Seul

Pendant 29 ans, quand je rentrais chez moi, il y avait mon épouse, ou mes enfants. Maintenant, quand je rentre, il n’y a personne… et ça fait bizarre, très bizarre. C’est même un peu pénible, voire triste. C’est juste une question d’habitude. Enfin, il me semble… Vaisselle, repassage, repas, cinéma avec M., emails, blog, et dodo : de quoi remplir ce vide qui m’étreint ?

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15 Réponses to “Seul”

  1. Rose Says:

    Tu finiras bien par conquérir le coeur d’une femme, C. peut-être, qui te câlinera le soir en rentrant.
    Et puis, il faut regarder le bon côté des choses. Quand on est seul, on est libre d’agir.

    • trex58 Says:

      Quand on est seul, on est libre, oui. Hélas, que vaut la liberté s’il n’y a personne avec qui la partager ? Seul, je me fais un peu chier. Ou, plus précisément, je n’ai plus de raison de vivre (ce qui ne veut pas dire que l’idée de suicide me tente !). Un homme, sans une femme, n’est rien.

  2. Rose Says:

    Est-ce que la séparation avec ta femme est accidentelle ou bien consentie ?

    • trex58 Says:

      Un décès, suite à une courte maladie, 5 mois. Lorsque le cancer a été découvert, c’était déjà trop tard.

  3. Encolie26 Says:

    Je me rappelle ce temps où, perdue dans les méandres sombres de la dépression, la solitude était une complice compréhensive, une ombre enveloppante, une caisse de résonance, un gouffre complaisant. Le temps passait sans compter.
    Et puis, un jour, la brume s’estompe et le chemin apparait, devant.
    Chaque pas est incertain dans cette nouvelle réalité où la douleur atroce a disparu, mais on marche à nouveau.
    Soudain la solitude est une anomalie, une incongruité, une injustice. Elle devient une amie poisseuse qui vous colle, se gave de votre amertume, s’installe sans vergogne en tentant de vous ramener à votre passé révolu. Vous ne voulez plus de cette compagne jalouse, terne, sourde, miroir sans reflet. Elle n’a plus sa place chez vous… va-t-en ! La vie ce n’est pas toi, la vie c’est cet autre qui m’attend, que je peux aimer et qui m’aimera comme je suis, imparfait, mécréant, abimé, plein de toutes chose qui ne sont pas l’autre. C’est cet autre que je veux et plus cet ectoplasme silencieux !
    Comme le temps est devenu impatient soudain, il passe trop vite, je le sens qui coule et j’ai peur de rater cette personne que j’attends si fort.
    Alors mon esprit enfiévré invente, brode, me crée des images où mon manque est satisfait. J’invente un amour pour éprouver ma capacité, pour retrouver les sensations. Cet autre-là n’est qu’un support temporaire à mon délire d’être amoureux. Il n’a pas besoin que l’autre soit d’accord, il est aveugle et sourd, c’est un mirage créé par la vilaine qui vous tenait la main et qui se venge.
    Un jour encore, quelqu’un passe qui n’est pas comme vous l’espériez, pas votre genre, pas conforme au canon établi par vos certitudes … et on se laisse aller à aimer pour de vrai.
    Alors seulement, la vilaine fait ses valises pour de bon !
    Bon débarras !!…

    • trex58 Says:

      C’est très beau.

      Nos « certitudes » nous enferment… c’est vrai. Mais il est bien difficile de s’en défaire. Sinon, que resterait-il de nous ? Nus au soleil ou au froid.

    • Rose Says:

      Touchant !

  4. Encolie26 Says:

    Le vide crée la place pour l’humilité..nu, dépouillé de certitudes inutiles pour garder les essentielles.
    Le vide crée l’espace où la présence de l’autre devient indispensable.
    Le vide crée un « appel d’air » qu’est le désir de l’altérité. C’est nu que je suis le plus vrai, dépouillé de l’orgueil de mes fausses certitudes, faible je suis enfin capable d’accueillir un faible et fragile comme moi. Les yeux lavés, je peux admirer ses forces et ses manques… je peux aimer vraiment.
    Le vide permet d’approcher la notion d’impuissance, la force du non-agir.
    Ce vide que tu crains, tu pourrais peut-être considérer que c’est une partie du chemin qui a des aspects positifs.
    Le yoga devrait t’aider à comprendre ce que j’essaie de te dire.
    Ce n’est pas facile en quelques mots.
    Il faut du vide pour créer aussi… vaste sujet.
    Nus, sans craindre le chaud ni le froid…
    Là enfin tu verrais qu’il y a des gens qui t’aiment, qui ont confiance en toi, qui te portent, qui croient en toi en se fichant de « tes certitudes ».
    Quitter le regard centré sur soi pour regarder les autres vraiment.
    Le vide espace de liberté intérieure pour se reconstruire, nous avons le choix d’en faire quelque chose de positif ou pas.

    Bon, j’ai la cuisine qui m’attend pour faire des taches ménagères qui pavent mon chemin d’humilité ;-)…

    • trex58 Says:

      Le vide : ne pas se laisser prendre aux pièges qui nous détournent de nous-même et nous empêchent d’utiliser ce vide et ce temps pour penser vraiment.

      Ces « certitudes inutiles », j’en suis encore prisonnier. Il faut du temps pour se libérer de toutes les toiles d’araignée qui ont poussé dans nos pensées, années après années, pièges nous enfermant dans des désirs illusoires.

      Seul, vide de l’autre, celui-ci prendre une importance démesurée. Nous manquons de l’autre. Car, être seul, ce n’est pas dans la nature de l’Homme.

      Dans l’autre, j’aime y trouver des forces et des faiblesses, comme en moi-même. Mieux, j’aime trouver dans l’autre la même recherche : comprendre cette vie et essayer de mieux vivre, avec maladresse bien-sûr car c’est indispensable et inévitable.

      Le « non-agir », le « lâcher-prise » : oui, je sais, j’y étais arrivé, quand j’apprenais à chanter. Mais, depuis, je n’arrive plus à rester seul avec moi-même. Même la photo, au bout d’un moment, à force, m’indiffère.

      Ce vide, je dois sans doute y passer de nouveau. Mais j’en ai marre. J’aime caresser une femme et faire naître son plaisir. Mais, pour cela, il faut des sentiments réciproques de respect et de bienveillance, voire d’amour. Et ce n’est pas facile à trouver…

      Qu’est-ce que l’amour…

      Regarder les autres vraiment… C’est ce que je m’essaye à faire, avec difficulté. J’y vois d’autres moi-mêmes, des compagnons d’infortune dans cette vie absurde, mais pleine de (bonnes et mauvaises) surprises, genre « Mistral gagnant » ou claques dans la gueule.

      Comment savoir ce qui est positif ou pas ?

      • Rose Says:

        C’est si difficile de rencontrer une femme et de la caresser de nos jours ?
        Dis-toi qu’il y a des hommes et des femmes qui n’ont jamais été caressés. C’est le cas des handicapés lourds. Ils doivent vivre avec ce manque et essayer malgré tout d’être heureux.
        Il y a une association en Suisse qui s’occupe de ces handicapés. A la suite d’approches successives, une personne (ancienne entraîneuse par exemple) va s’allonger nue auprès de l’handicapé et lui caresser le corps. D’après les témoignages, c’est un émerveillement pour les deux protagonistes. La relation est vraiment authentique.

      • trex58 Says:

        Oui, bien sûr… J’ai un collègue handicapé (sur fauteuil roulant). Impossible de savoir quelles possibilités de sexualité il lui reste. L’adage disant que, plus on en parle moins on le fait, il ne doit guère pouvoir faire grand’chose…

        Oui, je savais que, pour des handicapés, il y a des personnes qui leur permettent d’avoir des caresses, voire un peu de sexe. On en parle peu… c’est tabou, comme le sexe chez les gens âgés. Soyons heureux d’être (encore) à peu près « entier ».

        Quand je dis « trouver et caresser » une femme, je veux dire que soit il y a amour réciproque, ou attirance et désir réciproque, soit il y a bienveillance entre les deux partenaires. Il est difficile de trouver une femme qui a envie de faire l’amour, tout simplement, sans qu’elle ait en tête une idée de durée dans la relation. C’est un sujet compliqué… Femmes et hommes ne fonctionnent pas de la même façon…

  5. Rose Says:

    Je prends conscience que je passe beaucoup trop de temps sur internet. Je navigue de blog en blog. J’écris quelques commentaires, j’attends avec impatience les réponses. J’attends quoi d’ailleurs, un miracle ? Toutes mes pensées sont centrées sur ça. Je m’enferme mentalement. Ce n’est plus possible. Cela ne sert à rien. Je crois que je vais sauter à pieds joints sur la boite.

    Je connais un homme, que j’appellerai Henri, qui vit comme cela dans un monde virtuel. Il est probablement « incapable d’affronter la réalité ». Evidemment, s’il l’affrontait, cela le rendrait malade, ce qui est le cas, atteint d’un cancer (il s’est donc trouvé face à elle au moins une fois dans sa vie) ou le tuerait (mais non, il vit toujours). D’ailleurs, peut-être que pour lui, « la réalité n’existe pas » ? C’est une personne très intelligente, très cultivée, ayant une aisance verbale incroyable. Il vous noie sous un flot de paroles paradoxales, qui ne veulent donc rien dire mais qui vous déconnectent de la réalité et qui vous mettent dans une grande confusion. Ses talents, il les utilise pour manipuler, expulser toutes ses angoisses, faire mal et il en jouit. C’est plus fort que lui, c’est une question de survie. Il agit en toute conscience. Il pourrait se soigner, en parler ! Mais non. J’ai l’impression qu’il est entraîné dans une spirale infernale. Il ne peut plus s’arrêter. Il lui en faut toujours de plus en plus. Mais jusqu’à quand ?

    Un ami m’a écrit :
    TOUT devrait te démontrer l’urgence de changer, je ne suis pas devin… ni gourou ! Le propre de ces « pulsions » est qu’elles sont précisément imprévisibles, sauf quand un grand nombre de paramètres incitateurs augmentent la probabilité de les provoquer… : éloigne donc le des contextes qui pourraient l’inciter à passer au « geste fou » et ça sera toujours ça de gagné, même si, tu t’en doutes, je rigole dans la mesure où les paramètres facilitateurs, l’individu se les crée tout seul…
    Le seul point que je puisse affirmer, c’est que plus l’individu est PERSUADE d’être à des années-lumière de sa possibilité de passer à l’acte, plus il en est proche à son insu : c’est là le piège de la chose. D’où sans doute les bienfaits « compensateurs » si l’on peut dire, des fantasmes… que l’on peut parfois « réaliser » en terrain connu et consentant. Mais, beaucoup plus sérieux et efficace, l’urgence et l’obligation d’apprendre à se connaître le moins mal possible, pour exorciser ces pulsions potentielles en soi. En découvrant à quel point on est comme « téléguidé » inconsciemment par des « détails » qui se réitèrent (avec les mêmes comportements en conséquence), en les faisant émerger à sa conscience, on peut prendre du recul, de la maîtrise de soi, en « rire », parce qu’on les domine par la volonté (rien n’est supérieur à la volonté – même le bon Dieu (!) l’a dit – : d’ailleurs, comme je dis toujours, par ma volonté, je suis Dieu, c’est-à dire par mon désir irrépressible de… – ce que les gens appellent improprement la « motivation » -).
    Et je t’en prie : arrête de le surestimer : il n’analyse rien du tout : il manipule en ego, point. Avec cette « psychologie » de base qu’utilisent les hommes pour précisément manipuler des filles « crédules » qui rêvent comme toi. Les hommes sont très forts pour ça, je vous l’ai déjà dit en entretien. En ce sens, il est très « commun »… Quant à « d’autres prétextes », bien sûr qu’il y en a, au départ de la mise en avant de son problème ex écrire au féminin.

    Je repense à Laurent Devillier que j’ai entendu au grand journal de Canal Plus. Il a écrit un livre qui s’intitule « Tais-toi et pardonne ». Il a été violé par un de ses frères durant toute son enfance. Lorsqu’il a pris conscience que l’acte que commettait son frère sur lui régulièrement depuis des années n’était pas normal, il l’a raconté à ses parents, ses frères et soeurs. Mais sa famille n’a pas voulu affronter la réalité. Elle a nié cet acte. Chez cet homme, qui s’exprimait ouvertement à la télévision, transparaissait sa souffrance, sa fragilité, sa sensibilité. Il m’a ému. Je l’ai trouvé courageux, fort, beau. J’espère que les radios et d’autres chaînes de télévisions l’inviteront de nouveau. J’ai l’impression que c’est un dernier appel qu’il lance à cette famille qui l’a rejeté. Il doit se sentir abandonné, seul.

    Moi aussi, j’ai vécu une expérience traumatisante dans mon enfance. J’ai porté ma souffrance pendant des années, sans savoir d’où elle venait. Mais j’ai récemment compris son origine. Cette expérience traumatisante que j’ai vécue, a été tue par ma famille. D’ailleurs pour elle, je n’ai jamais souffert puisque je n’étais pas directement concernée. Ils ont donc nié cette blessure. C’est comme si elle n’avait jamais existé. Mais moi, je souffrais. J’ai exprimé cette souffrance par des paroles violentes et blessantes mais vraies pendant très longtemps. J’ai été rejetée par ma famille plusieurs années. Je portais un sentiment d’abandon et de culpabilité. Mais c’est eux qui m’ont blessée. Je ne culpabilise plus maintenant et surtout je n’ai plus mal.

    Cette semaine, j’ai écouté l’émission « Le bonheur d’être heureux » dans Service Public de Guillaume Ermer sur France Inter. L’invité Christophe André a écrit un livre « Méditer jour après jour ». Le bonheur est bon pour la santé. Mais pour être heureux, il faut déployer des efforts. Les gens heureux regardent autour d’eux. Il faut aider les gens qui en ont besoin et avoir de la compassion pour alléger sa propre souffrance. Le problème, c’est qu’Henri n’éprouve pas de compassion et en plus il n’a pas de valeurs morales. Pourquoi ? Parce qu’il n’a pas de surmoi. La faute à qui ? A sa mère peut-être. Qu’est-ce qu’on peut faire ? Il serait tellement « parfait ».

    Cessons d’être malheureux, « Vivons heureux en attendant la mort » (Desproges)

    Petite dédicace : http://www.youtube.com/watch?v=Jcys3B3eBAI

    • trex58 Says:

      Lire ce qu’expriment les autres, ce n’est pas une perte de temps : c’est comprendre que les autres aussi souffrent et c’est aussi voir comment ils s’en sont sortis. Mais, effectivement, visiter en vitesse de nombreux blogs, c’est du zapping. Je ne zappe pas trop sur Internet. Je lis quelques blogs, toujours les mêmes.
      Ecrire sur un blog, un peu comme on le ferait dans un « journal intime », cela permet de sortir ce qu’on pense, de mieux le voir. En répondant à des billets qui font échos à nos souffrance, on saisit l’occasion de parler avec quelqu’un de compréhensif souvent et d’anonyme. Mais, bien sûr, c’est bien différent d’une psycho-thérapie, car je ne sais rien sur la vie personnelle et intime de ma psychiatre, et je ne veux rien savoir d’elle.

      Ce Henri est nuisible, il faut l’éviter. Je n’essaye pas de manipuler les autres, je suis par nature spontané, sans masque. Trop nu devant les autres, sans doute… Et les autres m’intéressent, car ils sont pareils à moi, ils vivent la même vie absurde : nous sommes des compagnons d’infortune et, face à eux, j’ai envie de leur donner, pour recevoir (s’ils ont envie). Bienveillance.

      Face aux erreurs de notre famille, ceux qui devraient nous être les plus chers, nous ne pouvons qu’analyser les forces qui les ont pousser à nous faire du mal, se rendre compte que, pour diverses raisons, ils n’ont pas su arrêter. La douleur qu’ils ont reçue, ils l’ont transmise : c’est une chaîne, difficile à rompre. Pour cela, il faut que la famille reconnaisse ce qui s’est passé, qu’il y ait une punition ou une reconnaissance ou une contrition, pour qu’enfin puisse venir le pardon. Car il faut pardonner. Sauf si la personne ne fait rien pour se soigner…

      « Qu’est-ce que je serais heureux si j’étais heureux ! » Woody Allen.

      « Il faut aider les gens qui en ont besoin et avoir de la compassion pour alléger sa propre souffrance. » Oui. Parfaitement. Mais cela ne comble pas totalement tous les manques, comme le besoin d’être aimé et touché.

      Ces « secrets de famille » sont la racine de beaucoup de souffrances. Je lis ce livre de Serge Tisseron en ce moment. Car, moi aussi, on m’a tu de nombreux secrets. Mais il faut bien, à un moment, que la paix revienne avec ceux qui nous sont proches, à moins qu’ils ne soient indécrottables ! ou qu’ils n’aient plus les facultés nécessaires pour revisiter leur passé et se reconstruire. Parfois, il faut pardonner. C’est ce que j’ai fait pour ma mère : du mal qu’elle m’a fait, elle ne s’en rendait pas vraiment compte, prise dans sa propre dépression due aux souffrances qu’elle-même a endurées. Mais, à cette époque-là, les parents ne parlaient pas aux enfants… ou si peu. Pas chez moi en tout cas, pas de sujet graves et difficiles. Comme l’adultère, la mort, le suicide, la faillite, etc.

      Il faut agir sur plusieurs tableaux pour « bien » vivre :
      – faire un travail avec un psychothérapeute
      – lire et apprendre sur notre fonctionnement
      – faire des choses qu’on aime
      – accepter le travail, et le faire le moins douloureusement
      – avoir ou se faire des amis
      – découvrir et aller vers les autres
      – vivre sainement avec son corps
      – faire un travail personnel sur soi
      – et puis, aussi, se laisser aller, lâcher-prise (c’est là où je suis mauvais, à toujours vouloir agir, et pas où il faudrait. Je manque de patience… mais le temps s’écoule si vite !)

      Mais, pour le moment, je n’arrive pas à vivre « bien » seul. Une femme me manque. Et c’est compliqué… Et je suis lâche, préférant me laisser bercer par certains rêves plutôt que de faire face à la réalité. Le manque d’espoir, c’est difficile…

  6. Rose Says:

    « Il est difficile de trouver une femme qui a envie de faire l’amour, tout simplement, sans qu’elle ait en tête une idée de durée dans la relation ». Tu es donc seul et tu recherches des aventures passagères. Pourquoi pas une liaison durable ?
    Il paraît que sur Meetic, de nombreuses femmes mariées y sont inscrites. Tu devrais pouvoir y trouver ton bonheur !

    • trex58 Says:

      Ah ! Je me suis mal exprimé. Je ne recherche pas des aventures passagères. Pour moi, faire l’amour ne peut être bel et bon que s’il y a des sentiments réciproques, de la bienveillance mutuelle ou l’amour réciproque.
      Ce que je voulais dire, c’est que les femmes souvent sont obnubilées par la recherche de l’âme-soeur avec qui elles vivront forcément jusqu’à la fin. Moi aussi j’ai ce désir, mais je n’en suis pas obnubilé et je sais qu’il faut vivre ce qui nous tombe dessus : je rencontre une femme, nous nous plaisons, nous avons une relation, j’espère qu’elle durera longtemps mais, si ça ne dure pas, j’en souffre un bon moment et puis j’accepte et je continue ma vie.
      Je veux une relation durable, mais je sais pertinemment que c’est difficile. Je ne cherche pas de femmes pour passer une nuit et basta. Car, pour lui donner le meilleur de moi-même, pour la faire jouir et jouir moi-même de sa jouissance, pour que cet acte soit beau, il me faut avoir des sentiments pour elle, bienveillance ou amour, attirance physique ou psychique.
      Quant aux femmes mariées, Ariane était mariée, mais séparée de corps de son mari (au moins à l’époque de nos ébats…). Ariane est un pseudo. Et c’est elle qui m’a dragué ! (« j’ai envie de faire l’amour avec toi », qu’elle m’avait dit, parce que je ne comprenais pas le langage de ses sourires…).
      Donc, je ne cherche pas à avoir une aventure avec une femme mariée. D’abord, il faut qu’une femme me PLAISE ! Corps et esprit. Le problème, c’est que, vers 50 ans, il y a des femmes qui se sont laissées aller physiquement, et d’autres qui ont un peu renoncé à la vie et commencent à devenir mémères…, sans parler de tout ce qu’elles ont souffert dans leur vie et dont elles ne sont pas toujours bien guéries. La vie nous blesse. Cicatriser prend du temps.

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