Montagne, montagne, montagne

Mardi passé, je marchais dans le Vercors : longue balade dans l’alpage.
Dimanche passé, je marchais dans le Vercors : moyenne balade en forêt, écrasé par la chaleur de la canicule.
Demain, sans doute, je retourne en Chartreuse : toujours la même balade dans l’alpage.

Même lieux, toujours. Mais pas les mêmes moments, pas les mêmes rencontres et discussions, pas la même lumière, pas la même fatigue, pas la même façon qu’a mon corps de me demander de se reposer (et je l’écoute de plus en plus, heureux de céder à la sieste), pas la même recherche. Avant, je cherchais à fatiguer mon corps, à maigrir. Avant, je cherchais à calmer mes pensées en obligeant mon cerveau à se concentrer sur chaque pas. Avant, cela m’était une thérapie. Maintenant, cela m’est un plaisir, le nez au vent, le regard au loin, les pieds dans l’herbe ou sur les cailloux du chemins, attentif à la Nature et aux gens que je rencontre, prêt à la discussion, offrant mon sourire sincère. Pas la peine d’aller au bout du monde, à Bali, en Chine, à L.A., pour trouver un moment de bonheur. Certes, partir nous fait oublier notre vie, nous déconnecte de notre vie, rompt le rythme et nos habitudes ; pour un temps, avant de revenir et de recommencer. Partir en soi, promener son corps et son esprit en des lieux amicaux car si souvent pratiqués, c’est aussi une aventure, plus simple. Il n’y a pas plus belle découverte que de marcher dans son jardin, qui n’est jamais pareil. Seul. Ou à deux. Mais il ne faut pas s’attendre qu’il/elle en ressente les mêmes plaisirs. Et puis, à deux, on peut partir loin, et partager. Partager, maître mot. Echanger. Vivre ensemble des moments qui créent en nos mémoires des souvenirs à la fois communs et différents, mais qui nous lient. La montagne, oui, tant que je suis seul. Ensuite, ensuite… Ensuite ? On verra bien. Si jamais cela arrive. Bah, l’été tire sur sa fin. Bientôt l’automne, l’hiver, puis le printemps. Et le cycle recommencera. Trouver de la beauté en tout, autant que possible… et la chercher en soi, chercher le germe à faire grandir, et le faire grandir, peu à peu, malgré la solitude. Et s’ouvrir vers les autres, LES autres à défaut d’UNE autre ; certes… Mais, pour plaire à un(e) autre, déjà il faut être bien en soi.
Allez, je vais lire, dans cette chaleur étouffante et pénible, mais que nous regretterons lorsque le froid de l’hiver sera de retour. Comme quoi, on ne sait jamais profiter de ce qu’on aime, et cela peut toujours être pire !
Être dans le présent…

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2 Réponses to “Montagne, montagne, montagne”

  1. marlaguette Says:

    Nuit à toi !
    Les moustiques ont commencé leur festin… Je peux pas aller sonner chez le voisin en nuisette… Ca craint hein ? Des araignées dans ma chambre ? J’en vois pas…
    Mon parfum est à base de vanille et je ne crois pas que ça repousse l’ennemi de mes nuits…
    Alors je vais encercler chaque morsure d’un rond au stylo bille…c’est efficace et très coquet !
    Bonne rando…moi boulot…en attendant bientôt dodo 🙂

  2. trex58 Says:

    Vanille ? Moi j’utilise un vieux vaporisateur d’eau de toilette à la verveine : très efficace ! Ca a une odeur forte qui fait fuir les plus faibles ; et les autres, je les écrase au plafond avec mon oreiller !
    Sinon, tu peux adopter une pauvre araignée de dehors ! et lui laisser filer une toile dans un angle de ta chambre.
    Allez voir le voisin en nuisette ? Hé ! Ca peut marcher ! 😉 Il est mignon ? 😉
    Bon dodo !

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