Archive for février 2012

Photos « bizarres »

2012/02/29

Zut ! Impossible de faire afficher les images ! Juste possible de mettre des liens à suivre…
3ème essai ! Je vais y arriver…

Voici un ensemble de photos bizarres, tirées de ma production passée.
Je les rassemble ici pour m’en souvenir. Et puis, vous ne les connaissez peut-être pas toutes !

Paysage onirique dans la brume avec plusieurs plans de profondeur

Même paysage avec une nymphe nue dans le givre

Paysage transfiguré par le « zone-plate »

Portrait de dos

MC2 revisitée

Nature morte

Fantôme nue

Female egg

Nu cru

Nu au piment

Main

Paysage inquiétant au sténopé

Chat Giacomellien

Sexe de femme

Arbre à Caro Rosse rose de Venon

Buste de verre

Les yeux de l’araignée

Ombre

Porsche

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Le temps

2012/02/29

Le « temps qu’il fait », et pas le « temps qui passe ».
Aujourd’hui, parti tôt en ville pour un RV, j’ai pu traîner une heure en ville, sans mes gants, écharpe défaite, veste ouverte : une accalmie dans l’hiver. Et le temps, celui qui passe, m’a bien semblé passer doucement, plus doucement qu’au bureau, c’est sûr, mais aussi plus doucement que lors des WE. Ce moment de liberté, que j’ai dû prendre pour un RV personnel, était comme un cadeau : rien de prévu sur le moment, sinon flâner en ville, penser à aller visiter la galerie d’art où est exposé l’un des bustes féminins en verre d’une amie, discuter avec la gérante, aller voir une exposition de peinture (qui ne m’a pas plu), et rentrer tranquillement, pour L’attendre encore, et me faire jeter gentiment, encore. Je vais finir par comprendre, je crois !
Sinon, je pense qu’il y a un lien entre ces deux temps. Comment prendre son temps lorsqu’on se gèle et qu’on n’a pas envie de traîner dehors et que le froid nous pousse en avant, pour se réchauffer et pour réduire le temps passé au froid ? Alors que, avec un peu de douceur, on a envie de « prendre le temps ». Mais le prendre à qui ? au fait !
Oui, l’hiver agonise. Vive le printemps ! (enfin, c’est juste une accalmie… mais elle est la bienvenue)

Le temps

2012/02/29

Le temps « qui passe ». Et pas le temps « qu’il fait ».
Le sujet principal du magazine « Philosophie » de ce mois, c’est : « L’homme débordé ».
Beaucoup d’entre nous sommes accablés de tâches, au travail ou à la maison, et de désirs, que nous n’arrivons pas à réaliser. De tout ce que nous devons ou voulons faire, chaque jour, nous devons en reporter une partie au lendemain, nous poussant à désirer être déjà à ce « demain » et donc mal-à-l’aise dans ce moment présent. D’autre part, le flux incessant d’informations et le renouvellement constant de notre intérêt pour de nouveaux sujets, grâce à la profusion de nouveautés et grâce à la facilité d’y accéder, nous emportent en avant, fuyant ce présent pour être déjà dans le proche futur, avalés par tout ce à quoi nous pensons qui adviendra « après », après l’instant présent.
Une fuite en avant. Une chute perpétuelle vers le futur, et donc vers la mort. Nous sommes aspirés vers l’avant, donc moins présents dans le présent, donc moins attentifs à ce présent, qui devient moins palpable, moins riche. Un peu comme la sensation de satiété lors d’un repas : à manger trop vite, on ne se rend pas compte qu’on mange. Manger lentement, en conscience de chaque bouchée, attentif aux goûts, aux saveurs, aux odeurs, attentif à l’essence de notre vie : respirer, manger.
Ralentir, faire moins de choses (mais pas pour les faire « mieux »), ce serait la solution ?
Quand on ne fait rien, comme rester allongé dans l’herbe à regarder passer les oiseaux et les nuages, le temps « passe moins vite ». Quand, sans rien d’urgent à faire, sans rien dont on se reprocherait de ne pas le faire, sans rien qu’on voudrait faire pour avoir l’impression de « remplir » sa vie, on est mieux. Ainsi, consacrer sa journée à une marche en montagne, seul, sans se dire qu’on pourrait aussi la passer à lire, ou à voir des amis, est libérateur, génère un plaisir d’être. Comme lorsqu’on est en vacances, dans un même lieu, pour un long séjour, avec du temps pour faire plein de choses, ou peu de choses parce que – finalement – les jours se succèdent sans appartenir à des semaines ou à un planning, et qu’on se laisse aller à retrouver un rythme calme et tranquille : juste s’occuper du quotidien (courses, repas, etc) et alterner les visites avec les longs moments tranquilles dans un lieu tranquille (qui deviennent bien rares, non ?). C’est ce souvenir que j’ai des vacances que je passais, enfant, à la mer : une longue période, un temps infini presque, où rien n’avait d’importance, sinon le déroulement tranquille d’occupations simples : aller à la plage, faire la sieste, lire, aller au port, découvrir la pinède vide de vacanciers, sans responsabilités oppressantes d’adulte et sans la conscience prégnante du temps qui passe et qui nous rapproche d’une fin inéluctable, et donc sans le besoin impérieux mais idiot de « faire » quelque chose de ce temps qui, de toute façon, ne mène à rien, sinon les traces que nous laissons chez ceux qui nous survivent.
Qu’est-ce que le temps ? Est-ce l’écoulement des secondes égrenées par nos montres ou par les horloges atomiques ? Notre esprit se moque bien de ce temps-là. Notre esprit mesure le temps à l’intensité de notre présence à lui, à l’intensité de notre attention à ce qui se passe. Notre vie est plus riche si nous portons une attention consciente et calme à ce qui se passe autour de nous et en nous, me semble-t-il. Soit concentré dans une activité que je décide, soit attentif dans l’observation de ce qui m’entoure, comme ce coucher de soleil sur le Vercors tout-à-l’heure en attendant inutilement qu’ELLE arrive et d’essayer de lui parler, les nuages rosis par le soleil déjà disparu derrière le Moucherotte, et les corneilles traversant le ciel, avec un air frais encore mais enfin supportable.
Lorsque je parcours les différentes pages Web (Blogs, revues, etc) qui m’intéressent, je cours d’un sujet à l’autre, et le temps passe bien vite et j’arrive à minuit, fatigué, mais vidé. Lorsque je lis, oubliant le temps, j’arrive à minuit, fatigué, mais plein d’une concentration sur quelque chose. Ou bien, lorsque j’écoute de la musique, comme « Accueille-moi paysage », de JLMurat dans Taormina, que j’écoute en boucle, j’oublie aussi le temps, emporté par le rythme, la mélodie, la tonalité de la musique et de la voix, intrigué par ce texte bizarre qui semble parler de la mort.
Mais, seul, sans interaction avec autrui, en manque de l’autre, le temps me brûle aussi. Ce temps « vide » me fait souffrir, par le manque de l’autre, dans cette sensation de ne pas exister, cette sensation d’une vie vide de sens s’il n’y a pas un lien fort et profond avec un (ou une) autre, à portée, qui a envie et besoin lui/elle aussi de ce lien.
La solitude fait redouter le temps, qui égrène la souffrance de ne pas être « relié » à l’autre, comme dans la chanson « le fil » de Souchon. Dans ce temps qui passe et nous engloutit, il semble que la seule façon valable de vivre soit à deux, illusion ?
Il est émouvant aussi de lire ce qu’un philosophe de 85 ans dit sur le temps qu’il lui reste à vivre et qu’il consacre à … survivre. Dans ce temps qui passe, et nous absorbe, nous essayons de « vivre » vraiment, sans très bien savoir ce que cela veut dire. S’agit-il de multiplier les expériences ? de se retirer dans un monastère ? de parcourir le monde ? ou de créer des liens, de vrais liens, avec d’autres ? Comme des naufragés s’accrochant les uns aux autres dans l’attente d’être engloutis, les uns après les autres.
Lorsque j’ai du temps, je le gaspille… Lorsque je manque de temps, je me presse de faire ce que j’aurais dû faire avant pour être tranquille maintenant. Les distractions, aussi, sont là pour nous éviter de penser à la réalité : la futilité de tout et la fin inéluctable. Que faire qui vaille la peine ? Le « présent serait le maximum de la présence » ?
Le « vrai » temps, c’est l’improvisation peut-être : le « swing ». Moduler les instants en improvisant sur une trame choisie et qu’on varie constamment, au gré de ses sentiments et émotions, libéré des contraintes des rythmes qu’on nous impose.
En tout cas, le temps a passé vite, et il est minuit moins une. Ma citrouille se transforme. Je vais éteindre le PC et retrouver le sommeil. Dormir, une perte de temps ? 😉 Ecrire, une perte de temps ? 😉 Perdre son temps, n’est-ce pas se retrouver, en étant plus attentif à soi-même ?
Allez ! Au lit ! Ouste !

Oscars

2012/02/27

5 Oscars pour « The Artist » ?!! Hummm C’est beaucoup je trouve. Le film était sympa, mais un peu froid. Franchement, ils se sont bien fait baisés les américains ! Bon, Dujardin joue bien (« Un balcon sur la mer » !), mais j’ai préféré « Intouchables » !!! Quant à Meryll Streep, oui, elle le mérite son Oscar ! Elle jouait SUPER BIEN la Maggy ! Quant à « Une séparation », que j’ai vu aussi, je me demande pourquoi il a tant plus. Certes, c’est intéressant, mais on ne sait toujours pas pourquoi le mari est fermé comme une huitre et fout en l’air son couple sans rien faire.
Bon, mauvais cru aux Oscars cette année…

La vie d’une autre

2012/02/26

« La vie d’une autre » de Sylvie Testud avec Juliette Binoche. J’ai bien aimé ! Bon, c’était mal parti… car nous devions le voir à « La Nef » et, en fait, il n’y avait pas de séance à l’heure indiquée ! Nous rabattant illico presto sur Pathé Chavant, nous avons loupé l’introduction avant le titre. Bref, nous avons manqué la mise en place des personnages… Embêtant. Mais, bon, ça me donnera une raison pour le revoir. J’ai donc bien aimé. L’amie qui était avec moi a pleuré, moi aussi… Elle, ça lui rappelait une histoire dont elle me parlera un jour, m’a-t-elle dit. Et moi, ça m’a rappelé un peu les 5 ans de vie comme un presqu’un zombie quand j’étais tombé en « burn-out ». Et puis… dès que ça parle d’amour, de bons sentiments, et de tendresse, je fonds… Et puis, Binoche, elle joue bien ! Même si jouer ce réveil dans la peau d’une autre (une salope, si j’ai bien compris) n’est pas facile en si peu de temps. Oui, le défaut du film, c’est qu’il est un peu « mince » je trouve, avec des moments calmes et utiles, mais laissant moins de place à l’essentiel. Enfin, pour un premier film, c’est bien !
D’ailleurs, puisque j’y pense, ce film me rappelle la « conférence » à laquelle j’ai assisté vendredi soir, au Théâtre de Grenoble (il y avait le maire !). Trois personnes atypiques parlaient de leur vie : un montagnard ayant vaincu deux fois l’Everest et qui a réussi à accepter son homosexualité, un pianiste célèbre qui a perdu 30 ans de sa vie dans des concerts qui l’ont détourné de sa « vraie » vie, et un « moine » philosophe qui passe 6 mois par an dans un village de Chine, parmi des « sages » taoistes. Quand on est au « mezzo camino de la vita » (le milieu de la vie : quand on a compris, vraiment compris, qu’on va mourir), alors on réfléchi intensément à ce qu’il faut faire du reste de sa vie… Alors, pour ne pas faire comme Marie, François-René ou Alain, et se perdre en chemin, posez-vous quelques questions sur votre vie.

WE de merde !

2012/02/26

WE de merde passé à préparer 2 concours du magazine RéponsePhoto !
Faire imprimer les photos, marquer les caractéristiques de chaque photo (date, réglages), fournir les contrats de droit à l’image, fabriquer un CD avec QUE les images que j’envoie alors que j’ai pas encore fini de choisir, écrire une lettre de motivation et décrivant les séances photos… et avec Adobe LightRoom qui décide de ne plus vouloir utiliser mon catalogue d’image… me forçant à utiliser une sauvegarde. Grrrrrrrr !

Enfin, peut-être aurai-je un prix de la part d’Ilford ou – bien mieux ! – serai-je exposé à Arles en mai ?
On peut toujours rêver ! L’essentiel, c’est de participer ! 😉

Exposer, c’est pire ?

Photographie

2012/02/26

Argentique contre numérique.
Pellicule contre carte-mémoire.
Authenticité contre virtualité ?

La photographie a profondément changé dans les dix années passées. Une révolution. Dans ma ville, les magasins de photographie ferment les uns après les autres. Pas qu’à cause du numérique, mais aussi à cause des achats sur le Web : pourquoi acheter un sac photo à 50€ alors qu’on trouve le même à 25€ (port compris) sur le Web ?

Voilà maintenant 20 mois que je me suis remis à la photo. J’ai acheté mon Nikon D90 il y a 27 mois, mais il est resté 6 mois dans le placard. Auparavant, entre 1979 et 1982, j’ai fait de la photo argentique : développement des films N&B et tirage sur papier baryté : un petit nombre de négatifs et de photos, faute de moyens. J’utilisais un Reflex Praktika et un 6×6 Mamiya C330.

Je vais essayer de comparer les deux domaines de la photographie. Mais d’abord, je ne suis pas un expert.

Passer de l’argentique au numérique n’a pas été facile… Passer d’un appareil simple et entièrement manuel (juste une cellule intégrée pour mesurer la lumière) à un monstre avec de nombreux boutons et molettes et un manuel de 276 pages n’a pas été facile.
Sur mon vieux Reflex (mort écrasé par une bûche) ou mon 6×6, il n’y avait que 4 choix possibles : couleur ou N&B, sensibilité du film, vitesse d’obturation, et diaphragme. Sur mon Reflex numérique, je crois que je n’en connaîtrai jamais toutes les possibilités…
Mais, fondamentalement, qu’est-ce qui change ?
Avec un appareil argentique simple et classique (juste une cellule), on consomme de la pellicule qui coûte cher et on ne voit pas le résultat tout de suite. Alors, on réfléchit avant d’appuyer sur le déclencheur. Alors que, avec un Reflex numérique, les photos ne coûtent rien et on peut contrôler (à peu près…) le résultat immédiatement. Avec l’argentique, on attend avec angoisse de savoir si on a bien figé l’instant entrevu et si l’on n’a pas foiré un réglage ou le développement. Avec le numérique, on appuie allègrement sur le déclencheur et on efface rapidement les images « loupées ». Avec l’argentique, chaque image est un trésor, unique. Avec le numérique, les images perdraient de leur « valeur ».
Il y a d’ailleurs un retour à l' »authentique » : sténopé, vieux procédés de prise de vue (chambres) ou de « pellicules » (calotype, collodion humide sur verre, …), en opposition à une explosion des images. Alors qu’autrefois prendre des photos demandait pas mal d’argent, de technicité, d’obstination, de perfectionnisme, et que donc les photographes et les « bonnes » images étaient rares, aujourd’hui chacun peut (ou croit) être devenu photographe, avec un iPhone ou un Nikon D4 (6000€ ?). De plus, le « droit à l’image » n’existait pas et on pouvait photographier à peu près tout et n’importe quoi (Giacomelli dans un hospice de vieillard, ou Diane Arbus et des mongoliens dans un hôpital psy) : d’ailleurs, s’il avait existé, il n’y aurait pas beaucoup de photos « intéressantes ».

Alors, perdants ou gagnants avec le numérique ?

Cette discussion ressemble un peu à la comparaison des avantages de la plume (le stylo Bic et la feuille blanche) par rapport à l’ordinateur pour l’écrivain : le changement d’outil change la façon d’écrire. Avec stylo et papier, on va lentement et on peut penser ses phrases avant de les coucher, et puis on reprend son texte, on le rature, on le barre, on écrit dans la marge, et puis, quand tout est devenu illisible, on recopie sur une feuille vierge, et on recommence, jusqu’à être satisfait. Avec l’ordinateur, et en sachant taper relativement vite à la machine, on peut jeter ses idées presqu’au fur à et mesure de leur venue : c’est un rythme à prendre, comme une écriture automatique, une symbiose. Mais l’apparence parfaite du texte cache peut-être un manque de travail. Devoir moins penser et repenser ses idées pour trouver les mots juste empêche peut-être de faire aussi « bien » qu’avant ? À moins qu’il ne faille toujours avoir la même exigence et profiter des avantages des nouvelles techniques sans se laisser prendre par leurs pièges (facilité, rapidité…).

Le numérique me semble favoriser la chasse au hasard. Si l’on prend des modèles, ou si l’on prend en photo des « natures mortes », pas besoin de trop s’embêter. Mais, sur le vif, dans la rue, dans le public, dans l’instant qui bouge et qui change sans cesse, le numérique permet, par la multiplication des images qu’on peut prendre sans se ruiner, d’augmenter la probabilité d’attraper la « belle » image. Mais, bien sûr, il ne suffit pas de déclencher à tort et à travers ! Il faut déjà avoir de bons réflexes de cadrage et savoir (ou deviner instinctivement) quand un instant est « beau ». Sinon, il suffirait de se promener avec une caméra et de filmer à tout-va et trier ensuite ! Il faut aussi avoir une « culture » des images : avoir vu et revu les photos de nombreux artistes du passé pour se construire une « esthétique », et savoir regarder les images nouvelles qui défont ce que d’autres se sont acharnés à construire : savoir cadrer parfaitement l’image dans le cadre (2/3, carré, …) offert par le négatif ou la surface sensible, et savoir aussi faire exploser ces règles en se fiant à son regard : l’image me plaît-elle ? Quant à savoir si elle plaît aux autres, c’est une autre histoire ; il faut savoir écouter les remarques des autres pour l’intégrer dans son « regard » tout en poursuivant la direction dans laquelle on est à ce moment-là, direction qui doit bifurquer au hasard des découvertes et des hasards de rencontres. Ainsi, le nu de studio que j’ai fait récemment ne me plaît pas tant que ça : trop artificiel. Je préférerais prendre en photo, nues, la belle qui a passé la nuit avec moi et qui se repose d’une nuit agitée… Mais bon, faut pas rêver non plus !

Alors que, avec l’argentique, on scrute souvent désespérément ses négatifs en cherchant les quelques photos qu’on n’a pas loupées ou qu’on pourra sauver et interpréter sous l’agrandisseur, avec le numérique il faut trier des centaines de photos et, si l’on n’est pas manchot, trouver les « meilleures » parmi des dizaines ou centaines d’images réussies techniquement voir esthétiquement. Bien sûr, dans les deux cas, c’est le photographe qui met sa personnalité dans l’image qu’il produit : les choix techniques faits en amont du déclic, quand déclencher ?, quelles images choisir, et quel traitement effectuer ensuite. Car, alors que l’argentique limite les possibilités de création sous l’agrandisseur à partir du négatif, le numérique permet tout et n’importe quoi. On peut passer un long moment avec PhotoShop CS et totalement transformer une image ou en faire une nouvelle avec d’autres, comme fabriquer une image de plusieurs GigaPixels et d’une profondeur quasi infinie dans les détails, permettant de s’enfoncer dans les détails, comme le fait un nommé Lauzier. Pour ma part, j’utilise Adobe LightRoom, et je ne peux guère faire plus que ce que je pouvais faire en labo, avec le choix du développement du film et du tirage des images. Mais bien plus vite !! sans coût, et en pouvant défaire ce qui ne me satisfait pas. C’est créatif. C’est productif. Même si j’y passe des heures à cause d’un perfectionnisme idiot qui me pousse à travailler toutes les images qui me plaisent au lieu de me concentrer sur celles qui me semblent « les meilleures » (mais on change d’avis avec le temps..). Ainsi, en 20 mois, j’ai pris environ 36.000 images, dont j’ai tiré sans doute un millier d’images qui me plaisent (et plaisent à quelques autres aussi). Je n’aurais pas pu faire la même chose en continuant avec l’argentique. Mais, sous format papier, je n’ai presque rien de ces images ! Bien sûr, je ne peux pas vraiment comparer mes images actuelles avec les quelques (une centaine ?) images que j’avais réussies il y a 30 ans : le 50mm de mon Reflex n’était ni lumineux ni de très bonne qualité… alors que j’utilise le haut de gamme des objectifs FX (plein format) de Nikon, et que je remercie le Dieu de l’auto-focus de me permettre de me concentrer sur le cadrage et l’instant du déclic au lieu de chercher désespérément la netteté sur mon verre de visée ! Mais, bon, bien souvent ce damné auto-focus est perdu ou fait la mise-au-point sur le bout du nez en laissant les yeux flous et je le hais !

Alors ? Argentique ou Numérique ?
Je peux encore apporter mes rouleaux de films 120 (6×6 ou sténopé 6×9, B&B ou diapo) chez un photographe du coin. Mais il n’a pas le matériel pour développer mes 2 premier essais en N&B avec ma chambre 4″x5″… et développer soi-même n’a de sens que si on le fait souvent (les produits périment et coûtent cher !). Il me faudra attendre le printemps et la belle lumière pour utiliser des plan-films diapo et jouir des délices de la photo avec une « chambre » 4×5 : entre le chargement du film dans le chassis et les opérations (une vraie check-list !) à faire pour réussir une photo, et à 10€ l’image (prix du film et de son développement, sans le scan éventuel…), il faut de la patience et de la persévérance pour utiliser de vieilles techniques. De vieilles techniques (pellicules 6×6 ou 4″x5″) qui donnent des images fabuleuses de détails ! Mais, bon, une fois tiré en 30x45cm, on ne voit guère les détails…

Alors, argentique ou numérique ? Les deux, mon capitaine. Pour le fun. Rien de plus plaisant que de traîner 8 heures dans une ville et essayer de capturer tout ce qui semble intéressant, et revenir avec 600 photos. Et rien de plus plaisant que de traîner son sténopé (et le pied qui va avec !) en montagne, au bord des lacs et des cascades, avec le bleu intense du ciel et de l’eau et le vert des arbres accentués par un film diapo comme le Velvia, en mettant 15mn par image et en en superposant plusieurs parfois par erreur, et en revenant, crevé, avec 2 bobines de 8 images chacune (en 6×9).

L’essentiel, c’est de s’amuser !

Mon fils

2012/02/24

Mon fils il y a deux heures !

P

Taormina !!!!!

2012/02/19

Taormina, de JL Murat, C’EST BEAU !!!!!!!!!!!
Une journée entière avec JLM, me berçant pendant que je travaillais sur mes photos.
4 CDs de JLM qui me laissent froid.
Mais il y a « Mockba » et « Taormina » !!!!!!!!!!!

« Accueille-moi paysage » !! C’est une drogue pour moi, maintenant !
Hélas, minuit approche, et il va falloir que je me couche… Trop pas ! 😉

Cent mètres à droite
Pas de quoi te faire de mouron
Tourne au virage
Cent mètres à droite
Voilà la maison
Cent mètres à droite
Pas de quoi te faire de mouron

Dernière congère
Sur une dernière clôture
Qui gémit

Dernière lumière
Sur un dernier abat-jour
Dernier bruit

Dernière prière
Aux grands Dieux de la santé
Dernier  » je t’aime  »
En dernière volonté

Dernier nuage
Aperçu sur l ‘Aiguiller
Derniers feux

Dernière étoile
S’enfuyant vers le Fohet
Dernier voeu

Dernier soupir
A la fuite du bonheur
Dernier enfant
Taquiné de tout son coeur

Accueille moi paysage
Accueille mon voeu
Fais de moi paysage
Un nuage aux cieux
Un nuage aux cieux

Dernier secret
Dans sa rigole en sapin
Dernier sang

Dessus la maie
Un dernier
Signe au matou
Qui attend

Dernière plainte
Dernière grêle sur les blés
Dernier frisson
Aux dernières réveillées

Accueille moi paysage
Accueille mon voeu
Fais de moi paysage
Un nuage aux cieux
Un nuage aux cieux

Tourne au virage
Cent mètres à droite
Voilà la maison
Cent mètres à droite
Pas de quoi te faire de mourron

Dernière rase
dans un champ de primevères
Dernière eau

Dernier envol
D’une dernière alouette
A la nuit

Dernier cheval
Dernier lapin
Dans son sang
Dernière histoire
Qui raconte une chanson

Accueille moi paysage
Accueille mon voeu
Fais de moi paysage
Un nuage aux cieux
Un nuage aux cieux
Accueille moi paysage
Accueille mon voeu
Fais de moi paysage
Un nuage aux cieux
Un nuage aux cieux

Lala @ Studio

2012/02/19

Une nouvelle série couleur de photos de Lala, nue en studio sous les flash.

Sur mon Book.

Sur Flickr.

Lala