Autisme

Voici quelques photos des enfants autistes que je prends en photos.
Les parents sont enchantés ! Et moi je suis super heureux de leur donner cette joie. Même s’ils ne m’en ont pas parlé, j’imagine les moments très douloureux qu’ils ont vécus lorsqu’ils ont découvert que leur enfant ne serait jamais comme les autres… Et je vois toute l’énergie qu’ils déploient pour aider leur enfant à devenir autonomes.
Les parents d’enfants autistes vivent une double injustice en France : ces gènes qui sont légèrement différents, et l’Etat français qui ne fait pas ce qu’il faut, laissant pendant 30 ans les psychanalystes décider des « soins » à leur apporter. En fait de « soins », c’est du packing ou des distractions, mais rien (à part dans quelques centres) pour les aider à devenir plus autonomes, comme l’ABA. Pendant des années, et même encore aujourd’hui, les psychanalystes ont culpabilisé les mères d’enfants autistes, les rendant responsables de leurs troubles, parce qu’elles seraient des « mères frigidaires »… Freud était un gros connard, et il y a beaucoup de psys à foutre immédiatement à la retraite d’office pour sévices à enfants.

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Un exemple de ce que ces parents subissent en France.

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4 Réponses to “Autisme”

  1. lancoliebleue Says:

    On passe d’un extrème à l’autre ! Hier on condamnait la « mère frigidaire » aujourd’hui on condamne la « mère cocon ».
    Il est si facile de trouver un coupable, plutôt que d’aider un innocent.
    Le jour où les psys, éducateurs et toute la troupe adapteront un comportement face à chaque cas et non pas en globalisant l’autisme, en respectant les peurs et phobies de chaque enfant, une énorme avancée sera faite.
    Merveilleuses photos d’enfants dont on aurait plus tendance à montrer du doigt plutôt qu’à regarder pour la beauté de ce qu’ils représentent.
    2012 ANNEE DE L’AUTISME, à suivre…

    • trex58 Says:

      Je pense qu’il faut voir la psychanalyse comme un business. Des gens se sont investis, innocemment pour la plupart, sur une voie qui leur semblait « noble »… au départ. Le problème, c’est qu’à l’époque régnait en France une domination et une propagande de psychanalystes déjà en place et contrôlant tout. Aujourd’hui qu’ils se font attaquer encore plus fort (Livre noir de la psychanalyse, livre de Michel Onfray), et principalement sur l’autisme, les psykks ont peur, peur de perdre leur pouvoir, et donc l’argent qu’ils y gagnent : ils ont peur de tout perdre. Pourtant, sur l’autisme, ils feraient mieux de rendre les armes. Maintenant qu’il est prouvé que l’autisme est génétique, ils devraient arrêter de se défendre sur ce terrain où ils ont perdu. Mais ce serait perdre trop de pouvoirs. Ils ont peur de tout perdre, surtout ceux qui sont psychanalystes sans être psychiatres (médecins).
      C’est donc à l’Etat de faire ENFIN ce qui est nécessaire : leur interdire de continuer à s’occuper (« soigner » n’est pas le bon mot !) d’enfants autistes. Donc, la HAS prendra, le 8 mars, une décision importante.

      Ce qui me choque, en tant qu’observateur extérieur et non impliqué (mes enfants sont « neurotypiques »), c’est le refus de ces médecins d’essayer d’améliorer le quotidien et l’avenir de ces enfants, et leur refus d’utiliser des méthodes scientifiques pour analyser l’efficacité de leurs « traitements ». Ils sont pris dans un dogme. Ils tournent en rond dans une pensée moisie et totalement dépassée : celle de Freud.

      J’ai donc pu observer quelques enfants autistes, en train de travailler, et avec leur famille. Une dizaine d’heures en tout. Et j’ai lu pas mal, sur le Web, pour en apprendre plus. Pour moi, si la psychanalyse peut aider des personnes « neurotypiques » à retrouver un équilibre qu’elles ont perdu, elle ne peut rien pour l’autisme. Ces enfants voient le monde autrement parce que leur cerveau fonctionne autrement, parce que certaines fonctions sont sous-développées, parfois sur-développées. Pour les aider, il faut donc comprendre comment ils voient le monde et trouver les moyens pour les aider à mieux communiquer (paroles, signes, étiquettes, etc) et être plus autonomes. C’est une tâche difficile et extrêmement complexe. L’ABA est un outil qui a fait ses preuves.

      Pour mes photos, j’ai essayé d’attraper leurs sourires, plus fugaces que chez les autres enfants, mais tout aussi beaux. Ils sont « différents », mais ils sont tendres et beaux comme les autres enfants.

      Mes photos devraient être exposées début avril à Grenoble, avec j’espère des panneaux les présentant et expliquant ce qu’est l’autisme. Le but est que les parents d’enfants « normaux » comprennent mieux ce qu’est l’autisme. Savoir que l’autisme est génétique, c’est comprendre que leurs parents ne sont pas coupables mais victimes, victimes du hasard génétique. C’est aussi faire taire une peur instinctive. Alors, l’empathie peut venir, sans la peur d’une « contamination ». Il a été prouvé que les entreprises accueillant des handicapés (physiques le plus souvent) fonctionnent mieux que les autres entreprises. Pourquoi ? Parce que, face à la différence, on est obligé de se poser des questions, de se mettre (autant qu’on peut) à la place de l’autre : face à la souffrance de l’autre (qui pourrait être notre propre souffrance) et face à son courage, on est alors ému et rassuré. Emu, c’est évident. Rassuré, c’est parce qu’on voit que, même en fauteuil roulant, même sourds, ils montrent de la joie de vivre. Voir des familles ayant un ou des enfants autistes, c’est pareil : on est ému par leurs souffrances et leurs difficultés, et on voit que, malgré leurs épreuves, ils font face et ont de l’énergie et de la joie.

  2. marlaguette Says:

    Je suis heurtée par le mot « coupable »… Oui dans certaines maladies psy, on peut faire un lien de disfonction entre des parents et leurs enfants… mais sont-ils coupables ! Tu vas finir par trancher des têtes avec de tels propos !!!

  3. trex58 Says:

    Hummm Je ne suis pas sûr que vous vous soyez bien comprises, toutes les deux.
    Il me semble que lancoliebleue dit que les psychanalystes disent que les parents sont coupables de l’autisme de leurs enfants. Or, comme on le sait maintenant, la mère n’est pas la cause de l’autisme, qui est génétique et environnemental (certains polluants rendent des rats autistes). lancoliebleue emploie le mot « coupable », plutôt que « responsable », afin d’insister sur le mal fait par les psykks à ces familles.
    Et, comme tu le dis, dans d’autres maladies psychiques, les parents sont vraiment responsables des troubles de leurs enfants. Mais pas « coupables », car eux-aussi très probablement victimes d’autres souffrances dans leur enfance.
    C’est ça ?

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