Politique : quelques chiffres

Je ne parle pas beaucoup de politique… En parler, il paraît que c’est le meilleur moyen pour perdre ses amis…
Alors, juste quelques chiffres extraits d’un papier de Nicolas Baverez dans Le Point. Bien sûr, si vous trouvez d’autres articles donnant des chiffres différents… je suis intéressé.

– Coût du travail : 33€ de l’heure en France, contre 29€ en Allemagne. 14% plus cher en France.

– Nombre de fonctionnaires : 5,4 millions pour 65 millions d’habitants en France, contre 4,9 millions pour 82 millions en Allemagne. Un taux de 8.3% en France contre 6% en Allemagne. Soient 1,5 millions de fonctionnaires en trop pour la France… si on avait le même taux.

– Durée légale du travail : 35 heures en France, 38,6 en moyenne en Europe… Et, au début, le passage aux 35 heures n’était destiné qu’au privé, afin de créer des emplois industriels.

– La rémunération moyenne d’un fonctionnaire en France est supérieur de 11% à celle d’un salarié du secteur privé. À laquelle s’ajoute l’avantage de la garantie de l’emploi qu’il estime à 20%. Mieux vaut être fonctionnaire…

Tiens, au fait, savez-vous combien il y a de communes en France ? 36 783 !
Communes, Agglomérations de communes, cantons, départements, régions, Etat : trop de couches.

Mon avis : trop de fonctionnaires mal répartis. Pas assez dans la justice, par exemple.

Je discutais hier avec mon fils et trois de ses camarades de formation, qui visent des entreprises comme : EDF ou Areva. Qu’est-ce qui les intéresse ? Le salaire et les avantages (CE, primes, intéressement). La France est maintenant « riche » de personnes qui fuient les risques et les entreprises privées, leur préférant le public et le para-public. Faut-il les blâmer ? Non, bien sûr…

Le syndrome Grec nous guette : une industrie qui se replie comme peau de chagrin, car incapable de concurrencer les autres pays ; une industrie manquant d’innovation, à cause de la fuite vers le public et d’une baisse du niveau d’éducation et de formation des jeunes ; et un service public qui explose. Mais, hélas, nous n’avons ni la mer ni les oliviers… (enfin, sauf au sud !). Et, à la fin : la misère, comme en Grèce, et en Espagne maintenant.

Le service public est au service de tous les français, mais il n’est financé que par ceux du privé. Remplacer la baisse du produit du travail productif par l’emprunt nous a amenés au gouffre actuel. Pourtant, nous, citoyens, nous savons bien qu’on ne peut pas emprunter à l’infini ! Pourquoi l’Etat le pourrait-il ? La planche à billets, comme aux USA ? Plus possible pour nous, car il y a l’€uro maintenant… Est-ce une mauvaise chose ? C’est trop compliqué pour moi…

Et, en plus, il est clair maintenant que le monde change : la Chine est bien réveillée, et l’Inde va la rejoindre. Le pétrole va bien finir par se raréfier et devenir de plus en plus cher. Or nous oublions l’importance cruciale du pétrole sur nos vies : essence, chauffage, énergie peu chère et très facile à utiliser et stocker, médicaments, plastiques, etc. Le monde va changer et il va falloir s’adapter. Et, pendant ce temps, en France, il va nous falloir rembourser la Dette, nous serrer la ceinture, au lieu de commencer à investir pour moins souffrir dans vingt ans. Nous nous enfonçons… comme des dinosaures incapables de s’adapter et s’arcboutant sur les « avantages acquis » sans voir que ceux-ci n’étaient que la récompense d’un effort maintenant passé et qui ne se renouvelle plus.

Alors, un nouveau Président de la République, pour quoi faire ? D’abord, il ne faut pas s’illusionner : ce n’est pas le changement du haut de la pyramide qui va révolutionner l’Etat. L’Etat est une vieille personne, engourdie, encroûtée dans ses habitudes, et n’acceptant le changement qu’avec horreur. À tous les niveaux, des fonctionnaires ne prennent pas les décisions qui s’imposent pour s’adapter, pour être plus efficaces, pour mieux utiliser l’argent gagné par ceux du privé. Ainsi, dans mon entreprise (7000 personnes), c’est une continuelle adaptation des équipes et des techniques, pour satisfaire le client, qui est le seul maître, car il nous paye, pour la qualité et la ponctualité de notre travail. Il manque à l’Etat français une force qui le contraigne à s’adapter plus vite. Ensuite, les français sont habitués à leur petit monde, sans s’intéresser aux autres pays, sans se rendre compte que l’influence du Parti Communiste (qui a heureusement régressé) a longuement instillé une mentalité « particulière » et qui a décalé la ligne de démarcation gauche-droite largement vers la gauche, vers des idées – généreuses certes – mais manquant de réalisme et de pragmatisme. Ce que nous appelons « droite » en France est souvent appelé « gauche » dans plein d’autres pays, comme en Angleterre. Mitterrand, Chirac, Sarkozy : aucun d’eux n’a eu le courage de donner un grand coup de pied dans la fourmilière et de faire comprendre aux français que nous allons dans le mur, dépensant plus que nous ne gagnons, répartissant en solidarité le fruit du travail de nos futurs enfants. Nous vivons à crédit. Et ce sont nos enfants qui vont payer… Ou nous, lorsque nos retraites seront réduites.

Je vous souhaite une Bonne Année 2012 ! Votez bien ! Pas pour le meilleur des candidats ! non… juste pour le moins mauvais, celui qui fera le moins de dégâts, ou celui qui osera peut-être nous dire clairement la vérité et nous forcera à faire face, c’est-à-dire à reprendre pied dans la réalité et à accepter les mesures (désagréables !!) qui s’imposent ; bref, quelqu’un qui a de la volonté. Mais, enfants que nous sommes encore, serons-nous prêts à l’entendre ? Nous nous plaignons de notre sort, tous, dans le privé ou dans le public. Mais, quand nous allons en vacances, à Marrakech, ou à Djerba, ou à Bali, ou à Phuket, ou en Espagne, ou en Croatie, est-ce que nous regardons bien comment ces gens vivent ? combien ils souffrent, vraiment. À Hanoï, où vit un ami, il semble y avoir une recrudescence des cancers ; peut-être bien que c’est normal… puisque la pollution automobile et industrielle est incroyable, et que l’eau du robinet n’est pas potable. Finalement, pour être heureux, ne faudrait-il pas regarder comment vivent nos voisins ou comment vivent les hommes et les femmes de ces pays où nous aimons aller passer nos vacances parce que – justement – la vie n’y est pas bien chère… En France, par exemple, on peut s’abîmer la santé en fumant en toute conscience du danger, rassurés par les progrès de la Médecine pour soigner nos cancers, alors que, ailleurs, ils ne savent rien des dangers du tabac et ne pourrons pas se faire soigner !

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