Archive for juin 2011

Elle…

2011/06/30

ELLE avait une drôle de façon de me faire l’amour…
Elle croyait bien se connaître. Mais elle a découvert qu’elle pouvait aller au-delà de ce qu’elle croyait être les frontières de son plaisir.
« Prince des plaisirs », m’avait-elle appelé…
Oui, mesdames, il vous faut rencontrer quelqu’un de patient et d’attentionné pour vous découvrir vraiment.

Me voilà un Prince déchu, sans Princesse. Sniffff

Et Elle m’a dit mardi soir que, maintenant, elle en est sûre, elle peut vivre sans homme ! et qu’elle ne veut plus entendre parler de moi avant un an. Elle m’a appelé pour éviter de satisfaire à ma demande : se parler encore en face à face.

Hummmmmm Je me suis trop approché de son âme sensible et meurtrie. J’ai réveillé sa douleur profonde : attirance/fuite des hommes, refus des hommes qui s’approchent de trop près d’elle. Et puis, quand je fais quelque chose, je ne le fais jamais à moitié… Je sais que j’ai été trop. Trop amoureux. Trop collant, trop étouffant à son point de vue de sauvageonne habituée à des hommes absents un mois sur deux. Et elle me reproche de vouloir retrouver la vie de couple que j’ai perdue. Sans doute un peu. Mais, c’était l’hiver… que faire sinon penser à celle qu’on désire retrouver le WE ? Maintenant, printemps, été, j’ai plein de trucs à faire… seul.

Pffffffffffffffffffffffffff

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Vacances !

2011/06/30

Mes vacances approchent !
La semaine prochaine, j’irai passer quelques jours dans le sud ! À Arles d’abord, pour voir le bazar de la première semaine des rencontres photographiques. Puis au Grau-du-roi, revoir la mer (enfin !), et revoir ces plages où j’allais enfant. Tout a été massacré, bien sûr… mais j’ai envie de faire ce petit pèlerinage : Les Saintes Maries de la Mer, le Grau du Roi, Aigues Mortes, et plus encore si j’ai le temps.
J’emporterai mon D90 bien sûr, et mon sténopé. J’essaierai de faire des photos de la mer en pose longue. J’espère que la mer sera démontée !!
J’irai à Avignon et Aix-en-Provence, et Cassis plus tard.

Ariane

2011/06/27

Ariane sur mon Book

Ariane

Ces photos sont le cadeau de la fête des mères d’Ariane pour sa mère, une amie. Ariane vit en Amérique du Sud… et elle était a moitié folle de rage de passer une heure et demie à poser ainsi. Mais… il paraît qu’elle est très contente de ces photos !

Tout a une fin…

2011/06/27

Mon fils vient d’être accepté pour faire son Master à Valence. Le voilà donc bientôt parti de la maison. Certes, je ne le voyais pas souvent déjà, et ce n’est pas bien loin de Grenoble… mais son amie poursuivra ses études (probablement) à Caen. Ca va pas être simple pour eux… Et je pense donc que je les verrai encore moins qu’avant. En plus des frais supplémentaires. Et, bien sûr, vas savoir où il vont aller s’établir ensuite. À Brest ? 😉
Quant à ma fille, son ami cherche toujours un job en … Australie.
Hummmmmmmm J’envie ceux qui sont nés dans une ville, y ont grandi, y ont fait leurs études, y travaillent, et dont les enfants font de même. Certes, changer de ville, ça évite de s’encroûter. Mais, non-Dieu qu’il n’est pas facile de se faire des amis… surtout pour moi. Et qu’il est bon d’avoir ses enfants pas trop loin. Lyon, par exemple.
Bon, j’ai passé 5 ou 6 heures à tirer des photos… et hier j’ai fait du sténopé en montagne, et demain matin aussi.
Qu’est-ce qu’il disait, Epicure ? Ah oui : on passe sa vie à : 1) satisfaire ses besoins vitaux, 2) se distraire, 3) penser à sa mort. Et l’amour, dans tout ça ?! 🙂

En manque…

2011/06/25

Je suis en manque… de câlins, de caresses, de tendresse, d’attentions, de bisous, de baisers, qu’on me touche, que je la touche, sentir un corps contre moi, caresser un beau et doux corps de femme, l’explorer, lui faire découvrir peut-être des contrées encore inexplorées, sentir son regard tendre posé sur moi, la voir sourire pour moi, la voir ME sourire, sentir ses mains qui massent mes muscles, passer délicatement ma main sur le duvet de sa peau, la sentir frémir, …
Je suis en manque.
Comme un enfant.
En manque plus de tendresse que de sexe.
Ou l’un avant l’autre.

Et je n’ai toujours pas sommeil. Pfffffffffffff

Je ne dors pas…

2011/06/25

Sale nuit… Comme dirait Marlaguette, plein de moutons dans ma chambre…
Alors, j’ai mis des photos sur un nouveau site.
Et j’ai regardé le site de l’association qui colle de belles affiches « Osez le Clito » partout en ville. Affiche trop vite arrachées. Ou bien avec un post-it d’un autre mouvement féministe qui n’apprécie pas la campagne.
Osez le Clito !

Osez le Clito !

Osez !

Glace

2011/06/23

Ce soir, je suis allé m’offrir un glace à Grenoble, à côté du Jardin de Ville.
En vélo.
Deux fois 20 minutes pour l’aller et le retour.
Plus le tour d’une partie de la ville.
Plus déguster la glace !!!
1 heure et demie à filtrer les poussières et les particules de combustion de la ville de Grenoble…
Bah ! C’était fun !

Auriane

2011/06/22

Voici de nouveau Auriane, sur mon Book.

Auriane

Auriane

Bugs !!!

2011/06/22

Je ne résiste pas au plaisir de décrire deux bugs que j’ai vus récemment dans des programmes que beaucoup de gens utilisent.

À l’instant, cherchant une commune de Rhône-Alpes sous Google Maps, je vois qu’elle se situe à l’ouest du Vercors. Je regarde distraitement la carte du Vercors, et je vois avec effroi que plusieurs communes du sud-est de Grenoble ont été placées franchement à l’Ouest de Grenoble, en plein Vercors : Séchilienne à l’ouest de Corrençon ! J’ai eu beau me déplacer dans la carte et diminuer l’échelle, les communes étaient toujours translatées une trentaine de km à l’Ouest. Un bug ou un piratage ?

Il y a une semaine, m’inscrivant à un site sur le Web, après avoir parcouru les différentes options et hésité un peu, je me décide : je vérifie que mon option est bien cochée et que le montant de la transaction (N €uros) me convient. Mais, après avoir accepté la transaction, je me retrouve sur une page indiquant ce que j’ai EFFECTIVEMENT commandé : 2 fois l’option de base que j’ai choisie, plus 1 fois l’option la plus chère, soit : 3xN €uros !!! Ha ha ha ! Encore un programmeur qui a oublié de BIEN faire son travail ! Il m’a fallu téléphoner à leur SAV, gratuit heureusement. Quel bordel.

Sinon, pour faire rire un peu plus, au boulot :
– après avoir chassé pendant plus d’une semaine le bug qui fait que notre application se coince systématiquement, et après avoir accusé un autre logiciel, nous nous rendons compte que c’est du code dont nous avons hérité (mais pas codé) qui est la cause du bordel…
– un projet très important de mon client utilise un système de fichiers pour stocker des informations. Seulement, lorsque le système de fichiers est plein, patatras : plus rien ne marche !!! Pire, leur data-base est vérolée et impossible de nettoyer le bordel sans demander de l’aide ou sans tout réinstaller…

JE HAIS L’INFORMATIQUE !

Mais je suis ingénieur en Informatique…

J’aurais dû faire … boulanger !
Ou m’intéresser à la musique. Chanter.

Aimer

2011/06/21

Jobougon a répondu longuement à quelques phrases dans mon billet sur Cioran qui ont fait écho avec ses pensées.

« Aimer me semble la seule façon de se sentir exister. »
Tout dépend de l’âge qu’on a et de sa façon d’être avec le monde. Pour celui qui souffre, il n’a pas besoin d’aimer pour sentir qu’il existe : la douleur est là, toujours, pour lui rappeler qu’il vit… On peut aussi avoir renoncé à l’amour d’un/une pour l’amour de son prochain, et se mettre « en religion ». On peut aussi se perdre dans une ou des activités qui remplissent sa vie, comme l’art. Et d’autres n’ont pas le courage d’aimer vraiment… Mais, sinon, oui, aimer (« Donner quelque chose qu’on n’a pas à quelqu’un qui n’en veut pas »…), cela occupe bien la tête… Reste à savoir ce qu’on veut dire par « aimer »… C’est bien compliqué… Il faudrait plusieurs livres… Quelque chose comme le bonheur de compter pour quelqu’un d’autre et de recevoir ses regards profonds, et ses confidences ? En espérant que ce soit réciproque, bien sûr ; ce qui n’est pas si facile que ça… On peut aussi renoncer à cela, au besoin et au désir d’aimer, à force d’avoir souffert, pour s’en libérer, et tomber alors encore et facilement et naturellement dans son piège exquis ?

« Hélas, trop souvent les histoires sombrent dans des impossibles, il est si compliqué de se sentir en harmonie durablement avec une autre personne. »
Pourquoi vouloir être toujours « en harmonie » avec l’autre ? Cela peut être une succession de petites batailles, une succession de « je m’en vais ! » et de « tu me manques… », une succession de hauts et de bas. Ce qui compte, c’est l’audace de se donner à l’autre et du respect du don de l’autre, dans cette intimité psychique partagée, dans ce duo face à la plongée future dans les ténèbres, dans cette expérience difficile mais essentielle de communiquer au mieux avec l’autre, dans ce chemin ensemble vers la fin annoncée.

« La sensibilité fait souvent du tort, mais sert aussi de révélateur de ce qu’est réellement une personne, de ce que l’on peut accepter ou pas. Ce sont nos empreintes traumatiques, nos déterminations, nos émotions qui font la différence. »
La sensibilité : oser accepter de laisser monter en soi ces émotions qui nous bouleversent, qui inondent notre cerveau de molécules qui nous font voir la vie en rose ou en noir, accepter de se lier avec quelqu’un, au risque de le perdre et de se perdre un peu. Nous sommes ce que notre passé a fait de nous, toutes les « empreintes traumatiques » qui ont fait pousser en nous des mécanismes de défenses ou qui ont laissé des cicatrices qui se réveillent bien longtemps après, influençant nos choix et nos décisions.

« Lorsque je me sens touchée par l’autre, je suis capable du meilleur, mais lorsqu’il me blesse, je me rétracte misérablement dans ma coquille et parfois au point d’y rester bloquée. »
Mais, l’a-t-il fait exprès de vous blesser ? N’était-ce pas, encore une fois, sa façon d’être dirigée inconsciemment par ses blessures passées ? Plutôt que de ne voir que son geste, qui vous a blessée, peut-être devriez-vous voir au-delà de ce geste : la cause initiale, qui le torture encore, malgré lui, et dont il n’a pas même conscience. Pour pardonner, par la compréhension que nous ne faisons pas toujours le mieux que nous pourrions faire, parce que nous sommes les pantins d’histoires passées ayant laissé une empreinte dans nos réseaux neuronaux. Bref, souvent, nous agissons trop vite, poussés par des réflexes acquis lors de moments passés douloureux. Parfois, aussi, notre passé doux et heureux nous pousse à la tendresse, à la compassion, au respect de l’autre, à la bienveillance, à l’amour de l’autre.
Alors, oui, « se rétracter misérablement dans sa coquille », et y rester bloqué, c’est encore la manifestation d’un passé qui nous a formé, et déformé. Elle (mon ex-amie), il me semble qu’elle est comme vous. Blessée par un trop-plein de ma présence et de mes attentions, blessée par un sentiment d’étouffement par l’autre qui trop l’aime, emportée par des souvenirs inconscients de traumatismes passés (c’est mon hypothèse), incapable de comprendre et de contrôler ce mal-être qui la submerge et qui lui fait repousser celui qui n’est (presque) que tendresse pour elle, oppressée par un sentiment qu’elle n’a peut-être jamais tant reçu (être aimée), Elle n’avait trouvé comme solution (qu’elle connaissait bien) que la fuite dans l’isolement.
Alors, pour vous, encore faut-il savoir ce que veut dire « lorsqu’il me blesse », et pourquoi vous vous sentez « blessée ». Rien ne me blesse, sinon de me sentir abandonné, rejeté. On peut m’étaler mes défauts devant moi, m’en montrer même des nouveaux, que je n’avais pas encore découverts, cachés, cela n’a pas d’importance : je sais que je ne suis pas parfait, et je suis heureux que l’on me dise que je suis en train de déconner, avant que ce ne soit trop tard.

« Comme je suis un peu fataliste, je me dis que si c’était durable, il n’y aurait pas ce genre de blocage. »
Rien n’est durable… Tout est impermanent. L’amour aussi. Le savoir, l’accepter, cela n’empêche pas de, un fois DANS l’amour, de tout oublier et de croire que cela va durer. Trop bien savoir que c’est fragile et faire constamment attention à ne pas l’ébrécher, c’est bien la meilleure façon de perdre toute spontanéité, de tuer cet amour par trop de contrôle et de machiavélisme.
Alors, peut-être que, comme Elle (mon ex-amie), vous repoussez inconsciemment ce qui vous as déjà fait souffrir. D’une certaine façon, quand on a peur que cela se termine mal et qu’on en souffre, on préfère prendre le contrôle et tout arrêter par soi-même : plutôt que subir la désagrégation possible et douloureuse et longue de ce lien si cher, on préfère le rompre brutalement, sans laisser à l’autre la possibilité de vous atteindre, car vous vous êtes renfermée dans votre coquille, à l’abri, sans se laisser à soi l’espoir, comme ces conquérants qui brûlaient leur navire pour ne pas reculer. Je l’ai perdue parce que j’étais sourd et aveugle car trop l’aimant et voulant jouir le plus possible de ce bonheur tant qu’il était là. Elle m’a repoussé (je pense) pour ne plus ressentir ce sentiment d’étouffement lorsque quelqu’un se rapproche trop près d’elle et commence à effleurer ses blessures passées. Quels sont ces émotions, nées il y a longtemps et enfouies dans vos neurones, qui surgissent parfois en vous et vous font vous sentir « blessée » par ce qu’il a dit ou fait. Être « touché par l’autre », cela veut dire aussi accepter les imperfections, erreurs, et bêtises de l’autre ; à condition qu’il n’y en ait pas trop…, que ce ne soit pas trop grave, et qu’on sente que, peu à peu, cela s’améliore, ou que l’on pense que les conditions qui l’ont amené à vous « blesser » ne sont pas amenées à se reproduire. Bref, il faut savoir accepter quelques erreurs de l’autre : ne pas « jeter le bébé avec l’eau du bain ». Avoir un peu de patience. Sans tomber dans le pardon systématique et idiot envers un imbécile qui n’apprend jamais de ses erreurs…

« De plus par expérience, se battre pour conserver une relation à tout prix n’est pas toujours la meilleure solution. »
Ha ha ha ! Non, bien sûr. Mais on peut se battre un moment, pour faire front, pour ne pas se demander plus tard si on n’a pas rendu les armes trop tôt, avant même la bataille. Donner une chance à l’autre de réparer son erreur, d’apprendre par ses erreurs et de changer, s’il le peut. Le lui faire comprendre, même durement, se mettre en retrait juste pour un moment lui permettant de souffrir et de se transformer, avant de revenir voir s’il a appris. C’était peut-être ce que mon ex-amie avait voulu faire, au début ; mais elle n’imaginait pas le tsunami que cela a généré en moi, si sensible à l’idée de perdre encore celle à laquelle je tiens tant.

« Alors bardée de toutes mes incertitudes, je continue à vivre sans y croire, sans refuser d’y croire non plus. »
« Sans y croire » ? Hummmm On n’a pas à y croire, ou pas. On est là, il/elle passe dans notre vie, et … on est emporté, sans réfléchir. Mieux vaut, pendant la naissance du lien, ne pas trop se poser de questions, et accepter ce qui nous tombe dessus : il me plaît, je lui plais, profitons des bons moments ensemble, sans penser à l’avenir. Il y aura de mauvais moments, c’est sûr. Si les mauvais moments venaient à revenir trop souvent, malgré des retraits, il vaudrait mieux y mettre un terme.

« Mais comme toi j’y pense, et ne sais pas ce que j’ai envie d’en faire. »
Rencontrer : donner de grands coups de pouce au hasard, pour favoriser les opportunités. Voir du monde, sans se perdre.

« C’est tellement délicat une rencontre, tellement relié à plus que la vue, la perception, une envie, un désir… Je ne sais pas à quoi est due la magie mais quand elle arrive, elle se sent à dix mille lieues à la ronde. »
Cette « magie »… Je pense qu’elle fait écho souvent à quelque chose qui nous manque. L’autre que nous choisissons inconsciemment correspond à ce besoin inconscient. Il vibre d’une façon qui nous plaît, qui remue en nous le besoin de combler ce manque. Mais il faut que ce soit réciproque… il faut que, à peu près en parallèle, l’un et l’autre trouve dans le regard porté par l’autre sur soi ce sentiment d’être regardé profondément, au-delà de l’apparence physique, au-delà de nos imperfections psychiques, avec tendresse, bienveillance, respect, patience, et pardon. Peut-être parce qu’on arrive à voir en l’autre l’être si sensible qu’il a été quelque part entre la fin de l’enfance et le début de l’adolescence, et qui nous émeut ? Et cette émotion vient de la pleine conscience de notre finitude et qu’il n’y a qu’une solution à cette vie absurde : essayer l’impossible : essayer de comprendre l’autre, alors qu’on n’arrive pas soi-même à se comprendre.
Cette « magie » vient aussi de tout un ensemble d’instincts qui nous poussent inconsciemment à choisir l’autre selon des critères dont n’avons pas conscience… Un corps symétrique et « beau » pour une femme, symbole d’une bonne santé. Un corps athlétique et une certaine assurance, pour un homme. Etc.
L’essentiel c’est, même si on sait qu’on n’est qu’un pantin face à ce qui se trame en nous, de se laisser prendre au piège, encore et encore, de l’amour, pour vivre l’expérience la plus complexe et la plus difficile qui soit : se montrer totalement nu à l’autre, dans les moments intimes du sexe ou dans l’aveu de toutes ses erreurs ou dans l’abandon dans les bras de l’autre. Mais certains aussi ne veulent pas que l’autre aille trop loin dans l’intime, de peur de voir découverts ces failles et ces coins sombres où lui-même n’aime pas aller, où il ne s’aime pas lui-même…

Tout cela est bien compliqué…
Mais : « It’s better to burn than to fade to grey ».