Mina

Je viens de passer une heure au téléphone avec mon amie Mina.
Quelle joie de vivre elle a !
Pourtant…
Pourtant, il y a 19 ans, elle perdait son mari et son fils dans un accident de voiture. Elle l’a appris 6 mois après, en sortant du coma.
Son livre sur sa vie va enfin sortir. Née en Egypte d’une famille musulmane, elle est venue très jeune en France. Ce qui est marrant, c’est que sa famille vivait très près de la ville où je faisais mes études : je l’ai peut-être croisée ? Adolescente, elle a perdu sa mère et s’est occupée de ses frères et soeurs (une dizaine…). Maintenant, elle est athée. Et certains de ses frères et soeurs n’acceptent toujours pas qu’elle soit apostat (toujours puni de mort en Iran et Arabie Saoudite pour les hommes. La prison à vie pour les femmes).
Demain, elle rencontre pour la première fois sa 1/2 soeur aînée par son père, qui vit à New York. Grand moment !
J’ai hâte de lire son autobiographie, avec un autographe !
Là, on se disait qu’elle devrait faire des conférences pour parler de sa vie : son enfance, sa vision de la vie après le double malheur qui l’a frappée. Elle a lu « Suis-je maudite » (le livre sur le Coran et les Haddiths), deux fois. Et elle me confirme que ce livre décrit bien la réalité. On se disait aussi qu’elle devrait inviter l’auteure à venir faire une conférence à Grenoble. Mais elle a tellement d’amis qu’elle ne sait plus où donner de la tête ! Paris, Megève, Modène, Montpellier, Alès, Nice, Lyon, New-York, etc. Des amis un peu partout. Un bel exemple pour moi…

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4 Réponses to “Mina”

  1. cath Says:

    Je me demande si les personnes qui ont eu de gros coups durs ne savent pas mieux profiter de la vie ensuite, comme si sa valeur prenait corps…

    En passant, ton crâne dégarni te va tout à fait ! D’ailleurs, pour moi, une personne chauve ou avec un chapeau, c’est la même chose, c’est quelqu’un qui a un truc en plus !

  2. trex58 Says:

    Oui, ceux qui ont souffert ne sont plus jamais les mêmes… Mais on parle plus de ceux qui rebondissent que de ceux qui sont restés en dépression continue, ou de ceux qui se sont recroquevillés sur eux-mêmes, voire qui se sont enfermés (monastère) ou ont fui, ou de ceux qui n’ont pas supporté et se sont suicidés.
    Pour ceux où l’énergie de vivre, de revivre, de continuer à vivre et à vouloir du bonheur, a été suffisantes, ils sont « différents ». Au lieu de se laisser bercer par le « doux fleuve tranquille d’une vie heureuse » qu’ils n’ont pas eue, ils s’interrogent et surtout ils prennent conscience, dans la douleur de leur chair et de leur âme, de l’impermanence et de la nécessité de vivre dans le présent.

    Ah ah ah ! Avoir perdu ses cheveux, c’est avoir un truc en plus ?! Ma foi, c’est vrai : j’ai dû faire le (petit) deuil de quelque chose perdu à jamais. J’ai dû accepter ce symbole si visible de mon âge qui m’éloigne (extérieurement) de ma jeunesse.
    Quant au chapeau, en porter un, c’est un signe extérieur de sa capacité à faire attention aux choses fragiles et qu’on aime. Ce n’est pas vraiment transposable à … une femme ! car une femme n’est pas un objet, mais… peut-être un peu quand même.

  3. cath Says:

    J’avais écrit un commentaire un peu long qui vient de disparaitre… Sans doute une mauvaise manipulation.

    Je disais en résumé que oui, bien sur, il y a ceux qui ne se sortent pas des coups durs, mon tempérament me porte vers ceux qui rebondissent, pour autant, je ne juge pas les autres… Certaines douleurs sont intolérables.

    Quant aux cheveux, c’est comme d’autres particularités physiques, les assumer les transforme en atout. Un point de plus pour un séducteur que je soupçonne en toi ! Rien de péjoratif dans le terme de séducteur, je développerai à l’occasion, je n’ai plus le temps !

  4. trex58 Says:

    Ah ! Dommage d’avoir perdu le long commentaire ! C’est un malheur qui arrive de temps en temps. Il faut toujours, avant d’envoyer le commentaire, le copier avec la souris, au cas où…

    Oui, rebondir. « Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort », Nietzsche. Enfin, il faut de la résilience… C’est-à-dire qu’il faut une base solide pour pouvoir rebondir : avoir ou être aimé, ou recevoir de la bienveillance. Bref, ne pas être totalement seul. Nous sommes des primates grégaires : nous ne pouvons vivre sans faire partie d’un groupe et y avoir une place et des liens relationnelles avec les autres.

    Oui, il faut savoir accepter ses défauts et les transformer en atouts. Accepter ce qu’on ne peut pas changer !

    Séducteur ? Mais non. Je suis timide avec les femmes. Ou alors, je ne voyais pas leurs regards sur moi… Non, la capacité à séduire vient de se sentir « bien dans ses baskets », pas du physique. Quand on est bien dans sa peau, on a le visage mobile : plein de petits muscles expriment des choses. Alors que, en dépression, on a le visage figé, triste.

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