) et ont déporté (gentiment !) l’élite juive à Babylone. Ca valait bien la peine de s’allier à un dieu puissant pour perdre ainsi toute puissance et disparaître presque ! L’idée n’était pas que Iahvé les avait abandonnés, mais plutôt que Iahvé les avait punis, en utilisant d’autres peuples, pour leurs « fautes ». Puis vinrent les Perses, qui vainquirent les babyloniens et aidèrent les Juifs exilés à revenir sur leurs terres et même à reconstruire. Le problème, c’est que, malgré cette aide, le peuple juif ne se développait plus, stagnait, et n’était même pas compté parmi les 20 peuples importants de la région. Bref, le peuple juif avait le moral à zéro. Dans ce cas-là, que se passe-t-il ? Il y a dissidence, il y a divisions et départs. Il y a le risque d’un éclatement, d’une disparition. C’est à ce moment-là qu’aurait été écrit une grande part de la Bible, relatant les « exploits » (bien souvent imaginaires) passés du peuple juif. Ainsi, les textes décrivent les règles imposées par Iahvé : les 10 commandements, qui ne s’appliquent qu’aux Juifs entre eux !! Car, pour les autres peuples, c’est le massacre complet qui est recommandé : hommes, femmes, enfants, vieillards, et même animaux : tous les peuples conquis dont le peuple juif de l’époque a envahi les terres doivent être éliminés (génocidés). C’est aussi à ce moment-là qu’un roi décida de durcir les règles de vie des juifs afin de « tenir » le peu qu’il restait du peuple juif et d’éviter les mélanges avec les autres peuples. Car la religion juive était (est encore) une religion ethno-centrée : être juif se fait essentiellement par le sang. Les règles instituées alors punissaient de mort celui qui les enfreignait. Et ces règles interdisaient la fréquentation et le mélange avec les autres peuples et les autres religions, interdisant formellement tout mariage mixte, pour préserver la « pureté de la race » (c’est moi qui souligne, pour rappeler une formule qu’une autre tribu (nazie) a employée au XXième siècle). Donc, face à un peuple juif découragé par des siècles de mésaventures qui n’ont manifestement pas vu s’installer le royaume puissant promis par leur dieu (par la bouche des religieux et des chefs…), il fallait faire quelque chose pour éviter la dislocation et la disparition du « peuple juif ». À ce moment-là, je vous rappelle juste que, lorsqu’un peuple éclate, cela signifie que les familles se rallient à d’autres groupes, qu’elles s’intègrent à d’autres systèmes, sont absorbées, mais survivent, en s’adaptant. Il n’en est pas de même pour les « élites », les religieux, et les chefs : pour ces derniers, la disparition de « leur » peuple signifie de façon claire, évidente, et dramatique (pour eux), la fin de leurs privilèges et de leur rang. Si le peuple juif disparaissait, son « élite » devait redevenir de simple paysans ou marchands… Cela motive sûrement pour trouver d’autres façons pour contraindre le peuple à ne pas éclater, comme les menaces de mort afin d’éviter la contamination par d’autres peuples (et le risque de fuites de familles pour d’autres religions et peuples, moins coincés et non mono-ethniques). « C’est en étant saints qu’ils bénéficieront à nouveau de l’alliance d’un dieu qui est lui-même saint, c’est-à-dire séparé des autres dieux. De là vient une exigence de pureté – un refus total des mélanges, du mixte, de l’hybride – qui est, avec le sentiment de culpabilité, l’autre trait dominant de la Tora. » Ca fait froid dans le dos… C’est dans ces circonstance de presque disparition du peuple juif qu’a été inventée la notion de Dieu unique, une « révolution culturelle », puisque rien dans la Bible, presqu’entièrement rédigée à ce moment-là n’en parle. Face à l’évidence que le dieu des Juifs, Iahvé, n’a pas tenu ses promesses en lui donnant la puissance et les terres désirées (comme cela avait déjà été le cas dans les histoires imaginaires du passé du peuple juif), et plutôt que se demander si le dieu des Perses (Ahura-Mazda) n’était pas plus puissant que Iahvé (ce qui entraînerait une vague de défections), il n’y avait qu’une solution, un magnifique tour de passe-passe : Iahvé était aussi Ahura-Mazda ! Et, s’il avait donné la victoire aux Perses, c’était encore pour punir les Juifs de quelques non-respect des règles (extrêmement strictes ! bien plus strictes et sévères que celles des autres peuples/religions alentour à la même époque) imposées et donc, un jour, dans le futur, il favoriserait de nouveau les juifs (sous la forme d’un retour en Palestine et de l’expulsion des peuples qui y étaient installés depuis… 19 siècles, suite à la diaspora en 70 et 135 infligée par les Romains excédés par les révoltes armés de ce peuple qui ne voulait pas se laisser assimiler). Ce durcissement des règles de la religion juive (pour sauver ce qu’il en restait) s’est accompagné d’une plus grande emprise encore des dirigeants sur « son » peuple : la religion et la politique au service l’un de l’autre : on voit bien ici la naissance des 3 composantes classiques : ceux qui ont le pouvoir, ceux qui disent la religion, et le peuple, qui subit. Et ce peuple juif, sous Josias, vers le VIIème siècle avant non-JésusCrie, n’a pas le choix : obéir ou mourir, et que l’on soit coupable ou innocent : si des membres d’une tribu parlent de fuir, il faut exterminer la tribu (juive). Moïse n’a pas été qu’un prophète, il fut décrit comme un chef religieux, politique et militaire ; comme Mohammed, soit dit en passant.
Pour rappel, la notion de résurrection ou de vie éternelle n’apparaît pas dans la Bible des Juifs… C’est une idée empruntée tardivement aux Perses. Le texte (sacré !!) n’en parle pas…
La secte juive de Jésus de Nazareth aurait été une tentative pour rompre avec les souffrances du passé : renoncer à viser la rédemption du peuple juif, et bannir l’idée de nationalisme. Face à Pilate, Jésus dit qu' »il n’est pas l’un des ces juifs qui rêve de reconstruire le royaume de Salomon, et qu’il prêche pour que les hommes puissent obtenir la vie éternelle à la fin des temps, dans le royaume des Cieux ». Bref, des idées totalement insupportables pour les juifs orthodoxes. Ce refus du nationalisme a ouvert le judaïsme nouvelle formule (avant la scission) à tous les peuples : une religion ethnique cède la place à une religion qui se voudra universelle. Paul dit : « s’il n’y a qu’un Dieu, il est nécessairement le Dieu de tous ». Alors les règles destinées à séparer les Juifs des autres peuples n’ont plus de raison d’être, ainsi que les interdits alimentaires abolis par Jésus. Mais, également, Jésus (enfin… il n’y a aucune preuve qu’il ait existé, soyons sérieux !) crée un Christianisme exclusivement religieux, séparant la religion de la politique, et rejetant également la violence exercée par le pouvoir au nom de la religion. « Jésus prêche l’amour des hommes pour tous les hommes. La non-violence devient un dogme ».
Hélas, ça n’a pas duré…
Si un empereur romain, Constantin, n’avait pas eu l’idée « géniale » d’utiliser la religion chrétienne, et surtout son idée de Dieu unique et donc le même pour tous les peuples, comme ciment de l’empire vaste et disparate qu’il dirige, suivi par ses successeurs, qui imposèrent le christianisme sous la contrainte voire la mort et instituèrent l’alliance entre le trône et l’autel, nous vivrions dans un monde bien plus calme, c’est certain. Pas d’Islam conquérant, pas de communisme et marxisme, aux pensées aussi binaires que la religion du Dieu unique. Pas de nazisme non plus, qui a appliqué les mêmes recettes qu’avaient appliquées les juifs 27 siècles auparavant, mais en faveur d’un peuple différent : la pureté d’un peuple et le génocide des peuples dont le mélange des sang ruine la pureté de la sus-dite race. « La religion de Moïse n’est rien d’autre que la doctrine de la conservation de l’ethnie juive ».
Dans cet avènement d’un Dieu (et d’une pensée) unique, les grands perdants furent les Grecs et leurs idées. Pour eux, les dieux sont multiples et non attachés à un peuple. Justinien, en 532, a fait disparaître les dernières traces de la pensée grecque classique, fermant l’Ecole fondée par Platon mille ans auparavant. L’hégémonie chrétienne (à ne pas confondre avec les idées premières de Jésus et ses disciples, dissoutes et récupérées dans une sauce nauséabonde) a imposé une pensée unique qui a sclérosé l’Occident pendant plus de 10 siècles, jusqu’à la Renaissance et la redécouverte des textes grecs et latins. Sans parler de la souffrance des autres peuples et civilisations, exterminés et rayées de la cartes, sous prétexte qu’ils étaient des sous-hommes en croyant en d’autres dieux multiples. 200 millions de mort en Amérique (Nord et Sud) en 5 siècles, dont 35 millions d’indiens en Amérique du Nord au XIXème siècle. Bref, c’est cher payé juste parce qu’un tyran local a voulu conserver le pouvoir en construisant une mythologie ad-hoc et une religion monothéiste expliquant la merde dans laquelle pataugeait « son » peuple depuis plusieurs siècles au lieu de se remettre en cause lui-même.

C’est pourquoi je clame haut et fort : je suis athée pratiquant, et j’emmerde tous les croyants en un Dieu unique. Au lieu de lire en boucle votre Bible, Tora, Coran, Haddith, Talmud, et autres conneries, dans de mauvaises (ou adaptées…) traductions, vous feriez mieux de lire tout ce qui s’écrit de par le monde sur tous les sujets et de développer votre sens critique et voir le monde tel qu’il est : y’a pas de dieux, y’a pas de Dieu, on va tous mourir sans jamais se réincarner ni renaître, nous ne sommes que de passage et, après la mort de notre corps, nous ne serons plus. C’est dur, mais c’est comme ça. Faut juste s’y faire.

Quant à moi, je vais lire d’autres livres analysant le même sujet, comme « Comment le peuple juif fut inventé », par un historien juif et israélien, Shlomo Sand, qui explique comment la notion de « peuple juif » a été créée au XIXème siècle.
J’attends avec désespoir qu’un livre fasse le même travail de déconstruction et de démolition de l’Islam, en plus fort que « Suis-je maudite ? », pour éveiller les musulmans du monde entier à l’évidence : leur religion n’a plus rien à voir avec ce que Mohammed a inventé, car la religion qu’il avait créée n’avait qu’un but : faire que sa tribu vive mieux. Et ce « mieux » doit constamment être analysé et interrogé et renouvelé, à l’aune des souffrances et de l’abrutissement imposés. Je pense que les paysans peuvent comprendre le monde tel qu’il est et qu’il n’est pas nécessaire de les tenir dans l’abrutissement religieux.

Bref, il n’y a pas de religion qui vaille par ce monde, car toutes se veulent sacrées et se réfèrent à des textes sacrés qu’elles vénèrent mais trahissent tout à la fois, en laissant les hommes au pouvoir les utiliser, les transformer, et les adapter, en fonction de leurs besoins de puissance pour esclavager leurs peuples. Sans parler de l’écrasement de la femme par l’homme.

En supposant qu’il soit arrivé jusqu’au bout de ce long billet, je glisse un message au nouveau conseiller du Ministre de l’Intérieur (qui me lit) afin qu’il comprenne que, de Droite comme de Gauche, les idées comme quoi notre passé judéo-chrétien est glorieux et doit être respecté n’est qu’une connerie sans nom. Nous, Français du XXIème siècle, nous devons avoir honte de nos ancêtres qui ont maintenu le peuple dans l’abrutissement d’une religion bornée et dérivant vers un fascisme camouflé. Il est bien dommage que la Révolution Française, avant de se massacrer elle-même, n’ait pas supprimé toutes les églises et religieux de France et de Navarre, avec une incursion au Vatican pour le raser : ça aurait fait de belles ruines à visiter. L’avenir de la France et de l’Europe n’est pas dans le respect des religions, chrétienne, juive, ou musulmane, mais dans leur abandon et le passage à une athéisation de notre société. La gestion de l’immigration, essentiellement maghrébine et musulmane, ne passe pas par le respect de leurs « droits » mais par la mise en oeuvre de tous les moyens possibles pour que ceux qui veulent s’échapper du diktat de leur religion et de leur groupe ethnique le puissent. Ainsi, je trouve inadmissible que l’on continue à autoriser des parents à imposer leur propre religion à leurs enfants. Comme il est inadmissible que la circoncision, juive ou musulmane, continue à être autorisée, alors qu’il s’agit d’une mutilation irréversible du corps d’une personne non-capable de donner son consentement éclairé. Comme il est inadmissible que des représentants d’idéologies meurtrières (c’est l’Arabie Saoudite qui finance la radicalisation de l’Islam de la planète) soient reconnus, fusse pour leur pétrole. Notre Démocratie doit évoluer, peu à peu, d’un laïcisme (de plus en plus combattu et dévoyé) passif et trop tolérant (le mot signifiant que les religions sont nocives, dangereuses), vers un laïcisme actif aidant les peuples à se libérer d’une idéologie dangereuse, meurtrière, et néfaste pour la planète. Il y a d’autres idéologie néfaste et dangereuses, je sais. Mais, comme l’a démontré Jean Soler, le communisme ne serait pas né sans l’idée, et ses conséquences, d’un Dieu unique. L’avenir ne peut être rose, et ne peut s’adapter aux changements, que si l’on accepte la multiplicité des idées et des concepts, dans une discussion équilibrée et respectueuse. Les religions monothéistes sont totalement disqualifiées pour participer à une telle discussion car elles sont d’emblée, et fondamentalement, et les 16 siècles passés le prouvent amplement, opposées au changement, le leur en premier. Et les analyses modernes des religions, comme les livres de Jean Soler, montrent bien l’origine de la folie qui tourmente notre planète depuis 16 siècles : l’idée de pureté, le respect d’un sacré inventé, la trahison de ce même sacré pour servir le pouvoir, le rôle d’opium joué par les religions, l’utilisation de la religion comme outil de domination de certains sur d’autres, etc.

Dieu n’est pas mort. Car ne peut mourir que ce qui a vraiment existé.

J’ai lu un livre !

2012/06/28

J’ai lu un livre ! (en entier, s’entend !)
Oui, cela fait bien un an au moins que je n’arrive pas à finir les livres que j’entame… Depuis un an, je continue à digérer diverses revues mais, face à un livre que je commençais, je n’arrivais plus à continuer jusqu’au bout.
Bon, j’ai un peu triché… puisque celui-ci ne fait que 120 pages. Mais ce sont des pages denses ! Et très intéressantes ! Jugez-en : « Qui est Dieu ? » de Jean Soler, le résumé de ses trois livres : « L’invention du Monothéisme », « La vie de Moïse », et « Vie et mort dans la Bible ».

Le Clos des Capucins

2012/06/26

Le Clos des Capucins, en haut de Meylan (38, à côté de Grenoble), c’est un lieu tranquille : au-dessus de la ville, un peu de côté, face au massif de Belledonne, avec des jardins populaires, des arbres, une place tranquille avec fontaine, des prairies fleuries avec leurs peintres. Ce matin, cela me donnait envie d’y retourner avec mon sténopé, pour prendre toutes ces fleurs en photo. Demain, peut-être… avec la lumière du matin.
Pour être heureux, il suffit parfois de lieux tranquilles et calmes, qui reposent nos sens et nos pensées par la beauté et le calme qui nous entourent. Des lieux trop rares en France…

La Mort

2012/06/26

La Mort n’est jamais loin. On l’oublie un peu, ou elle se fait oublier. Et puis, brutalement, elle se manifeste chez celui ou celle chez qui on ne l’attendait pas. La Mort n’a pas de logique apparente. Elle laisse certains, pas toujours les plus gentils…, vivre vieux. Et elle emporte d’autres, souriants, dynamiques, doués, aimés, appréciés.
La Mort a emporté mon « chef » vendredi passé. Je dis « chef » entre guillemets car, s’il était mon responsable hiérarchique, il n’avait pas l’âme d’un chef, sinon celle d’un chef d’orchestre, musicien lui-même, voulant juste guider une équipe, une main à la baguette, et l’autre au saxophone.
La Mort l’a emporté brutalement, le lendemain de son anniversaire. Sportif, mince, 52 ans. Celui qu’on met en fin de liste d’attente pour la Camarde. Un AVC. En plein effort en VTT dans un lieu magnifique. Sans doute une faiblesse, cachée, ancienne, que l’effort et la chaleur ont fait céder. Un caillot ? une rupture d’anévrisme ? Qu’importe. C’est triste. L’équipe est choquée. Certains de ses collaborateurs étaient ses amis, récents, ou depuis l’école. Il roulait devant, comme d’habitude. Il s’est écroulé.
Je suis allé le voir. Enfin, je suis allé voir sa « dépouille ». Car, « il » n’est plus : son esprit s’est évaporé, a disparu. Le corps d’un mort n’a plus grand chose à voir avec la personne qu’on connaissait. Les expressions disparaissent. La peau se grise. C’est comme ça. Mais il me semble important, naturel, humain, c’est-à-dire indépendant de toute religion ou croyance, d’aller se recueillir devant le corps d’une personne qu’on connaissait bien, qu’on côtoyait tous les jours. À la fois pour lui rendre hommage, et pour se rappeler qu’un jour, prochain peut-être, on sera à sa place, allongé et froid. Il courait trop dans les couloir, toujours, trop…
Il laisse une veuve, qui porte le même prénom que portait mon épouse, et deux garçons, 25 et 28 ans, qui habitent loin de leur mère maintenant. Se retrouver seule, c’est l’horreur. Même si la famille est dans les environ, c’est dur, très dur. Mais plus dur encore quand il n’y a pas de famille ni d’amis à proximité ; j’en sais quelque chose. Ils auront un deuil à accomplir, mélange de pleurs, de souvenirs, de regret des erreurs passées, de regret d’avoir repoussé à plus tard certaines choses qu’on voulait faire avec lui, de manque, de solitude, de lien qui s’est déchiré et qui nous blesse à l’intérieur, de personne qui était comme une extension naturelle à notre personne et qui l’enrichissait, l’agrandissait. Les tensions cachées ou engourdies se réveilleront ensuite peut-être, à cause du déséquilibre. La douleur des proches… la rupture d’un équilibre, qu’il faudra savoir reconstruire, malgré tout. La vie toujours l’emporte, et nous emporte, vers l’avant, vers le vide et l’absurde.
Mes pensées vont vers eux, même si je les connais bien peu.

C’est la vie. Ca va passer.

Malade

2012/06/26

Je suis malade. Juste un rhume qui a dégénéré en bronchite. Par le temps qu’il fait, c’est une honte… et c’est la faute à la climatisation, refroidissant mon corps musclé de sportif trempé de lundi en 8 quand, suite à une envie subite, j’ai pris mon vélo pour venir au boulot ainsi qu’une suée, fatale, glacée par le vent froid et méchant de cette putain de clim de merde !
Bon, j’aime bien être malade… ça me rappelle mon enfance, lorsque je restais quelques jours sans aller à l’école, libre de ne rien faire et donc libre de tout faire (dans la limite de l’appartement) comme de lire et relire des BDs ou lire quelques bouquins de SF. Ca me rappelle aussi quand mon épouse était là et que, rarement, elle avait dû s’occuper de moi.
Finalement, c’est bon d’être malade… On respire doucement, pour ne pas réveiller la toux. On va doucement, pour ne pas reprendre une suée. On reste bien couvert, pour éviter les courants d’air. On est libre, dans une pause entre vacances, Week-End, et travail. On ne peut rien faire, rien envisager d’important, rien lire de bien compliqué. Le temps file. On laisse le soleil et le vent frais (trop frais encore pour mon corps en surchauffe) dehors, on baisse les volets, on tire les rideaux, pour éviter le soleil trop fort et douloureux, et on laisse passer le temps, attendant que ça passe. On laisse reposer ses pensées. On attend la sieste, sans résister, avec envie, l’envie de s’absenter un moment de soi, dans le laisser-aller de son corps et surtout de son esprit, libre et tranquille.
C’est bon d’être (un peu, juste un peu) malade. Une petite maladie de rien du tout qui, il n’y a pas si longtemps, tuait facilement encore, mais qu’un peu de poudre de perlimpinpin d’antibio permet de combattre efficacement, matin et soir, avant les repas, pendant une semaine.

Et puis, si on est malade, c’est qu’on n’est pas mort ! ou pas encore… 😉

Lapins

2012/06/20

À 9h ce soir, sortie de la compagnie de lapins du collège d’en face dans la cours de récréation. 7 en tout.
Et JL Murat chante Taormina…
Aucun raport, à part un lièvre dans une chanson…

N&B : numérique vs argentique

2012/06/19

En photographie N&B, l’argentique a un sacré avantage sur le numérique : l’unicité des tirages.

En argentique, on part d’un négatif N&B et, au tirage, on cherche peu à peu, en fonction du contraste du film et de ses défauts, comment le tirer : contraste du papier, temps d’exposition pour avoir des noirs profonds, et zones qu’on sous- ou sur-expose grâce à des masques en carton découpés sur mesure. Sans parler des poussières à enlever et des rayures à camoufler. Sur une image, on peut passer plusieurs heures… Et, une fois satisfait d’un tirage, il faut malgré tout beaucoup de travail pour en tirer d’autres semblables, mais toujours un peu différents. Et, si on veut refaire des tirages plus tard, il faut de nouveau repasser pas mal de temps, même si on a noté ce qu’on a fait.

En numérique, on part d’une image RAW couleur, et on applique des « paramètres » prédéfinis qu’on adapte à la photo et qui offrent une plus grande liberté qu’en argentique. Il est facile de faire des essais, et c’est gratuit. Et il est facile d’adapter ces paramètres aux caractéristiques de la photo et de construire un nouveau jeu de paramètres (contraste, luminosité, exposition, noirs, etc). Et, une fois satisfait de l’image, il suffit de l’enregistrer ! Et alors on peut tirer des dizaines d’images parfaitement identiques. Facile ! Trop facile… ce qui enlève beaucoup de valeur à ces photos.

Bref, faire du numérique, c’est super pour apprendre et pour manier le N&B. Mais, si l’on veut des images qui aient de la valeur, par la difficulté à les produire, il faut revenir à l’argentique, reflex ou moyen format, voire grand format, et au développement puis tirage sous agrandisseur, et les bains… Et BEAUCOUP de temps. Bref, à faire à la retraite ! Quand le temps ne compte plus. Mais, pour moi, c’est trop de temps, et j’ai pas de place dans ma salle-de-bain ! et j’ai pas envie d’aller dans un labo-photo à des kms de chez moi et dont il faut demander la clef plusieurs jours à l’avance… Bref, je reste au numérique. Pour le moment…

Paris

2012/06/18

Il est impossible de s’ennuyer à Paris !

Fondation Henri Cartier-Bresson : Yutaka Takanashi, (vieux) photographe japonais. De belles photos, soit pour montrer l’affreuse transformation du Japon après la guerre de 39-45, soit pour enregistrer les derniers lieux inchangés depuis le début du siècle passé, soit pour montrer des bars. Beau, mais c’est pas mon genre…

Centre Pompidou : Gerhard Richter, (vieux) peintre allemand. L’art contemporain… Bon, j’ai vu pire ! Non, sans rire, il y avait de belles peintures, dont quelques unes, totalement abstraites, où les couleurs sont une merveille. Mais je n’ai pas aimé : le miroir de 3x4m, les 6 verres Securit de 3x4m empilés les uns sur les autres debout, la crépis peint en gris, etc. Mais son « art » ne peut pas laisser insensible. Il y avait Matisse aussi… mais la queue était trop longue.

Maison de la Photographie : Paolo Pellegrin, photographe italien. Beau !! Très beau. De magnifiques tirages Noir & Blanc. Bien sûr, les sujets ne le sont pas, beaux : la mort, la guerre, la misère, la souffrance, la douleur, l’horreur, etc. Un reporter qui fait de belles photos !

Jeu de Paume : Eva Besnyö, photographe. Les femmes aussi savent faire de belles photos ! Je ne la connaissais pas. Au début, elle était influencée par Rudchenko, je pense. Elle a tout appris en Allemagne, avant la guerre de 39-45. Une belle et longue oeuvre.

Musée Carnavaler : Eugène Atget, photographe parisien du début du siècle passé. Il n’a utilisé qu’un type d’appareil (une chambre 18×24) et un seul type de support dans toute sa vie. Et il a pris en photo le vieux Paris, pour l’Histoire. Il a aussi pris quelques photos (vraiment) intéressantes, comme les maisons closes, pour une commande de Man Ray je crois. Bon, on s’endort à regarder 500 photos de monuments et de portes ; mais c’est émouvant.

Institut Suédois : Auguste Strindberg, écrivain et auto-photographe. Le sujet (seul et unique) de Strindberg ? Lui. Intéressant. Mais peu de photos.

Grand Palais : Helmut Newton. Haaaaaaaa ! Le pied ! Voir ses nus en format « normal » : 1 mètre sur 2 de hauteur. Très beau. Très belles photos essentiellement en N&B. Et le reportage filmé par sa femme est un trésor pour comprendre comment il procédait : tranquillement, ayant sous la main des modèles, des assistants, des films, etc, payés par d’autres que lui ! Mais, bon, tout le monde n’avait pas sa capacité à construire ainsi de telles images en tirant parti de petits riens, et en sachant maîtriser le tirage N&B. Un très beau souvenir ! Avec, en conclusion, une belle discussion avec David, surveillant du musée, très bel homme noir de peau et aux belles lunettes, et riche d’anecdotes et de très bonne humeur communicative. Anecdote : il lui a fallu sortir discrètement un (vieux) visiteur qui se branlait devant les photos… qui lui rappelaient sa jeunesse, celle où les femmes n’avaient pas encore l’idée débile de haïr leurs poils, pubiens ou pas. Hélas, les photos étaient trop tassées les unes sur les autres… Il aurait fallu une (grande) pièce de plus pour être à l’aise et avoir assez de recul et sans se marcher dessus. À voir, absolument ! Le « roi du porno-chic », disait-on de lui. Mais quelle imagination ! Il y a une photo où une femme est à quatre patte sur un lit, avec une selle de cheval : le sellier (célèbre) qui commanditait la photo pour sa publicité a fait un malaise en voyant l’image, m’a-t-on dit (à Grenoble) ! Bon, il va falloir que je feuillette le livre de lui que j’ai acheté : 3-4 kilo et 100€. Moins lourd et moins cher que chacun des 2 exemplaires du « Sumo » en vente sur place : 37kg et 10.000€ !! Cet homme avait une imagination incroyable, et il a eu des années pour multiplier les idées et les mettre en photo. Un grand !

Rip Hopkins

2012/06/18

Rip Hopkins est exposé à Echirolles, au Musée Léo Lagrange. Une cinquantaine de photographies, tirées de son projet Another Country.

Barges les anglais ? Oui. Suffisamment pour :
– poser nue sur un âne dans son salon
– poser en train de lire le journal sur ses WC, pantalons et slip baissés
– poser dans sa baignoire avec deux de ses trois chiens dedans
– poser en couple avec le mari enserrant les seins de son épouse
– poser nu couché sur un billard
– etc.

Si vous n’allez pas voir ses photos avec tout ça !