FNAC

J’aime bien aller flâner à la FNAC.
Bon, c’est vrai, je préfèrerais traîner dans une librairie à l’ancienne, voire une ancienne librairie, où l’on trouve, dans des coins poussiéreux des livres encore plus poussiéreux, invendus depuis si longtemps, oubliés, là dans un coin, mais maintenant devenus un trésor. Mais, bon, la FNAC, j’y vais à pied, en cinq minutes. Et si on y trouve tout ce qui est à la mode et se vend bien, on y trouve aussi des petits trucs, des livres bien sûrs, qui m’intéressent et me tentent, comme – ce soir – ce livre d’une mère sur sa fille ayant le syndrome d’Asperger. Mais, bon, comme j’y vais très souvent, je n’achète pas à chaque fois. Il est bon de traîner, feuilleter, rêvasser, s’enthousiasmer pour un livre et, se rappelant qu’on a déjà adopté plein de livres qui attendent désespérément d’être lus, on le repose, temporairement bien sûr, pour voir si, au prochain passage, il donnera toujours envie de l’acheter. Une fois, j’ai même lu un livre à la FNAC ! en plusieurs fois. Enfin, c’était facile ! C’était du Nothomb. 😉 Mais « c’était avant le drame » (Copyright Franl Dubosc) : depuis que Charlotte est partie, depuis qu’elle a trouvé un autre job, sans me dire où, la vilaine, ce n’est plus pareil. Je l’aimais bien ma (jeune) caissière, avec son charmant sourire et sa gaieté philosophique. En arrivant, je faisais le tour et repérais sa caisse, puis en sortant je prenais la queue à la sienne. Et, quand je sortais sans rien prendre, elle n’hésitait pas à me héler et nous discutions un moment, en attendant que des clients passent à sa caisse. C’était marrant, moi ayant le double d’ans qu’elle, que nous aimions, amicalement, discuter ainsi, de tout, de rien. Elle me parlait qu’elle avait fait des études de psychologie, et qu’elle cherchait du boulot dans le sud-ouest, mais je n’ai rien su d’autre. Nous parlions de mes livres, elle se moquait souvent des clients. D’une certaine façon, elle aimait bien que je la divertisse de sa clientèle habituelle. Elle avait repéré que j’achetais de drôles de livres, sans doute. Et moi, j’aimais bien m’approcher d’elle, discuter un moment, repartir avec sa gentillesse et son sourire. Oui, en partant sans rien me dire, elle m’a joué un sale tour ! 😉 Je lui avais donné ma carte, espérant qu’elle propose de poser pour moi, pour son sourire. Mais, non, elle n’en a jamais parlé. Et moi, bien sûr, je n’ai pas osé insister. Oui, vraiment, la FNAC sans elle, ce n’est plus pareil… Bien sûr, il y en a une, à l’étage, qui me dit bonjour aussi, reconnaissant mon titre de « client passant le plus de temps à se balader à la FNAC », mais ce n’est pas pareil : elle a un gentil sourire aussi, mais il lui manque le zest d’ironie tranquille de Charlotte. Charlotte ou elle, parfois, me disaient être surprises de ne pas m’avoir vu de toute une semaine ! Mais, bon, Charlotte me manque… et aucune nouvelle venue n’a eu son audace et son naturel pour entamer avec moi une conversation et commencer, peut-être, une sorte d’amitié bizarre et aléatoire.
J’aime bien flâner à la FNAC.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s


%d blogueurs aiment cette page :