Archive for avril 2011

Elle : c’est (peut-être pas) fini.

2011/04/30

Elle m’a dit deux fois, en face à face, chez elle, à une semaine d’intervalle, qu’elle voulait mettre fin à notre relation. La première fois, c’était juste une possibilité, en tout cas elle voulait une « pause ». La deuxième fois, c’était une décision, et elle avait comme de la répulsion quand je m’approchais.
Je vous laisse imaginer dans quel état la deuxième épreuve m’avait mis : en transe. J’ai dormi 18 heures en 4 nuits. Et je luis ai écrit 11 mails en 48 heures, en écriture automatique : j’ai vidé dans mes mails toutes les idées qui se bousculaient dans ma tête, en vrac : ma souffrance face à ce revirement incompréhensible, mes hypothèses sur les raisons psychiques qui l’ont poussée à changer radicalement de position en … une semaine, et quelques rares et petites méchancetés crues et inutiles qui se sont échappées… J’ai vidé mon sac !!! Et, bon sang !, que ça fait du bien !!!!!!!!!!! Bref, un salmigondis de mots philosophiques et psychologiques en vrac qui lui ont fait de l’effet : pas contente, elle me les a renvoyés… mais sans me jeter ni m’interdire de la revoir, ni quoi que ce soit de définitif. Comme quoi, se montrer à nu, et essayer de comprendre l’autre, essayer d’être « vrai » (autant que c’est possible…), c’est peut-être bien ?

J’y suis allé ce matin. Nous nous sommes peu vus, peu parlé. Sourires au début. Silence plus tard. Tension en elle, et souffrance je pense quand, lorsque je partais, elle est rentrée bien vite chez elle. Pour me fuir ? Pour se cacher ? Parce qu’elle a d’autres choses à faire ? Va savoir… J’ai passé l’après-midi à visiter les villages alentour, lui trouvant même un possible client. Au retour : un mail simple et léger, reflétant mon esprit, qui s’était calmé, grâce au beau temps et à ces mails où j’avais épuisé ma douleur. Résultat ? Un mail de sa part en réponse où elle exprime sa satisfaction face à mon dernier mail simple et sympa, où elle se reproche d’avoir encore été méchante avec moi ce matin, et qui laisse entrevoir un futur.

Mais que se passe-t-il donc en elle ? Quelles forces se bousculent en elle pour la faire ainsi virevolter ? Bi-polaire ? Versatile ? Ou, tout simplement, une attitude envers les hommes qui est le résultat des hommes de sa vie qui l’ont faite souffrir ? Un père biologique qui a été un salopard, un père éducatif qui a été parfait, une mère qui a vomi sur son père biologique toute sa haine, des hommes manquant d’attention pour elle avant moi… Allez donc savoir…
En tout cas, elle s’est remise à fumer. Et j’ai intérêt à garder le silence pendant au moins une semaine, sinon deux ! Cette fois, je vais pouvoir.
Je me sens calme, tranquille… C’est efficace le printemps et le soleil !!!

Qu’est-ce qu’il disait, Rabelais, déjà ?
Ah ! Oui ! « Souvent, femme varie ! » Ha ha ha !!

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TomBoy

2011/04/29

« TomBoy » (garçon manqué), c’est un petit film sympa. J’ai passé un bon moment. Bon, certes, on y voit essentiellement des enfants entre 6 et 12 ans jouer entre eux…
Laure est une petite fille de 11 ans environ, qui ressemble à un garçon (cheveux courts et bruns, habits mixtes, pas de bijoux, pas de seins, juste des trous dans les oreilles) et qui aime jouer avec les garçons. C’est l’été, et sa famille vient d’emménager dans une nouvelle résidence, proche d’une forêt. Lors de sa première sortie, elle croise une fille qui la prend pour un garçon et lui demande son prénom. Laure, après un instant d’hésitation, dit : « Mickaël ». À ce moment, on ne sait pas encore que Mickaël est une fille. On l’apprend plus tard, lorsqu’on la voit sortir de son bain.
Le film est délicat et très bien joué par tous ces enfants.
Zoé Héran (Laure/Mickaël) joue très bien ! Elle est belle : yeux bleus, allure mince, regard dur parfois ou rieur, mâchoire et menton décidés, belle bouche, beau visage, et quelques rides autour des commissures des lèvres. D’une beauté particulière.
Laure se fait passer pour un garçon l’espace d’un été. Le temps de plaire à une autre fille, Lisa, plus âgée, et de s’embrasser (juste les lèvres sur les lèvres). Elles se plaisent. Car, une fois l’identité de Laure révélée, Lisa, en colère au départ, revient.
C’est léger. L’ambiguïté des sexes ? Une interrogation sur la différence réelle entre filles et garçons ? D’ailleurs, si les filles jouaient plus au foot, elles seraient peut-être plus sportives ?

Ce qui est bizarre, c’est que Zoé ressemble à « Elle » même regard, mêmes yeux, même forme de visage, mêmes rides autour des commissures des lèvres), et que les prénoms et noms de Laure et Lisa composent le nom du village où « Elle » habite. Drôle de coïncidence…

Elle : c’est fini

2011/04/25

Nouvelle discussion. Elle n’a même plus d’explication. En une semaine, elle est passée d’une femme aimante, mais agacée par mes défauts, à une femme qui me rejette totalement. Pour elle, c’est sa nature. Elle m’a rappelé m’avoir déjà prévenu, qu’elle est versatile, brutalement. Elle m’a rappelé que, déjà une fois, elle voulait arrêter notre relation. À un moment, elle a « senti » que ce n’était plus possible, sans avoir vraiment d’explication. Ce n’est pas nouveau pour elle, elle a déjà vécu ça avec d’autres hommes.
Et, quand elle l’a dit, elle avait un regard très dur.
Dans la semaine, elle a eu quelquefois le désir de me revoir, dit-elle, mais très bref.
Elle nous trouve trop différents l’un de l’autre, chacun étant trop « exotique »…
Je vois plutôt un effet de la vie dure qu’elle s’impose, et un effet de son enfance… difficile et complexe.

C’est fini.
Je vais me coucher.

Elle

2011/04/24

Ne pas aller la voir.
Ne pas lui téléphoner.
Ne pas lui écrire.
Attendre.
Attendre qu’elle vienne prendre des nouvelles de moi, peut-être.

Pour moi : me permettre de digérer la douleur de l’interruption trop brutale de cette relation. Apprendre à vivre sans elle, en sachant que je ne peux pas la voir.

Pour elle : lui permettre de se calmer, de retrouver sa liberté, de faire retomber son besoin inhérent de solitude. Lui laisser le temps pour que le souvenir des moments heureux ensemble lui revienne, pour qu’elle fasse la part entre le bénéfice de ce que je lui apporte et ce qui lui pèse. Laisser passer suffisamment de temps pour que le sentiment que quelque chose lui manque par mon absence lui vienne : pour que le désir de prendre de mes nouvelles, d’entendre ma voix, et de me revoir, lui vienne. D’autant plus qu’elle va être très occupée pendant les 15 jours qui viennent : un chantier et son premier stage.

Attendre… Je ne suis pas bien fort pour ça. Les jours me semblent si longs… Heures et jours que je n’utilise pas bien. Je fais de la photo : c’est déjà ça. Transcender ma douleur dans la pratique d’un « art » ? fut-il futile et virtuel comme la photographie.

Attendre. Dans 15 jours exactement, si son chantier et son stage ont bien marché, elle sera heureuse et voudra peut-être partager sa joie avec quelqu’un ? Ou bien, au contraire justement, cela lui sera la preuve que, seule, elle peut être heureuse… Sans parler du risque qu’un contact précédent ne refasse surface. Ou qu’une rencontre nouvelle se fasse… À moins que cela ne se passe mal ? je ne lui souhaite pas.

Espérer que, avec le temps, elle se souvienne des bons moments, oublier un peu ceux où son besoin de solitude était exacerbé par ma présence… C’est bien gentil… mais notre cerveau est conçu pour mémoriser les événements pénibles, afin de les éviter. C’est l’Evolution qui a mis ce mécanisme en place, pour que ceux qui ont survécu à des épreuves s’en souviennent et les évitent par la suite. Nous sommes toujours des hommes de Cro-Magnon, formés pour survivre à une Nature dangereuse…

Bon sang ! 15 jours à attendre ! L’idée m’est insupportable ! 15 jours à attendre de savoir si je compte suffisamment pour elle pour que, inquiète ou intriguée, elle vienne prendre de mes nouvelles (ou pas). Et je fais quoi, moi, pendant ce temps ? Je me fais mettre en coma artificiel pendant 15 jours ?! Et si, au bout de ces 15 jours, elle ne s’est pas manifestée, je fais quoi ? Je repars pour 15 jours de plus ? ou je prends l’initiative de l’appeler au téléphone… au risque de ne pas tomber sur un moment où elle est disponible et attentive et ouverte à l’idée que – finalement – j’ai de bons côtés…

Je me sens totalement à la merci de quelque chose que je ne maîtrise pas… de quelque chose avec lequel je n’ai même pas le droit d’interférer afin de laisser agir la levure miraculeuse : le calme, l’oubli, le manque, le désir !

Et ne pas tomber non plus dans l’espoir débile que, si jamais elle me rappelle, tout va reprendre comme avant… Si elle appelle, cela risque bien d’être seulement en amie. Même si, inconsciemment, elle a un manque et un désir, elle risque bien de ne s’autoriser à me rappeler qu’en amie. Alors, à moi de faire ce qu’il faut pour la reconquérir (si je veux toujours d’elle à ce moment-là…) : juste lui proposer quelque chose de simple : une balade en montagne par exemple, comme on se l’est dit cet hiver. Contrôler mon désir et attendre que le sien pour moi revienne… Ne pas la toucher et attendre que l’envie de ma tendresse et de mes mains la pousse à faire le premier pas. Problème : comme tous les hommes, j’ai bien du mal à discerner ce qui est une avance de ce qui est simplement une gentillesse de pure forme ; et, pour éviter les impairs (plaquer sur un sourire l’idée que cela veut dire plus…), j’ai (comme beaucoup d’hommes) tendance à ne pas croire ce que je vois (ou crois voir).

Que ne donnerais-je pas pour, de nouveau, marcher la main dans la main avec elle, sous le soleil, dans un lieu nouveau et charmant…

Je suis pathétique…
Et il faut que j’arrête de regarder si j’ai reçu un mail d’elle…

Respecter son désir d’être tranquille un moment…

VdM

Indignez-vous ! (1)

2011/04/24

« Indignez-vous! » de Stéphane Hessel.

Jusqu’à présent, je n’avais pas cédé à la folie commune de lire ce pamphlet de 19 pages.
Je viens de le trouver (gratuit) sur le Web : Indignez-vous !

Quelques remarques:

– Monsieur Hessel se réfère aux valeurs définies par le Conseil National de la Résistance. C’était il y a fort longtemps… trop longtemps à mon avis. Les temps ont changé. À cette époque, par exemple, on n’imaginait pas que la Terre et nos civilisations puissent être à l’agonie, comme elles le seront bientôt. Sans parler de l’accumulation de connaissances sur le fonctionnement du monde et de nous-mêmes. Il n’est pas possible de baser notre pensée sur un texte écrit il y a si longtemps… et qui baignait dans une atmosphère fasciste et communiste.

– « L’écart entre les pauvres et les plus riches n’a jamais été aussi important ». Hummm Une étude que j’ai lu récemment disait qu’en France, entre les 20% les plus riches et les 20% les plus pauvres, il y a un rapport 4. Dans d’autres pays (genre USA), ça monte à 9, voire 20…

– « On ose nous dire que l’Etat ne peut plus assurer les coûts de ces mesures citoyennes ». La France n’a jamais eu une telle proportion de fonctionnaires…

– Il s’en prend aux Banques. Il a raison ! Elles ne pensent qu’à créer de la richesse … virtuelle. Mais elles ne sont pas la cause de tout. Il y a des Banques dans tous les pays ; et l’Allemagne, après une cure d’austérité, se porte assez bien.

– « L’indignation » : Pour avoir le loisir de s’indigner, il faut déjà pouvoir subvenir à ses besoins de base : logement, nourriture, eau, travail. Combien de milliards d’hommes sur Terre n’ont pas ce minimum ? S’indigner, c’est un luxe de riches.

– « Transmettre l’héritage de la Résistance et ses idéaux ». Et oui, les « idéaux », c’est beau. Et ça fait pleurer dans les chaumières. Le problème, c’est l’application de ces idéaux dans leurs détails et toutes les dérives associées. Par exemple, pour la Sécurité Sociale et les Retraites, c’est formidable ! À condition que ceux qui les gèrent traquent consciencieusement ceux qui trichent ; ce qui n’est pas le cas… L’Enfer est dans les détails de l’application des idéaux.

– « La dictature internationale des marchés financiers qui menacent la paix et la démocratie ». Hummm Que voilà une phrase poubelle qui ne veut pas dire grand chose. La paix ? Il n’y a pas eu de guerre « sérieuse » depuis … 1945. Pourquoi ? Quand les hommes ont oublié la faim, ils restent tranquille. D’où nos soucis futurs, quand eau et nourriture se feront rares sur cette Terre…

– « Plus de justice, plus de liberté » : Les moyens donnés à la Justice en France sont effectivement insuffisants. À cause des gaspillages ailleurs ? « Plus de liberté » : dans le respect des autres ; ce que nombre de jeunes ont tendance à oublier, croyant que le mot « liberté » signifie qu’ils ont le droit de faire ce qui leur passe par la tête.

– « ce qui a causé le fascisme » : l’égoïsme des possédants, pense-t-il. Une autre hypothèse penche vers la schizophrénie induite par la religion protestante et son idéal débile de « pureté », d’où la pureté de la race. Rappelons-nous aussi que, si les Chrétiens n’avaient pas vu en les Juifs ceux qui ont condamné Jésus à mourir sur la croix, la Shoah n’aurait pas existé. D’ailleurs, je n’ai jamais compris cette haine des Chrétiens envers les Juifs, puisque Jésus était juif et que, de toute façon, s’il n’avait pas été condamné à mort, le Christianisme n’aurait jamais vu le jour ! Finalement, les Chrétiens ont reproché aux Juifs, par l’intermédiaire d’UN SEUL de leurs représentants, d’être la cause de l’élément fondateur de leur religion : sans cette trahison, ils ne seraient pas chrétiens !! (Je rappelle juste que ni Jésus, ni Judas n’ont existé. Ce ne sont que des personnages fictifs inventés dans le cadre d’une campagne de propagande pour faire passer un message d’avant-garde (pour l’époque) mais qui a tourné à la connerie au fil des siècles à cause de tous ceux qui ont détourné les idées originales).

– « Résister contre l’occupation allemande, c’était simple, pour les jeunes de l’époque » : Et oui, pour les jeunes d’aujourd’hui, résister contre l’envie de posséder un iPhone ou un sac « Lacoste », c’est très difficile… D’ailleurs, peu d’entre eux y arrivent…

– « Communisme : forme insupportable de totalitarisme » : Hessel dit que, dès qu’il a eu connu les procès staliniens de 1935, il avait senti la nécessité de s’opposer à cette « forme insupportable de totalitarisme ». J’aimerais savoir QUAND la peau de saucisson qui brouillait sa vue claire sur la folie communiste en URSS a disparu. A-t-il été parmi les premiers ou les derniers ? Historiens, au boulot !

– « Sartre : vous êtes responsable en tant qu’individus ». Hummm, cette phrase n’était-elle pas surtout destinée à libérer les Homme du joug de Dieu ? plutôt que d’un pouvoir terrestre ? Hessel détourne des idées de leur but premier ?

– « Mon optimisme naturel, qui veut que tout ce qui est souhaitable soit possible » : Naïveté ? C’est une force qui aide à abattre les montagnes. Mais celui qui s’assigne un but doit surtout analyser et comprendre l’ennemi pour mieux l’abattre. L’enthousiasme ne suffit pas.

– « Hegel interprète la longue histoire de l’humanité comme ayant un sens : la liberté de l’homme progressant étape par étape ». (Hessel est un disciple de Hegel). Cela me rappelle les créationnistes, qui voient dans la Nature la preuve qu’elle a un but, dessiné par Dieu bien sûr. Hegel et Hessel, finalement, sont encore très religieux : ils refusent d’accepter que le Monde est chaos, et qu’il n’y a aucune certitude que l’Homme progresse vers le mieux, vers « l’Etat démocratique dans sa forme idéale » comme il dit. Ou bien : « l’histoire des sociétés progresse ». Lorsqu’il y aura TROP d’Hommes sur Terre, nous risquons de retrouver certaines formes de dictatures que nous avons oubliées… juste peut-être pour éviter que chacun ne tue ses voisins pour survivre soi-même. Hessel est un utopiste. Ils sont utiles. Mais il faut aussi lire ceux qui anticipent le pire, non pas pour nous faire peur, mais pour fournir des pistes pour l’éviter. Mais, c’est bien connu, ce n’est que lorsque l’Homme est entré dans le pire qu’il en prend conscience…

– Hessel s’indigne de ces jeunes qui sont indifférents à ce qui est « insupportable » dans le monde. Pour lui, s’indigner est « l’une des composantes essentielles qui font l’humain ». Hessel confond son idéal d’Homme avec la réalité… Pour comprendre l’Homme, il faut lire des psychologues, des neurologues, et des philosophes modernes ; pour comprendre les mécanismes sous-jacents qui nous poussent à agir, comme par exemple les traumatismes de l’enfance, ou la variabilité de l’empathie et de la compassion envers l’autre en fonction de sa « distance » (familiale, nationale, culturelle, de couleur de peau, etc) avec l’autre. Le racisme, par exemple, est mal étudié et mal compris : par nature, chaque homme se méfie de l’étranger ; que cet étranger soit un voisin bizarre ou un immigré d’une couleur de peau différente. Plus on « pratique » ceux qui nous sont différents, moins ils nous sont différents.

– « Les très pauvres et les très riches » : Hessel compare les plus pauvres des pauvres sur Terre ( 2$ par jour) avec les plus riches (banquier aux USA ? ou oligarche en Russie ?). Or, dans certains pays, avec 2$ par jour, on vit « bien », s’entend : on satisfait ses besoins de base. Par exemple, il y a encore des paysans qui s’auto-suffisent : ils ne gagnent rien, mais ne dépensent rien. Alors que, avec 50$ par jour à New-York, c’est la galère… Le bonheur ne se mesure pas au nombre de $ gagnés chaque jour…

– « Tout individu a droit à une nationalité » : Pourtant, n’est-ce pas à cause de la création de grandes Nations, fortes et centralisées, que les plus grands malheurs sont advenus ? Faire partie d’un groupe est un mécanisme psychique fondamental chez l’Homme (et chez les animaux) : c’est lui qui nous pousse à protéger ceux qui sont dans notre groupe et à repousser les autres, traités de non-humains. Dans les peuples « primitifs » (au sens : antérieurs aux peuples « civilisés » actuels. Mais qui n’ont rien de vraiment primitif au sens d’être les premiers), ceux qui ne font pas partie du peuple sont considérés bien souvent comme non-humains ; ce qui veut dire qu’à eux ne s’appliquent pas les règles qui assurent la stabilité et la cohérence du groupe : on peut les tuer. Ainsi, le commandement « Tu ne tueras point », donné aux Juifs, ne s’appliquait qu’aux Juifs !! Ce commandement ne s’appliquait pas aux non-juifs de l’époque (bien avant Jésus) ! Et les juifs de l’époque ne se sont pas gênés pour massacrer et prendre les territoires des autres (d’ailleurs, ça s’est passé récemment en Palestine, non ?).

– « Toute personne a droit à la Sécurité Sociale » : Que tous aident chacun, c’est bien. Le problème, c’est qu’ainsi chacun devient anonyme et que chacun devient indifférent aux autres. Avant, la solidarité s’exprimait dans le groupe (voir les risques dans le chapitre précédent) et cela créait des liens humains. Aider l’uni-jambiste qui habite dans le quartier, ce n’est pas comme se faire ponctionner son salaire par l’Etat pour le redistribuer à des inconnus qu’on soupçonne de tricher pour toucher les allocations… L’idée est bonne, mais sa perversion est facile… D’ailleurs, c’est souvent un problème fondamental : on crée des lois bonnes en oubliant que tous les individus ne sont pas « bons » et que certains voudront abuser de ces lois. Ainsi des textes de loi pour les intermittents du spectacle, dont le nombre de bénéficiaires a explosé, bizarrement…, de telle sorte que même les éclairagistes en bénéficient.

– « Jeunes : regardez autour de vous, vous y trouverez les thèmes qui justifient votre indignation ». Je suis personnellement indigné que le tabac continue de faire autant de dégâts en France ! Et cela commence par les plus jeunes, mal protégés par leurs aînés. Hessel a vécu dans un monde dur où, soit on grandit vite, soit on est écrasé ou on meurt. Ce n’est pas le cas aujourd’hui… Le monde actuel en France fait que nos enfants prennent leur temps pour être adultes. Ce n’est pas tous, bien sûr ; mais c’est vrai pour une majorité. Hessel se fait des idées sur ce qui se passe dans la tête des jeunes. D’ailleurs, avec leur manque systématique de sommeil (télé, téléphone, PC) et leur incapacité à se concentrer à force de faire du zapping en permanence, il ne doit plus guère se passer grand chose… Sauf : trouver les fringues à la mode, avoir le dernier téléphone portable, être dans un groupe, prendre du plaisir vite, etc. (Oui, on dirait un vieux con qui parle… je sais. Mais le manque de sommeil et le zapping sont un fléau pour le développement de l’intelligence de nos enfants. Et le tabagisme est une addiction mortelle. Hessel s’en indigne-t-il ? j’attends de lire la fin pour savoir).

(page 8 ) À suivre.

Séduction

2011/04/23

L’art de la séduction, cela consiste à attirer le regard de l’autre : appâter, puis à se faire désirer : laisser venir à soi, et enfin ferrer.

Je n’ai jamais eu de patience pour la pêche…

Et, dans cet art de la séduction, j’y vois quelque chose de pas vraiment spontané…

Mais, pourtant, il faut savoir avoir une certaine froideur et ne pas montrer la puissance de ses sentiments, s’ils sont plus forts que ceux de l’autre. Sinon, il y a déséquilibre. Mais je ne sais pas mentir.

Et, devant un arbre couvert de cerises, je mange jusqu’à ce que je n’en puisse plus, et je recommence, tant que c’est la saison des cerises. Et j’aime les femmes bien plus que les cerises ! Qui sont pourtant, elles aussi, rondes, charnues, rouge sang, sucrées, savoureuses, et si juteuses…

Je me noie Je me noie

2011/04/23

Tu te sens à l’étroit
Quand je suis avec toi
Tu ne veux plus de moi
Tu veux que je reste coi
Je ne sais guère pourquoi
Parfois tu me rudoies
Me voilà aux abois
Je suis en désarroi
Ah Je n’ai plus de voix
Ah Je n’ai plus d’émoi
J’ai perdu toute joie
Je pense toujours à toi
Je suis bien avec toi
Mais tu m’laisses pas le choix
Je me noie Je me noie

Amour Je te chéris

Même pas fatigué !

2011/04/22

Je ne suis même pas fatigué, après 8 heures de sommeil ! … en deux nuits.
La nuit du moustique : réveillé à 5h.
La nuit d’après le coup de téléphone d’Elle : endormi à 4h.
En plus, j’ai travaillé 10 heures aujourd’hui. Un vendredi !!!
Pfffffffff
VdM

Elle

2011/04/22

Majorelle

Interrogative

Heureuse

Elle peut aussi avoir le regard dur, bien sûr. J’en ai une ou deux comme ça. Je les garde pour moi.

Elle rentre dans sa coquille

2011/04/22

« Elle » ne veut plus me voir, pour le moment.
Trop. Elle trouve que je suis trop « près » d’elle, trop attentionné.
Elle a cherché et trouvé plein de raisons, des bonnes et des mauvaises, pour justifier sa non-envie de me voir, pour le moment.
C’est compliqué, très compliqué…
À Marrakech, elle m’a dit que tantôt elle se sent amoureuse de moi, et tantôt elle a envie de m’envoyer balader…

À Marrakech, ça été bien, très bien, du lundi au mercredi. Jeudi, et vendredi surtout, elle a voulu prendre un peu de distance ; elle a même rué un peu dans les brancards, ne supportant pas que je sois trop près d’elle : je me suis écarté. Samedi, c’était comme au début de la semaine, avec un équilibre dans les désirs de câlins. Dimanche, retour en France, et distance. Mardi, elle me dit qu’elle n’a peut-être pas envie qu’on se voit le week-end. Il faut que je me fasse « rare ». « Rare »… Ca veut dire que j’ai été trop « envahissant » à son goût. Pensez… un homme qui a toujours envie de la voir, qui est toujours plein d’attentions (amener du bon pain, de la confiture, un poulet, du vin, un gâteau, lui offrir un livre, des écharpes à Marrakech, etc), qui aime faire des trucs avec elle (balader à pied, jouer aux échecs ou au backgammon), qui lui fait sa vaisselle, qui aime parler avec elle de différents sujets (fonctionnement de l’esprit, philosophie, …), qui s’intéresse à son métier, qui essaye de l’aider en lui fournissant des petits outils qui lui manquent, qui essaye de ne rien lui coûter (repas) car elle vit avec pas grand chose, qui aime lui faire l’amour avec tendresse et respect, qui lui fait atteindre l’orgasme en 2 minutes chrono ou 2 fois par jour (c’est nouveau pour elle…), c’est chiant !! C’est trop, pour elle. Car, depuis petite, elle n’aime pas qu’il y ait trop de gens trop près d’elle, m’a-t-elle dit… Finalement, elle a déjà assez avec sa fille, son travail et sa maison : pas besoin d’un homme ! Surtout un homme qui n’est pas fort, mais tendre, sensible, et attentif, comme je le suis. Et, paradoxe. Car elle veut être forte, indépendante. Mais, comment un homme peut-il aimer une femme et ne pas vouloir la voir autant que possible, c’est-à-dire, vues ses contraintes, que 3 week-ends par mois environ, et pas forcément un week-end complet. Oui, un homme, c’est chiant : ça vient chez vous, vous l’avez sur votre dos, et vous ne pouvez pas faire ce que vous voulez, etc. Elle me reproche de ne pas prendre de décisions et de m’adapter à ses contraintes et, lorsque je lui dit que c’est le printemps et que j’ai envie d’aller dans le midi avec elle : Avignon, Arles, Aix-en-Provence, et que, comme à Marrakech je paye tout, là elle n’a plus envie…
Je n’arrive pas à retrouver tout ce que nous nous sommes dit ce soir, pendant 2 heures au téléphone, ni tout ce que nous nous étions dit dimanche aprèm et soir. Dimanche, j’étais KO debout…
Elle m’avait dit, jeudi passé, ne pas vouloir qu’on se voit le week-end passé. Dimanche matin, trouvant la situation idiote, je vais chez elle malgré tout, pour midi. 45mn de route. Il fait super beau. Je me gare devant chez elle, et je l’appelle au téléphone. Je lui dit qu’il fait un temps super et, instinctivement, elle quitte son atelier et va se poster à la fenêtre de sa chambre pour me parler au téléphone, plein sud. Et elle me voit. Et elle est super contente ! Ca se voit, elle sourit, elle rit, elle est pleine d’enthousiasme. Tout en elle montre qu’elle est heureuse de me voir. Moi, comme un imbécile, je pense que ça lui a passé, comme ça lui avait passé à Marrakech. Alors je l’embrasse un peu, je la touche, en lui mettant les mains sur les hanches, en lui caressant le dos délicatement, j’ai envie de la serrer contre moi et… à peine je l’ai serrée contre moi que, de nouveau, je la sens s’éloigner de moi, comme si elle ne supportait pas le contact. D’ailleurs, je le sais : à chaque fois qu’on se voyait après plusieurs jours de séparation, il lui fallait un moment (quelques heures) pour retrouver notre intimité et complicité, pour qu’elle accepte avec plaisir d’être touchée, embrassée, câlinée… Là, je suis allé trop vite. Quelque chose, de profond et ancien en elle, a tout de suite déclenché en elle une répulsion à être touchée, trop vite. C’est pourquoi je dis qu’il y a eu quelque chose, dans son enfance, qui l’a blessée, comme peut-être un homme qui l’a touchée quand elle était petite, vers 10 ans, à l’époque où elle dit avoir commencé à se mettre à l’écart. Ou bien une conséquence de sa conception, douloureuse. Sa vie a mal commencé… Sa difficulté avec les hommes vient-elle de là ? A-t-elle peur des hommes tendres et affectueux ? Aurait-elle été trahie, enfant, par quelqu’un en qui elle avait confiance ? Je n’en sais rien… En tout cas, ce même dimanche soir, au téléphone, elle était revenue à de bons sentiments envers moi. Par sympathie face à la peine et à la douleur que j’ai montré lorsqu’elle m’a dit ce dimanche après midi, après une balade autour de son village, en allumant une cloppe, qu’elle voulait mettre un terme à notre relation ? Nous avons beaucoup parlé… je me perds dans tous ses arguments… Elle m’a dit, ce lundi, par mail, que je ne lui étais pas indifférent… Mais, ce soir encore, elle dit ne pas souhaiter me revoir, pas encore… J’ai l’impression qu’elle est bousculée dans sa vie, son organisation et sa tranquillité, par les sentiments que j’ai pour elle, et les siens pour moi. Elle a peur de la responsabilité d’être la raison de mon bonheur. Elle me reproche de la mettre au centre de ma vie. À peine 4 mois que je la connais… j’ai certes envie de la voir, souvent, c’est-à-dire seulement quelques week-ends par ci par là, quand elle est disponible : cela me semble naturel. Et qu’on s’appelle en semaine, et des mails. C’est trop pour elle. Ca lui prend du temps. C’est incompatible avec sa vie (fille de 11 ans, maison, son travail d’artisan)… dit-elle. Alors, pourquoi donc cherchait-elle un homme, si elle n’a pas de place suffisamment grande dans sa vie à lui donner ? Ou alors, il lui en faut un qui a plusieurs femmes, et qui donne un peu à chacune… Ca existe.
Elle me trouve trop sensible, pas assez fort. Mais elle appréciait bien mes attentions pour elle, de tous les instants, qu’elle n’avait jamais connues. Je pense qu’effectivement elle est surprise et désemparée qu’elle soit si importante pour moi. Mais, comment peut-on avoir une relation avec une personne, surtout au début, sans penser souvent à elle ? sans avoir envie de la voir le plus souvent possible ? tout en respectant ses contraintes (garde de la fille, stage, travail) et en s’adaptant à elle ? D’ailleurs, elle me reproche de m' »adapter » à elle. Oui, ce qu’elle voudrait, c’est un homme qui ne l’embête pas trop. En fait, elle est mal… remuée par la relation forte et intime que ma façon d’être réclame. Quand je lui dis que c’est le printemps et qu’il faut en profiter pour aller dans le midi, car le printemps passe vite, elle se sent acculée, contrainte. Et elle se braque. Elle est compliquée… Je ne comprends pas comment on peut avoir des sentiments qui vont de très haut à très bas, sans qu’il y ait une douleur mal digérée à l’origine… Elle a peur, comme elle l’a déjà fait, de se forcer à faire semblant, dans les derniers mois d’une liaison, sachant déjà qu’elle va y mettre fin. Avec moi, sentant déjà venir les soucis, elle a pris les devants : hop, elle casse tout tout de suite ! C’est plus simple comme ça !!! Ca met fin à tous ses soucis : pas d’homme, pas de tourment. Pas de câlins, pas de sexe, pas d’attention pour elle, non plus… Mais elle dit pouvoir s’en passer. Elle dit pouvoir vivre sans. Moi, je ne peux pas. Je suis en manque. J’ai goûté au bonheur et il me faudrait des mois pour m’en rassasier et me calmer. C’est trop pour elle, un mec avec tant d’enthousiasme. Ca fait peur. Oui, j’aurais dû manifester moins fort mon manque d’elle pendant la semaine, ne pas répéter que j’avais si envie de la retrouver le week-end… C’est vrai, quoi !, ça se fait pas ce genre de chose ! En fait, j’aurais dû, finement, mensonge de finesse, moins montrer mon envie que le temps passe vite pour la retrouver… Trop désirer, cela inquiète celui qui doute, celui qui oscille, celui qui se pose des questions… Mais c’est encore trop compliqué pour moi, ça… Et il me faudra encore deux ou trois vies pour être capable de cacher mon enthousiasme et mon désir sans que cela se sente…
Voilà venir un week-end de trois jours. Il va faire beau dimanche. Et (et elle a raison…) je n’ai rien envie de faire ce week-end… sans elle. J’ai trop vécu trop de week-ends à me morfondre seul. Je n’arrive pas bien à prendre du plaisir seul, c’est-à-dire sans quelqu’un envers qui j’ai un sentiment… Je suis en manque… Ca se calmera un jour, sûrement. Pour le moment, je suis triste, blessé, un peu perdu et ébranlé, et déçu de ne pas être arrivé à la convaincre que tous ses arguments ne sont là que pour cacher … quelque chose. Ou, tout simplement, je suis vraiment insupportable… Oui, je sais, je peux être pénible, très pénible. Mais, avec elle, j’étais autrement, car transporté. Je la prenais telle qu’elle est. Apparemment, cela ne semble pas possible, un homme qui prend la femme telle qu’elle est, avec ses qualités et ses défauts… et elle en a, des deux.
Bon, je vais me coucher. J’ai été réveillé à 5 heures ce matin par un moustique. Je me suis mal rendormi. J’ai presque bossé 10 heures. Il est presque 2 heures du mat, et je me lève demain vers 7h30, pour une journée de travail chargée, encore. VdM (Vie de Merde !!). (heureusement qu’il y a l’humour…).

Alors, je fais quoi ce WE ? J’en cherche une autre ? comme elle me le recommande…
Hummmm Et si je me saoûlais la gueule avec un bon vin rouge !!!