Magnifique journée !

Ah ! Quelle belle journée !
D’abord une petite balade tranquille en montagne (le pic St-Michel, 1996m et 700m de dénivelée) avec un ami : repas en haut, face au Mont-Blanc et au-dessus du gouffre et de Grenoble, avec les choucards venant quémander à manger. Je continue à lui faire découvrir les balades autour de Grenoble.
Ensuite, le plaisir d’apprendre que l’organisateur du concert de L. Subramaniam m’invite à rencontrer le musicien après le concert !!! Et même que je suis invité à un repas ensuite. Incroyable ! C’est comme manger avec Mozart ou Yehudi Menuhin ou Ravi Shankar ! Je peux même apporter mon appareil photo !
Puis un bon film « Un heureux événement ».
Puis un verre de Merlot en terrasse place du Trib.
Et le hasard qui me fait rencontrer ma modèle Mélenn à un arrêt de tram : ses cours lui laissent du temps pour poser (nue). Pourquoi pas ? Pourquoi pas essayer de prendre un peu mon temps et de construire quelques poses. Si seulement je n’avais pas des milliers de photos à finir de trier…
Seule ombre au tableau : ma fille ne veut pas me recevoir la semaine prochaine si je viens au Salon de la Photo… Cela m’est très douloureux. Je sais bien que j’ai fait des conneries… mais je ne sais pas laquelle lui est resté coincée dans la gorge à ce point. Et elle ne me dit rien… Et, dans 3 mois, elle sera à Singapour. C’est trop con. Je lui ai dit d’ailleurs (pas mail…).

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10 Réponses to “Magnifique journée !”

  1. Une femme libre Says:

    Mais quelle connerie avez-vous bien pu faire pour que votre fille ne veuille pas vous recevoir? Peut-être que si vous résidiez à l’hôtel, elle accepterait de vous voir pour que vous puissiez discuter un peu tous les deux? Ne laissez pas aller ce malentendu…. trop dommage de se quitter comme ça.

    • trex58 Says:

      Quelle connerie ? J’en ai une bonne liste… mais, bon, rien de vraiment « grave » il me semble. Pas de coups, pas d’inceste, pas d’insultes, bien sûr. Par exemple, juste que j’ai dit à mes enfants que j’étais là seulement pour leur payer l’indispensable. Quant à leur superflu, c’était à eux de se le payer ! Je pense que, rien que ça, ça ne leur a pas plu, surtout qu’ils ont été des enfants pas mal gâtés (trop)… Mais, surtout, elle a frisé le burn-out et je pense que à cause de sa grande fatigue, au lieu de digérer le passé, elle l’a ressassé.
      Oui, c’est trop con cette mésentente. Mais, plus j’insiste, plus elle fuit…

  2. cath Says:

    Ah que les relations humaines sont difficiles… un tissage de malentendus parfois.

    Tu as bien fait de lui envoyer un mail en lui disant ce que tu as sur le coeur. Je me doute que tu fais tout pour que les choses s’arrangent. On fait tous des conneries, à un moment ou à un autre, ta fille le sait bien non ? Les jeunes sont peut-être plus « durs » dans leur jugement ?

    Que de bonnes choses dans ta vie sinon, n’oublie pas d’en profiter !!

    Je te souhaite une super journée.

    • trex58 Says:

      Ma fille est dure… Un sacré caractère, parfois hystérique. Très intelligente, différente des autres pendant longtemps, très sensible, mal dans sa peau pendant longtemps, etc.
      Oui, on fait tous des conneries… L’important est, un jour, de s’en rendre compte et de demander pardon pour ce qu’on a fait sans même s’en rendre compte.
      Belle journée aujourd’hui ! Je travaillais…

  3. prinsessan Fluflu Says:

    Je ne sais pas ce que vous avez pu faire à votre fille, mais son comportement n´est pas constructif.

    Mais, bien sûr, tout dépend aussi de la grandeur de la « connerie » commise.

    Pourquoi ne pas s´expliquer avec vous dans un lieu neutre tout d´abord, et mettre cartes sur table comme deux adultes que vous êtes.
    Ecrivez- lui que vous êtes triste de cette situation, mais que vous lui tendez la main.
    C´est à elle de la prendre ou non.
    Dites-lui aussi que tous ces rendez-vous qui n´ont pas lieu sont perdus à jamais !
    Seul le dialogue peut améliorer votre relation.

    Bonne chance!

    • trex58 Says:

      Oh, déjà, je suis vivant alors que sa mère est morte…
      Oui, ce n’est pas constructif. Surtout que, chaque fois que nous nous voyons en famille, ça se passe bien. Ce n’est pas ce que je peux faire de mal actuellement qui coince, ce n’est peut-être même pas vraiment mes erreurs passées. C’est peut-être tout simplement qu’elle est mal dans sa peau et que, quand elle me voit, ça lui rappelle quelque chose de douloureux, d’inconscient qu’elle ne comprend pas elle-même (puisqu’elle ne m’en parle pas : je l’ai poussée plusieurs fois à me dire clairement si elle a une dent précise contre moi : rien).
      Je leur avais proposé une « thérapie familiale » (systémique) : se parler tous les trois devant 2 ou 3 psys spécialisés dans les problèmes de relations familiales. Mais, alors qu’ils étaient d’accord, ils avaient fini par refuser et je m’étais retrouver seule à la séance…
      « Deux adultes que nous sommes » ? Hummm N’est-on pas VRAIMENT adulte que lorsqu’on devient parent ?
      Je lui ai déjà dit que je suis triste et que je lui tends la main. Pas forcément de la meilleure des façons possibles… Mais, bon, je lui ai montré de nombreuses fois qu’elle compte pour moi et que je suis triste de cette situation. Le pire pour elle, ce serait que je me désintéresse d’elle ; ce qui n’est absolument pas le cas ; mais, au contraire, certains enfants aiment à savoir qu’ils comptent pour nous tout en refusant d’avoir encore des lien avec leurs parents.
      Oui, tous ces moments loupés sont perdus à jamais : je le lui ai déjà dit. Je lui ai rappelé que nous sommes bien placés pour savoir que la mort frappe parfois sans prévenir, elle ou moi, et que notre temps est compté. Ainsi, j’ai un collègue et ami, mon âge, à qui on vient de découvrir une tumeur (cancéreuse peut-être) sur le pancréas…
      Le dialogue ? J’essaye, par mail. Car, quand je l’appelle, elle répond rarement. Et puis, son temps libre (hors travail, conjoint, et amis) est tellement réduit que je n’ose pas vraiment appeler. Et, par mail, je dis trop de choses… car pris et emporté par la douleur de cette situation. Je dialogue par mail ; mais, comme d’habitude, j’en dis trop et, souvent, je détruis par moi-même des petits mieux… Mais j’en ai marre de faire des efforts et de me faire rejeter.

  4. prinsessan Fluflu Says:

    « Deux adultes que nous sommes » ? Hummm N’est-on pas VRAIMENT adulte que lorsqu’on devient parent ?

    Alors je ne suis pas adulte, moi ??
    j´me disais aussi !! ;))

    Je crois l´avoir déjà écrit…. j´ai perdu ma mère à l´âge de 7 ans.
    C´est arrivé sans que l´on puisse s´en douter, même pas la veille.
    Ce jour là je suis devenue « adulte », j´ai compris beaucoup de choses.
    Et se disputer pour des bêtises, se bouder, s´ignorer, être froid, je ne veux pas.
    C´est si inutile.
    J´avais une bonne relation avec mon père qui n´est plus là maintenant.
    Je donnerais volontiers 10 ans de ma vie pour reprendre ne serait-ce qu’un petit déjeuner en tête à tête avec lui, à parler de tout et de rien. Ça c´était du bonheur! 🙂
    Il n´était pas parfait, et moi non plus, mais on faisait avec.
    Faites lire mes mots à votre fille.
    Je suis sûr qu’elle finira par comprendre .

    « Mais j’en ai marre de faire des efforts et de me faire rejeter. »

    Je comprends très bien ça !
    Faites comme moi, tendez la main et si l´autre ne veut pas la prendre, que pouvez vous faire de plus!?
    Je demande en général une fois, deux fois, et après je dis que : « je ne ferme pas la porte » mais que je ne vais pas attendre en pleurant. La vie est courte et je ne veux pas passer à côté en perdant mon temps avec ceux qui ne savent pas se décider.

    Je pense moi aussi que votre fille est mal dans sa peau et a encore une grande blessure dans le coeur.
    J´espère que d´aller habiter bientôt dans un nouveau pays, de vivre de nouvelles expériences, cela lui ouvrira l´esprit et lui redonnera une paix intérieure.

    Prenez bien soin de vous trois, puisque vous avez encore cette grande chance… d’être trois. 🙂

  5. trex58 Says:

    Ah, non, je ne savais pas que vous n’aviez pas eu d’enfants. Effectivement, j’ai oublié le cas où la mort nous fait grandir plus (trop) vite. Albert Camus (par exemple) aussi avait grandi trop vite, à cause de sa mère mentalement attardée.

    Ma fille a vu mourir sa grand-mère (à 60 ans), d’une rupture brutale d’anévrisme, alors qu’elle n’avait que 6 ans et 1/2. Ca l’a marquée à jamais je pense…

    Oui, « se disputer pour des bêtises, se bouder, s´ignorer, être froid », je ne veux pas non plus. Avec la mort de mon épouse, j’ai compris bien des choses…

    Ce bonheur que vous avez eu avec votre père, elle ne l’a pas vraiment eu avec moi à l’adolescence. Ce n’était pas que j’étais vraiment pénible à cette époque. Mais il me semble qu’elle était très mal dans sa peau, n’arrivant pas à se faire d’amis, ni garçon ni fille… D’ailleurs, elle est partie de Grenoble sans laisser aucun ami… Un signe. Elle était différente des autres, supérieurement intelligente, mais pas en relations humaines…, assez timide, peu sûre d’elle-même, ne voyant pas sa beauté… et devant trouver son père trop écarté de la norme « idéale » du père.

    Je ne suis pas sûr qu’elle puisse encore comprendre… Elle est dans une douleur, aggravée par la dépression liée à son presque burn-out (à 25 ans…).

    Oui, j’ai demandé plusieurs fois. Mais, aussi, jusqu’à peu, j’étais moi-même mal dans mon assiette. Et me sentir rejeté par elle m’était extrêmement douloureux. Pour toute personne, il faut un socle stable d’amour ou de tendresse pour pouvoir supporter certaines douleurs….

    Je reviendrai à la charge auprès d’elle autant qu’il le faudra. Avec des moments de calme. Mais j’ai l’impression que c’est elle qui a des hauts et des bas, acceptant parfois sans sourciller certaines choses dans mes mails, puis explosant pour d’autres, qui me semblent plus petites…

    Oui, elle est mal dans sa peau et est blessée. Et elle a dû faire de grands efforts pour garder son homme, pour qu’il ne la fuit pas quand elle est insupportable, m’avait-elle confié une ou deux fois, quand nos relations s’étaient resserrées.

    Est-ce que partir loin, ça aide ? Je n’en suis pas sûr… D’autant plus qu’elle va s’inquiéter pour son frère. Et ce n’est pas sûr qu’elle trouve un travail là-bas. Et, si elle en trouve, j’espère qu’il ne l’épuisera pas. Ce qu’il lui faudrait, c’est un an de vacances « actives », genre faire le tour du monde !

    La « paix intérieure »… Je ne sais pas si elle comprendrait… pas encore. La VRAIE paix intérieure, pas un contrôle de ses excès.

    Oui, nous sommes encore trois. Elle ne voit pas que c’est temporaire.

    « Rien n’est plus précaire que la vie » Aragon.

    Merci pour ces mots.

  6. Une femme libre Says:

    Je pense que nous avons tous et toutes oublié l’essentiel de ce billet: vous aviez passé une excellente journée, fille ou pas, vous savez être heureux au moins de temps en temps. À un moment donné, il faut vivre pour soi. On ne peut pas forcer les autres, même de la famille proche, à entrer en relation s’ils ne le désirent pas. Ne vous faites plus de chagrin avec des comportements sur lesquels vous n’avez pas prise.

    • trex58 Says:

      Oui. Plus de chagrin… je vais essayer. La difficulté, c’est le besoin de se raccrocher à une forme de bonheur, quel qu’il soit, pour mieux aborder les côtés encore sombres de sa vie. Si l’on est bien avec ses enfants, cela aide pour trouver quelqu’un et être bien avec lui/elle. Si l’on est bien avec un compagnon/compagne, cela aide pour reconquérir ses enfants. Mais, quand on a ni l’un ni l’autre, c’est plus difficile d’être heureux seul. La perte rapide de ce qui a été le centre de ma vie (une famille) est quelque chose de long à digérer, nécessitant de se reconstruire autrement. C’est une opportunité aussi ! Une grande liberté. Dont je ne sais pas trop quoi faire encore… Dans l’étau d’une vie familiale, on est obligé d’avancer sans avoir trop le temps ni l’envie de penser à sa vie. Dans le vide d’une vie solitaire, on essaye de penser sa vie afin de trouver quoi faire de tout ce temps libre, mais trop vide de liens affectifs.
      Bah… il fait soleil dehors ! J’ai mes courses à faire. Demain, je vais en montagne avec des amis à qui je vais faire découvrir un paysage magnifique. Un petit bout de bonheur.

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