Elle rentre dans sa coquille

« Elle » ne veut plus me voir, pour le moment.
Trop. Elle trouve que je suis trop « près » d’elle, trop attentionné.
Elle a cherché et trouvé plein de raisons, des bonnes et des mauvaises, pour justifier sa non-envie de me voir, pour le moment.
C’est compliqué, très compliqué…
À Marrakech, elle m’a dit que tantôt elle se sent amoureuse de moi, et tantôt elle a envie de m’envoyer balader…

À Marrakech, ça été bien, très bien, du lundi au mercredi. Jeudi, et vendredi surtout, elle a voulu prendre un peu de distance ; elle a même rué un peu dans les brancards, ne supportant pas que je sois trop près d’elle : je me suis écarté. Samedi, c’était comme au début de la semaine, avec un équilibre dans les désirs de câlins. Dimanche, retour en France, et distance. Mardi, elle me dit qu’elle n’a peut-être pas envie qu’on se voit le week-end. Il faut que je me fasse « rare ». « Rare »… Ca veut dire que j’ai été trop « envahissant » à son goût. Pensez… un homme qui a toujours envie de la voir, qui est toujours plein d’attentions (amener du bon pain, de la confiture, un poulet, du vin, un gâteau, lui offrir un livre, des écharpes à Marrakech, etc), qui aime faire des trucs avec elle (balader à pied, jouer aux échecs ou au backgammon), qui lui fait sa vaisselle, qui aime parler avec elle de différents sujets (fonctionnement de l’esprit, philosophie, …), qui s’intéresse à son métier, qui essaye de l’aider en lui fournissant des petits outils qui lui manquent, qui essaye de ne rien lui coûter (repas) car elle vit avec pas grand chose, qui aime lui faire l’amour avec tendresse et respect, qui lui fait atteindre l’orgasme en 2 minutes chrono ou 2 fois par jour (c’est nouveau pour elle…), c’est chiant !! C’est trop, pour elle. Car, depuis petite, elle n’aime pas qu’il y ait trop de gens trop près d’elle, m’a-t-elle dit… Finalement, elle a déjà assez avec sa fille, son travail et sa maison : pas besoin d’un homme ! Surtout un homme qui n’est pas fort, mais tendre, sensible, et attentif, comme je le suis. Et, paradoxe. Car elle veut être forte, indépendante. Mais, comment un homme peut-il aimer une femme et ne pas vouloir la voir autant que possible, c’est-à-dire, vues ses contraintes, que 3 week-ends par mois environ, et pas forcément un week-end complet. Oui, un homme, c’est chiant : ça vient chez vous, vous l’avez sur votre dos, et vous ne pouvez pas faire ce que vous voulez, etc. Elle me reproche de ne pas prendre de décisions et de m’adapter à ses contraintes et, lorsque je lui dit que c’est le printemps et que j’ai envie d’aller dans le midi avec elle : Avignon, Arles, Aix-en-Provence, et que, comme à Marrakech je paye tout, là elle n’a plus envie…
Je n’arrive pas à retrouver tout ce que nous nous sommes dit ce soir, pendant 2 heures au téléphone, ni tout ce que nous nous étions dit dimanche aprèm et soir. Dimanche, j’étais KO debout…
Elle m’avait dit, jeudi passé, ne pas vouloir qu’on se voit le week-end passé. Dimanche matin, trouvant la situation idiote, je vais chez elle malgré tout, pour midi. 45mn de route. Il fait super beau. Je me gare devant chez elle, et je l’appelle au téléphone. Je lui dit qu’il fait un temps super et, instinctivement, elle quitte son atelier et va se poster à la fenêtre de sa chambre pour me parler au téléphone, plein sud. Et elle me voit. Et elle est super contente ! Ca se voit, elle sourit, elle rit, elle est pleine d’enthousiasme. Tout en elle montre qu’elle est heureuse de me voir. Moi, comme un imbécile, je pense que ça lui a passé, comme ça lui avait passé à Marrakech. Alors je l’embrasse un peu, je la touche, en lui mettant les mains sur les hanches, en lui caressant le dos délicatement, j’ai envie de la serrer contre moi et… à peine je l’ai serrée contre moi que, de nouveau, je la sens s’éloigner de moi, comme si elle ne supportait pas le contact. D’ailleurs, je le sais : à chaque fois qu’on se voyait après plusieurs jours de séparation, il lui fallait un moment (quelques heures) pour retrouver notre intimité et complicité, pour qu’elle accepte avec plaisir d’être touchée, embrassée, câlinée… Là, je suis allé trop vite. Quelque chose, de profond et ancien en elle, a tout de suite déclenché en elle une répulsion à être touchée, trop vite. C’est pourquoi je dis qu’il y a eu quelque chose, dans son enfance, qui l’a blessée, comme peut-être un homme qui l’a touchée quand elle était petite, vers 10 ans, à l’époque où elle dit avoir commencé à se mettre à l’écart. Ou bien une conséquence de sa conception, douloureuse. Sa vie a mal commencé… Sa difficulté avec les hommes vient-elle de là ? A-t-elle peur des hommes tendres et affectueux ? Aurait-elle été trahie, enfant, par quelqu’un en qui elle avait confiance ? Je n’en sais rien… En tout cas, ce même dimanche soir, au téléphone, elle était revenue à de bons sentiments envers moi. Par sympathie face à la peine et à la douleur que j’ai montré lorsqu’elle m’a dit ce dimanche après midi, après une balade autour de son village, en allumant une cloppe, qu’elle voulait mettre un terme à notre relation ? Nous avons beaucoup parlé… je me perds dans tous ses arguments… Elle m’a dit, ce lundi, par mail, que je ne lui étais pas indifférent… Mais, ce soir encore, elle dit ne pas souhaiter me revoir, pas encore… J’ai l’impression qu’elle est bousculée dans sa vie, son organisation et sa tranquillité, par les sentiments que j’ai pour elle, et les siens pour moi. Elle a peur de la responsabilité d’être la raison de mon bonheur. Elle me reproche de la mettre au centre de ma vie. À peine 4 mois que je la connais… j’ai certes envie de la voir, souvent, c’est-à-dire seulement quelques week-ends par ci par là, quand elle est disponible : cela me semble naturel. Et qu’on s’appelle en semaine, et des mails. C’est trop pour elle. Ca lui prend du temps. C’est incompatible avec sa vie (fille de 11 ans, maison, son travail d’artisan)… dit-elle. Alors, pourquoi donc cherchait-elle un homme, si elle n’a pas de place suffisamment grande dans sa vie à lui donner ? Ou alors, il lui en faut un qui a plusieurs femmes, et qui donne un peu à chacune… Ca existe.
Elle me trouve trop sensible, pas assez fort. Mais elle appréciait bien mes attentions pour elle, de tous les instants, qu’elle n’avait jamais connues. Je pense qu’effectivement elle est surprise et désemparée qu’elle soit si importante pour moi. Mais, comment peut-on avoir une relation avec une personne, surtout au début, sans penser souvent à elle ? sans avoir envie de la voir le plus souvent possible ? tout en respectant ses contraintes (garde de la fille, stage, travail) et en s’adaptant à elle ? D’ailleurs, elle me reproche de m' »adapter » à elle. Oui, ce qu’elle voudrait, c’est un homme qui ne l’embête pas trop. En fait, elle est mal… remuée par la relation forte et intime que ma façon d’être réclame. Quand je lui dis que c’est le printemps et qu’il faut en profiter pour aller dans le midi, car le printemps passe vite, elle se sent acculée, contrainte. Et elle se braque. Elle est compliquée… Je ne comprends pas comment on peut avoir des sentiments qui vont de très haut à très bas, sans qu’il y ait une douleur mal digérée à l’origine… Elle a peur, comme elle l’a déjà fait, de se forcer à faire semblant, dans les derniers mois d’une liaison, sachant déjà qu’elle va y mettre fin. Avec moi, sentant déjà venir les soucis, elle a pris les devants : hop, elle casse tout tout de suite ! C’est plus simple comme ça !!! Ca met fin à tous ses soucis : pas d’homme, pas de tourment. Pas de câlins, pas de sexe, pas d’attention pour elle, non plus… Mais elle dit pouvoir s’en passer. Elle dit pouvoir vivre sans. Moi, je ne peux pas. Je suis en manque. J’ai goûté au bonheur et il me faudrait des mois pour m’en rassasier et me calmer. C’est trop pour elle, un mec avec tant d’enthousiasme. Ca fait peur. Oui, j’aurais dû manifester moins fort mon manque d’elle pendant la semaine, ne pas répéter que j’avais si envie de la retrouver le week-end… C’est vrai, quoi !, ça se fait pas ce genre de chose ! En fait, j’aurais dû, finement, mensonge de finesse, moins montrer mon envie que le temps passe vite pour la retrouver… Trop désirer, cela inquiète celui qui doute, celui qui oscille, celui qui se pose des questions… Mais c’est encore trop compliqué pour moi, ça… Et il me faudra encore deux ou trois vies pour être capable de cacher mon enthousiasme et mon désir sans que cela se sente…
Voilà venir un week-end de trois jours. Il va faire beau dimanche. Et (et elle a raison…) je n’ai rien envie de faire ce week-end… sans elle. J’ai trop vécu trop de week-ends à me morfondre seul. Je n’arrive pas bien à prendre du plaisir seul, c’est-à-dire sans quelqu’un envers qui j’ai un sentiment… Je suis en manque… Ca se calmera un jour, sûrement. Pour le moment, je suis triste, blessé, un peu perdu et ébranlé, et déçu de ne pas être arrivé à la convaincre que tous ses arguments ne sont là que pour cacher … quelque chose. Ou, tout simplement, je suis vraiment insupportable… Oui, je sais, je peux être pénible, très pénible. Mais, avec elle, j’étais autrement, car transporté. Je la prenais telle qu’elle est. Apparemment, cela ne semble pas possible, un homme qui prend la femme telle qu’elle est, avec ses qualités et ses défauts… et elle en a, des deux.
Bon, je vais me coucher. J’ai été réveillé à 5 heures ce matin par un moustique. Je me suis mal rendormi. J’ai presque bossé 10 heures. Il est presque 2 heures du mat, et je me lève demain vers 7h30, pour une journée de travail chargée, encore. VdM (Vie de Merde !!). (heureusement qu’il y a l’humour…).

Alors, je fais quoi ce WE ? J’en cherche une autre ? comme elle me le recommande…
Hummmm Et si je me saoûlais la gueule avec un bon vin rouge !!!

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14 Réponses to “Elle rentre dans sa coquille”

  1. Une femme libre Says:

    C’est dur une rupture, toujours. Faut pas trop analyser, ça fait souffrir davantage. Souvent, on ne comprend pas la raison. Ça arrive, c’est tout. Je compâtis. Il n’y a pas de responsable, pas de choses que vous auriez dû faire ou ne pas faire. Le temps va mettre un baume. Et oui, il y en aura une autre, quand vous serez guéri de cet amour-ci. Vous n’aimez pas être seul. vous trouverez encore et vous serez heureux. C’est certain.

  2. trex58 Says:

    Le temps guérit tout, je sais. Je suis payé pour le savoir ; ça fait pas mal de temps que je ne pleure plus ma chère épouse décédée. Mais le temps s’écoule à toute vitesse !!! Le compte-à-rebours est enclenché et accélère !
    Il y en aura une autre ? Bien sûr. Mais je ne suis pas sûr de pouvoir m’investir autant, d’être aussi vrai que je l’ai été avec elle… aussi enthousiaste, au point qu’elle a cru que je faisais semblant quand je faisais le dingue parfois à Marrakech…

  3. marlaguette Says:

    Investir, pas étouffer… Ce « trop » d’amour, le gérer, lentement, doucement, longtemps… Je sais, cela peut sembler absurde… Mais il y a encore à offrir, cher Tony…

  4. trex58 Says:

    « Ne pas envahir ni étouffer » : je ne le sais que trop bien. La difficulté, c’est de l’appliquer. Surtout quand la personne habite à 45 mn de voiture (plus l’hiver) et qu’on ne peut donc pas passer la voir pour 1/4h pour faire une bise. Et surtout quand la personne a des tendances Bernard l’hermite, dont elle m’avait bien prévenu au début… Mais, bon, je ne pensais pas que c’était à ce point.
    « Trop » d’amour… J’ai une fringale un peu comme celui qui sait qu’il va mourir bientôt…
    Encore à offrir ? Certainement. Mais il est si dur de devoir faire le deuil du bonheur. Je connais déjà… mais ça me fait toujours aussi mal.

  5. Une femme libre Says:

    Ouais, le bonheur…. est possible même sans amoureuse. Je sais que vous ne me croyez pas, mais bon.

    Selon la présidente de l’ordre des psychologues du Québec, Rose-Marie Charest, dont j’ai assisté à la conférence sur le bonheur, sens de la vie etc. les ruptures amoureuses ne sont pas des échecs mais bien des occasions de croissance personnelle, tout dépend ce que l’on décide de tirer de l’expérience.

    Chose certaine, quand quelqu’un dit qu’il ou qu’elle ne souhaite pas vous voir pour la fin de semaine, il faut respecter son souhait à la lettre. Ne pas passer outre. Sinon, on lui manque de respect, on envahit son territoire sans permission, on ne respecte pas sa liberté et on lui fait violence.

  6. trex58 Says:

    « Le bonheur est possible sans amoureuse » ? Oui, bien sûr. Matthieu Ricard, moine bouddhiste, est furieusement heureux !! Il a simplement renoncé à une vie « complète » : pas de sexe, pas de famille, pas d’enfant, pas de « vrai » travail dans la « vraie » vie : c’est facile, alors, de se sentir heureux, sans tous les remue-méninges et soucis qu’on a dans une vraie vie.

    Non, je ne peux pas me passer de toucher un autre corps, de l’enserrer dans mes bras, de le caresser. Et réciproquement. Même sans sexe. Sentir la tendresse de l’autre pour moi, c’est une vraie extase ! Et je suis accro. Et je suis en manque.

    Oui, bien sûr, chaque rupture amoureuse nous fait « grandir ». C’est du Nietzsche ! « Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort » ! Mais, merde !, je n’ai pas forcément envie de devenir plus fort ! 😉

    Pour son souhait de passer son week-end seule, et pour le fait que je sois passé malgré tout, ce n’était pas si négatif. Elle me reproche de m' »adapter » à elle, que je manque d’initiative, de désirs qui me sont propres. Alors, un moment, elle a été heureuse de voir que je peux suivre mes désirs et passer outre ses demandes. Mais, quand je parle d’aller à Aix-en-Provence, en Arles, à la mer… ça ne va plus…

    Elle était habituée à des hommes qui mènent leur vie sans trop se préoccuper d’elle. Elle était habituée à mener sa vie et son métier pratiquement comme elle l’entend. D’être proche d’elle (seulement en week-end), elle le voit maintenant comme une contrainte, alors que tant de femmes sont heureuses lorsqu’un homme a des attentions pour elle, lorsqu’il ne fait pas passer sa propre vie d’abord. Elle est un peu « sauvage », vivant dans un village de 300 habitants l’hiver…, artisan. Elle est spéciale… J’aime les gens complexes et riches. Mais, là, c’est peut-être trop ! 😉

    Enfin, entre quelqu’un qui vit près de vous, et qu’on croise forcément au moins une fois dans la semaine, et quelqu’un qui vit à 45 mn de chez vous, il y a une sacrée différence. Ne pas aller la voir, c’est n’avoir aucune chance de la voir, aucune chance d’entamer une discussion. La distance rend tout plus complexe…

  7. jobougon Says:

    La respiration féminine est d’une lenteur accablante pour qui ne la comprend pas. Si le manque a sa place, le désir peut renaître. Sinon il est contraint et nulle spontanéité n’est présente. Le piquant d’une rencontre est un art à conserver intact de façon à goûter intensément et jusqu’au bout la ferveur des retrouvailles. Il ne te reste plus qu’à reprendre ces occupations qui te comblent en attendant son retour dès qu’elle se sent prête et bien sûr si tu veux la garder. Demande lui ce qu’elle souhaite et applique tel qu’elle le rêve, tu seras peut-être surpris du résultat. En amour il faut toujours éviter de sombrer dans la dépendance au risque de phagocyter l’autre et de le voir s’enfuir faute d’y respirer librement.

    • trex58 Says:

      Un texte parfait !!!

      lenteur – manque – désir – contrainte – spontanéité – ferveur – attendre – rêve – fuir – respirer – liberté

      Le seul problème, c’est qu’il y a un verbe que je maîtrise très mal : « attendre » !

  8. miaasublime Says:

    J’ai failli dire : comme je la comprends! De ce que vous révélez d’elle, de sa vie qui s’est construite en l’obligeant à être forte, décider et à assumer, vous ouvrir la porte c’est accepter de se voir fragile. Alors, vouloir tout arrêter plutôt que d’accepter de prendre le risque du bonheur, oui, c’est fort possible. Et l’argument sur les différences est imparable : si je me sens TROP différente de quelqu’un par mon vécu, même si nos aspirations se rejoignent, nécessairement je me demande pourquoi alors je l’attire et qu’est-ce qu’on va pouvoir construire. Un jour, pour ces raisons là, j’ai remis ma carapace, mes lunettes noires, je l’ai évité aussi longtemps que j’ai pu, j’en souffrais mais ne savais pas faire autrement…

    • trex58 Says:

      forte – fragile – différences – aspirations – construire ensemble

      Mais, bon sang !, ce qu’elle cherchait c’est : « sensibilité et spontanéité » ! Je les lui ai donnés, nom de non-Dieu ! Mais il lui faudrait accepter les conséquences de ces traits de caractère !

      Ce que vous décrivez ici c’est, de la part de l’amoureux, un contrôle parfait de ses émotions, comme un danseur de tango, qui regarde constamment s’il est à la bonne distance de sa partenaire. Mais cela demande des années d’entraînement ! Et ça fout totalement en l’air la spontanéité !

      C’est ça la seule alternative que j’ai : être sensible et spontané et la/les faire fuir, ou être un maître en l’art de la séduction et jouer un rôle ?!?!?
      Quand j’aurai trouvé le juste milieu, j’aurai l’âge de la maison de retraite !! ha ha ha !!!

      • miaasublime Says:

        Vous lui donnez ce qu’elle cherchait, mais savait-elle l’effet que cela fait de trouver ce qu’on cherche? Peut-être qu’au final, ça lui fait peur d’avoir trouvé et de pouvoir se poser / se reposer un peu sur d’autres épaules?
        Peut-être qu’il s’agit aussi de « fuir le bonheur de peur qu’il se sauve… ». La fuite, c’est une réaction spontanée, instinctive, non? Alors, peut-être qu’il lui faut du temps pour accepter l’idée d’un bonheur qui, comme vous le dites avec lucidité, peut durer des mois ou des années, on ne le sait pas d’avance.

  9. jobougon Says:

    Tu as sans doute raison. Fais comme tu peux.
    Visiblement elle est indépendante, et toi exactement le contraire.
    Il faut que vous coupiez la poire en deux.
    L’amour serait d’accéder au désir de l’autre en faisant des concessions.
    Sinon, il rompt.
    Bon courage et bonne chance.
    Une attirance telle que tu la décris vaut bien quelques sacrifices, non ?

  10. trex58 Says:

    @ miaasublime : fin décembre, elle disait : « Je sais très bien ce que tu veux dire… En fait je suis très lucide et consciente de ce qui se passe et en même temps je me laisse emporter. »
    Oui, parfois on désire quelque chose mais on ne pense pas à se demander ce qu’on fera une fois qu’on l’aura, ni quelles en seront les conséquences…
    Et oui, elle a peur aussi de devenir moins « forte » en se « laissant aller » dans une histoire.
    « Fuir le bonheur de peur qu’il se sauve » : oui, renoncer au bonheur présent de peur d’en devenir vraiment accro et de souffrir bien plus plus tard…
    Tout cela est vrai, et se mélange, et elle a dû « peser » le pour et le contre ; et le « contre » l’a emporté, à cause de cette difficulté qu’elle a à être avec les autres, à cause de ce besoin (et cette habitude) de liberté dans ses mouvements.

  11. trex58 Says:

    @ jobougon : je ne suis pas « exactement le contraire d’elle qui est indépendante ». Simplement, en ce moment, je n’ai pas de but dans ma vie ; alors qu’elle s’est donné un but dans sa vie et que, apparemment, tout homme trop attachant/attaché lui est un fardeau pour atteindre son but. Son but ? Un rêve bio-écolo-décroissance-autonomie. Elle n’a pas tort… Et, sur ce point-là, je ne suis pas comme elle…

    Allez, je vais marcher un peu en montagne. Ca fait du bien.

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